Quoi penser de cet événement ?
J’ai tout lu ce qui s’est écrit, tout vu et entendu ce qui s’est dit dans l’affaire de la tentative de meurtre d’un policier du Service de police de Montréal, le 28 janvier dernier. Événement fortement médiatisé qui a également fait couler beaucoup d’encre. Les médias sociaux, les lignes ouvertes, tout le monde s’en donnait à cœur joie. D’emblée, les gens ont crié au racisme, un mot à la mode par les temps qui courent.
Évidemment, je n’étais pas sur les lieux mais si je me mets dans la peau de ce policier, certains gestes ont contribué, dans un premier temps, à soupçonner le suspect Camara.
RACISME
Il n’y a aucun racisme dans cet événement. Le policier Sanjay Vig vient aussi des communautés culturelles. De plus, monsieur Camara venait d’être intercepté pour une infraction au Code de sécurité routière; celle d’avoir utiliser son cellulaire au volant. La couleur de la peau n’a rien à voir là-dedans.
AGESSIVITÉ
Il semble que monsieur Camara était très en colère d’avoir reçu cette contravention, puis qu’elle a été trouvée sur les lieux, dans la rue, complètement déchirée. Un signe que la situation était déjà sous tension. Le policier, en retournant à l’auto-patrouille, devait probablement faire dos au suspect, alors il était plausible que monsieur Camara eut été perçu comme l’agresseur.
CAMÉRA CORPORELLE
Dans ce dossier, la caméra corporelle n’aurait rien filmé de plus que le visage de monsieur Camara au moment de l’interception et de la remise de la contravention. La caméra est portée sur la poitrine donc elle enregistre les images vers l’avant, alors que l’agression se serait produite par l’arrière.
ENQUÊTE
Le rôle des enquêteurs est de faire toute la lumière sur l’événement en assemblant toutes les pièces du casse-tête. Ce travail nécessite du temps, l’analyse de la scène, des interrogatoires de témoins et de faire comparaître de suspect dans les 24 heures suivantes. Après quoi, des recherches approfondies et de nouveaux éléments peuvent disculper le suspect. C’est ce qui s’est passé dans cette cause. C’est toujours plus facile d’analyser un événement après coup, que dans le feu de l’action. Il faut se garder une réserve.
PANIQUE
C’est facile de critiquer le travail des policiers, de crier au racisme, de faire des conférences de presse et de d’y aller des sa propre opinion dans les réseaux sociaux, mais tant et aussi longtemps que les enquêteurs n’ont pas complété leur travail, on ne doit pas sauter aux conclusions trop vite. La panique s’est emparée de la mairesse Plante avec ses grand élans oratoires mais dans cette affaire, les déclarations du directeur du SPVM, Sylvain Caron, et du président de la fraternité des policiers, Yves Francoeur, étaient justes et dans le ton.
ANALOGIE
Pour faire une analogie avec la série District 31, on peut voir tout le travail des enquêteurs pour établir la preuve hors de tout doute de la culpabilité d’un suspect. C’est un travail de minutie et de longue haleine qui demande du temps. Toute une équipe de spécialistes s’affaire pour élucider un crime. Quant à moi, les policiers ont fait un excellent travail dans les circonstances, et avec professionnalisme.
LA SUITE
C’est un épisode malheureux pour monsieur Camara. On a qualifié sa détention d’atroce… quelle aberration ! Que cette situation fut éprouvante je peux en convenir, mais atroce…? Contrairement à la Russie, la Chine et tous les pays totalitaires, nos centres de détentions, ici au Québec et dans le reste du Canada, sont des cinq étoiles. En conséquence, le recours aux tribunaux civils pourrait être intenté pour obtenir une compensation monétaire en dédommagement. Le Service de police a déjà présenté ses excuses publiques à monsieur Camara.
Faire la juste part des choses est de mise.
LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.
VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.
Bientôt la moitié de l’hiver de passée. La Floride étant une destination de choix pour les Canadiens, plusieurs investissent dans des condos, maisons et maisons mobiles. À l’étranger, les lois et règlements sont souvent différents des nôtres.
Voici donc, pour votre gouverne, cinq pertinentes questions-réponses, tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds (ACS), hiver 2020.
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Q1 – Nous louons une maison en Floride, et voulons nous y rendre par avion. Pouvons-nous acheter et immatriculer une auto en Floride et la laisser là six mois chaque année ?
