La leçon de français

Vous connaissez mon amour de la langue française écrite. Ça ne date pas d’hier et il en a toujours été ainsi depuis ma première année du secondaire, alors que mon professeur de français avait exercé une très grande influence sur cette matière académique. J’aime que le français, qu’il soit écrit dans une forme simple ou élaborée, le soit correctement et surtout sans fautes.

Inutile de vous dire que Facebook, à ce chapitre, m’horripile beaucoup. De la phonétique douteuse aux abréviations incompréhensibles, il faut souvent relire pour en découvrir le sens. Avec les outils de traitements de textes d’aujourd’hui, il est facile de se corriger en prêtant attention à ce qu’on frappe. Ça ne prend que quelques secondes pour en faire toute la différence.

Donc, à compter de maintenant, je vous proposerai à l’occasion, « La leçon de français »; des articles sur quelques exercices d’orthographe, de grammaire et de conjugaison, puisés à même les bouquins de LAROUSSE sur la question. Rien de fastidieux, mais court et simple. À vous d’en profiter. Si par vos commentaires l’engouement est là, j’augmenterai légèrement la fréquence. On débute…

LES ACCENTS, LE TRÉMA, L’ÉLISION

Règles

L’accent aigu se place seulement sur la lettre « e » qui devient : Téléphoner, la santé, un médecin.

L’accent grave se place sur la lettre « e » qui devient : une pièce, une lèvre, un mètre. On trouve parfois un accent grave sur « a » et « u » : déjà, où (le lieu).

L’accent circonflexe se place sur la lettre « e » qui devient : la fête, même, une arête. On trouve un accent circonflexe sur les autres voyelles : un gâteau, bientôt, le dîner, brûler.

Astuce! Il n’y a jamais d’accent devant deux consonnes : un bâtiment mais battre; un hôtel mais une hotte.

Le tréma indique que l’on doit prononcer séparément la voyelle qui le précède immédiatement : la faïence, héroïque, Noël.

L’élision permet de remplacer une voyelle par une apostrophe devant un mot débutant par une voyelle : Larbre, souvrir, quelquun, lillusion.

Exercice 1

1- Quel est l’accent oublié sur le mot gras ?

Juliette vient d’acheter un nouveau tube de rouge à levres.

A) accent aigu – B) accent grave – C) pas d’oubli

2- Quelle est la lettre manquante de ce nom ?

Une extr…mité.

A) é – B) è – C) ê – D) e

3- Quel est l’accent oublié sur le mot gras ?

Un orage de grele s’abat sur le vignoble bordelais.

A) accent aigu – B) accent circonflexe – C) accent grave – D) pas d’oubli

4- Quel est l’accent oublié sur le mot gras ?

Le médecin prescrit un nouveau médicament au malade.

A) accent aigu – B) accent grave – C) pas d’oubli

5- Quel est le signe oublié sur le mot en gras ?

Maman déclare que la chambre de Lilou est un vrai capharnaum.

A) tréma sur le deuxième « a » – B) tréma sur le troisième « a » – C) tréma sur le « u » – D) pas d’oubli

6- Combien manque-t-il d’accents dans la phrase suivante ?

Pour regler la facture du demenagement, Cleopatre a hativement signe un cheque.

A) six – B) sept – C) huit – D) neuf

7- Combien manque-t-il d’accents et de trémas dans la phrase suivante ?

La fievre thyphoide survient lorsque les regles d’hygiene ne sont pas respectees.

A) deux accents aigus / deux accents graves / un tréma – B) un accent aigu / trois accents graves / un tréma

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A – 3) B – 4) C – 5) C – 6) C – 7) B

L’importance de l’assurance voyage

Vous planifiez un voyage à l’étranger? Vous passez l’hiver dans le Sud? Peu importe, l’assurance voyage demeure une priorité à considérer, une protection inestimable si le malheur vous frappe.

Les voyages sont idéals pour oublier ses soucis, se détendre et s’amuser avec la famille et les amis. La souscription d’une assurance voyage protège cette tranquillité d’esprit.

Personne ne s’attend à des incidents fâcheux pendant un voyage. Dans de tels cas, les frais médicaux d’urgence, les frais de déplacement de dernière minute pour rentrer chez soi et les frais connexes pourraient être élevés.

