La pétanque en vedette

Trente équipes se disputaient hier, les honneurs du troisième tournoi de pétanque de la saison, ici en Floride. L’événement attire toujours autant d’adeptes sans compter les amateurs des meilleurs chiens-chauds de toute l’Amérique. À un point tel que certains se présentent uniquement pour la bouffe. Imaginez, un lundi soir de tournoi sans hotdogs… c’est impensable. 3 $ pour 2 hotdogs avec pains rôtis, un sac de croustilles et une boisson gazeuse, en plus de quelques saucisses qui n’ont pas trouvé preneurs à la fin, je vous mets au défi de trouver mieux. Espérons que les espions américains se tiennent à l’écart, pour ne pas voler notre recette secrète.

Les équipes n’étant pas formées à l’avance, c’est par tirage au sort qu’elles sont composées. Sitôt son jeton épinglé à son chandail, le joueur part à la recherche de ses coéquipiers pour l’occasion. Dès treize heures, sous une température de 27°C, accompagnée d’une brise rafraîchissante, 90 maniaques de ce jeu de boules, le couteau entre les dents, n’allaient pas s’en laisser imposer. On sentait l’esprit d’une compétition amicale s’animer entre les snowbirds du Pioneer Village. L’important n’est pas de gagner, mais de participer. Et ça, les gens l’ont bien compris. En fin d’après-midi, les lauréats étaient connus.

Une équipe s’est mérité le prix coco, soit « l’humiliation », sans méchanceté aucune, de terminer au dernier rang. Et comme nécessairement il en faut une, les cocos sont allés à l’équipe du capitaine André Laliberté, flanqué de Chantal Pilote et Thérèse Roy, marquant seulement 14 points contre 39 pour les adversaires. On peut témoigner de leur honnêteté.

Pour le reste, les trois équipes médaillées sont les seules à avoir clôturé le tournois avec une fiche gagnante de trois victoires. La troisième position, médaille de bronze, fut l’affaire du capitaine Jacques Roy et ses acolytes Paul Faucher et Suzanne Helms avec une fiche cumulative de 39-30.

En seconde position, et médaillée d’argent, on retrouvait la formation du capitaine Luc Lavoie, assisté de Jean-Paul Lajoie et de Clémence Miller, remettant une carte cumulative de 39-29. Leur différentiel leur a permis cette position par un seul maigre point. En Québécois, pour pourrait dire « par la peau des fesses ».

L’équipe championne de ce troisième tournoi, mettant ainsi la main sur le trophée emblématique, et la médaille d’or tant convoitée, a été octroyée au capitaine Jules Morin et ses équipiers Aimé Tremblay et Ginette Gravel. Leurs trois victoires se sont soldées par le pointage cumulatif de 39-20. Ils atteignent l’immortalité puisque leurs noms seront gravés à jamais sur le précieux trophée. Une belle plaque commémorative à partager avec la famille lorsqu’elle viendra les visiter dans le futur.

Il faut féliciter les commanditaires de cadeaux et principalement Encore, pour leur implication à donner, tournoi après tournoi, une bonne dizaine de cadeaux en tirage au sort. C’est grandement apprécié. Un tournoi qui réuni autant de participants demande une logistique à toute épreuve et une organisation bénévole toujours dévouée pour rendre l’événement intéressant, avec le goût de recommencer. Chapeau à toute cette belle organisation.

Finalement, on se donne rendez-vous le lundi 16 mars prochain pour le dernier tournoi de la saison 2020 qui portera le nom de « Le tournoi Charles Morier » en l’honneur de cet homme qui a donné tant d’années à organiser, partout où il est passé, des compétitions de ce sport qui fait de plus en plus d’adeptes. Toujours vivant et avec nous pour une dernière année, cet octogénaire était et restera toujours notre « Jean Rafa » national.

Toutes les photos de ce troisième tournoi, sont disponibles en cliquant ce lien.