R1 – Oui, nous l’avons fait trois fois au fil des ans.
Q2 – Une connaissance qui est allée à Palm Springs dans le contexte actuel m’a dit que les snowbirds qui possèdent une résidence aux États-Unis seront exemptés des restrictions aux voyages actuellement en vigueur. Qu’en pensez-vous ?
R2 – D’après-moi, cette personne a pris l’avion pour se rendre à Palm Springs, ce qui est permis. Le fait de posséder une résidence aux États-Unis n’est pas considéré comme une justification de « voyage essentiel », et vous ne pouvez donc pas traverser la frontière avec un véhicule.
Q3 – Quand nous rentrerons des États-Unis, si je passe deux tests de dépistage de la COVID – le premier jour de mon retour et le second le septième jour* –, et que les deux sont négatifs, pourquoi devrais-je rester en quarantaine ? Si je suis négatif et en quarantaine, comment pourrais-je attraper ou transmettre la COVID ? Les sept jours de plus ne sont-ils pas une perte de temps ? Savez-vous s’il y aura des changements ?
R3 – La quarantaine de 14 jours est encore obligatoire. Dans certains cercles gouvernementaux, on murmure qu’une réduction de la période de quarantaine est dans les cartons, mais je soupçonne que si c’est le cas, elle ne sera réduite qu’à 10 jours.
* NDLR. : Les modalités d’application peuvent varier d’une province à l’autre. Il faut vérifier auprès des instances gouvernementales.
Q4 – Nous avons vendu un condo aux États-Unis cette année (2020). Aucun impôt n’a été retenu. Nous avons touché un léger gain en dollars US. Nous avons un gain plus important en dollars canadiens, et nous comptons payer l’impôt sur ce gain au Canada. Nous n’avons jamais produit de déclaration de revenus aux États-Unis, et nous n’y avons aucun revenu. Nous n’avons pas de numéro fiscal américain. Croyez-vous que nous devrions faire une déclaration de revenus aux États-Unis cette année ?
R4 – Les lois fiscales des États-Unis exigent une déclaration de revenus à la suite de la vente d’une propriété aux États-Unis, comme dans votre cas. Vous devriez soumettre le formulaire 1040NR dans l’année suivant la vente. Au moment de la déclaration, vous devrez faire une demande de numéro fiscal. Vous devrez payer de l’impôt sur tout gain imposable. Si vous voulez vous plier à la loi, vous devrez produire une déclaration.
Q5 – On nous dit que si nous n’avons pas de testament et de procuration en Floride, si l’un de nous ou les deux décèdent, la propriété devra être homologuée, ce qui exigera temps et argent. Savez-vous si la propriété peut être utilisée par les survivants ou héritiers pendant la période d’homologation (probate) ? Peut-elle être louée à un tiers pendant cette période ?
R5 – Si la propriété est au nom de deux personnes et que l’une décède, le titre de la propriété échoit au survivant sans besoin d’homologation. Le survivant devient alors immédiatement le propriétaire et peut agir en tant que tel. Si la propriété est au nom d’une seule personne et que celle-ci décède, il faut alors la faire homologuer et elle est considérée comme « propriété d’une succession » jusqu’à ce qu’elle soit transférée à son propriétaire définitif. Le liquidateur de la succession est responsable et peut, dans le cadre de l’administration de la succession, louer la propriété ou permettre à quiconque de l’utiliser.
Un jeune étudiant en droit vient d’échouer à son examen. Il vient donc voir le correcteur, vieux professeur connu pour sa mauvaise humeur et son esprit très alerte :
– Monsieur, je me demande si vous connaissez la réponse à un problème de droit qui me préoccupe.
– En effet jeune homme, sinon je ne serais pas professeur, n’est-ce pas ?
– Très bien. Alors j’aimerais vous poser une question.
– Convenons, si vous le voulez bien, que si vous répondez correctement, j’accepterai le mauvais résultat que vous m’avez mis à mon examen, mais que dans le cas contraire, vous me donnerez un » A « .
– D’accord … quelle est la question ?
– La question est la suivante: qu’est-ce qui est légal mais pas logique, logique mais pas légal et finalement ni logique ni légal ?
Le professeur réfléchit longuement, tourne et retourne en tous sens ses immenses connaissances juridiques, mais ne trouve pas de réponse satisfaisante. Beau joueur, il accorde un A à l’étudiant, transformant ainsi son échec en réussite à l’examen…
Dans l’après-midi, frustré et encore troublé par la question, le professeur réunit ses assistants et les plus brillants de ses élèves afin de leur soumettre la question et de l’aider à trouver la solution.