Beaucoup de Canadiens pensent que le régime d’assurance maladie du gouvernement couvre tous les frais médicaux d’urgence lorsqu’ils se déplacent au pays ou à l’étranger. Ce n’est pas toujours le cas.

Voici quelques chiffres à considérer au moment de décider s’il faut souscrire une assurance voyage.

  • Selon un sondage mené en 2015 par l’Association canadienne de l’assurance voyage, 23% des voyageurs canadiens en voyage à l’étranger ont reçu des soins médicaux à un moment ou un autre.
  • D’après un rapport de l’International Federation of Health Plans, les séjours moyens dans les hôpitaux américains coûtaient plus de 5 000$ par jour en 2015.
  • Le régime d’assurance maladie du gouvernement pourrait ne couvrir qu’une fraction des frais médicaux d’urgence.

Pourquoi risquer d’avoir à payer des milliers de dollars? Pensez-y!

Source : Contact Costco, Juillet-août 2018

Diabète : découvrir les lupins

Les lupins sont une légumineuse, au même titre que les lentilles, les pois chiches ou encore les haricots.

En plus d’être économiques et polyvalentes, les légumineuses ont une excellente valeur nutritive et représentent un bon choix pour les personnes diabétiques.

Les lupins contiennent deux fois plus de fibres que les autres légumineuses, comme les lentilles, pois chiches et haricots rouges. Un avantage considérable pour les personnes diabétiques!

Comme les autres légumineuses, les lupins sont un substitut de viande très intéressant en raison de leur teneur en protéines. En raison de leur teneur plus élevée en sodium, s’ils sont consommés en conserve, on conseille cependant de bien les rincer et de les apprêter sans ajouter de sel.

COMMENT CONSOMMER LES LUPINS

Partout, autour de la Méditerranée, le lupin est traditionnellement consommé comme grignotine à l’apéro. Bien qu’il change de nom selon le pays, la façon de le manger est similaire : en saumure, accompagné d’une boisson. Au Québec, il est possible de s’en procurer en saumure dans des épiceries spécialisées, particulièrement dans des épiceries italiennes, portugaises ou espagnoles. Attention toutefois, il s’agit alors d’une grignotine très salée.

Autrement, dans la plupart des épiceries, les lupins sont vendus secs et en conserve. Ils peuvent alors être cuisinés et consommés comme n’importe quelle autre légumineuse : en salade, en soupe, en sauce, etc. Il faut cependant s’armer de patience si l’on décide de les acheter secs et de les cuire soi-même. Le lupin a un goût très amer et doit donc être trempé, cuit et trempé à nouveau. Le processus dure environ 4 jours.

En Europe, il est transformé au même titre que le soya et on retrouve entre autres des burgers de lupin, du yogourt de lupin et divers produits transformés à base de farine de lupin. En raison de sa popularité croissante et de sa versatilité, le lupin est surnommé le nouveau soya. Cette tendance semble arriver au Québec et nous verrons certainement de plus en plus de produits à base de lupin sur les tablettes des épiceries.

ATTENTION AUX ALLERGIES

Allergies alimentaires Canada met en garde les personnes allergiques aux arachides contre la consommation de lupin puisqu’il s’agit d’une légumineuse appartenant à la même famille. Des études suggèrent que les personnes allergiques aux arachides sont ainsi plus susceptibles d’être aussi allergiques aux lupins. Plus précisément, une étude a démontré que sur 23 personnes allergiques aux arachides, 15 étaient aussi allergiques à la farine de lupin.

Source : Revue Plein-Soleil. Été 2018, p7

Ma recette de café glacé

Rien de plus désaltérant qu’un délicieux café, très glacé, en relaxant autour de la piscine où sur la terrasse. J’ai concocté ma propre recette qu’il me fait plaisir de partager avec vous,

Je n’ai pas la prétention d’affirmer qu’elle est la meilleure, il y en a beaucoup d’autres, mais elle est bonne en simonac.

Ingrédients

4 oz (120 ml) de votre café préféré, refroidi et noir;

4 oz (120 ml) de crème à café 10%;

1 c. à table (30 ml) d’extrait de vanille;

2 c. à table (60 ml) de sirop d’érable;

Noix de crème fouettée;

Glaçons.

Préparation

Dans un grand verre, déposer 5 ou 6 glaçons;

Verser le café refroidi;

Verser la crème à café;

Ajouter la vanille et le sirop d’érable;

Bien remuer avec une cuillère;

Ajouter une noix de crème fouetté en surface et servir.

