On dirait René Lévesque

D’emblée, je vous dirai que je n’ai pas voté pour un gouvernement de la CAQ, au dernier scrutin, étant un péquiste depuis que je suis en âge de voter. Mais, je dois vous avouer que François Legault m’impressionne beaucoup depuis son arrivée à la tête du gouvernement québécois, par son franc parlé, son approche vis-à-vis des Québécois et principalement par le ton de sa voix. Il explique les choses calmement, sans élever la voix en en prenant une tonalité paternaliste. Il est digne de sa fonction.

Étant jadis un péquiste lui-même, il me rappelle beaucoup mon mentor de toujours, le regretté René Lévesque; un politicien du peuple, pour le peuple, simple et sincère. Nationaliste dans l’âme, malgré qu’il ait mis l’indépendance en sourdine, je le vois très bien comme un homme qui pourrait doter la province d’un pays. Il ne peut pas renier ses origines profondément ancrées dans son ADN.

En ouvrant mon journal, hier, quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver dans les pages d’opinions, un article de notre premier ministre envers tous les Québécois. J’ai trouvé ce geste très significatif en ces temps de pandémie planétaire. Seulement prendre le temps de composer ce texte, il a toute ma gratitude. Vous pouvez en prendre connaissance, puisque c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

————————————————

LA VIE EST PLUS FORTE QUE TOUT

La première neige est tombée et il fait noir de bonne heure. C’est novembre. On regarde jouer les enfants, mais au fond de nous-mêmes, on le sait : cette année, l’hiver ne sera pas pareil.

Nous vivons des mois qui sont durs pour le moral.

La situation est difficile partout sur la planète, mais vous pouvez être fiers de ce que vous avez accompli dans les dernières semaines. Nous avons repris un certain contrôle sur la pandémie. Ce n’est pas rien à l’approche de l’hiver. Je veux vous dire merci du fond du cœur pour vos efforts et votre solidarité.

Je veux aussi vous dire que la bataille n’est pas terminée. On doit continuer de s’entraider si on veut passer à travers et arriver tous ensemble au printemps. On doit rester unis. C’est pour ça que je vous lance un message d’espoir.

Je pense aux enfants et ça me réconforte. Je suis heureux qu’ils puissent aller à l’école malgré la pandémie. Je suis heureux qu’ils puissent retrouver leurs amis, leur école, leurs enseignants. Et je me dis qu’au-delà des épreuves qu’on traverse, la vie continue.

C’est ce que j’avais en tête, quand on m’a demandé pourquoi je voulais qu’on fête l’Halloween. Les traditions sont importantes. Les enfants ont besoin comme nous d’une certaine normalité mêlée de magie.

Pour la même raison, je veux qu’on fête Noël au Québec. Ce ne sera pas un gros Noël avec toute la parenté, mais si les grands-parents pouvaient enfin voir leurs petits-enfants, pour moi, ce serait une grande victoire.

J’ai tellement hâte de nous voir enfin tous libérés de ce fardeau. Retrouver les soupers entre amis et les partys de famille. Il y a de l’espoir avec les vaccins qui s’en viennent.

En attendant, il faudra plus que jamais faire attention à nous autres, prendre soin de nos proches et de notre voisinage. Il y a beaucoup de solitude et de détresse dans notre société. La pandémie vient aggraver des problèmes qui existaient déjà. Je vous demande de faire un effort spécial de bienveillance et d’empathie. Il faut tendre l’oreille, ouvrir les yeux et tendre la main à ceux et celles qu’on sent fragiles. Comme jamais dans l’histoire, nos destins sont liés.

Et si vous vous sentez fatigués ou découragés par moments, faites comme moi et pensez aux enfants. Gardez espoir, parce qu’on sait qu’après l’hiver, les beaux jours reviennent.

Même au beau milieu de l’hiver, quand le froid nous transperce, on sait que les beaux jours reviennent toujours. Vous et moi, on sait que malgré les épreuves, la vie continue. On regarde rire les enfants et on sait que la vie est plus forte que tout.

Votre premier ministre