– Jeunes gens, sauriez-vous dire ce qui est légal mais pas logique; logique mais pas légal et finalement ni logique ni légal ?
À son immense stupéfaction, tous les étudiants levèrent la main. Le prof demande alors à son plus brillant étudiant :
– Quelle est la réponse ?
– C’est très facile Monsieur, vous avez 75 ans et vous avez épousé une femme âgée de 30 ans, ce qui est légal mais pas logique. Votre épouse, elle, a un amant âgé de 17 ans ce qui est logique mais pas légal. Enfin, l’amant de votre femme a échoué à son examen et vous lui avez quand même donné un » A « . Ce qui, vous en conviendrez, n’est ni logique ni légal.
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Une femme va à la prison pour rendre visite à son mari qui vient d’être condamné à 40 ans. Dès qu’elle entre dans la salle des visites, elle l’étreint et s’exclame avec des larmes dans les yeux :
– Oh! Roger, 40 ans, Roger.
Et le mari répond :
– Eh bien, mon amour, que vas-tu faire ?
– Oh, Roger…! J’ai parlé au juge qui s’occupe de ton dossier.
– Et qu’a-t-il dit, mon amour?
– Il m’a dit que pour chaque fois que je faisais l’amour avec lui, il réduira d’un an ta peine en prison.
– Quoi? Mais quel misérable ce salaud, cet abuseur… Et qu’as-tu répondu à ce fils de p… ?
– Bah, Roger! Nous en parlerons à la maison, ramasse tes affaires, on s’en va !!!
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Une femme demande à son mari :
– Tu ferais quoi si je t’annonçais que j’ai gagné au loto ?
Son mari lui dit :
– Je prendrai la moitié de tes gains et je te quitterais, ah ah ah aaah !
La femme lui dit :
– Bah j’ai gagné 10 $, tiens voilà 5 $, dégage !
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Une femme regarde les résultats du loto et s’aperçoit qu’elle a les 6 bons numéros. Bingo !!!!!
Folle de joie, elle crie par la fenêtre à son mari qui est de l’autre côté de la route :
– Chéri grouille-toi on a gagné au loto.
L’homme saute de joie, traverse la route, un camion passe et l’écrase.
La femme:
– Oh putain ! Quand la journée est bonne, elle est bonne !!!!
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Un fils à sa mère :
– Maman…
– Oui chéri ?
– Qui a acheté les fauteuils ?
C’est ton oncle.
– Et la télé ?
– C’est mon ami de Paris.
– Et le tapis ?
– Un cousin.
– La voiture, quand même, c’est papa ?
– Non mon chéri c’est mon parrain.
– Donc mon père n’a rien acheté dans cette maison ?
– Mon fils si je devais compter sur ton père, toi-même tu ne serais pas encore né. Dis merci au voisin !
J’ai passé une heure à la banque avec mon père, car il a dû transférer de l’argent. Je n’ai pas pu résister à l’envie de lui demander :
– Papa, pourquoi n’activerions-nous pas ta banque sur internet ?
– Pourquoi ferais-je ça, demanda-t-il ?
– Eh bien, vous n’auriez pas à passer une heure ici pour des choses comme le transfert. Vous pourriez même faire vos achats en ligne. Tout serait si facile !
J’étais tellement excité à l’idée de l’initier au monde des services bancaires en ligne. Il a demandé :
– Si je fais ça, je ne sortirai pas de la maison ?
– Oui, oui, ais-je répondu. Je peux même te montrer comment l’épicerie pouvait être livrée à la porte maintenant et apprendre qu’Amazon livre tout !
Comme s’exprimerait un sage, sa réponse m’a laissé la langue liée. Il a dit :
– Depuis que je suis entré dans cette banque aujourd’hui, j’ai rencontré quatre de mes amis. J’ai discuté un moment avec le personnel qui me connaît très bien maintenant. Tu sais que je suis seul et c’est la compagnie dont j’ai besoin. J’aime me préparer et venir à la banque. J’ai assez de temps, alors c’est la touche physique dont j’ai envie.
Il y a deux ans, je suis tombé malade, le propriétaire du magasin où j’achète mes fruits, est venu me voir et s’est assis à mon chevet. Puis, quand ta mère est tombée il y a quelques jours pendant sa promenade matinale, notre épicier local l’a vue et a immédiatement pris sa voiture pour la précipiter chez elle sachant où je vis.