Chut ! Ne le dites pas à Isabelle Huot… elle va le classer dans les mauvais choix !

Salmigondis

SE FAIRE SOIGNER AILLEURS

Si je m’appelais Couillard, Barrette ou Bolduc, je me ferais petit et discret devant le fait que près de 200 000 personnes se font soigner à l’extérieur du Québec annuellement et principalement en Ontario. Avec les méga milliards de dollars que nous investissons dans notre service de santé, c’est le constat d’un misérable échec. Pour Barrette, ça semble être de la petite bière, puisqu’il paie le même montant que si le service était reçu au Québec. La belle affaire! Très désolant d’entendre de tels propos. Si j’avais un conseil à donner au prochain gouvernement, il doit à tout prix, éviter de nommer un médecin au ministère de la Santé. Oh que non! Assignez un super gestionnaire axé sur le service performant. Ce n’est pas compliqué de faire fonctionner un ministère; tu cesses de faire des relations publiques autour du globe et tu te mêles de tes affaires, tu fais ta job!

LES COMPAGNIES D’ASSURANCES ONT TRANCHÉ ET MIS LEURS CULOTTES

Dans le dossier des chiens pitbulls, les compagnies d’assurance ont tranchés comparativement à nos « zamis » les politiciens. Tu as un pitbull? Ça va te coûter un bras pour t’assurer et parfois même on refusera de t’assurer. Cela a l’avantage d’être clair. « Pourtant, le mien est docile et pas dangereux du tout et c’est injuste, » entend-t-on! Ils ne feront pas d’enquêtes pour cibler des catégories. Les pitbulls font partie des chiens dangereux, point à la ligne. Nos politiciens provinciaux et madame la mairesse Plante, c’est connu, ne sont pas capable de décider. Ils n’ont pas de couilles (au sens figuré bien sûr). Un maire qui mérite des félicitations est Monsieur Yvon Deshaies, de Louiseville, qui oblige la muselière pour TOUS les chiens qui déambulent à l’extérieur de leur terrain, dans sa municipalité. Bravo Monsieur le maire pour avoir mis et porté vos culottes.

UN AFFRONT D’AIRBUS

Pour effacer toute trace du Québec, Airbus a rebaptisé l’avion C Series en A-220 en grande pompe, avec communiqués totalement en anglais, à Toulouse le 10 juillet dernier. Tout un affront servi au Québec dans ce qu’on peut appeler le don du siècle. Bombardier avait investi la bagatelle de 8 milliards de dollars dans l’aventure, dont 1,3 milliard, généreusement donné par Couillard, venait directement de nos poches, les CONtribuables québécois. En affaire, point de sentiments et c’est tellement vrai dans ce dossier. Nous venons de passer de génie à porteur d’eau. René Lévesque doit se retourner dans sa tombe. Comme respect envers le Québec, c’est complètement inacceptable.

UN AUTRE FLEURON QUÉBÉCOIS SOUS CONTRÔLE ÉTRANGER

Autre temps autre mœurs. Ce qui faisait l’envie et la prospérité des Québécois après la révolution tranquille, prend le bord au profit d’étrangers. Michelin avale CAMSO, un fabricant multinational de chenilles et de pneus. L’époque du « Maître chez nous » semble très loin maintenant. Un grand coup de cash pour la Caisse de dépôt et placement du Québec, du Fonds de solidarité FTQ, et du gouvernement du Québec. Comme le disait Michel Girard, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal, « Cela prouve trois choses; De grands industriels français reconnaissent qu’on a un talent fou au Québec pour créer des produits industriels de calibre mondial. Puis, des industriels québécois préfèrent céder le contrôle de leurs entreprises et passer au cash au lieu de conquérir le monde. Finalement, il ne faut pas compter sur l’actuel gouvernement ni sur notre Caisse de dépôt et placement pour rester « maîtres chez nous. »

Depuis 2015, les entreprises suivantes ont été vendues à des étrangers; Cirque du Soleil (TPG US), RONA (Lowe’S US), CANAM (AIP, US), C Series (Airbus, France), Atrium (Nestlé (Suisse) et finalement TM4 filiale d’Hydro-Québec (Dania, US). Triste à mourir!

Logique militaire imparable!

