On ne fait aucun effort

L’article d’hier de Gilles Proulx, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, résume très bien mon opinion sur les anglicismes qu’on retrouve un peu partout au Québec, depuis un bon moment. Récemment, j’ai pu voir des photos de Montréal avant la révolution tranquille et tout l’affichage était en anglais. Lorsque le gouvernement de René Lévesque a fait adopter la loi 101, on a vu le même paysage se transformer; le français prenait sa place prédominante.

Charcutée de partout, notre belle langue ne cesse de concéder, de s’effacer dans l’indifférence la plus totale. Dès que vous parlez anglais, le français perd de son importance. C’est ce que j’appelle le suicide linguistique, comme Gilles Proulx titrait justement son papier. L’assimilation à petites doses, sans faire de mal, tant nous sommes endormis. On voit apparaître, les weeks et fest, sans limite. Ça fait in.

Depuis une semaine, j’ai déjà noté deux compagnies qui utilisent des anglicismes sur leurs produits. Ils se cachent derrière des marques de commerce pour s’y appliquer. Je vous parle de la marque Crest avec ses dentifrices Gum3D White et Complete, son rince-bouche 3D White Scope ainsi que ses bandelettes 3D White Whitestrips.

Que dire également de la publicité des restaurant A&W avec ses Chef-d’œuf avec saucisse beyond meat, ses burgers avec saucisse beyond meat, sans oublier ses teen et buddy burgers. Ce ne sont que deux maigres exemples qu’on peut multiplier à l’infini, tant la pratique se répand. Aucun respect du français ! Pourtant, ils francisent leurs emballages… mais pas les marques de commerce. Je pourrais continuer… mais je vous soumets l’article de Gilles Proulx, aussi criant de vérité.

SUICIDE LINGUISTIQUE Gilles Proulx

Bravo à ma collègue Sophie Durocher qui a décrié Destination Beauce qui lançait un événement appelé L’Érable Week ! L’organisme a aussitôt retrouvé ses esprits et l’a rebaptisé Semaine de l’Érable. Il reste, hélas, l’imbuvable Poutine Week et le ridicule Gib Fest, le nouveau nom anglais du Festival de la gibelotte de Sorel !

Saviez-vous qu’hier, c’était le « Francophone Day » ? Et que mars est le « Francophone Month » ? Je blague, mais sachez pourtant qu’à un sommet de la francophonie à Lyon (dont le slogan est Only Lyon), les délégués étaient accueillis par une affiche géante disant Welcome !

Dans ce journal, pour ce jour de la Francophonie, l’historien Gilles Laporte signait un texte optimiste au sujet de notre langue. Il rappelait que la croissance démographique de l’Afrique pourrait propulser le français comme langue la plus parlée du monde, devant le mandarin et l’anglais, vers 2050. Voilà un portrait totalement ignoré par nos dadais « franglicisants ».

GOLDEN MILE

Je me réjouissais récemment d’apprendre que les food trucks ne viendront plus américaniser nos rues lorsque j’ai aperçu une publicité de la radio francophone de Montréal qui disait en grosses lettres : « Life is a highway ! » (du titre de la chanson de Tom Cochrane) en se targuant d’être la station préférée des camionneurs.

Je suis allé manger un morceau à la boutique/café Abe & Mary’s sur la rue de la Montagne, dans le Golden Mile. On m’y a dit : Hi-Bonjour ! Un menu en anglais m’attendait sur la table. Le personnel jacassait en anglais. Évidemment, la musique était anglo-américaine (comme partout ailleurs). La télévision diffusait CNN. Le seul mot français visible était sur la pancarte « Sortie » au-dessus de la porte.

DÉCLARATION

Notre ministre responsable de la loi 101 et de l’affichage, Nathalie Roy, se rend-elle compte que Montréal est de retour dans les années 1960 ?

Qui arrêtera notre suicide linguistique ? N’est-il pas temps que l’actuel gouvernement dénonce les quelque-chose-week ou quelque-chose-fest ? Même les libéraux ont eu le bon sens de dire non au Bonjour-Hi.