Aurais-je cette touche humaine si tout devenait en ligne ? Pourquoi voudrais-je que tout soit livré à moi et me force à interagir avec mon ordinateur ?
J’aime connaître la personne à qui j’ai affaire et pas seulement le vendeur. Cela crée des liens relationnels. Est-ce qu’Amazon livre tout ça aussi ? La technologie n’est pas la vie. Passer du temps avec des gens et pas avec des appareils, c’est profiter de la vie avec ce qu’elle a de mieux à offrir.
Sachant que de saines habitudes de vie, dont l’activité physique, permettent de réduire considérablement les risques de souffrir d’Alzheimer, cette terrible maladie qui trouble la mémoire, on doit miser davantage sur la prévention, selon les experts.
Même après plus de 100 ans de recherches, il n’existe toujours pas de remède efficace contre cette maladie neurodégénérative; d’où l’importance de travailler en amont.
« Selon de récentes études, faire de l’exercice fréquemment permet de réduire de plus de 30 % les risque d’être atteint d’un trouble neurocognitif », affirme Nouha Ben Gaied, directrice de la recherche et développement et de la qualité des services à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.
« C’est considérable, poursuit-elle, puisque aucun médicament ne peut en faire autant. Et lorsque l’activité physique est combinée à de la stimulation cognitive, on est en mesure de mieux contrôler l’évolution des symptômes, et ce, quels que soient l’âge de la personne ou le stade de la maladie. »
Éric Simard, docteur en biologie et chercheur dans le domaine du vieillissement, ajoute que la qualité de notre alimentation, de notre vie sociale, de notre sommeil, de même qu’un faible taux de stress et d’anxiété réduisent
aussi considérablement les risques que notre cerveau parte en vrille.
« C’est étonnant de voir que, malgré la grande importance de la prévention, personne n’en parle. C’est un reflet de notre société qui n’est pas [axée sur la] prévention. On doit mettre cela au centre de notre système de santé », estime le spécialiste.
PAS JUSTE UNE MALADIE DE « VIEUX »
Il existe deux principales formes de la maladie. D’abord, il y a celle qu’on appelle la maladie d’Alzheimer « tardive » ou « sporadique ». Il s’agit de la plus commune.
Celle-ci concerne généralement les gens qui reçoivent un diagnostic dans la soixantaine, Bien que l’affection soit fatale, le déclin des personnes atteintes de cette forme est beaucoup plus lent que dans la forme familiale.
L’espérance de vie dépasse souvent les 10 ans.
L’affection qui est dite « familiale », anciennement appelée « forme précoce de la maladie d’Alzheimer » est quant à elle beaucoup plus rare. Elle touche moins de 5 % des patients atteints.
Celle-ci se déclare chez de plus jeunes sujets, aux environs de la quarantaine. Elle est héréditaire et progresse rapidement.
UNE PANDÉMIE RAVAGEUSE
Mme Ben Gaied souligne que de nombreuses recherches montrent que les patients doivent non seulement bouger, mais également éviter de s’isoler socialement. Les experts ont d’ailleurs constaté que les périodes de confinement dues à la COVID-19 ont eu des effets néfastes sur plusieurs personnes atteintes d’Alzheimer.
Les aidants naturels sont aussi de cet avis. « Au pire de la pandémie, j’ai vu ma mère régresser, nous confie Nancy. Son état s’est très rapidement détérioré. Pour éviter qu’elle n’attrape la COVID, j’ai fait beaucoup de chose à sa place, dont toutes ses courses. Elle était donc beaucoup moins active. Elle n’a pas attrapé le virus, mais ça n’a visiblement pas aidé sa santé d’être ainsi isolée. »
POURQUOI LES CAS EXPLOSENT-ILS ?
D’après le rapport publié en 2020 par la revue médicale The Lancet intitulé Dementia
prevention,
intervention, and care : 2020 report of « The Lancet » Commission (Prévention, intervention et soins de la démence), « l’incidence de la démence selon l’âge a diminué dans de nombreux pays, probablement en raison des améliorations apportées à l’éducation, à la nutrition, aux soins de santé et aux changements de mode de vie ».
Malgré cela, la Société Alzheimer du Canada croit que le nombre de cas devrait doubler d’ici 15 ans. Pourquoi donc ? Parce que l’espérance de vie a gagné près de 15 ans au cours des 50 dernières années et que, après 65 ans, les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer doublent tous les cinq ans.
