La naissance du King

En préambule, je vous dirais que la journée d’hier a été moche, côté température. Parti de Géorgie tôt en matinée, c’est sous les nuages et quelques taches bleues d’un ciel hypocrite que nous roulions en direction d’un lieu sacré qui a vu naître le « King » Elvis Presley. Pour s’y rendre, il nous a fallu traverser trois États; La Géorgie, l’Alabama (qui nous a fait reculer nos montres d’une heure, fuseau horaire oblige) et le Mississippi. Ce dernier État a célébré notre arrivée avec une pluie diluvienne, où la visibilité était réduite à 150 pieds maximum, jusqu’à Tupelo, lieu de naissance d’Elvis.

Depuis le temps qu’on attend le moment, nous y étions, hier à 13h00. Et même si la pluie était là, on n’allait pas rater l’occasion. Les photos qui meublent cet article vous donnent une idée de ce qu’était ce patelin en 1935, année de naissance du « King ». Surtout sa petite maison de 15 pieds sur 30 tout au plus, sans électricité ni eau courante. Vous voyez les deux appartements qui la composaient; une chambre et une cuisine. Six, sept enjambées suffisaient à la traverser. La bécosse était à l’extérieur, comme c’était la mode à l’époque.

Vernon Presley, le père d’Elvis, avait construit cette maison avec l’aide de Jessie, son père, et Vester, son frère, en 1934 ainsi que les 180$ nécessaires à sa construction, empruntés à son employeur. La famille Presley était pauvre. Cette maisonnette de deux pièces n’était éclairée que par une ampoule incandescente dans chacun des appartements et c’est là qu’Elvis Aaron Presley a vu le jour le 8 janvier 1935. Elvis était un des deux enfants de Vernon et Gladys. Son jumeau identique, Jessie Garon, était mort-né.

La ville de Tupelo a acheté la maison et refait son environnement en 1957, alors que les Presley étaient à Memphis. Elvis avait demandé un parc pour les jeunes du voisinage et il avait donné un concert bénéfice pour la cause, la même année. La propriété est toujours érigée à son endroit original et a été restaurée, décorée de meubles de l’époque et ouverte au public qui veulent la visiter.

C’est un endroit qui vaut le détour et on met 90 minutes pour le découvrir. Le site comporte un musée, un chemin de vie qui trace ses 42 ans, une statue de l’idole à 13 ans, une petite église de l’époque, déplacée et restaurée, où on y présente ses prestations de prières et des rassemblements dominicaux d’hier. De plus, plusieurs autres attractions retracent la vie de l’artiste. Bien sûr, une boutique cadeau offre toute une panoplie d’objets à des prix raisonnables.

Depuis le temps qu’on se le disait, nous y sommes passés. Et si Tupelo a été le théâtre de la naissance d’un grand artiste, on peut constater l’influence qu’il aura eu pour toute une génération. Plusieurs visitent Tupelo et Graceland sans même l’avoir connu et se rendent compte de la grandeur qu’il avait. Lorsqu’on circule dans ces lieux on peut sentir son esprit et son influence et on ne peut que se rappeler ce qu’il a fait pour la musique.

Aujourd’hui c’est Graceland qu’on visite et croyez-moi, je ne voudrais passer à côté pour rien au monde. Quand on voit ces lieux pour la première fois, beaucoup d’images meubles nos pensées. Elvis, c’était mon adolescence et mes premières années adultes. Avec Louise, au début de nos fréquentations, j’avais même dessiné Elvis pour lui offrir un portrait de son idole. Les disques et succès se répétaient de semaines en semaines. Beaucoup comme les Beatles, Elvis demeure un immortel de la musique populaire.

On s’en reparle parce qu’ici, à Memphis, au Tennessee, les trois prochaines journées seront imprégnées de la Vedette, d’Elvis, de l’Idole, du « King ». Restez à l’écoute.

Pour ceux et celles qui se demandent comment se déroule notre périple, on a roulé 779 kilomètres aujourd’hui (deux de moins qu’hier) sans embûches et entraves à la circulation. En prime, on n’a pas eu à se déplacer très loin pour souper. Voisin de l’hôtel, un excellent restaurant mexicain offre la cuisine du pays à prix dérisoire. J’avais demandé conseil au garçon d’hôtel qui me l’avait conseillé : excellent choix et délicieux.

