Le don d’organes démystifié

Le 17 octobre de chaque année, on célèbre LA JOURÉE MONDIALE DU DON D’ORGANES ET DE LA GREFFE, une occasion spéciale de nous conscientiser à cet acte Incommensurable de donner la chance à plusieurs personnes de retrouver une importante qualité de vie pour survivre. C’est donner un espoir sans commune mesure.

——————————————-

Le don d’organes sauve des vies. Pourquoi alors autant de personnes hésitent à signifier leur intention de les donner à leur décès ? De nombreux mythes et préjugés concertant ce geste de générosité par excellence, pourtant soumis à une procédure infaillible.

Matthew-John Weiss, directeur médical chez Transplant Québec, rétablit les faits pour nous convaincre de devenir donneur.

QUI ET DANS QUELLES CIRCONSTANCES ?

« De nouveau-né jusqu’à 90 ans, tout le monde est donneur potentiel, nous dit le docteur Weiss. Le facteur le plus déterminant, ce sont les circonstances du décès, parce qu’un organe qui manque d’oxygène devient rapidement non transplantable. »

La vaste majorité des donneurs provient donc des soins intensifs, où leur condition a nécessité qu’ils soient branchés sur des machines pour soutenir leurs signes vitaux. De plus, seulement 1 à 2 % des décès à l’hôpital par année se font dans des circonstances où le don d’organes est possible.

« Chaque occasion de don d’organes devient donc extrêmement rare, il ne faut pas la manquer ! » Surtout quand on sait que jusqu’à huit organes peuvent être prélevés par donneur (en plus des tissus) et que les greffes augmentent instantanément la qualité de vie des receveurs.

RÉVEIL IMPOSSIBLE !

Il faut que la mort neurologique soit officiellement déclarée pour entamer le processus de don d’organes. « Nous avons une sommité internationale dans le constat de décès neurologique ici à Montréal, le docteur Sam Shemie. Les examens pour confirmer un décès neurologique sont définis très précisément; il n’y a d’ailleurs JAMAIS eu quelqu’un qui s’est « réveillé » après ce processus, affirme M. Weiss.

Quand on entend parler de gens qui se « réveillent », il s’agit de coma, et non de décès neurologique, la distinction est vraiment importante à faire ». insiste-t-il. Il précise : « Quand un décès neurologique est confirmé, légalement, la personne est morte. Le prélèvement d’un organe ne peut se faire qu’à ce moment-là.

L’IMPORTANCE D’EN PARLER

Pour officialiser notre désir de devenir donneur, on peut signer l’autocollant au dos de notre carte d’assurance maladie, on peut faire inscrire notre nom sur le registre de la Régie de l’assurance maladie du Québec ou sur celui de la Chambre des notaires du Québec. Mais, nous prévient M. Weiss, « le plus important, c’est d’expliquer notre décision à nos proches ». Si les membres de notre famille ne sont pas au courant, avec le chagrin et le stress vécus au moment du décès, ils ne voudront même pas se faire poser des questions à ce sujet-là, selon lui.

Par contre, s’ils savent que c’est important pour nous, qu’ils sont certains que nous voulons aider le plus de personnes possibles en donnant nos organes, ils accepteront de collaborer, explique M. Weiss. Il rajoute « Que ce soit oui ou non, nous nous assurons que la famille soit d’accord avec la décision à long terme. »

POURQUOI LE FAIRE

« Faites-le pour les gens en attente, mais aussi, faites-le pour vous et votre famille en sachant que votre dernier acte va en être un de générosité et que vos proches vont se rappeler de vous comme quelqu’un de généreux qui a sauvé des vies dans ses derniers moments. C’est un bel héritage à laisser », conclut M. Weiss.

Télé intelligente : attention !

LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

Le cancer du colon

Un texte de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 26 octobre dernier.

BOIRE DU CAFÉ POUR Y SURVIVRE

Une étude rapporte que la consommation régulière de café réduit le risque de décès chez les patients atteints d’un cancer du côlon avancé ou métastatique.

En plus de son contenu élevé en caféine, responsable de ses propriétés stimulantes, le café contient également plus de 800 composés phytochimiques distincts, dotés de multiples activités biologiques.

Certaines de ces molécules comme les diterpènes cafestol et kahweal accélèrent l’élimination des substances cancérigènes, tandis que d’autres, comme les acides caféique et chlorogéniques possèdent une forte activité antioxydante.

La présence simultanée de ces molécules dans le café pourrait expliquer les effets bénéfiques de cette boisson sur la prévention de certaines maladies chroniques, incluant le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les neurodégénérescences et certains types de cancer, en particulier celui du foie.

CONTRE LES RÉCIDIVES DU CANCER

Un des aspects les plus intéressants de l’action anticancéreuse du café est son impact positif sur la survie des patients atteints du cancer.

Par exemple, une étude a montré que chez les femmes qui ont combattu un cancer du sein hormono-dépendant et qui sont traitées avec le tamoxifène, la consommation de 2 tasses de café et plus était associée à une réduction de 50 % des récidives.

