Salmigondis

DES GOUVERNEMENTS MOLASSES

C’est, de loin, le qualificatif qui décrit parfaitement Justin Trudeau et François Legault dans la crise des blocages des chemins de fer. Celui dont je veux vous entretenir est celui de St-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Dans ce conflit autochtone, de simples citoyens, une poignée pour être plus exact, masqués pour ne pas être reconnus, tiennent le pays en otage en bloquant le réseau ferroviaire.

En plus, une injonction est en vigueur pour démanteler cette barricade. Qu’est-ce que ces gouvernements font ? Ils jasent, jasent et re-jasent ! C’est comme ça qu’ils combattent la désobéissance civile. Imaginez l’image qu’on livre au reste du monde; une société de mous, rien de moins. Il ne faut pas que ça fasse mal.

Tu veux régler le problème pacifiquement ? Tu appelles les pompiers et tu arroses copieusement cette bande d’extrémistes avec de puissants jets d’eau. À -27°C, ils vont geler assez vite qu’ils seront faciles à déplacer… sans oublier de les accuser officiellement. Mais il ne se passera rien. Une poignée de personnes contre 30 millions d’autres, ces derniers ne font pas le poids, c’est connu chez nous.

L’HÉCATOMBE DE L’AUTOROUTE 15

200 véhicules qui se tamponnent et causant la mort de 2 personnes en plus d’en blesser beaucoup d’autres et de mettre ça sur la faute de la température, il faut croire que cette dernière a le dos très large. Malheureusement, et on en parle très peu, le comportement routier des conducteurs y est en grande partie responsable. Ils adaptent rarement leur vitesse et leur façon de conduire en fonction de la météo. « Ça n’arrive qu’aux autres », se disent-ils.

Mais un accident impliquant 200 véhicules, le facteur humain doit forcément y être pour beaucoup. Planter des végétaux c’est bien mais encore faut-il qu’ils poussent. Ériger une clôture est une autre solution mais quand on parle de gouvernement, ça prend une éternité. Comme une tempête de neige est prévisible, reste que dans l’immédiat, les patrouilles de rétention pourraient être une solution. Promenez vous autour du Quartier Dix30, cet immense chantier de construction, et vous y verrez un groupe d’une bonne demi-douzaine de camions, équipés de gyrophares, qui ralentissent substantiellement la circulation pour éviter des accidents.

Pourquoi on n’applique pas la même stratégie dans les endroits réputés pour leur dangerosité lors de tempêtes de neige ? Cette unité forcerait la circulation à ralentir et ainsi éviter de tels drames. De plus. Ces zones devraient être identifiées quelques kilomètres à l’avance par d’immenses panneaux excessivement lumineux pour prévenir ponctuellement les usagers de la route du danger.

LES PANIERS D’ÉPICERIE

C’est malheureux mais les clients des centre-commerciaux et d’épiceries ne les méritent tout simplement pas. Bien que des ilots soient prévus pour en disposer, les utilisateurs les laissent traîner partout. Et c’est un phénomène répandu partout. Une vraie nuisance ! Comble de la stupidité, ils sont parfois laissés à moins de 5 mètres de l’ilot conçu pour les recevoir. Et loin d’avoir un sens civique, ces consommateurs ne pensent qu’à leur petite personne.

On ne devrait plus les fournir et carrément les abolir ! On l’a bien fait pour les sacs de plastique en instaurant les sacs réutilisables, on devrait appliquer la même stratégie pour les paniers d’épicerie. En furetant sur Amazon, on peut en trouver, repliables, pour environ 40 $. Les gens seraient obligés de les mettre dans le coffre de leur véhicule et ainsi se responsabiliser.

Cette réflexion m’est revenue à la suite de la décision de la Ville de Montréal de ne pas renouveler l’expérience des trottinettes électriques que les usagers laissent traîner partout, sans utiliser les espaces prévus pour les stationner. Les utilisateurs inconséquents n’ont qu’à se blâmer eux-mêmes, pour la plupart.