Un conseil : au départ de Fort Myers, en Floride, deux journées sont amplement suffisantes pour se rendre ici à Memphis, au Tennessee. Rien de stressant. Cependant, l’Interstate 20, au Mississippi, est assez ennuyant. Remarquez que la pluie n’a rien amélioré, mais c’est tranquille… encore pire que les deux Carolines. Ayez avec vous un compagnon ou une compagne qui aime jaser sinon, de la bonne musique d’Elvis (pourquoi pas) fera très bien l’affaire. Si vous pensez à ceux qui se tapent Turcot, Champlain et Hippolyte-Lafontaine au Québec chaque jour, vous apprécierez !

La première étape sous 34°C

Eh oui, vous avez bien lu; 34°C. C’est la température que le thermomètre extérieur de l’auto affichait entre midi et 15 heures hier après-midi. Partis à 9h45 très exactement, la traversée de la Floride s’est déroulée sous le soleil. Au moment de mettre les pieds, ou plutôt les roues, en Géorgie, les nuages étaient omniprésents mais rien de menaçant. On aurait dit des nuages pour nous faire mieux supporter cette chaleur. Heureusement que l’auto est climatisée…

Alors la roulotte est maintenant remisée comme il se doit et selon les règles de l’art. Carl, notre chauffeur qui s’occupe magnifiquement de cette tâche, n’en n’est pas à ses premières expériences. Vous devriez le vois manœuvrer… tout simplement hallucinant. Il devait être un serpent dans une autre vie, tant il contorsionnait les éléments avec dextérité.

Le petit déjeuner derrière la cravate, on prenait la direction Nord sur l’Interstate 75. Après Ocala. On a perdu près d’une heure à rouler autour de 10-15 kilomètres à l’heure. Des travaux majeurs occupent le secteur jusqu’à l’été qui vient. Saviez-vous que cette autoroute de la côte ouest floridienne atteint une longueur de près de 500 milles ? Vous voilà instruits.

Pour le reste, circulation fluide, jusqu’à notre première halte pour la nuit, au Holiday Inn de Byron en Géorgie, à 18h00, et avec 781 kilomètres au compteur. On a cassé la croûte juste à côté chez Pizza Hut. Louise rêvait d’un Olive Garden mais bon… ce sera peut-être pour demain.

À ce sujet, j’en ai une bonne à vous raconter à propos de ce Pizza Hut. Au moment de recevoir la pizza, on déroule la serviette qui renferme nos ustensiles et on constate qu’on dispose de deux fourchettes et un seul couteau. Surpris, je demande à la serveuse un second couteau, qui me dévoile alors, candidement, que c’est la politique du restaurant de ne fournir qu’un seul couteau par table. Je n’en suis pas encore revenu. J’ai regardé le calendrier, au cas où… eh oui, le poisson d’avril était bien terminé depuis 6 jours. On n’a pas fini de s’étonner.

Donc, on repart ce matin vers 7h00, destination Tupelo, au Mississippi, pour voir en personne, la boîte de sardines où est né Elvis. On l’a bien vu en photo mais, était-ce un trucage ? Alors, comme le disait le capitaine Bonhomme du temps de mon enfance; « C’est ce qu’on sera peut-être demain, les amis ! »

La ruée vers le Nord

Notre séjour en Floride se termine aujourd’hui. Notre dernière activité, le Poker Texas Hold-Em de vendredi dernier, a couronné notre championne 2018-19 en la personne de Carole Rhéaume, au classement général de la saison avec une fiche de cinq premières positions et une deuxième place. Elle succède à Jean-Eudes Arsenault qui s’était mérité pareil honneur l’année précédente.

Ici, lentement, le complexe retrouve sa tranquillité. Les sites désertés respirent le calme. On voit un peu partout les traces laissées sur les pelouses par les tapis. Lorsqu’on reviendra, l’automne prochain, rien n’y paraîtra, et on pourra reprendre nos rituels. Comme on dit; « mieux vaut partir, si on veut revenir », n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons aux dernières corvées avec la caravane; arrêt des systèmes d’égout, coupure d’alimentation en électricité et en eau et fermeture des rallonges escamotables avant le remisage de la caravane à sellette en entrepôt, ici, à proximité. Avec les habiletés reconnues de Carl Smith, qui sait parfaitement manœuvrer ces maisons roulantes et les déposer à leur lieu de repos, c’est tiguidou !