Selon une étude récente, cet effet protecteur serait observé chez les patients atteints d’un cancer du côlon non opérable en raison d’un stade avancé ou de la présence de métastases.

Dans cette étude, 1171 patients qui avaient été au départ, recrutés pour évaluer l’efficacité de deux anticorps dirigés contre les protéines impliquées dans la progression tumorale (cetuximad et bevacizumab) ont accepté de participer à une étude parallèle visant à évaluer l’impact de l’alimentation, en particulier la consommation de café, sur la survie.

En raison du stade très avancé du cancer touchant les patients de cette cohorte, une forte proportion des malades (93 %) sont décédés ou ont vu leur état s’aggraver durant la durée de l’étude (5 ans).

Cependant, les chercheurs ont noté que la consommation de café était associée à une importante baisse du risque de progression de la maladie et de la mortalité : par exemple, les participants qui consommaient 2-3 tasses de café par jour avaient 18 % moins de risque de décéder de la maladie que ceux qui n’en buvaient pas, une protection qui atteint 36 % pour la consommation d’au moins 4 tasses de café par jour.

Ces résultats sont en accord avec une étude précédente qui avait montré que chez les patients qui avaient été traités par chirurgie et chimiothérapie pour un cancer du côlon de stade III, la consommation de 4 tasses de café et plus par jour était associée à une diminution de 42 % du risque de récidive et à une baisse de 33 % du risque de mortalité.

EFFETS MÉTABOLIQUES

Les améliorations de la survie des patients sont observées autant pour la consommation de café régulier que décaféiné, ce qui suggère que ce sont principalement les autres composés phytochimiques du café qui sont responsables des effets positifs de ce breuvage.

D’ailleurs, une étude récente a montré une réduction du risque de mortalité prématurés chez les buveurs de café, indépendamment du contenu en caféine ou du métabolisme de la caféine.

Parmi les candidats possibles, l’acide chlorogénique pourrait jouer un rôle important. Cette molécule diminue la résistance à l’insuline et les taux de glucose sanguins, deux phénomènes qui sont associés à une diminution de la survie des patients atteints d’un cancer du côlon.

L’action antioxydante de cette molécule (et des autres constituants du café) pourraient également être impliquée étant donné que le stress oxydatif contribue à la progression du cancer colorectal et la formation de métastases.

La mauvaise réputation accolée au café pendant de nombreuses années n’a donc aucunement sa raison d’être.

Évidemment, en trop grande quantité, le café peut provoquer différents effets secondaires désagréables (reflux gastro-œsophagiens, ulcères gastro-duodénaux, insomnies).

En quantité raisonnable, par contre, la recherche des dernières années a clairement montré que cette boisson exerce plusieurs effets positifs sur la santé en général, incluant une diminution du risque de mortalité due à des maladies aussi graves que le cancer.

Un fou furieux en liberté

L’attaque de Québec démontre bien le résultat de la fermeture des hôpitaux psychiatriques de jadis, St-Jean-de-Dieu, entre autre, un asile fermé par nos gouvernements depuis longtemps.

Les « détraqués » on les laisse dehors avec une prescription de médicaments qui, une fois à la rue, sont jetés à la poubelle ou ignorés.

Pourquoi faut-il qu’un massacre perpétré par un fou, force soudain nos dirigeants à agir, à sortir des dollars pour régler le problème ou, à tout le moins, tenter de le solutionner, de s’y attaquer sans réserve. Les dernières statistiques démontrent qu’au Québec, le plus grand nombre de médecins spécialistes sont les psychiatres.

Alors on attend quoi de ces ressources ? Des victimes innocentes, dans le Vieux-Québec ont payé de leur vie une folie démente…

Dans sa chronique d’hier dans le Journal de Montréal, Richard Martineau a brossé un portrait sombre, de cette santé mentale et de la société en générale en ce début de 21e siècle, encore plus terrifiante que la pandémie. C’est ce texte que je veux partager avec vous.

——————————————————

DE BRUIT ET DE FUREUR

Bien sûr qu’on a tous pensé que c’était un attentat terroriste, il faut vivre dans le déni ou au royaume enchanté de Justin Trudeau pour ne pas avoir eu ce réflexe.

Or, non.

L’assassin n’était pas un fou de Dieu.

Juste un fou tout court.

Qui n’avait pas besoin de s’arcbouter sur une cause pour faire couler le sang.

LA TEMPÊTE DANS NOS TÊTES

Le monde est fou, se surprend-on à dire de plus en plus souvent en tournant les pages de journaux.

Et dans ce monde de plus en plus confus, de plus en plus déboussolé, dans ce monde où les repères qui ont guidé nos vies depuis des centaines, que dis-je ! des milliers d’années foutent le camp et disparaissent les uns après les autres, il est de plus en plus difficile de garder toute sa tête.

Vous connaissez des gens qui peuvent passer à travers leurs journées sans béquilles, vous ?

Sans alcool ou pilules ou gourous ou théories du complot ?