Les cas à la hausse sont également dus aux progrès en matière de diagnostic, fait de plus en plus tôt.
L’IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE
« Près de 50 % des personnes atteintes d’un trouble cognitif – la maladie d’Alzheimer comprise – reçoivent leur diagnostic à un stade très avancé, indique Nouha Ben Gaied. Bien souvent, enchaîne-t-elle, 70 % des neurones sont déjà touchées, car la maladie avance silencieusement. Le dépistage précoce est donc la clé, parce qu’il permet de stabiliser la maladie par la pharmacologie. »
Éric Simard est d’avis que si l’on était capable de diagnostiquer l’Alzheimer très tôt, il est fort probable que les gens atteints finiraient par mourir d’autre chose.
« Un processus de dégénérescence nerveuse se met en branle chez la personne souffrant d’Alzheimer. Initialement, cependant, on remarque une accumulation de protéines, de déchets, dont le cerveau est incapable de se débarrasser, explique-t-il. Lorsque cela se produit, ces déchets se retrouvent aussi dans le sang.
J’ai espoir que, au cours des prochaines années, un test permettra de détecter ces protéines dans la circulation sanguine, ce qui serait un grand pas pour le dépistage précoce.
SEXE, ALCOOL… ET PLASTIQUE !
À l’heure actuelle, on sait que les femmes sont plus à risque de souffrir de la maladie. À preuve, juste au pays, 65 % des personnes atteintes sont de sexe féminin. L’âge influence aussi, puisque plus on vieillit, plus les risques augmentent.
Enfin, l’hérédité n’est pas à négliger. Une trentaine de facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans le développement de la maladie.
On a bien peu d’emprise sur notre sexe, notre âge ou notre génétique. En revanche, on peut s’aider en adoptant un mode de vie sain. Sur le site canadien de la Société Alzheimer, tout comme dans le rapport publié dans The Lancet en 2020, on indique que les personnes qui consomment beaucoup d’alcool – on parle ici de 21 consommations par semaine – ont un risque de maladie cognitive plus élevé par rapport à celles qui boivent modérément ou pas du tout.
De plus, les fumeurs ont 45 % plus de risques de souffrir de la maladie que ceux qui ne fument pas ou plus. L’hypertension, la mauvaise alimentation, la dépression, l’obésité et le taux de cholestérol élevé sont d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte.
« L’Alzheimer est une maladie en partie métabolique; certains l’appellent même le diabète de type 3, souligne Éric Simard. L’enchevêtrement de déchets au cerveau finit par faire mourir des cellules, mais la maladie est aussi liée à un processus inflammatoire et à une difficulté des cellules neuronales à gérer le glucose.
C’est une prise de conscience sur la façon dont on mange et l’omniprésence des sucres raffinés dans l’alimentation.
Les phtalates sont également montrés du doigt par de nombreux chercheurs, car ces composés chimiques affecteraient notre système hormonal. Les experts du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation mondiale de la santé les impliquent désormais dans le développement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
UNE PREMIÈRE EN 15 ANS
À ce jour, bien que certains médicaments atténuent les symptômes, aucun traitement curatif n’a été trouvé. Nouah Ben Gaied parle avec optimisme de la demande de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration (FDA) (le pendant américain de Santé Canada), d’un nouveau produit portant le nom d’Aducanumab : « Il n’y a pas eu de nouveau médicament pour soigner l’Alzheimer depuis 15 ans. Il s’agir vraiment d’une avancée majeure », estime-t-elle.
De son côté, Éric Simard pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. « Tout médicament capable de ralentir le processus de progression sera le bienvenu. Malheureusement, les résultats ne sont pas très concluants pour le moment, dit-il. J’espérais mieux. On ne parle que d’une réduction de 23 %. Pour obtenir l’accréditation, les chercheurs se penchent sur les effets de doses élevées, puisque les doses faibles n’ont pas fonctionné ou n’ont pas atteint le seuil d’efficacité voulu. »
Au moment d’écrire ces lignes, la FDA n’avait toujours pas statué sur l’avenir du produit.