Une fois terminé, on prend le traditionnel petit déjeuner de départ chez McDonald’s, voisin du complexe, avant de prendre la route vers le Nord, sous le plus beau des soleils avec un mercure qui approche déjà les 28°C et nous ne sommes qu’en matinée. Un beau dimanche !

Mais, cette année, on s’attarde. Nous rejoignons nos amis Lise et Serge à Memphis, dans le Tennessee pour quelques jours. Puis, on mettra le cap vers Nashville, à trois heures de route au nord-est, une autre ville de musique qu’on nous a beaucoup vanté. Alors si vous voulez partager notre périple vers la maison, nous accompagner virtuellement, venir faire un tour sur le blogue deviendra votre discipline quotidienne à appliquer. N’oubliez pas que vous êtes ici chez-vous. C’est un rendez-vous…

L’immortalité

Et si on donnait l’immortalité à nos vedettes, nos idoles, nos contemporains, ceux et celles qu’on a aimé et qui sont disparus. Partout au Québec, on pourrait procéder à des changements de rues, d’artères, de grands boulevards, d’autoroutes, de places publiques… plein d’endroit ou on pourrait facilement se rappeler.

Michel Beaudry en a fait le sujet de son article, paru dans le Journal de Montréal d’hier, et que j’endosse à 150%. C’est une merveilleuse idée, et que nos comités de toponymie s’y mettent sérieusement pour immortaliser ceux et celles qui ont fait une différence, qui se sont investis envers la communauté, qui ont laissé leur marque. C’est le texte, cette merveilleuse idée, que je veux partager avec vous.

AU NOM DE… Michel Beaudry

Enrico Ciccone est maintenant député, Denis Coderre devient boxeur et Jean Lapierre sera une autoroute. Faut pas avoir peur du changement. Il ne faut surtout pas avoir peur d’honorer ceux qu’on a aimés.

Le tronçon de l’A-10 au nom de Jean, c’est un naturel sympathique. Comme il faut immortaliser Bernard Landry dans le coin de Verchères, qui lui était si chère. Et Lise Payette ? Charles Aznavour, dont le Québec était un maillon d’amour depuis les années 1950.

Gilles Pelletier, Albert Millaire, Paul-Gérin-Lajoie, Carmen Campagne, Pierre Lalonde, et mettez-en. Madame Sutto, Tex, Patrick Bourgeois, René Angélil, Leonard Cohen, et pourquoi pas Johnny Hallyday. J’en oublie, j’en passe.

Il y a des noms de rues qui ne demande qu’à être changés. Parmi ceux-là, il y a celle de notre grand ami Sir John Coape Sherbrooke, né et mort en Angleterre, qui a été gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique pendant deux petites années au début du 19e siècle, et qui a pourtant sa ville, sa très grande rue et sa station de métro. C’est beaucoup, non ?

ET LES SAINTS ?

Si on enlève les crucifix pour effacer les signes religieux, est-ce qu’on enlève les saints aux noms de rues, au nom de villages, aux noms de villes?

Pis, allez-vous cueillir des bleuets au lac Jean, cette année ? Ou êtes-vous plus du genre qui se tient dans le nord, genre Jérôme, Sauveur, Agathe ou Jovite ? Moi, j’aime bien aller prendre un café sur la Denis près de la Catherine.

Salut les laïques !

Bonne idée pour régler l’industrie du taxi

Le projet de loi, concernant l’industrie du taxi, est en plein tourment. Et en analysant la situation, les chauffeurs de taxi qui suivaient les directives du Québec, sont à la veille de tout perdre. Leurs permis d’opérations achetés à gros prix, est menacé avec l’application de cette loi. Les parties concernées ont beau tenir des réunions, chacun reste sur sa position. Il y a un responsable de cette refonte et c’est Uber, sans aucun doute.