Sans manger leurs émotions ni se jeter tête première dans le cul, le travail, l’exercice physique ou le shopping, pour oublier le bruit de la fureur du monde qui cognent à nos fenêtres minute après minute, heure après heure, jour après jour ?

Moi, de moins en moins.

Déjà, en 1956, le poète Allen Ginsberg annonçait l’ouragan dans Howl :

« J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés, hystériques, nus, se traînants à l’aube dans les rues… »

Trente-six ans plus tard, ce sera au tour de Leonard Cohen de décrire les couleurs de l’incendie dans sa chanson The Future :

« J’ai vu l’avenir, mon frère, c’est le meurtre. Les choses vont glisser dans toutes les directions, on ne pourra plus rien mesurer, le blizzard du monde traversera le seuil de ta porte et mettra ton âme sens dessus dessous… »

On y est.

Le vent souffle à qui mieux mieux dans nos têtes, et les portes que l’on avait fermées à double tour sont sorties de leurs gonds.

DES ASILES À CIEL OUVERT

Ça fait combien de temps qu’on répète qu’il faut investir davantage d’argent et de moyens dans la santé mentale ?

Le parc en face duquel je travaille est un asile à ciel ouvert. Tous les jours, j’y vois des jeunes de 20 ans hurler, pleurer, quémander des sous, de la drogue et de l’amour, dormir à même le sol entre deux chiens galeux et chier dans les devantures des commerces barricadés et couverts de graffitis.

Les policiers font ce qu’ils peuvent, ils leur parlent, les consolent, les écoutent.

Jusqu’à ce qu’un de ces désespérés pète les plombs et empoigne un couteau ou un tournevis, dans quel cas, ils leur tirent dessus.

Le monde va mal.

Et ce n’est pas juste à cause de la pandémie.

Le monde allait mal avant.

Il y a quelque chose de déréglé dans nos têtes, dans nos cœurs.

Regardez toute la merde qui flotte dans les égouts que sont les médias sociaux.

Toute cette haine, cette frustration, ces insultes.

Vous trouvez ça normal ?

Le monde est fou et il faudrait se surprendre que de plus en plus de gens perdent la tête – au propre comme au figuré ?

L’humour au bureau

– Tu as entendu ? Notre patron est mort !

– Oui ! et je me demande bien qui est mort avec lui ?

– Comment ça, avec lui ?

– Ben, dans l’annonce ils ont écrit :

« Avec lui disparaît un de nos collaborateurs les plus compétents. »

—————————–

Le patron à un collaborateur :

– Voilà la quatrième fois cette semaine que vous êtes en retard. Qu’est-ce que vous en concluez ?

– Qu’on est jeudi !

——————————

– Dites, Dupond, vous avez vu l’heure ? Pourquoi arrivez-vous seulement maintenant au bureau ?

– Parce que, hier, vous m’avez dit que je n’avais qu’à lire mon journal à la maison.

—————————–

Un entrepreneur demande à un collègue :

– Pourquoi les collaborateurs arrivent-ils toujours à l’heure ?

– C’est simple : J’ai 30 collaborateurs et seulement 20 places de stationnement !

—————————–

Lors de son discours de prise de fonction, le nouveau patron s’adresse à ses employés :

– Ne me considérez pas comme votre patron, mais comme un ami qui a toujours raison.

—————————–

– Aussi longtemps que mon patron fera semblant de bien me payer, je ferai semblant de bien travailler !

—————————–

– La maison voudrait bien vous engager mais, hélas, nous n’avons pas de travail pour vous, en ce moment.

– Oh… Vous pouvez m’engager quand même. Le travail ne m’intéresse pas tant que ça !

——————————

Le patron réprimande sa secrétaire :

– Qui vous a dit que vous pouviez vous tourner les pouces ici toute la journée, simplement parce que je vous ai embrassé une fois ou deux ?

La secrétaire avec un large sourire :

– Mon avocat, Monsieur !

——————————

Pourquoi Marleau ne fait-il rien aujourd’hui ?

– Cette semaine, il remplace le patron.

——————————

Un collaborateur à son patron :

– Vous m’aviez bien promis une augmentation si vous étiez content de moi…

– Bien sûr ! mais comment puis-je être content de quelqu’un qui me demande plus d’argent ?

——————————

Le directeur du personnel :

– Vous commencez lundi et vous serez payé selon vos prestations.

Le candidat :

– Désolé, mais je ne peux quand même pas vivre que de ça !

——————————

Le responsable des Ressources humaines :

– Nous cherchons quelqu’un qui n’a pas peur du travail et n’est jamais malade.

– OK, engagez-moi, je vous aiderai à chercher.

——————————-

– Patron, ce soir, ma femme voudrait que je fasse les courses avec elle. Est-ce que je pourrais partir deux heures plus tôt ?

– Il n’en est pas question !

– Merci, patron ! Je savais bien que vous ne me laisseriez pas tomber !

——————————–

Mon patron m’a enfin donné plus de responsabilités…

Il m’a dit que j’étais responsable de tout ce qui va de travers.