La leçon de français (35)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : VERBES DU 3E GROUPE EN « -OIR » ET « -OIRE »

Règles

Au présent de l’indicatif, les verbes du 3e groupe terminés par « -oir » et « -oire » subissent des modifications de leur radical.

POUVOIR / VOULOIR : je peux / veux, tu peux / veux, elle peut / veut, nous pouvons / voulons, vous pouvez / voulez, elles peuvent / veulent.

VALOIR : je vaux, tu vaux, elle vaut, nous valons, vous valez, ils valent.

SAVOIR : je sais, tu sais, il sait, nous savons, vous savez, elles savent.

VOIR : je vois, tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, elles voient.

DEVOIR : je dois, tu dois, elle doit, nous devons, vous devez, ils doivent.

RECEVOIR : je reçois, tu reçois, il reçoit, nous recevons, vous recevez, elles reçoivent.

CROIRE : je crois, tu crois, il croit, nous croyons, vous croyez, elles croient.

ASSEOIR : j’assois / assieds, tu assois / assieds, elle assoit / assied, nous assoyons / asseyons, vous assoyez / asseyez, ils assoient / asseyent.

Attention ! Pour le verbe asseoir, les deux formes sont acceptées, même si la seconde appartient à un langage plus soutenu.

Exercices

1- Quel est l’infinitif du verbe en gras ?

Il ne faut que quelques minutes pour recharger cette batterie de téléphone

A) faire – B) falloir – C) faillir

2- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Les curieux … les trimarans de la course du Rhum s’éloigner dans la brume.

A) voient – B) voit – C) voyent – D) voies

3- Avec quel groupe sujet peut-on compléter la phrase ?

… reçoit régulièrement les messages de Juliette.

A) Chacun des élèves – B) Tous les élèves – C) Florian et toi

4- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Nous ne … pas un repas équilibré sans consommer au moins deux légumes.

A) conçoivent – B) concevons – C) concevrez – D) conçoit

5- Quelle est la 2e personne du pluriel, la forme du verbe « entrevoir » au présent de l’indicatif ?

A) vous entrevirent – B) vous envoyiez – C) vous entreverrez – D) vous entrevoyez

6- Complétez la phrase comme il convient.

Le tigre … lentement, mais … bondir aussi vite que l’éclair.

A) se meus / peux – B) se meut / peut – C) se mouvrai / pourrai – D) se meuves / puisse

7- Pour les verbes du 3e groupe, au présent de l’indicatif, une seule affirmation est exacte : laquelle ?

A) La terminaison de la 2e personne du singulier est toujours « -s ».

B) La terminaison de la 3e personne du singulier est toujours « -t ».

C) La terminaison de la 3e personne du pluriel est toujours « -ent ».

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) A** – 4) B – 5) D – 6) B*** – 7) C
* On entend malheureusement trop souvent le barbarisme « voyent ».
** Le verbe doit avoir un sujet singulier.
*** Bien identifier le premier verbe : « mouvoir » (se mettre en mouvement).

La leçon de français (34)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : VERBES DU 3E GROUPE EN « -IR »

Règles

Au présent de l’indicatif, certains verbes du 3e groupe terminés par « -ir » subissent des modifications de leur radical.

DORMIR : je dors, tu dors, il dort, nous dormons, vous dormez, elles dorment.

TENIR : je tiens, tu tiens, elle tient, nous tenons, vous tenez, ils tiennent.

VENIR : je viens, tu viens, il vient, nous venons, vous venez, elles viennent.

COURIR : je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, elles courent.

MOURIR : je meurs, tu meurs, elle meurt, nous mourons, vous mourez, ils meurent.

ACQUÉRIR : j’acquiers, tu acquiers, il acquiert, nous acquérons, vous acquérez, ils acquièrent.

Attention ! Bien que du 3e groupe, les verbes ouvrir, offrir, souffrir, cueillir, et assaillir ont les mêmes terminaisons que les verbes du 1er groupe au présent de l’indicatif.