Michel Girard y allait d’une suggestion qui mérite amplement d’être étudiée, le 28 mars dernier, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal. Faire payer les responsables, en l’occurrence Uber, en guise de représailles, envers l’industrie du taxi. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui…

IMPOSER UNE TAXE SPÉCIALE À UBER
Michel Girard

Dans son analyse d’impact réglementaire sur le projet de loi visant à réformer l’industrie du taxi, le ministère des Transports évalue à 745 millions de dollars la valeur des permis de taxi existants, laquelle valeur va fondre à zéro avec l’entrée en vigueur de la réforme.

C’est 245 M$ de plus que les 500 M$ actuellement offerts à titre de dédommagement par le gouvernement Legault et son ministre des Transport et parrain de la réforme, François Bonnardel.

En enlevant « toute valeur » aux permis de taxi existants, le ministère reconnaît qu’il « s’agit d’un impact financier considérable » pour les titulaires.

Voilà pourquoi, en toute équité envers les détenteurs des permis de taxi, le gouvernement Legault devrait ainsi bonifier son offre jusqu’à hauteur de 745 M$.

Pour éponger ce supplément de 245 M$ par rapport à l’offre qui est actuellement sur la table, le gouvernement Legault devrait mettre Uber à contribution. Comment ? En lui imposant une « taxe spéciale » sur ses revenus au Québec.

L’ENVAHISSEUR

Que l’industrie du taxi au Québec améliore ses services tout en se modernisant, ça m’apparaît justifié. Mais fallait-il pour autant accepter en 2014 que la multinationale Uber envahisse le Québec avec sa plateforme électronique, et ce, sans avoir à débourser un cent pour acquérir des permis de taxi et ainsi respecter la réglementation en vigueur ?

Il est là le problème. Dans un premier temps, le gouvernement Couillard a « légalisé » la percée d’Uber au Québec par l’entremise d’un projet pilote. Et aujourd’hui, le gouvernement Legault « uberise » l’industrie du taxi avec une réforme qui réduit à zéro la valeur des permis.

COMPENSATION INSUFFISANTE

Comme la compensation gouvernementale de 500 M$ ne couvre qu’en partie la perte de valeur que les propriétaires de permis vont subir en raison de la réforme, il fallait évidemment s’attendre à ce qu’ils envahissent la rue en guise de contestation.

Mettez-vous à la place des propriétaires des 7630 permis de taxi qui ont payé jusqu’à 200 000 $ par permis pour acquérir le droit de travailler dans l’industrie du taxi, et qui, du jour au lendemain, doivent se contenter de recevoir à peine 5 530 $ par permis ! Lourdement endettés, plusieurs d’entre eux se dirigent carrément vers la faillite à la suite de l’offre du gouvernement Legault.

LA SOLUTION

Compte tenu du nombre de permis en circulation, soit 7630, le ministère des Transports en évalue présentement la valeur moyenne à environ 97 680 $. C’est 32 150 $ de plus par permis que l’offre déposée par le ministre Bonnardel.

Même avec ce montant additionnel, des milliers de détenteurs de permis ne réussiront sans doute pas à couvrir entièrement le prix qu’ils ont payé pour acheter leur permis. Mais les pertes seront réduites d’autant, ce qui permettra à plusieurs d’entre eux d’éviter la faillite.

L’uberisation du taxi nous coûte très cher. À cause de quoi ? Du laxisme gouvernemental qui a entouré la venue d’Uber au Québec.

La conjugaison du verbe « venir »

Une petite vite ce matin, lectrices et lecteurs. Attention de ne pas vous étouffer avec votre café.

C’est un type qui va chez son médecin sexologue parce qu’il ne vient plus :

– Docteur, je ne viens plus !

Le médecin l’examine et lui donne des cachets :

– Vous prenez ces cachets. Si vous venez, ne revenez pas, mais si vous ne venez toujours pas, eh bien! Revenez me voir.

Quelques semaines plus tard, le type revient de nouveau chez le médecin. Il s’adresse à la secrétaire :

– Mademoiselle, je suis venu il y a quelques semaines parce que je ne venais pas. Le médecin m’a donné des cachets et m’a demandé de ne pas venir si je venais mais que si je ne venais pas, de venir aussitôt. J’ai pris les cachets et je suis venu. Alors, je ne suis pas revenu. Cependant, maintenant je ne viens plus alors, me voici.