——————————–

Quand je demande une augmentation, mon travail est sans importance…

Cependant, quand je demande des congés, je deviens indispensable.

——————————–

Le lundi, je suis comme Robinson Crusoé :

J’attends Vendredi !

Ygreck, et ses perles d’octobre

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles d’octobre.

Le fantôme Oscar de la place Hammond

La pandémie n’a pas d’emprise sur les fantômes. C’est l’Halloween ! C’est la soirée de l’année où les monstres, sans peur et sans reproche, sillonnent les rues en toute quiétude, pour leur subsistance. Des morts-vivants en décomposition avancée et maculés de sang, des fantômes et même des héros s’affairent de maison en maison à quémander les friandises qui assureront leur survie pour les douze prochains mois.

On pourrait même voir, cette année, des déguisements anticovides… question de faire fuir le virus.

Soyez généreux envers les tout-petits qui passeront vous voir. L’enfance passe tellement vite qu’il faut partager leur bonheur.

Mais pour se mettre dans l’ambiance, j’ai trouvé sur Internet, une histoire à faire frémir, à Val-d’Or au Québec, sur un fantôme qui se manifesterait de temps à autres dans un bâtiment de la place Hammond. Une histoire ou une légende, allez savoir, mais je veux la partager avec vous.

Je ne vous conseille pas de la lire seul à la maison et dans la noirceur de votre chambre à coucher… Vous pourriez souffrir d’insomnie ou de voir votre sommeil très perturbé, votre sang se glacer et provoquer de terribles cauchemars…

——————————————-

L’histoire du bâtiment de la place Hammond remonte à loin. Ce fût le centre administratif de la mine Siscoe au début des années 30 avant d’avoir été sectionné en trois et déménagé à Bourlamaque* pour devenir l’hôtel de ville en 1954. Les locaux étaient également occupés par le bureau de poste ainsi que les services de police.

C’est pourquoi une prison avait été installée au sous-sol de la bâtisse, prison qui y est toujours. Par contre, l’espace est converti en voûte pour y ranger des documents et des archives. Jusqu’à ce jour, différents ministères et organisations ont logé dans ces bureaux. À présent, ce sont les bureaux administratifs de la MRC de La Vallée-de-l’Or qui occupent la place Hammond.

Hôtel de ville Bourlamaque* (archive). Déménagé de la mine Siscoe en 1954, ce bâtiment deviendra à compter de 1958, l’hôtel de ville et le bureau de poste de Bourlamaque. Fonds Armand Beaudoin

Depuis plusieurs années, les employés qui travaillent dans ce bâtiment sont témoins de bruits inquiétants et d’ombres. Après maintes manifestations hors de l’ordinaire, ceux-ci en sont venus à en déduire qu’un personnage occupe les lieux depuis bien longtemps. Il s’appellerait Oscar.

Autrefois, il aurait été détenu dans la prison au sous-sol de la place Hammond et aurait fini par se pendre dans sa cellule. Cela pourrait sembler d’un fantôme effrayant, mais en dehors de faire peur et inquiéter de temps à autre, celui-ci n’a jamais fait de mal à personne, rassure-toi.

Il y a près de 25 ans, une employée du nom de Denise a été témoin du passage d’Oscar. Elle raconte que c’était lors d’un matin où elle était allée travailler très tôt. Elle était seule sur les lieux. Elle est entrée dans son bureau et à peine s’était-elle installée qu’elle a vu quelqu’un passer furtivement devant sa porte pour entrer dans le bureau juste à côté du sien.

Elle s’est empressée d’aller voir qui avait bien pu passer si vite. Elle n’a trouvé personne aux alentours. Elle était toujours seule dans le bâtiment. Était-ce le fruit de son imagination encore endormie ou Oscar s’était bien montré ce jour-là ?

Une autre situation semblable s’est produite le 9 décembre 2005 pour être exacte. C’était lors du party de Noël annuel du bureau. Tous les employés ainsi que leurs conjoints étaient réunis au sous-sol dans la salle du conseil de la MRC. Plus tard dans la soirée, ils ont commencé à jouer à des jeux de société. Alors que tout le monde avait bien du plaisir, ils ont tous entendu des pas dans l’escalier aussi fort que si quelqu’un courait.

À ce moment, ils ont arrêté de jouer et leur réflexe fut de regarder si tout le monde était bien présent. C’était bien le cas. Quelqu’un d’autre ou quelque chose avait donc causé ce tel vacarme. Des employés sont remontés et ont commencé à faire le tour pour voir si une porte avait pu être déverrouillée pour que quelqu’un s’introduise par effraction. Après vérification, tout semblait dans l’ordre. Ils n’ont trouvé personne et aucun objet n’était tombé.

Ce soir-là, y avait une belle couche de neige nouvellement tombée qui aurait certainement trahi l’introduction d’un dans le bâtiment. Mais il n’y avait absolument aucune trace de pas à l’extérieur. Peut-être que c’était Oscar alors qui regardait avec envie les employés avoir autant de plaisir…

* Bourlamaque nommé d’après François Charles de Bourlamaque est un secteur de la ville de Val-d’Or au Québec, dans la municipalité régionale de comté de La Vallée-de-l’Or de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue.