AIDE MÉDICALE À MOURIR : UNE FENÊTRE S’OUVRE
Plusieurs personnes souffrant de troubles neurodégénératifs, et plus précisément d’Alzheimer, demandent à ce que l’aide médicale à mourir soit une option pour elles. Récemment, le tribunal leur a donné une lueur d’espoir puisque la Cour supérieure du Québec a déclaré, dans un jugement rendu à l’automne 2019, que les critères de fin de vie de la loi provinciale et ceux de mort naturelle raisonnablement prévisible de la loi fédérale étaient inconstitutionnels. Québec s’est conformé au jugement en retirant son critère de fin de vie. Ottawa, de son côté, a jusqu’au 18 décembre 2020 pour modifier le Code criminel.
Ce n’est pas la seule difficulté que doivent affronter les gens atteints d’Alzheimer. Lorsque ceux-ci éprouvent de grandes souffrances, ils ne sont généralement plus aptes à donner leur consentement pour recevoir l’aide médicale à mourir. L’idéal, selon les patients, serait qu’ils puissent signer un consentement anticipé. Ce que la loi ne permet pas pour le moment. Le débat devrait donc se poursuivre en 2021.
LES 4 STADES DE LA MALADIE
Stade 1 : Au stade léger, les symptômes courants sont les pertes de mémoire, les difficultés à communiquer et les changements dans l’humeur et le comportement.
Stade 2 : Dès le stade modéré, on observe un déclin des facultés cognitives et fonctionnelles du patient. La personne atteinte, bien qu’encore souvent consciente de son état, a besoin de soutien quotidien pour effectuer ses tâches.
Stade 3 : Une fois au stade avancé, la personne malade devient incapable de communiquer verbalement ou de prendre soin d’elle-même.
Stade 4 : On en arrive au stade de fin de vie.
Source : Annie Turcotte, revue Coup de Pouce, janvier-février 2021, p34
Vous raffolez des côtelettes de porc ? Vous aimez la cuisson lente à la mijoteuse ? Alors j’ai une délicieuse recette pour vous. Elle n’est pas de mon cru et je l’ai découvert sur le Web en cherchant pour cuisiner des côtelettes de porc tendres, savoureuses et se séparant à la fourchette. Il me fait plaisir de la partager avec vous.
INGRÉDIENTS (pour 6 portions)
6 côtelettes de porc désossées;
¼ de tasse de cassonade;
1 c. à thé de gingembre moulu;
½ de tasse de sauce soya;
¼ de tasse de ketchup;
2 gousses d’ail émincées;
Sel et poivre au goût.
PRÉPARATION (5 minutes)
1- Placer le porc dans le bol de la mijoteuse. Mélanger ensemble tous les autres ingrédients et verser sur les côtelettes.
2- Cuire à puissance basse (LOW) pendant 6 heures, jusqu’à ce que la température des côtelettes ait atteint 160°F (70°C).
3- Servir avec des légumes et des pommes de terre en purée.
Source : http://qc.allrecipes.ca/recette/13456/c-telettes-de-porc-faciles.aspx
Faites-vous partie de ceux qui afficheront bientôt la pancarte « VENDU » devant votre maison ?
Si oui, assurez-vous d’ajouter les frais et honoraires de quittance à votre budget.
C’EST QUOI, UNE QUITTANCE ?
Une quittance, c’est un acte par lequel une personne à qui vous deviez de l’argent confirme que votre dette est remboursée en totalité. En immobilier, cela implique que votre prêteur libère votre propriété.
Il renonce à la prendre en garantie et à la vendre advenant un défaut de paiement. Le prêteur est souvent votre institution financière.
Obtenir une quittance est le seul moyen de garantir à votre acheteur que sa nouvelle propriété ne sera pas saisie pour payer vos dettes.
QUI EST RESPONSABLE DE L’OBTENIR ?
Les promesses d’achats prévoient généralement que le vendeur est responsable d’obtenir la quittance auprès de votre prêteur. Il doit payer les frais et honoraires qui y sont liés, qui représentent généralement plusieurs centaines de dollars.
Même si c’est vous qui payez pour obtenir la quittance, c’est votre acheteur qui choisit le notaire qui fera l’acte de vente, l’hypothèque et votre quittance.
COMMENT OBTENIR VOTRE QUITTANCE ?
Pour obtenir une quittance, le notaire effectue plusieurs étapes :
1- Il obtient le solde de vos prêts hypothécaires auprès du prêteur.
2- Il obtient du prêteur un engagement écrit à signer l’acte de quittance lorsqu’il recevra les dernières sommes dues.
3- Il soumet un projet d’acte de quittance au prêteur une fois que tout est complètement remboursé.