La secrétaire va parler au médecin.

– Docteur, il y a ici ce type à qui vous aviez demandé de ne pas revenir s’il venait et de venir s’il ne venait pas. Il est venu donc, il n’est pas revenu, mais, aujourd’hui il ne vient plus alors, il est venu. »

Le docteur lui répondit :

– Parfait mademoiselle, faites-le venir.

Et la secrétaire lui répondit :

– C’est ce que j’ai fait docteur, et il est reparti !

La leçon de français (37)

LE PASSÉ SIMPLE DE L’INDICATIF : êtreavoir – VERBES DU 1ER GROUPE

Règles

Les verbes avoir et être ont des formes particulières au passé simple.

Quand j’eus des soucis, je fus content(e) d’avoir des amis.

Quand tu eus des soucis, tu fus content(e) d’avoir des amis.

Quand elle eut des soucis, elle fut contente d’avoir des amis.

Quand nous eûmes des soucis, nous fûmes content(e)s d’avoir des amis.

Quand vous eûtes des soucis, vous fûtes content(e)s d’avoir des amis.

Quand ils eurent des soucis, ils furent contents d’avoir des amis.

Tous les verbes du 1er groupe ont les mêmes terminaisons qui s’ajoutent au radical.

Je respirai. Tu t’ennuyas. Il économisa.

Nous discutâmes. Vous dinâtes. Elles s’éloignèrent.

Les terminaisons de la 1re personne du singulier de l’imparfait et du passé simple sont homophones; pour ne pas les confondre, changez de personne !

Tous les matins, je me levais tôt. Tous les matins, tu te levais tôt. (imparfait)

Ce jour-là, je me levai tôt. Ce jour-là, tu te levas tôt. (passé simple)

Attention ! Les 1re et 2e personnes du pluriel ne sont guère employées. On ne les rencontre que dans les récits.

Astuce ! Le verbe aller a les mêmes terminaisons que les verbes du 1er groupe.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Nous … vraiment surpris par ta nouvelle coiffure en forme de banane.

A) fûtes – B) eûtes – C) eûmes – D) fûmes

2- Quel est le seul verbe conjugué au passé simple ?

A) tu te fâchais – B) elle s’étirait – C) ils s’écroulèrent – D) vous vous éveillez

3- À quel temps de l’indicatif es verbes en gras sont-ils conjugués ?

Avec son air câlin, ce chaton apitoya Jessy qui l’adopta aussitôt.

A) imparfait / imparfait – B) passé simple / passé simple

C) imparfait / passé simple – D) passé simple / imparfait

4- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Dès son arrêt, tu t’… dans l’autobus car tu … en retard.

A) engouffrai / étais – B) engouffras / étais

C) engouffre / étais – D) engouffra / était

5- La forme verbale en gras est-elle correcte ?

Au bord de la falaise, pris de vertige, je reculai.

A) oui – B) non

6- Quel est l’infinitif du verbe en gras ?

Tu retiras le linge de la machine.

A) retenir – B) retendre – C) retirer

7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Tous les spectateurs en … pour leur argent : le concert … de qualité.

A) aurons / fûmes – B) avaient / fus

C) eurent / fut – D) avait / fut

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) D – 2) C* – 3) B – 4) B – 5) A – 6) C – 7) C
* Les deux premiers verbes sont à l’imparfait et le dernier au présent de l’indicatif.

NDLR: Exceptionnellement, la leçon de français fera relâche la semaine prochaine et vous reviendra le 17 avril.

Histoires de prêtres

– Bonjour M. le curé, je me pose une question : qu’est-ce qu’elle faisait comme métier, la Vierge Marie ?

– Elle était mère de famille, mon petit René.

– Alors pourquoi a-t-elle mis Jésus à la crèche, comme mon frère et moi?

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Deux prêtres catholiques discutent en marchant dans un jardin.

– Crois-tu que nous verrons un jour le mariage des prêtres ? demande l’un.

L’autre de lui répondre :

– Nous non, mais nos enfants, sûrement !