Source : Christine Dulude, site Web https://tourismevaldor.com/

Pour les sceptiques sur l’assimilation

Le 30 octobre 1995, l’illégalité des traîtres a fait pencher la balance du mauvais côté, par la peau des fesses. Au moment de « célébrer » ce douloureux 25e anniversaire, aujourd’hui, je veux partager avec vous l’excellent article de Joseph Facal, paru le 24 octobre dernier dans les pages du Journal de Montréal. Les effets dévastateurs du NON.

L’APRES-1995 OU LE SUICIDE JOYEUX

Le poids des francophones au Québec baisse à une vitesse alarmante.

Celui des anglophones se maintient ou augmente, alors qu’il n’y a que 8,1 % de la population du Québec dont c’est la langue maternelle.

Vous devinez l’explication : près la moitié des immigrants dont la langue de naissance n’est ni le français ni l’anglais font ensuite leur vie en anglais.

Trouvez-moi une autre société au monde où une petite minorité possède un pouvoir d’attraction aussi fort, infiniment plus fort en réalité que celui de la majorité en proportion de son poids.

TURPITUDES

Dans 16 ans à peine, en 2036, les francophones seront minoritaires dans toute la région métropolitaine. Ils ne seront que 69 % de la population du Québec.

Le parti libéral du Québec (PLQ) n’a qu’à se croiser les bras et à patienter. Dans la dynamique actuelle, l’immigration est une machine à fabriquer des électeurs libéraux.

Les immigrants qui ne parlent pas le français avant leur arrivée au Québec s’inscrivent dans des cégeps et des universités anglophones à hauteur de… 90 % !!

Devinez dans quelle langue ils élèveront leurs enfants…

La loi 101 n’aura servi qu’à faire du français la langue seconde d’une bonne partie des nouveaux arrivants… et c’est tout… et c’est trop peu… et il sera bientôt trop tard.

Quelle est la brillante idée trouvée par les universités et les cégeps francophones pour tenter de freiner leur déclassement ?

Offrir plus de cours en anglais ! La concurrence, disent-ils. « If you can’t beat them, joint them. »

L’État du Québec n’a qu’une langue officielle, le français ? Sérieusement…

Dans le réseau de la santé, dans les universités, dans la fonction publique, l’anglais est disponible sur demande, quand le bilinguisme systématique n’est pas carrément installé dans les faits, y compris dans les régions où le nombre d’anglophones est minime.

Tous les prétextes sont bons : c’est plus « pratique », c’est pour la « sécurité », faut être « fins », soyez « ouverts », c’est quoi le problème ? etc.

Le Québec français travaille activement à son propre enterrement sous le leadership enthousiasme du patronat, du PLQ, de Valérie Plante, des multiculturalistes, de tous ceux qui déguisent l’intérêt, le mépris ou l’inconscience en élévation morale, en lucidité ou en « nécessité ».

Si vous trouvez que j’exagère, si les lectures fortes ne vous font pas peur, allez lire immédiatement l’ouvrage de Frédéric Lacroix tout juste paru : Pourquoi la loi 101 est un échec (Boréal).

Ce ne sont pas des états d’âme ou des jérémiades, mais des chiffres, des faits, des preuves, accompagnés d’une dissection magistrale de toutes les manipulations statistiques inventées pour dissimuler une réalité dramatique.

SI…

Le Journal nous invite à souligner les 25 ans du référendum de 1995. Quel lien entre le recul du français et la défaite du Oui en 1995 ?

Si nous étions devenus un pays, nous contrôlerions 100 % de notre immigration.

Les nouveaux arrivants n’auraient pas le libre choix de la langue.

Les tribunaux canadiens n’y pourraient rien.

L’immigrant vient d’abord au Canada, ensuite au Québec. Il a le choix de rallier la majorité ou la minorité.

Il fera quoi, vous pensez ?

Dossier « Snowbirds »

DERNIÈRE HEURE

L’association canadienne des « snowbirds » travaille depuis plusieurs mois à obtenir des autorités, tant américaine que canadienne, la possibilité d’ouvrir les frontières au « snowbirds » pour l’hiver qui s’annonce.

Étant membre de cette association, j’ai reçu une correspondance aujourd’hui sur la question. Je m’empresse donc d’en partager un passage pertinent avec vous :

« Comme annoncé la semaine passée, la frontière terrestre canado-américaine restera fermée pour tout voyage non essentiel au moins jusqu’au 21 novembre 2020. L’ACS continue à discuter de la situation avec les instances des deux côtés de la frontière.

Ces discussions laissent entrevoir un maintien des restrictions de voyage actuelles à la frontière terrestre bien au-delà de la nouvelle année. À l’heure actuelle, les citoyens canadiens ne peuvent se rendre aux États-Unis que par voie aérienne.