4- Il fait signer l’acte par un représentant autorisé du prêteur.
5- Il fait attester la signature de l’acte par un officiel.
6- Il publie l’acte de quittance au registre foncier pour indiquer à tous que votre hypothèque est inactive.
De votre côté, vous n’avez rien à faire d’autre que de confier le mandat au notaire.
À retenir : même si c’est l’acheteur qui paie le notaire pour l’acte de vente, vous devrez prévoir des sommes à payer pour obtenir votre quittance.
Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 25 janvier 2021, p24
LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.
VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.
Les technologies d’aujourd’hui permettent de se voir vieillir, de constater de visu la transformation de notre corps. Je veux parler des publicités du Groupe Maurice qui montrent Hélène Bourgeois-Leclerc, dans une première et Jemmy Echaquan Dubé, dans la seconde, se transformer vers l’âge vénérable avec pour conclusion « Nous sommes tous l’aîné de demain ». Un message qui frappe et nous ramène à un demain pas si lointain et qui file à cent à l’heure. Une évidence pour quiconque se rend loin dans sa vie.
Je veux partager avec vous ce bel article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 20 janvier dernier. Peut-être l’avez-vous lu ? À tout événement, et particulièrement pour ceux et celles qui l’ont manqué, voici ce qu’il écrivait :
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LES VIEUX NE SONT PAS DES EXTRATERRESTRES
Vous avez vu la pub du Groupe Maurice, qui gère des résidences pour personnes âgées ?
On voit Hélène Bourgeois-Leclerc vieillir à vue d’œil.
Techniquement, cette pub est un tour de force (la transformation, qui fait vieillir la comédienne de 45 ans en quelques secondes, est hyper réaliste).
Mais c’est le message que cette pub transmet que je trouve particulièrement génial.
LES FANTÔMES
À une époque où la vieillesse est taboue, où les personnes âgées crèvent seules, derrière des portes closes, où l’on ne se cache même plus pour dire : « Bof, ceux qui meurent de la COVID ont déjà un pied dans la tombe », cette pub nous rappelle que les « vieux » ne sont pas des fantômes, des amas de cellules jetables.
Des êtres « passés date », qui existent mais ne vivent pas, et dont la principale activité est d’attendre la mort.
Les vieux, c’est moi, demain. Vous, après-demain.
Ce sont des gens qui ont un cœur, une mémoire, une âme.
Des hommes et des femmes qui ont aimé, ont vécu des passions, ont fait l’amour, ont bravé des interdits, ont vécu à cent à l’heure.
Avez-vous vu une photo de Brigitte Bardot, aujourd’hui ?
Difficile de croire qu’elle a déjà été BB, la femme la plus sexy au monde, celle pour qui des millions d’hommes se seraient damnés.
Pourtant, c’est la même femme.
Tout comme Hélène Bourgeois-Leclerc sera Hélène Bourgeois-Leclerc dans 45 ans, quand elle aura le visage ridé et les chairs tombantes.
SWINGUE LA BAQUAISE
On parle beaucoup de diversité, aujourd’hui.
C’est le mort à la mode.
Il faut qu’il y ait plus de personnes « racisées » à la télé pour mieux refléter la diversité, pour que les personnes non blanches puissent se reconnaître lorsqu’elles regardent des séries.
Mais qu’en est-il de la diversité d’âge ?
Vous pensez que les personnes âgées se reconnaissent quand elles regardent la télé ?
Elles ne sont nulle part !
Juste dans des documentaires sur l’Alzheimer ou la maltraitance des vieux dans les CHSLD.
Quand c’est le temps de filmer des vieux assis dans des chaises hautes avec une bavette autour du cou, là, oui, les caméras sont là.
Mais la vie ordinaire des vieux en santé ? Bof…
Pourtant… Vous avez vu le magnifique film de Louise Archambault, Il pleuvait des oiseaux ?
Il y a une superbe scène d’amour entre Andrée Lachapelle (88 ans) et Gilbert Sicotte (71).
Et pas des minouches-minouches, non. Une vraie scène de cul. Gilbert Sicotte embrasse les seins d’Andrée Lachapelle.
Eh oui, ça arrive ! Et plus souvent qu’on le pense !
J’avais un cousin qui travaillait dans une résidence pour personnes âgées et il n’en revenait pas à quel point ça swinguait là-dedans.