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Un curé rencontre une de ses paroissiennes qu’il ne voit jamais à l’église. Comme il s’en étonne, la dame lui déclare:

– Oh je suis croyante, monsieur le Curé, mais je ne pratique pas.

– C’est comme moi, répond le curé: je suis nudiste, mais je ne pratique pas.

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Comment sait-on que les Beatles étaient catholiques ?

– D’abord, ils ont été anoblis pas la reine et depuis on les a appelés « sœurs » et le chef du groupe s’appelait « John les Nones ».

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La catéchiste demande aux enfants combien il y a de sacrements. Une petite fille se lève et dit:

– Il n’y en a plus.

– Et pourquoi donc ?

– Parce que ma grand-mère a reçu le dernier…

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Au Kenya, un touriste égaré se retrouve nez à nez avec un lion. Ne sachant que faire pour sauver sa peau, il s’agenouille et prie :

– Dieu, faites que ce lion ait une pensée chrétienne….

Alors, le miracle se produit et le touriste entend le lion prier :

– Dieu, bénissez ce repas !

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C’est dans un petit village, un fermier va se confesser. Il entre dans le confessionnal et le prêtre lui dit :

– Dis-moi Jean, puisqu’on est dans le secret de la confession, dis-moi qui est-ce qui vole mes poules ?

– Je n’entends pas mon père.

– Dis-moi qui est ce qui vole mes poules ?

– Je suis désolé, mon père, mais je n’entends pas.

– Dis-moi qui est-ce qui vole mes poules ?

– Je suis désolé mon père mais je n’entends toujours pas.

À ce moment le prêtre sort et dit :

– Viens, on change de place.

Ils changent de place et Jean dit :

– Dites-moi mon père, qui est-ce qui baise ma femme pendant que je suis au champ ?

– Mais tu as raison, Jean ! on n’entend rien ici !

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Une femme se promène et rencontre le prêtre de sa paroisse.

– Bonjour Madame, ne vous ai-je pas mariée il y a deux ans ?

– Si, Monsieur le curé.

– Avez-vous des enfants ?

– Non ! Monsieur le curé. Nous essayons en vain d’en avoir depuis notre mariage.

– Je vais à Rome la semaine prochaine et je vais allumer un cierge pour vous.

Huit ans plus tard, elle croise de nouveau le curé devenu évêque.

– Comment allez-vous? Lui demande-t-il.

– Très bien.

– Avez-vous eu des enfants ?

– J’ai 3 paires de jumeaux et 4 filles en plus, soit un total de 10 enfants. Et j’en attends un autre.

– Ah oui !?! … Et comment va votre mari ?

– Très bien. Il est en voyage: il est parti à Rome éteindre votre bougie à la con !

Le poisson d’avril et son histoire

Le premier jour du mois d’avril ramène toujours son fatal cortège de farces plus ou moins spirituelles et d’attrapes que tout le monde goûte, sauf celui qui en est la victime.

Le 1er avril, un grand nombre de gens, selon une coutume antique autant que solennelle, tâcheront de se mystifier et de rompre un peu la monotonie de cette vie.

L’origine de cette coutume se perd dans la nuit des temps et les historiens s’accordent peu sur sa source. Il est certain que le poisson fut un symbole dès les premières années de l’ère chrétienne. Comment ce qui fut d’abord un symbole devint l’objet de farces et de plaisanteries, voilé justement ce que personne n’a su encore expliquer.

Les anthologistes nous disent que la coutume du poisson d’avril remonte au XVIième siècle alors que le roi de France changea par un édit la date du commencement de l’année qui était alors au premier avril. La date des étrennes changea en même temps, et ceux qui préféraient encore le 1er avril au premier janvier se virent l’objet des facéties des esprits « ultramodernes » d’alors que leur envoyaient des cadeaux dérisoires ou leur tendaient des pièges inoffensifs.

C’est aussi en avril que se termine le passage zodiacal des poissons.

Ces explications sont sans doute satisfaisantes, mais il appert que ces messieurs les anthologistes ne se sont pas donné la peine de consulter tous les vieux parchemins, autrement ils auraient appris que l’origine du poisson d’avril remonte au Paradis terrestre, ce qui n’est pas d’hier.