De nombreux membres s’interrogent sur la raison de cette faille dans le système. C’est que les États-Unis n’ont appliqué les restrictions qu’aux points de contrôle terrestres et maritimes, tandis que le Canada les a appliquées à tous les modes de voyage. »

Abuser des personnes âgées

Dès que vous avez la gentillesse de faire des dons en argent à des œuvres de charité, la sollicitation abusive commence. Encore plus si les dons sont généreux et substantiels. Je me souviens du temps où j’occupais le poste de président d’un comité de loisirs et que nous avions décidé de donner une partie de nos revenus à trois organismes de charité. C’était il y a cinq ans et je me reçois encore des sollicitations par certaines. C’est malheureux mais ils sont comme des sangsues.

C’est le but de cet article aujourd’hui. Vous sensibiliser. Daniel Germain, chroniqueur au Journal de Montréal, publiait récemment un papier sur cette question. Je vous invite à en prendre connaissance… On ne sait jamais !

COMMENT FREINER LA GÉNÉROSITÉ EXCESSIVE D’UNE PERSONNE ÂGÉE

On n’appellerait pas ça une intrigue complexe où on se dispute pouvoir et argent. On se situe sur un autre registre, en tout point.

C’est l’histoire banale d’un vieillard qui, en perte de capacité, se met à faire don de son pécule à gauche et à droite.

Elle nous est rapportée par sa fille, appelons-la Sylvie, une lectrice. Au cœur du récit, la question : comment faire en sorte que le patriarche cesse de distribuer des chèques à des organismes de charité ?

DE PLUS EN PLUS GÉNÉREUX

Ce n’est pas d’hier que le monsieur fait des dons, le problème se trouve ailleurs. Depuis quelque temps, il en fait plus, beaucoup plus. À répétition. Sa fille, qui s’occupe de ses impôts, a compté la dernière fois pas moins de 18 organismes qui bénéficiaient de la bonté du vieillard. Il approche les 90 ans.

On ne peut pas reprocher à un homme d’être charitable ni de l’être davantage vers la fin de sa vie. Seulement, il donne parfois sans se souvenir qu’il l’a fait deux semaines plus tôt… Malgré ses pertes de mémoire dues à son âge, le vieil homme n’est pas inapte. Il peut toujours faire ce qu’il veut de son argent, même s’il ne s’en rend pas compte.

Ce qui est choquant pour Sylvie, c’est de voir certaines organisations multiplier les messages de sollicitations auprès d’un donateur un peu confus. Elle a l’impression qu’elles en profitent.

QUE FAIRE ?

« Il n’y a pas de doute qu’il se trouve en situation de vulnérabilité. On est en zone grise ou, légalement, on peut difficilement intervenir », explique la notaire Marie-Josée Houde, de Banque Nationale Gestion Privée 1859. La voie à privilégier ? Celle du dialogue et de la psychologie.

Notre lectrice a eu de la chance de détecter le problème en préparant les impôts de son père. Souvent, c’est le genre de chose qu’on réalise trop tard, en faisant le bilan de la succession.

Sylvie peut aussi bénir le caractère facile de son père. Ce dernier n’a pas eu de mal à reconnaître le problème lorsque sa fille lui a souligné les anomalies. D’autres réagissent avec orgueil, fermeture et méfiance.

Son père a autorisé Sylvie à utiliser son compte de courriel afin qu’elle puisse contacter tous les organismes de charité. Se faisant passer pour le donateur, elle leur a demandé de cesser leur sollicitation. Reconnaissant ses limites grandissantes, l’octogénaire a aussi confié à sa fille une procuration qui lui permet d’agir à sa place. Il s’agit d’une délégation de pouvoir. Pour une personne âgée, il s’agit d’un acte d’humilité. Et de sagesse.

———————————-

LES PROCURATIONS

On associe souvent les procurations avec les personnes âgées en perte d’autonomie, mais on peut confier un tel mandat dans d’autres circonstances. Quand on ne peut pas réaliser une tâche soi-même, par exemple quand on se trouve à l’étranger, on peut la confier à une autre personne.

Selon la notaire Marie-Josée Houde, il existe deux types de procurations : générale et spécifique.

Générales : On donne carte blanche pour l’administration de nos affaires. La personne à qui on donne la procuration peut agir à notre place sur tous les plans. On peut quand même en préciser les limites.

Spécifiques : La personne qui accepte la procuration agira dans la ou les situations prévues : la vente de la maison, par exemple, ou la gestion d’un portefeuille de placements.

Inutile de préciser qu’on n’accorde un tel pouvoir qu’à une personne de confiance. De préférence, la procuration sera écrite et préparée à l’aide d’un notaire, mais ce n’est pas nécessaire.

En plein ce que je pense

Nous sommes en train de virer fou au Québec avec le mot « Nègre ». Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, on a eu droit à une dénonciation en règle du racisme envers les Québécois. Quatre opinions de 4 Noirs, identiques.