J’ouvre, tu offres, elle souffre, nous cueillons, vous ouvrez, ils assaillent.

Exercices

1- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

Les concurrents du Grand Raid de La Réunion par… 165 kilomètres à travers l’île.

A) cours – B) courrent – C) courent

2- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Je … absolument être allée au bowling samedi dernier.

A) dément – B) démentent – C) démens

3- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?

Pour pénétrer dans ce laboratoire, le technicien revêt une tenue spéciale.

A) 1ère personne du singulier – B) 2e personne du pluriel

C) 3e personne du singulier – D) 3e personne du pluriel

4- Quel est l’infinitif du verbe en gras ?

À la suite d’une utilisation régulière, tu acquiers une excellente maîtrise de ce logiciel.

A) acquiescer – B) acquitter – C) acquérir

5- Quel verbe complète cette phrase ?

Près de l’arrivée, le coureur … une violente douleur au côté gauche.

A) ressent – B) ressens – C) ressentis – D) ressentiras

6- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

En hiver j’… un peu la fenêtre, mais je … sous une couette bien chaude

A) ouvres / dort – B) ouvre / dors – C) ouvre / dort

7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Les archéologues … au cœur de la pyramide et … un superbe sarcophage.

A) parviennent / découvrent – B) parvient / découvrent

C) parviens / découvrent – D) parviennent / découvre

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C** – 3) C – 4) C*** – 5) A**** – 6) B – 7) A*****
* Le verbe « courir » ne double le « r » qu’au futur simple.
** Les verbes en « -tir », comme « démentir », perdent le « t » du radical aux deux personnes du singulier du présent de l’indicatif.
*** Les deux autres verbes sont du 1er groupe (terminaison « es » à la 2e personne du singulier).
**** Ici également, pour un verbe du 3e groupe, la terminaison de la 3e personne du singulier est « t ».
***** Les deux verbes doivent être conjugués à la 3e personne du pluriel.

Encore et toujours l’assimilation qui nous guette

Pas normal qu’au Québec on ait encore notre langue à défendre. C’est bien beau la mondialisation, mais qu’en restera-t-il dans une trentaine d’années ? Celles-ci avancent et l’usage du français empire. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir et sourd pour ne pas l’entendre. Les jeunes, c’est à vous de prendre le bâton du pèlerin pour sauver le français au Québec.

Sophie Durocher a écrit un article intéressant sur le sujet, dans l’édition d’hier du Journal de Montréal. Évidemment que je partage son opinion, puisque c’est son texte que je partage avec vous aujourd’hui. Assoyez-vous confortablement avec votre tasse de café pour prendre connaissance de cette assimilation à très petites doses.

BONJOUR, HI, BYE BYE LE FRANÇAIS Sophie Durocher

Je suis découragée. Abattue. Déprimée. Dégoûtée. Affligée. Démoralisée. Atterrée.

Je viens de regarder le documentaire I speak Français qui sera diffusé le 20 mars à Télé-Québec, et je suis maintenant convaincue que les milléniaux québécois trouvent l’anglais tellement chill que le Québec sera une province bilingue, comme le Nouveau-Brunswick, quand je serai grand-mère.

MON DRAPEAU EN BERNE

La journaliste Karina Marceau a commandé un sondage pour connaître l’opinion que les jeunes de 18-24 ans ont du français. Ils sont fiers de parler la langue, mais la trouve compliquée pour rien, et ne voient pas où est le problème de parler franglais. Mais la donnée qui m’a donné froid dans le dos est la suivante : 60% des jeunes Québécois sont en faveur de l’assouplissement de la loi 101 pour permettre d’avoir une éducation en anglais dès le primaire. Attendez : ce chiffre monte à 91% auprès des jeunes de la ville de Québec.

On touche ici au paradoxe québécois : à force de protéger le français, on a fini par faire croire à nos plus jeunes que la bataille était gagnée et que plus rien ne menaçait la langue de Molière au Québec.

