Tout savoir sur le french kiss

Comme baiser, le french kiss est sublime. C’est le summum du don de soi, l’extase. Vous souvenez-vous de votre premier ? Quand tu l’as expérimenté, tu en redemandes. C’est un incontournable dans une liaison amoureuse et il ne se démode jamais. Au contraire, il se redécouvre et s’expérimente.

Mais qu’en est-il de ce débat de… langues ?

LE FRENCH KISS : UN DÉBAT DE LANGUE

La langue française fascine pour sa poésie, son rythme, ses mots et ses baisers… Le French Kiss est universel, célébrissime surtout chez les Anglo-Saxons qui en ont même fait une expression « French kissed her ». Tout un imaginaire existe autour de ce baiser et des Français(es). Romantiques, poétiques, libertins et coquins, leur réputation dépasse les frontières et fait fantasmer. Mais quelles sont les origines du Frenck Kiss ? Pourqoi le French Kiss est-il si français en Amérique ?

D’abord, revenons à nos fondamentaux, qu’est-ce qu’un French Kiss ? Selon le Cambridge Dictionary, c’est « embrasser quelqu’un les lèvres ouvertes et avec la langue ».

Les origines du French Kiss sont vivement débattues. Certains disent que les baisers ont commencé il y a des millions d’années à la suite du bouche-à-bouche entre les animaux et leurs petits, ou comme un signe de soumission et de domination entre les singes.

Vaughn Bryant Jr., professeur et directeur du département d’anthropologie de la Texas A&M University et spécialiste de l’histoire du baiser, déclare que l’origine la plus probable du baiser est liée à l’odeur. En effet, les premiers humains se reconnaissent par l’odorat et développent une pratique connue sous le nom « sniff kiss » « baiser reniflé ».

Selon lui, les premières références aux baisers viennent de l’Inde où « baiser » et « renifler » sont désignés par le même mot. De nombreux textes indiens, y compris la Kama Sutra écrit au 5ième siècle avant J.C., font référence à plusieurs types de baisers.

Selon Sheril Kirshenbaum, auteur de l’ouvrage The Science of Kissing, la locution « French Kiss » a fait son apparition en 1923. En effet, un grand nombre de voyageurs et les soldats américains particulièrement se sont rendus en France à la fin du XIXe et XXe siècle. Ils sont surpris de voir des Français s’embrasser passionnément avec la langue. Ils donnent alors le nom de « French Kiss » à ce baiser le plus hot du monde. Sa pratique se démocratise de l’autre côté de l’océan une fois les soldats de retour en Amérique.

Il faut attendre 2014 pour que le dictionnaire français ajoute la définition du French Kiss à ses colonnes. La même année, le verbe « galocher » « v. tr. Familier, embrasser avec la langue » est également ajouté.

LA SCIENCE DU FRENCH KISS

Des scientifiques ont montré que si l’on s’embrasse avec la langue, c’est parce que cela nous permet de vérifier la compatibilité des systèmes immunitaires d’un point de vue génétique, et de s’assurer sa descendance. Le French Kiss transmet également des traces de testostérone qui font monter le taux et le désir de son ou sa partenaire.

Toujours du côté de la science, quand on s’embrasse, on partage plus de 40 000 parasites et 250 types de bactéries différentes. De quoi faire grimper son angoisse maintenant mais rassurez-vous, ces bactéries sont bonnes pour notre système immunitaire (dans la plupart des cas). Pour celles et ceux adeptes des régimes, le French Kiss ferait perdre 5 calories car plus de 34 muscles faciaux sont sollicités. À vos lèvres et vos langues… Perdre du poids grâce au vélo elliptique et autres machines de torture, ça c’était avant.

LA PRATIQUE DU FRENCH KISS

Le site de sorties et de rencontres Beweetch a réalisé un sondage en 2016 auprès de 1159 personnes résidentes en France métropolitaine. Que pensent-ils du baiser ? Sont-ils prêts à embrasser dès le premier rendez-vous ?

Pour 79 % des Français interrogés, embrasser quelqu’un n’engage à rien. 84 % d’entre eux roulent une pelle au premier rendez-vous. 78 % des Français estiment que l’homme doit toujours faire le premier pas.

Les plus férues du French Kiss ne sont pourtant pas les Européens, mais les habitants du Moyen-Orient et les Asiatiques. Les Américains quant à eux ne sont pas très adeptes des langues, qui l’eût cru ?

Source : French District.com