Sophie Durocher en a fait le sujet de son article très intéressant dans sa chronique du Journal de Montréal du 26 octobre. Curieusement, c’est exactement ce que j’ai pensé en écoutant l’émission. Une opinion opposée par d’autres Noirs du Québec aurait été de mise pour faire la part des choses. Voici l’article en question.

RADIO-CANADA ET LE NON-DÉBAT

Radio-Canada se targue constamment d’être pour la diversité. Diversité de couleurs de peau, diversité d’orientations sexuelles, diversité de genre, diversité d’origine ethnique. Diversité, diversité, diversité. Ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Mais quand vient le temps d’avoir une diversité d’opinion, tout d’un coup, on n’y est plus.

Hier soir, à Tout le monde en parle, Guy A, Lepage avait invité non pas une, ou deux, ou trois personnes qui pensaient pareil, mais quatre !

Pour faire suite à une entrevue avec la professeure d’Ottawa qui a été suspendue pour avoir utilisé le mon « nègre » en classe, on avait invité quatre personnes noires qui sont opposées à l’utilisation du mot « nègre » en classe.

Bonjour le débat.

UN DIALOGUE DE SOURDS

Au cours des dernières semaines, on a entendu Normand Brathwaite déclarer à TVA et sur QUB radio qu’il était « choqué » par la suspension de la professeure d’Ottawa.

On a entendu Dany Laferrière (l’auteur de Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer) déclarer que « Le mot nègre », il va dans n’importe quelle bouche ».

On a entendu Dominique Anglade déclarer qu’on était en pleine dérive et appuyer la liberté académique de la prof Lieutenant-Duval. On a aussi lu Boucar Diouf offrir une opinion tout en nuance dans La Presse, où il écrivait aussi ceci : « Je félicite d’ailleurs vivement Dominique Anglade pour sa position claire dans cette saga qui se joue à l’Université d’Ottawa. Une sagesse qui rejoint la vision déjà annoncée par Dany Laferrière et Normand Brathwaite il y a quelques jours ».

Bref, on aurait pu avoir un de ces quatre-là pour « débattre » à TLMEP.

Mais on a préféré inviter quatre personnes qui penchent du même bord, Vanessa Destiné (qui avait déjà clairement indiqué sa position en entrevue avec Céline Galipeau), Émilie Nicolas et Weber qui dénoncent depuis des mois le racisme systémique des Québécois et Ricardo Lamour.

Cet artiste a déjà écrit un texte en 2017 intitulé Le Québec aime-t-il seulement les artistes blancs ? pour se plaindre que ses chansons ne passaient pas à la radio. C’est aussi lui qui s’est violemment opposé à la présentation de SLĀV au TNM (sans avoir vu la pièce de Lepage).

Les gens de gauche passent leur temps à dénoncer nos « biais » inconscients.

À Radio-Canada, leur biais est aussi évident que le nez au milieu du visage.

COMMENT FAIRE L’AMOLUR AVEC UN NON-MOT

J’ai souvent dit à quel point les films de Denys Arcand étaient prophétiques. En bien, pouvez-vous croire qu’il avait même prévu la controverse autour du mot « nègre » qui secoue l’Université d’Ottawa ?

Dans son film L’âge des ténèbres, on assiste à une scène savoureuse.

Le fonctionnaire Jean-Marc Leblanc (Marc Labrèche) est convoqué par André Robitaille, « cadre attaché à la réingénierie de la gestion du personnel de la région administrative 02 ».

« Monsieur Leblanc, vous savez que le mot « n… » est interdit sur le territoire du Québec », lui lance André Robitaille. Une haute fonctionnaire qui parle en cul-de-poule affirme : « L’Office de la langue française a décrété que « n… » devenait un « non-mot » ».

Un non-mot ! Arcand avait tout prévu… en 2007 !

La dégustation du vin

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Nul besoin d’avoir suivi un cours en sommellerie pour déguster un vin dans les règles de l’art. La vue, l’odorat et le goût sont de précieux alliés quand il s’agit de le découvrir. La sommelière Jessica Harnois nous explique la marche à suivre pour tirer le meilleur parti de ce que l’on boit.

ON DÉGUSTE AVEC…

Les yeux

On observe la robe du vin, c’est-à-dire sa couleur, en tenant le verre à 45 degrés devant une surface blanche. « On regarde deux choses : son âge et sa puissance. Plus il est puissant en couleur, plus il devrait être puissant en bouche », révèle Jessica, qui suggère de jeter un œil au rebord du verre, là où le vin s’arrête.

« Avec l’âge, les blancs deviennent plus orangés sur le rebord, tandis que les rouges pâlissent. Si le vin ne décolore pas sur les bords, c’est qu’il est encore jeune. »

En observant la robe, on pense à des fruits qui sont de la même couleur, ce qui nous aidera à identifier les arômes. Poire, pomme verte, agrumes, mangue ou abricot pour les blancs; cerises, fruits rouges, mûre, cassis ou prune pour les rouges.

