Arnaques sur les courriels et l’internet

Si vous faites un usage important des courriels et de la navigation sur le Web, vous pourriez facilement vous faire hameçonner. Il faut toujours s’assurer que les liens sur lesquels vous cliquez vous sont familiers. Ici, au Québec, nous sommes privilégiés par notre langue française. Beaucoup de courriels suspects sont en anglais. Méfiez-vous !

Un truc : vérifiez toujours l’adresse courriel de votre solliciteur : s’il comporte de nombreux caractères alphabétiques et numériques sans composer des mots lisibles et sans référence avec des « compagnies » existantes, c’est un bon signe.

À moins que vous l’ayez demandé, tout courriel de sollicitation ou d’annonce en anglais devrait être supprimer sur le champ, SANS CLIQUER DE LIENS.

Le texte qui suit est tiré du Journal de Montréal du 11 novembre dernier sous la plume de Daniel Germain, qui met ses lecteurs en garde contre les arnaques et principalement en ce temps de pandémie où l’usage de l’ordinateur augmente.

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GARE AUX COÛTEUSES ARNAQUES PANDÉMIQUES

Pour illustrer la fraude financière, on recourt souvent à la métaphore halieutique, la bonne vieille partie de pêche où le poisson, c’est nous.

Comme la pêche, la fraude peut se pratiquer avec des moyens rudimentaires ou (de plus en plus) sophistiqués, par des amateurs ou (de plus en plus) par des professionnels.

Les gros poissons sont bien sûr les plus prisés, mais les techniques toujours plus raffinées permettent aux escrocs de ratisser large à moindre frais, rendant la capture de nombreux petits spécimens comme vous et moi plus facile et intéressante.

Les bases de données, les réseaux sociaux, les messageries, le téléphone cellulaire et les courriels ont considérablement élargi le champ d’action des fraudeurs. Ces derniers peuvent leurrer des centaines de milliers de proies potentielles à des milliers de kilomètres de distance.

Il n’y a nulle part où frayer tranquille et en sécurité. On doit demeurer vigilant, encore plus par les temps qui courent.

HAMEÇONNAGE PANDÉMIQUE

Les programmes d’aide « COVID » ont offert aux arnaqueurs l’occasion d’élaborer des pièges crédibles dont l’efficacité surpasse de loin les guets-apens habituels.

Ça ne faisait pas deux jours que la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) était disponible que j’ai reçu un message texte sur mon cellulaire pour m’annoncer que ma requête pour l’aide financière avait été acceptée.

Comme je n’avais rien demandé, j’ai vite compris qu’il s’agissait d’une tentative d’hameçonnage, une ruse qui vise à nous attirer vers une imitation du site internet de notre institution financière pour qu’on y entre notre identifiant et notre code d’accès.

Si j’avais été en attente de la PCRE, j’aurais pu être tenté de cliquer sur le lien. C’est le but de pareilles opérations : lancer des milliers de lignes à l’eau dans l’espoir d’en accrocher quelques-uns.

Le gouvernement ne vous invitera jamais à conclure une opération bancaire par message texte, ni aucune entreprise ou aucun organisme officiel. Si vous ne connaissez pas la personne qui tente de vous envoyer des fonds, il n’y a aucune hésitation à avoir, ignorez et détruisez le message.

Surtout, ne cliquez jamais sur les liens.

ARNAQUES EN TOUS GENRES AU TEMPS DE LA COVID-19

Les périodes de difficultés économiques sont propices à des fraudes comme celles-ci :

Hameçonnage
On vous invite généralement à mettre à jour vos informations par l’intermédiaire de liens envoyés par courriel.

Besoin d’argent
Tactique à l’ancienne qui consiste à se faire passer
pour des petits-enfants auprès des personnes âgées et à leur demander de l’aide d’urgence.

Des emplois payants
Des fraudeurs offrent des emplois en garantissant des revenus élevés sans effort, ou de belles occasions d’affaires. Les objectifs sont divers : blanchir de l’argent, obtenir des informations, percevoir des frais de départ, etc.

Les offres mirobolantes
Des prêts à taux jamais vus annoncés sur les réseaux sociaux, des cryptomonnaies qui vous rendront riches, des rendements incroyables sur des projets immobiliers ou des investissements à l’étranger… quand c’est trop beau pour être vrai, c’est que c’est trop beau pour être vrai.

La vente pyramidale
Attention, il faut consentir un investissement et recruter à son tour des investisseurs. Attention, on y est invités par des amis ou des membres de la famille. C’est non !