Une femme a interviewé à la radio le Major Général australien Peter Cosgrove au sujet des scouts qui visiteront le QG militaire aux frais de l’armée (un genre de camp d’été, quoi).

La journaliste :

– Donc, Général Cosgrove, qu’allez-vous enseigner aux scouts sur votre base ?

GENERAL COSGROVE:

– Le tir à l’arc, le tir a la carabine, le canoë et l’escalade.

La journaliste :

– Le tir, ne trouvez-vous pas ça irresponsable ?

GENERAL COSGROVE:

– Je ne vois pas pourquoi ce le serait, ils seront encadrés de façon appropriée.

La journaliste :

– Admettez que le tir est une activité très dangereuse à enseigner aux enfants !

GENERAL COSGROVE:

– Je ne vois pas pourquoi. Nous leurs enseignerons la discipline nécessaire aux armes à feu avant qu’ils n’en touchent une.

La journaliste :

– Mais vous les équipez pour en faire des tueurs violents !

GENERAL COSGROVE :

– Mais… Madame, vous êtes parfaitement équipée pour faire de la prostitution… en faites-vous…?

…Silence sur les ondes, l’interview était terminée !

Trois gouttes de lumière…

LA SAGESSE DANS LE CHOCOLAT CHAUD

Tout en jasant lors d’une réunion, un groupe de gradués, bien établis dans leurs carrières, décidèrent de rendre visite à leur vieux professeur d’université, maintenant retraité.

Pendant leur visite, la conversation tourna autour des plaintes concernant le stress dans leur travail et leur vie.

Offrant à ses invités du chocolat chaud, le professeur alla dans sa cuisine et revint avec un gros contenant de chocolat chaud et un assortiment de tasses – en porcelaine, en verre, en cristal, très simples, certaines dispendieuses, d’autres exclusives – et il leur dit de se servir à leur goût.

Quand ils eurent tous une tasse de chocolat chaud en main, le professeur leur dit :

Vu qu’il est normal pour vous de vouloir toujours le meilleur pour vous-même, voilà la source de vos problèmes et de votre stress.

La tasse dans laquelle vous buvez n’ajoute rien à la qualité du chocolat chaud. Dans la plupart des cas, elle est juste plus dispendieuse et, dans certains cas, elle cache même ce que vous buvez.

Ce que vous vouliez tous était du chocolat chaud, pas la tasse, mais vous avez consciemment choisi les plus belles tasses. Et vous vous êtes mis à z’yeuter la tasse de l’autre. Maintenant, considérez ceci :

La vie est le chocolat chaud; votre travail, votre argent et votre place dans la société sont les tasses. Elles ne sont que les outils pour supporter et contenir la vie. La tasse que vous avez ne définit ni ne change la qualité de vie que vous avez.

Parfois, en ne se concentrant que sur la tasse, nous oublions de profiter du chocolat chaud que Dieu nous a procuré. Dieu fait le chocolat chaud, l’homme choisit les tasses.

Les gens les plus heureux ne sont pas ceux qui ont le meilleur de tout. Ils font seulement le meilleur de tout ce qu’ils ont.

Vivez simplement. Aimez généreusement. Donnez sincèrement. Parlez gentiment. Et savourez votre chocolat chaud !

DOSSIER : Tendances sexuelles féminines

On en apprendra tous les jours sur les désirs et fantasmes sexuels des femmes de plus de 35 ans. Sous la plume de Silvia Galipeau, La Presse+ publiait un dossier exhaustif et intéressant sur le sujet dans son édition du 7 juillet, que je partage avec vous

ELLES PAYENT POUR DU SEXE Silvia Galipeau

Elles sont majeures, professionnelles, célibataires ou pas. Et pour toutes sortes de raisons, elles ont décidé de payer pour des caresses, de la tendresse et du sexe. Bref, pour jouir. Portrait d’un phénomène tabou, méconnu et, surtout, sous-estimé.

POURQUOI PAS MOI?

« Dans la vie, je donne, je donne. Là, c’est comme si je décidais non seulement de demander, mais de m’offrir quelque chose à moi. »

Catherine* a 52 ans. Mariée depuis 30 ans, mère de deux enfants, elle vient de se payer un « massage tantrique », orgasmes inclus. Elle a trouvé son « masseur » érotique dans une petite annonce sur internet.