Le nez

Le moment est venu de mettre son nez dans le verre pour respirer les arômes du vin. « Plus un vin a d’arômes, plus on va les sentir, indique Jessica. Si ça sent le fruit et qu’il n’y a pas d’odeur boisée, on dira que le vin
a des arômes fruités, minéraux, herbacés ou floraux. » Le bois, pour sa part, confère des notes de cannelle et de clou de girofle au vin. « Si on sent le fruit, mais aussi d’autres sortes d’arômes, c’est qu’il y a eu du bois. Quand ça sent le grillé, on parle d’arômes boisés ou épicés. »

Ces vins aux odeurs plus marquées sont ceux qui portent les pastilles « Aromatique et rond », « Aromatique et charnu » et « Aromatique et souple » à la SAQ.

La bouche

À surveiller dès votre première gorgée : le sucre, l’acidité, l’amertume et les tanins. « On peut goûter l’amertume, comme quand on mange du chocolat noir. Si on a la bouche en cul-de-poule, c’est que le vin est sucré, et quand on grimace sur le côté des joues, c’est l’acidité », explique la sommelière.

Quant aux tanins, ils se révèlent par une certaine astringence. « Est-ce que la texture du vin en bouche est ronde et riche ou très asséchante ? La bouche permet de voir l’activité du vin. » On a encore le goût du vin en bouche cinq secondes après avoir pris une gorgée ? On dira alors qu’il a une finale persistante.

La température idéale

Notre spécialiste l’affirme d’emblée : le mousseux se déguste frais, c’est-à-dire entre 8°C et 10°C. « On le dépose ensuite dans un seau à champagne avec de la glace, de l’eau froide et du sel. » Quand elle sert des rouges et des blancs à ses convives, Jessica Harnois a recours à la règle du 20-20. « Je sors les blancs du frigo 20 minutes avant de les servir parce que je ne les veux pas trop froids, sans quoi ils ne goûteront rien. Quant aux rouges, je les mets 20 minutes au frais avant de les servir. »

On carafe ou on décante ?

Tout d’abord, il est utile de savoir que carafer un vin n’est pas la même chose que décanter. « On passe un vin en carafe
dans le but de l’aérer », mentionne Jessica. Inutile de carafer des vins fruités, qui ne se bonifieront pas au contact de l’air. « On carafe les vins qui ont une mention aromatique. Au contact de l’air, ils vont s’oxyder légèrement. L’idée, c’est d’assouplir la matière tanique. Le fait d’être au contact de l’air rend les tanins moins agressifs. »

Quant à la décantation, une opération délicate qui consiste à séparer le liquide des dépôts accumulés dans la bouteille, elle est réservée aux grands vins.

Reconnaître un vin bouchonné

C’est une molécule nommée TCA qui provoque cette odeur de bouchon si caractéristique. « Ça pique le vin et ça donne des arômes de moisi, de vieux fond de cave », affirme la sommelière, qui conseille de porter attention au bouchon pour déceler le problème. « Soit il est mouillé et se désagrège, soit il est complètement sec et s’égrène. Ce sont des avertissements visuels. »

Jessica conseille ensuite de sentir le bouchon pour en avoir le cœur net. « Si ça sent bon, que ça sent le vin, il n’y a pas de problème. Quand ça sent le vieux fond de cave moisi, le vin est souvent bouchonné. On le laisse alors dans la bouteille et on le retourne en magasin. »

LE BON VERRE

Les consommateurs ont l’embarras du choix en matière de verres à vin, mais seuls quatre modèles sont indispensables aux yeux de Jessica :

La flûte : Indissociable du mousseux, elle peut être remplacée par un verre à vin universel. « La flûte, c’est pour voir la présence des bulles. Le verre à vin, de son côté, maximise les arômes du nez. »

Le verre universel : « Tous les vins ayant une pastille fruitée peuvent être servis dans ce type de verre, parce qu’ils ne développeront pas d’autres arômes. Ce sont des vins en jeunesse : on veut les déguster comme ils sont. »

Le gros ballon : On y sert des vins aromatiques, mais dont l’intensité n’égale pas celle d’un cabernet sauvignon ou d’un shiraz. « C’est parfait pour les vins aromatiques, mais légers, comme un pinot noir qui aurait du boisé ou un bourgogne. »

Les verres à long cou : Ces grands verres sont conçus pour mettre en valeur les vins de la pastille « Aromatique et charnu ». « Le verre permet d’aérer le vin, mais les molécules restent dans le long cou. On peut donc servir le vin plus longtemps. »

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il est inutile de mettre au cellier des vins fruités, dont les arômes n’évoluent pas avec les années. « Seuls les vins aromatiques peuvent vieillir et se bonifier, rappelle Jessica Harnois. Ils passent des arômes primaires de fruits aux arômes tertiaires de cuir et de sous-bois. Pour les autres, ça ne donne rien. »

L’épicurienne derrière la gamme de vins Bù réserve de belles surprises aux nombreux fans de ses bouteilles : trois nouveaux élixirs seront offerts en épicerie au cours de l’automne. Pour en savoir plus, on visite le site jessicaharnois.com.

Source : Marie-Josée Roy, cahier CASA, Journal de Montréal, 17 octobre 2020.