Donc, les naïfs et les crédules devront se tenir sur leurs gardes, un 1er avril, s’ils ne veulent pas risquer d’aller chercher la corde à virer le vent, la clef du Champs de mars, une vrille à percer des trous carrés ou autres fantaisies rajeunies constamment.

Auparavant, sur les navires anglais, le mousse était envoyé chercher la clef de la quille du bateau et il le faisait avec courage jusqu’au moment où il tombait sur un officiel de mauvaise humeur qui lui collait une punition pour lui éclairer l’intellect.

Au Québec, au XIXe siècle, il était d’usage dans beaucoup de familles d’offrir aux amis des petits poissons en sucreries ou en chocolat. D’autres, d’un naturel cruellement farceur, se contentaient d’envoyer un vrai poisson dont l’odeur suffisait pour déceler l’antique origine. Quand un naïf se laissait prendre, les spectateurs et surtout les auteurs de la farce, riaient comme des bossus, quitte à devenir eux-mêmes victimes d’une autre plaisanterie mieux agencée que la leur.

Les chiromanciens disent que les femmes qui sont nées le 1er avril ont le mutisme des poissons quand il s’agit de garder un secret et que leur esprit a toute la grâce et la vitesse d’évolution de ces petits poissons rouges ou d’or que l’on conserve chez soi dans des aquariums. Si la chose n’est pas toujours d’une rigoureuse exactitude, on avouera que comme compliment, ça n’est pas mal trouvé.

En attendant, gare au 1er avril.

Source : Histoire du Québec

NDLR : Mais la meilleure histoire rocambolesque que j’ai publié sur ce blogue, pour le poisson d’avril, remonte au 1er avril 2015. Ce jour-là, j’ai annoncé en grande pompe, la demande en mariage officielle du beau-frère Jean-Guy, alias « Boum Boum », envers Francine, alias « Zézette », sa douce des trente dernières années. Le meilleur coup de ma vie, et si ça vous tente de relire la nouvelle, voici le lien. On attend encore la suite…

Ygreck, et ses perles de mars

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses meilleures perles de mars.

Rapport de « Snowbird »

Dans huit jours très exactement, nous reprendrons la route pour le retour au bercail, et ainsi mettre fin à notre 16e hiver au pays des gougounes. On dit que toute bonne chose a une fin et ce n’est pas peu dire.

De jour en jour, les sites deviennent vacants. Les snowbirds montent vers le Nord. Paradoxalement, les conteneurs à ordures se remplissent à la vitesse de l’éclair. Les denrées périssables et tout ce qu’on ne peut garder y trouve refuge. C’est le secteur du complexe le plus fréquenté, fin mars.

C’est aussi le moment où le Comité social clôture la saison par un traditionnel spaghetti avec boulettes de viande, très couru. Plus de 400 personnes ont partagé ce délicieux repas à s’en slaquer la ceinture, pour terminer avec la dernière soirée dansante de la saison. Le comité organisateur profitait de ce dernier événement pour vider les réfrigérateurs de victuailles qu’ils revendaient à des prix dérisoires.

Même générosité pour les tirages de la contribution volontaire qui, exceptionnellement, devaient trouver preneurs pour cet événement sans lendemain. Deux cagnottes non réclamées d’une soirée précédente, ont ainsi été remises à des chanceux.

Par les temps qui courent, la phrase la plus véhiculée est ; « Vous partez quand ? » Tout le monde veut savoir et partout, on organise des petites rencontres pour trinquer un dernier verre, se rappeler des anecdotes, et se donner rendez-vous l’automne prochain.

Pour ma part, notre dernière prestation musicale des « Mercredis sous le Tiki », a eu lieu mercredi dernier, et inutile de vous dire que certains étaient émus. Que voulez-vous, des liens se tissent entre nous et on espère de tout cœur, se retrouver l’automne prochain, pour partager à nouveau, ces instants précieux de pur bonheur. Pour l’occasion, mon ami Serge s’est joint encore une fois au groupe et sa présence fut très appréciée.

On a profité de quelques instants pour saluer notre ami Robert, qui récupère de sa récente chirurgie cardiaque. Il voulait nous voir en passant. On va s’ennuyer aussi de Rose, qui nous désaltère avec ses canettes de bière qu’elle a la gentillesse de nous offrir. Cette octogénaire nous avoue candidement qu’on fait son bonheur tous les mercredis après-midi. Elle espère être des nôtres l’automne prochain. Nous aussi Rose.