PAR ICI LES BÉBELLES
Vous regardez la télé ? C’est plein de pubs pour de la colle à dentiers, des appareils auditifs, des machines qui massent les pieds, des bains avec des bancs…
Pourquoi ? Parce que ce sont les vieux qui regardent la télé.
Quand c’est le temps de leur vendre des bébelles, la télé est là. Mais diffuser des émissions de variétés mettant en scène des artistes avec qui ils ont grandi (Joël Denis, Shirley Théroux, Janette Bertrand) ? Parler de leur vie ?
Oubliez ça !
On aura beau dire, on aura beau faire, l’indépendance du Québec est la seule solution, comme francophones, de survivre dans ce Canada unilingue anglophone. Je suis de cette vieille garde et je souhaite en être témoin, de mon vivant.
On a qu’à constater que nos lois sont contestées jusqu’en Cour suprême : Loi 101 et récemment la loi 21 sur la laïcité dont j’ai un mauvais présage. Depuis le célèbre « Maître chez-nous » du libéral Jean Lesage, déclaré en 1960, c’est la seule ambition qui nous permettra de s’épanouir dans cette mer d’Anglos.
Joseph Facal, a écrit un article intéressant sur le sujet, dans les pages du Journal de Montréal du 19 janvier dernier. Voici son propos.
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SEULE DANS UNE CHALOUPE AU MILIEU DE L’OCÉAN
Vous êtes dans une chaloupe qui prend l’eau au beau milieu de l’océan.
Avec un seau, vous videz votre embarcation à répétition.
C’est ce qu’il faut faire, mais c’est une lutte contre la montre.
Vider la chaloupe est nécessaire mais non suffisant.
Vous lutterez tant que vous aurez de l’énergie.
La solution durable, c’est de rejoindre la terre ferme en étant secouru ou par vos propres moyens.
RECUL
Prenons maintenant la langue française chez nous.
Son recul est largement documenté, même si l’on peut débattre de l’ampleur de ce recul.
Quand même Justin Trudeau l’admet…
Nous sommes les champions du monde pour inventer des objections qui n’en sont pas.
Qui prétend sérieusement qu’il ne faut pas apprendre l’anglais ?
En quoi le fait de mieux parler le français, ce qui serait souhaitable, renverserait-il notre déclin démographique ?
Ce déclin a plusieurs causes : francisation déficiente des immigrants, volumes d’accueil trop importants pour nos capacités d’intégration, jugements des tribunaux fédéraux, négligence de nos gouvernements, indifférence individuelle et collective, etc.
On pourra discuter sans fin de l’importance relative des différentes causes.
Mais l’essentiel tient en une phrase : la loi 101 n’empêche plus l’eau de monter dans la chaloupe.
Le gouvernement Legault annoncera bientôt des mesures.
Mais, même si les mesures annoncées sont fortes, elles ne changeront rien à un fait massif, à un éléphant que nous refusons de voir et de nommer.
Cet éléphant est que le Québec demeurera une province canadienne, et que les francophones resteront une minorité au Canada.
Mettez-vous à la place d’un immigrant.
Il ne vient pas ici pour sauver le français, et il voit immédiatement qui détient le gros bout du bâton au Canada.
Pourquoi diable voudrait-il sauf exception, se joindre à une minorité ?
Comment s’étonner de sa réticence quand on veut le forcer ?
Connaissez-vous un autre pays au monde où les immigrants s’intègrent au groupe minoritaire ?
Pourquoi un immigrant qui devient citoyen canadien jugerait-il essentiel d’apprendre le français, alors que la grande majorité des citoyens canadiens ne le parle pas et n’en voit pas la nécessité ?
Pourquoi un immigrant accepterait-il de bon cœur de ne pas pouvoir inscrire ses enfants à l’école anglaise au Québec, et donc d’avoir moins de droits qu’un immigrant à Toronto ou à Vancouver ?
STATUT
Ne me comprenez pas de travers : le gouvernement Legault doit agir, et il est vrai que chacun d’entre nous pourrait faire plus et mieux.
Mais tant que nous serons une province canadienne, nous serons comme des gens qui vident la chaloupe.
Nous retardons l’échéance en y laissant nos énergies et en chialant.
Même des mesures très fortes, comme l’extension de la loi 101 au cégep, serait comme vider la chaloupe avec un plus grand seau.
Ça aide, mais ce n’est pas une solution durable.
Pour que le français soit aussi en sécurité au Québec que le danois l’est au Danemark, la seule solution durable, c’est l’indépendance.