Que va-t-il arriver, d’après vous, si les enfants des milléniaux ont accès à l’école en anglais ? Toute une génération va envoyer sa progéniture s’éduquer dans la langue du commerce et on va garder le français comme une langue qu’on parle à la maison, un peu folklorique, pour parler à grand-maman et grand-papa quand on va leur rendre visite.

Comme le dit une jeune fille interviewée dans le documentaire : « Je regarde la télé en anglais, je regarde des films en anglais et je n’écoute que de la musique anglaise ». Alors, pourquoi s’emmerder à apprendre les règles du participe-passé ?

Je ne sais pas ce qui est le plus décourageant du documentaire. Entendre la députée de Québec solidaire Catherine Dorion, toujours prête à mettre une tuque sur la qualité du français, souhaiter qu’on foute la paix aux jeunes en arrêtant de leur dire qu’ils parlent mal.

Ou voir ces deux jeunes francophones, entrepreneures du web à Québec, qui expliquent le plus sérieusement du monde qu’elles se parlent le plus souvent en anglais. C’est tellement catchy !

LA LANGUE DE CHEZ NOUS

Il me semble que si l’on veut que cette cause-là ne soit pas perdue, il va falloir que les plus vieux prêchent par l’exemple et donnent un sérieux coup de barre.

Pourquoi les politiciens parlent-ils si mal ?

Pourquoi les publicitaires permettent-ils que des fautes de syntaxe, des erreurs grossières, des expressions fautives se glissent dans des messages qu’on entend à répétition ?

Comment voulez-vous que des milléniaux soignent leur français quand les influenceurs parlent de leur team ou que les vedettes parlent de leur best ? L’autre jour, j’ai même entendu une chroniqueuse culturelle à Radio-Canada parler de donner du love à un artiste. Et l’animateur n’a pas bronché et ne l’a pas reprise. Misère, du love, pour l’amour du Bon Dieu ! Je comprends que certains mots anglais, intraduisibles, soient utilisés. Mais depuis quand les mots « amour », « équipe », « meilleur » sont-ils devenus ringards ?

La leçon de français (33)

LE PRÉSENT DE L’INDICATIF : VERBE DU 3E GROUPE EN « -RE » ET « -DRE »

Règles

Au présent de l’indicatif, tous les verbes terminés par « -re » ou « -dre » perdent le « e », mais certains subissent des modifications de leur radical.

RIRE : Je ris, tu ris, il rit, nous rions, vous riez, elles rient.

LIRE : Je lis, tu lis, elle lit, nous lisons, vous lisez, ils lisent.

PROMETTRE : je promets, tu promets, il promet, nous promettons, vous promettez, elles promettent.

DISPARAÎTRE : je disparais, tu disparais, elle disparaît, nous disparaissons, vous disparaissez, ils disparaissent.

FAIRE : je fais, tu fais, elle fait, nous faisons, vous faites, ils font.

DESCENDRE : je descends, tu descends, il descend, nous descendons vous descendez, elles descendent.

APPRENDRE : j’apprends, tu apprends, elle apprend, nous apprenons, vous apprenez, ils apprennent.

PEINDRE : je peins, tu peins, elle peint, nous peignons, vous peignez, ils peignent.

Astuce ! Lorsque le radical se termine par « d » ou « t », on ne place pas de terminaison à la 3e personne du singulier.

Exercices

1- Quel pronom personnel complète cette phrase ?

… convaincs tes camarades de t’accompagner.

A) Elle – B) Ils – C) Tu – D) Il

2- Quel verbe complète cette phrase ?

Comme des joueurs sont blessés, l’arbitre … la partie.

A) interromps – B) interrompent – C) interrompt – D) interrompes

3- Complétez la phrase avec la forme verbale qui convient.

Dans les régions tropicales, les bambous … de plus d’un mètre par an.

A) croissent – B) croîtrons – C) croient – D) croissait

4- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Il y a bien longtemps qu’on ne … plus les vaches à la main.

A) trais – B) trait – C) traient – D) trairas

5- Complétez la phrase avec les verbes qui conviennent.

Je … mon code confidentiel, mais … d’appuyer sur la touche « Validation ».

