Abolir la loi 21 ? Pas question !

C’est tout de même assez bizarre de voir que ceux et celles qu’on accueille ici au Québec, décident de contester nos lois qui sont acceptées par l’immense majorité des Québécois. Il faut avoir du front pour vouloir démolir la loi 21 sur la laïcité et le port des signes religieux. Et ils sont financés par des gros joueurs.

Les tribunaux écoutent leur requête présentement, et Joseph Facal a frappé dans le mille, à mon point de vue, dans ce dossier. Son article du 10 novembre dans le Journal de Montréal, rejoint totalement mon opinion. Qu’en pensez-vous ?

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VOUS NE ME FEREZ PAS BRAILLER

Suivez-vous la contestation de la loi sur la laïcité devant les tribunaux ?

Cette semaine, on entendra les défenseurs de la loi.

La semaine dernière, les opposants ont ouvert le bal.

C’était une mise en scène grossière comme une téléréalité.

CINÉMA

Qui étaient les « vedettes » de cette mauvaise pièce ?

Les premiers rôles étaient (évidemment) réservés aux enseignantes ou à celles qui voudraient le devenir.

On veut nous faire le coup du « méchant-gouvernement-qui-brise-les-rêves-de-jeunes-femmes-qui-ne-veulent-qu’éduquer-nos-enfants-et-tout-ça-pour-un-bout-de-tissu-qui-n’est-pas-important-pour-nous-mais-qui-l’est-pour-elles-parce-que-c’est-leur-identité-profonde-et-qu’une-identité-ça-se-respecte ».

Sortez les mouchoirs.

Les tireurs de ficelles, eux, massivement anglophones, étaient, pour l’essentiel, le gouvernement Trudeau, des organisations religieuses intégristes pancanadiennes et des associations supposément humanitaires qui ont complètement intégré le logiciel de l’idéologie multiculturaliste.

S’il y a quelque chose qui m’impatiente, c’est le sentiment qu’on me prend pour un con.

La loi 21 exclurait ? Non, ce sont ces fanatiques qui s’excluent elles-mêmes.

La loi 21 pénaliserait davantage les femmes ? Non, ce sont les exigences imposées aux femmes par des religions sexistes qui les pénalisent.

La loi 21 pénaliserait surtout des immigrantes, généralement plus pratiquantes ?

Faux. C’est l’arbre qui cache la forêt.

Il n’y a pas plus de ferveur religieuse chez les immigrantes que chez les autres femmes, et nombre d’entre elles sont venues ici pour fuir le fanatisme religieux.

La représentation de la femme musulmane véhiculée trop souvent par nos médias est stéréotypée et caricaturale.

La loi 21 nuirait à l’intégration ?

Dans une société qui veut intégrer autour de valeurs communes, parmi lesquelles l’égalité entre tous, la pratique doit réfléchir la théorie.

C’est de notre qualité de citoyen, et non de croyant, que découlent les droits qui fondent cette égalité.

Il est problématique de demander à l’école d’enseigner l’égalité tout en permettant à une enseignante d’arborer des signes qui incarnent l’inégalité, même si elle les présentera autrement.

La loi 21 insinuerait faussement qu’un signe religieux empêche un comportement neutre ?

L’apparence de neutralité est tout aussi importante. Permet-on a un employé de l’État d’arborer une identification politique partisane ?

Plus largement, ne soyons pas dupes, ce n’est pas seulement la possibilité d’afficher sa religion sans restriction qui est en cause ici.

C’est aussi le droit pour le Québec de ne pas se fondre totalement dans le moule canadien.

SOUMISSION

Depuis des décennies, le Québec francophone fait de son mieux pour être, malgré sa situation démographique extraordinairement fragile, une des sociétés les plus accueillantes et tolérantes de la planète.

Pour parler franchement, nous sommes accueillants et tolérants jusqu’à la bêtise.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas encore assez. Ce ne sera jamais assez.

Ils ne seront contents que lorsque toute différence québécoise sera éradiquée, sauf jouer à la cuillère dans un festival de rigodon à Cap-aux-Meules.

Pour eux, le seul Québécois tolérable, c’est le Québécois soumis, docile, folklorique, horizontal, reconnaissant, bêlant, qui dira : « Thank you ».

Le racisme le plus banalisé au Canada, c’est celui du Canada anglais envers les Québécois francophones.

Il faut le dire et il faudra le redire aussi souvent que nécessaire.