Tout est prétexte à bloquer

Qui ne se souvient pas de 1990 ? Un policier mort impuni dans un conflit avec des truands Mohawks masqués qui ont toujours peur de se montrer visage nu, incapable de dire un simple mot en français. Et des citoyens CONtribuables pris en otage durant des semaines. Voilà que ça recommence pour un conflit pourtant à des milliers de kilomètres d’ici.

Se croyant toujours au début de la colonie, ils demeurent des bandits. Heureusement, comme dans la société, ils demeurent marginaux en nombre, mais puissants en pouvoir. Cette poignée qui tient tête à un pays, faut le faire. Quand les dirigeants de ce pays sont aussi flasques et mous, il ne faut pas s’étonner du résultat. Les barricades auraient dû disparaître depuis une semaine et ça niaise encore.

Dans son édition du 29 février dernier, le Journal de Montréal publiait la chronique de Denise Bombardier, qui les décrivait très bien à mon goût. Pas tous les Mohawks, mais principalement les irréductibles, les fauteurs de troubles. Tout le monde s’offusquait de la déclaration de François Legault qui dévoilait l’existence d’armes automatiques sur la réserve. Il avait pourtant raison, comme on a pu s’en rendre compte un peu plus tard.

C’est sa description des Mohawks que je veux partager avec vous. Et elle a parfaitement raison.

LES MOHAWKS

Ce sont les Autochtones parmi les plus tonitruants. Parmi eux se terrent des truands qui imposent leurs lois et affectionnent les armes à feu « spéciales ». Non pas celles qui permettent à tout chasseur de tirer le chevreuil, l’orignal ou l’ours, mais des armes de guerre automatiques. Celles qui se retrouvent dans les mains des militaires, des terroristes et trop souvent des meurtriers de masse.

Les Mohawks sont des « warriors » irréductibles. Regardez-les défier les gens des médias sur les photos alors qu’ils maintiennent le siège sur les voies ferrées, pendant qu’ailleurs au Canada le blocage est en train de disparaître.

Les Mohawks se sont déclarés solidaires des Autochtones héréditaires de la nation des Wet’suwet’en, car ceux-ci sont des dissidents, alors que la majorité des membres de la nation a voté en faveur du gazoduc. Ces mêmes chefs dissidents ont, l’an dernier, enlevé le titre d’autochtone à trois femmes-chefs héréditaires, car elles étaient en faveur du gazoduc, source d’emplois.

DES RADICAUX

Les Mohawks de Kahnawake ont donc choisi leur camp, celui des plus radicaux des Autochtones. Qui se ressemble s’assemble. Cela explique alors pourquoi les chefs héréditaires ont rendu visite aux Mohawks de la région de Montréal avant d’accepter de rencontrer hier les autorités politiques sur leur réserve dans l’Ouest canadien.

Le secrétaire de la nation mohawk de Kahnawake, Kenneth Deer, actif il y a trente ans pendant la crise d’Oka et qui s’y connaît donc en barricades, a déclaré cette semaine : « Nous ne sommes pas canadiens ou américains, même si nous avons des territoires des deux côtés de la frontière. Nous sommes Mohawks ».

Il affirmait ainsi le droit de son peuple à l’autodétermination.

On est donc en droit de demander au porte-parole des Mohawks de nous expliquer pourquoi, s’il n’est pas canadien, il est exempt de payer des taxes en vivant sur sa réserve. Pourquoi accepte-t-il des subventions d’Ottawa ? Pourquoi utilise-t-il sa carte d’assurance maladie du Québec et pourquoi voyage-t-il avec un passeport canadien ?

AGRESSIVITÉ DIFFUSE

Il faut ici mettre en lumière une délicate réalité Mohawk. En vivant sur la réserve de Kahnawake, les membres de la tribu en désaccord avec la politique des chefs n’ont pas la vie facile. Il semble difficile, voire risqué, d’exprimer son opposition aux leaders de la maison longue. Il existe un climat de suspicion, une agressivité diffuse qui semble être le prix pour demeurer sur la réserve.

Kenneth Deer assure que les Mohawks vivent selon un système de clans et que leur société est matriarcale. On peut se demander aussi comment se vit l’égalité des sexes au sein de la réserve. Peut-on la comparer à celle des Québécoises et des Canadiennes ?

Les radicaux blancs ou autochtones ne peuvent nous rendre muets si leurs actions ne respectent pas les quelques valeurs permettant de vivre le respect, l’égalité et la justice. Le Canada ne peut plus manquer de courage. Il doit s’attabler avec les Premières Nations. Celles-ci méritent mieux que des larmes et de la condescendance.

Les Mohawks, eux, sont nos compatriotes. Quoi qu’ils en pensent.

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NOTE SUR MON HOSPITALISATION

Dans un autre ordre d’idée, je rends un immense merci à toutes celles et ceux qui ont pris la peine de m’écrire un petit mot d’encouragement durant ce court contretemps. C’est dans ces moments qu’on s’aperçoit qu’on n’est pas seul dans ce monde et que le réconfort à toujours sa place lorsque la santé nous rappelle à l’ordre.

J’ai lu avec beaucoup d’attention vos petits mots et vous pouvez accepter ces remerciements comme personnels.

Je suis de retour à mes habitudes envers mes lectrices et lecteurs, dans le calme, comme me l’a conseillé mon médecin. Par votre intérêt et votre assiduité, vous demeurez toujours ma principale source de motivation. C’est reparti !

4 réflexions sur “Tout est prétexte à bloquer

  1. Rollande et Claude

    Heureux de voir que tout va pour le mieux. Vas-y mollo car on veut pouvoir continuer à te lire encore longtemps (C’est très égoïste comme commentaire…..)

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