Quelques activités subsistent tant qu’il reste des participants. Je veux parler des vendredis de poker Texas Hold-em que j’organise jusqu’à vendredi prochain 5 avril. Hier, nous étions 15 fanatiques autour de deux tables, à se disputer les honneurs. Une activité très courue et qui tient l’affiche un peu partout sur le complexe. Il y a le poker des femmes, celui des Américains, sans compter les petits groupes qui se forment également en privé, sous les chaumières.

Notre révérence est prévue pour dimanche prochain, le 7 avril, en matinée. Mais on ne rentre pas chez nous immédiatement. Avec nos amis Lise et Serge, ils nous feront découvrir le patelin d’Elvis, à Memphis pour deux jours, puis une visite du royaume du blues et du country à Nashville, pour deux autres journées. Verrons-nous PK ? On ne sait jamais. Ça faisait un bon moment qu’on se promettait un tel séjour et nos amis nous ont proposé de bénéficier de leur expérience.

Ceci est mon dernier reportage de nos quartiers d’hiver, mais continuez de venir faire votre tour sur le blogue, pour être au courant de nos découvertes. Est-ce qu’Elvis est encore vivant ? C’est ce qu’on va découvrir. C’était l’idole de ma douce et Elvis a eu le malheur de décéder le jour son 25e anniversaire. Un triste souvenir, d’autant plus qu’en cette journée du 16 août 1977, j’avais organisé une petite réception avec la famille et nos amis de l’époque. Loulou était heureuse de sa fête mais attristée du départ de son idole.

Cette dernière semaine sera mouvementée. Il nous faut tout ranger, nettoyer la caravane, démonter la remise, enfin bref, se préparer pour le départ et le remisage de la caravane dans l’enclos prévu à cette fin. Notre motivation; nous quittons pour mieux revenir l’automne prochain. On est heureux de revenir chez-nous.

Je vous remercie des commentaires que vous m’avez fait parvenir et continuez de visiter mon blogue régulièrement. Comme je le dis souvent, vous m’êtes indispensables.

Laïcité : pourquoi des compromis ?

Enfin, un gouvernement décide d’en finir une bonne fois pour toute avec le niaisage des onze dernières années sur la neutralité des employés de l’État et des personnes en autorité. Le gouvernement Legault a accouché de son projet de loi qui, certes, fera des vagues et alimentera abondamment le débat, mais doit être adopté. D’ailleurs, c’est déjà commencé.

Le seul problème que j’ai avec le projet de loi c’est qu’il crée des exceptions qui n’ont pas leur raison d’être. Pourquoi permettre le port de signe religieux à ceux qui sont déjà en poste d’autorité ? On aboutit à deux groupes de personnes qui font le même travail, mais qui bénéficient d’exceptions. Aussi, pourquoi on soustrait les écoles privées et les CPE de la loi ? Ne sont-ils pas des éducateurs ? Qui dit éducateur, dit, personne ayant autorité. Ils devraient être inclus ! Point à la ligne !

La levée de boucliers est enclenchée mais la loi imposerait l’interdiction du port de signes religieux au moment d’exercer leur pouvoir d’autorité. Une fois leur travail terminé, rien ne les empêche d’afficher leurs signes religieux. Il est où le problème ? Une forte majorité de Québécois a affirmé son appui à une telle loi. Il ne faut pas reculer. Absolument pas !

Du côté anglophone, on affirme déjà défier la loi. Cette loi doit avoir du muscle pour imposer des conséquences très sévères aux hors la loi qu’on peut qualifier de désobéissance civile. Ça vous surprend ? On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Finalement, la réaction des fédéraux et des autres provinces ne surprend personne. S’ils étaient dans nos souliers, ils feraient probablement la même chose. En période électorale, leurs propos négatifs étaient prévisibles.

On n’a pas fini d’en entendre parler mais je souhaite que la loi soit adoptée rapidement, sans créer d’exceptions à l’intérieur des groupes, dans l’ordre et le respect de tous. Ensuite, qu’on passe à autre chose.