Un irrespectueux du français

Olivier Primeau, ce Québécois pure laine qui, malgré ce qu’il prétend, fait beaucoup de tort à la langue française au Québec tout en faisant fi de le loi 101.

Propriétaire du Beach Club de Pointe-Calumet, il prend plaisir à défier la loi 101 en anglicisant ses repas, et ses comptes sur les réseaux sociaux.

Dans le dossier pour préserver le français au Québec, c’est inacceptable qu’un Québécois francophone, soit délinquant comme lui.

Dans son article du 18 novembre, publié dans le Journal de Montréal, Sophie Durocher ne se gêne pas pour le ramasser d’aplomb. Article que j’endosse complètement et que je vous propose aujourd’hui.

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OLIVIER PRIMEAU : THINK BIG, STI !

Quand j’ai vu Olivier Primeau défendre ses noms de commerce en anglais, en disant : « C’est 100 % du marketing », la première chose qui m’est venue en tête, c’est la réplique célèbre d’Alexis Martin dans Les Boys 3 sur le « marke TTT ting ».

Puis j’ai pensé à Elvis Gratton et sa fameuse réplique « Ils l’ont-tu l’affaire, les Américains ! », mais surtout son célèbre « Think big, sti ».

LE KING DES KINGS

C’est parce qu’il « think big » qu’Olivier Primeau appelle sa chaîne de pizzérias « Slice Gang Pizza » avec le slogan « Slice to meet you », qu’il appelle ses mets congelés : « Poutine time » et « Burger Every day », qu’il appelle « Beach Peach » sa nouvelle boisson alcoolisée de la série « Beach day every day » et que son site internet s’intitule « Beach news everyday ».

Mais il a l’audace de nous dire sur son site : « Je suis à 100 % pour la préservation du français au Québec ».

Interviewé hier dans Le Journal, Olivier Primeau avait ceci à dire au sujet des gens offusqués par ses marques en anglais : « Le monde qui chiale fait 12 fautes par phrase en français ».

Je suis allé faire un petit tour sur son compte Twitter.

Voici ce qu’il écrivait le 18 octobre : « Pour le fun je fais un podcast à toutes les semaines avec mes chum (sic) pour les prédictions NFL… on es (sic) pourri mais on a ben du fun ».

Le 12 octobre : « C’est nice tu peux pas aller chez personne mais tu peux caller un Party au carrefour Laval dans le line up du Starbucks ».

Le 6 octobre : « Petit tweet comme ça on the side… vous croyez que le CH va faire un trade aujourd’hui ? ».

Le 7 août : « J’ai rêvé que le CH allait peu être (sic) éliminé (sic) Pittsburgh ».

Le 7 juillet, il parlait des « retombé économique (sic) » du Beachclub.

Je suis allée faire un tour sur son compte Instagram, où il se décrit en anglais seulement : « Doing everything well and new meme god ».

Son compte est rempli de : « Follow, like la photo et tag un(e) ami(e) ».

Pour annoncer son futur burger congelé, il écrit : « Tag une personne et si elle te répond pas en 5 minutes elle te dois (sic) un Burger. Après ma poutine congelé (sic), mon burger congelé arrive très bientôt. Nouveau format familiale (sic) ».

Oh, est-ce que quelqu’un pourrait dire à Olivier Primeau que sur sa page olivierprimeau.com il y a une grosse faute ?

On n’écrit pas « M’abonnez » mais plutôt « M’abonner ».

Monsieur Primeau haït bien ça, les gens qui font des fautes…

DE KESSÉ

Sur son site, Olivier Primeau a écrit hier un texte pour clarifier sa position sur les marques de commerce en anglais.

« Pour ce qui est de la bannière Slice gang pizza et de tous mes autres produits, je vois plus ça comme un slogan, et il se doit d’être à l’image de ce qu’il représente ».

Vous comprenez quelque chose là-dedans, vous ?