A) tape / omet – B) tapes / omets – C) tape / omets

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Je … volontiers que j’… une erreur.

A) reconnais / ai commis – B) reconnais / avait commis

C) reconnaît / ai commise – D) reconnaît / ai commis

7- Dans quelle phrase le verbe n’est-il pas conjugué au présent de l’indicatif?

A) Les oiseaux pondent des œufs.

B) Ce tissus déteindra au lavage.

C) Claude recoud ses boutons.

D) Ces jeux plaisent aux jeunes.

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C – 3) A** – 4) B*** – 5) C – 6) A – 7) B****
* Outre la terminaison de la 2e personne du singulier, le déterminant possessif « tes » et le pronom personnel complément « t’ » fournissent des indices.
** Il s’agit du verbe « croître » et non du verbe « croire ». Les deux autres verbes ne sont pas conjugués à la 3e personne du pluriel.
*** Le verbe « traire » est conjugué à la 3e personne du singulier.
**** Le verbe déteindre est conjugué au futur simple.

La leçon de français (32)

LA PONCTUATION

Règles

Les signes de ponctuation donnent des indications précieuses pour la lecture et la compréhension d’un texte.

LE POINT marque la fin d’une phrase dont le sens est complet : Le gardien de l’immeuble connaît tous les locataires.

LE POINT D’INTERROGATION se place à la fin d’une phrase interrogative : Le gardien de l’immeuble connaît-il tous les locataires ?

LE POINT D’EXCLAMATION se place à la fin d’une phrase ayant un sens injonctif ou exclamatif : Éteignez immédiatement ce début d’incendie !

LES POINTS DE SUSPENSION indiquent que la phrase pourrait continuer : Un lourd parfum de fleurs flottait étrangement

LA VIRGULE sépare, dans une même phrase, des groupes de mots : Dehors, le vent soufflait, les volets claquaient, la pluie fouettait les murs.

LE POINT-VIRGULE sépare des propositions ou des expressions qui ont un lien très faible : Les travaux sont terminés; la circulation est désormais fluide.

LES GUILLEMETS encadrent un discours direct. L’ouverture des guillemets est généralement précédée de deux points : La caissière interrogea le client : « Avez-vous la carte de fidélité ? »

Astuce ! L’abréviation « etc. », qui signifie et le reste, est suivie d’un simple point.

Exercices

1- Dans quelle phrase la ponctuation est-elle bien placée ?

A) Le navire, surmonté d’un drapeau norvégien s’engage dans le canal.

B) Le navire surmonté d’un drapeau norvégien, s’engage, dans le canal.

C) Le navire, surmonté d’un drapeau norvégien, s’engage dans le canal.

2- Quel signe de ponctuation doit-on placer à la fin de cette phrase ?

Le plus grand mystère plane sur l’origine de ces curieuses inscriptions *

A) point d’interrogation – B) point-virgule – C) points de suspension – D) virgule

3- Quel groupe nominal manque-t-il dans cette phrase ?

… Aymeric tremble de tous ses membres !

A) Seul dans le noir, – B) Seul dans le noir; – C) Seul, dans le noir

4- À quelle phrase correspond la réponse suivante ?

Quand le grand-père de Nils a pris sa retraite l’an dernier.

A) Quand le grand-père de Nils a-t-il pris sa retraite !

B) Quand le grand-père de Nils a-t-il pris sa retraite…

C) Quand le grand-père de Nils a-t-il pris sa retraite ?

D) Quand le grand-père de Nils a-t-il pris sa retraite.

5- Quels signes de ponctuation manque-t-il dans cette phrase ?

« La nature est en danger* déclare ce scientifique* nous devons la protéger* »

A) virgule / point d’exclamation / point d’exclamation

B) virgule / deux points / point d’exclamation

C) point d’exclamation / virgule / point d’interrogation

6- Quelle est la seule affirmation exacte ?

A) Après une virgule, on place une majuscule.

B) Après un point-virgule, on place une majuscule.

C) Après un point d’interrogation, on place une majuscule.

D) Après un deux-points, on place une majuscule.

7- Quels sont les cinq signes de ponctuation manquants dans cette phrase ?

Dans ce parc floral* on admire les pétunias* des rhododendrons* des dahlias* etc*

A) virgule / virgule / virgule / virgule / points de suspension

B) deux-points / virgule / virgule / virgule / point d’exclamation

C) virgule / virgule / virgule / virgule / point final

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) C** – 3) A*** – 4) C**** – 5) B – 6) C – 7) C******
* L’apposition doit être encadrée par deux virgules.
** On ne peut hésiter qu’entre les points de suspension et le point d’interrogation (le point-virgule ne termine jamais une phrase). Comme la phrase est déclarative, seuls les points de suspension conviennent.
*** L’apposition placée en début de phrase doit être séparée du reste de la phrase par une virgule.
**** Seule la question terminée par un point d’interrogation convient.
***** On pourrait éventuellement placer une virgula après scientifique, mais la proposition suivante n’est pas interrogative.
****** Après « etc. », on place un point simple.

La leçon de français (31)

L’ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE être

Règles

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

Manon s’est retournée une dernière fois et elle est partie.

Nicolas s’est retourné une dernière fois et il est parti.

Les amies se sont retournées une dernière fois et elles sont parties.

Mes cousins se sont retournés une dernière fois et ils sont partis.

Quand il y a plusieurs sujets pour un même verbe, le participe passé employé avec l’auxiliaire être est au masculin pluriel si au moins un des sujets est masculin : Les entrées et le dessert sont servis à volonté.

Lorsque le participe passé suit l’auxiliaire être à l’infinitif, il s’accorde avec le nom auquel il se rapporte : Ces médicaments peuvent être délivrés sans ordonnance.

Attention ! Pour les deux premières personnes du singulier et du pluriel, seule la personne qui écrit – et qui connaît le sujet du verbe – peut en déterminer le genre, masculin ou féminin.

– Je suis sorti. C’est un garçon qui parle.

– Tu es sortie. On s’adresse à une fille.

– Nous sommes sorties. Ce sont des filles qui parlent.

– Vous êtes sortis. On parle de garçons ou de filles et d’un garçon au moins.

Exercices

1- Complétez la phrase avec le participe passé qui convient.

Jade et Louis sont … voir le dernier film de Dany Boom.

A) retourné – B) retournés – C) retournées – D) retournée

2- Quel participe passé complète cette phrase ?

Les premières fraises de Provence sont … au marché de Rungis.

A) arrivé – B) arrivée – C) arrivées – D) arrivés

3- Complétez la phrase avec la forme verbale correcte.

Cette esplanade est … par de nombreux touristes.

A) envahi – B) envahie – C) envahis – D) envahies

4- Quel couple de participes passés complète la phrase suivante ?

Miss France est …, … d’une splendide robe rose fuchsia.

A) entré / vêtu – B) entrée / vêtu – C) entrée / vêtue – D) entré / vêtue

5- Quel participe passé complète cette phrase ?

Les textes des SMS sont parfois … de nombreux « smileys ».

A) accompagné – B) accompagnée – C) accompagnés – D) accompagnées

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Lorsque les desserts …, tous les convives … copieusement.

A) sont arrivées / se sont servies

B) Était arrivés / s’était servis

C) sont arrivés / se sont servis

D) sont arrivé / se sont servi

7- Complétez la phrase avec la forme verbale correcte.

Les informations essentielles … dans la mémoire de l’ordinateur.

A) sont enregistrées – B) sont enregistré – C) serons enregistrées – D) était enregistrées

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) B – 4) C** – 5) C – 6) C*** – 7) A
* Lorsqu’on a un nom féminin et un nom masculin, accord du participe passé au masculin pluriel.
** Le second participe passé (« vêtue ») est employé comme adjectif épithète détaché (ou mis en apposition).
*** Le participe passé du verbe « se servir », occasionnellement pronominal, s’accorde toujours avec le pronom personnel objet direct : « Ils ont servis eux-mêmes ».