Attablée dans un restaurant à déjeuner de la Rive-Sud, rouge comme une tomate, la coquette quinquagénaire confie qu’elle ne regrette rien. Au contraire. Elle compte même y retourner, pour s’abandonner à nouveau à un total étranger. Revivre cet « abandon » sans « relation » : « J’avais l’impression d’être en vie, allumée. Ça, ça me manque énormément… »

Parce qu’avec son mari, enchaîne-t-elle, ça n’a jamais été « ça ». Une agression sexuelle à l’adolescence lui aurait « jammé la machine », croit-elle. En 30 ans de vie commune avec le père de ses enfants, le sexe avec lui ne l’a d’ailleurs jamais fait « triper ». Le massage érotique ? À cette question, ses yeux se remplissent de larmes.

« C’est comme si j’avais été chercher quelque chose de vital. […] Mais c’est clair que si j’avais tout ce dont j’ai besoin dans ma relation, je n’aurais pas besoin d’aller là… »

— Catherine, 52 ans

Tabou, le phénomène des femmes qui se payent des services sexuels commence tranquillement à faire jaser, notamment depuis la diffusion de la téléréalité américaine Gigolos, laquelle a mis en scène, pendant pas moins de six saisons, des hommes, hétéros, escortes de l’agence Cowboys for Angels, avec leurs nombreuses clientes. Au Royaume-Uni, le Sun rapporte que l’agence d’escortes pour femmes gentlemen4hire.com, la toute première du genre, fondée il y a 10 ans, reçoit aujourd’hui pas moins de 1000 visites par jour. À Montréal, les petites annonces destinées aux femmes uniquement existent, mais demeurent marginales.

Témoignages de clientes

De manière générale, les clientes ne se vantent d’ailleurs pas. Elles restent dans l’ombre. Entre autres parce que l’achat de services sexuels est illégal au Canada, mais aussi de peur d’être jugées.

Au fil du temps, nous avons néanmoins récolté quelques témoignages, qui ont été racontés dans le cadre de la rubrique Derrière la porte. D’abord, il y a eu Jocelyne, une femme dans la quarantaine qui se payait une escorte (une femme cette fois), question d’assouvir un « fantasme » et de ne pas « passer à côté de ça ».

Puis, Hélène, jeune cinquantaine, qui nous a raconté avoir eu recours à un « masseur », en apprenant que son mari se payait des escortes à son insu. « Je voulais essayer ça, moi aussi : tu payes, puis tu as du sexe. » Et finalement Sophie, 50 ans, rencontrée cet hiver : « À un point dans ma vie, je me suis dit : that’s it, j’engage un straight male escort. » Pourquoi ? Parce qu’elle en a les moyens, que les sites de rencontres sont énergivores, qu’elle n’a « jamais pogné » dans les bars et que les jouets, ça manque de « chaleur », nous a-t-elle expliqué. Et puis parce qu’elle a des besoins physiques à combler, surtout.

L’avis de l’escorte

Maxime Durocher a 44 ans. Il est l’un des rares hommes à s’afficher ouvertement comme escorte à Montréal.

Il milite aussi activement pour la reconnaissance des droits des travailleurs du sexe. C’est lui qui a « ouvert » le marché ici en 2011, croit-il. D’après lui, le phénomène serait encore embryonnaire au Québec. Une poignée de femmes seulement s’offriraient de tels services.

« C’est un service entre deux personnes consentantes. »

— Maxime Durocher, escorte pour femmes seulement

Sur son site, il offre aussi des « services » précis : « câlins », « intimité » ou « kink ». Le tout suit généralement une sortie (resto ou autre) pour environ 300 $ l’heure. Qui sont ses clientes ? Des femmes de 35 à 65 ans avec de l’argent, pour la plupart des « régulières » avec un « besoin », dit-il. « Elles sont seules, ou veulent s’offrir un cadeau, explorer ou reprendre contact avec leur sexualité. »

Dans la culture populaire, le personnage d’une femme cliente a été très « peu vu », signale la féministe Martine Delvaux. Hormis Miss Sloane, thriller politique de 2016, dit-elle. « Ça sert le portrait d’une femme autoritaire, de carrière, dans la représentation populaire, je crois. »

Mais Maxime Durocher rejette ce stéréotype. Il est très difficile de tracer un portrait type, fait-il valoir. Tout comme celui des hommes clients d’escortes, d’ailleurs. Chaque client, homme ou femme, a ses motivations. « Les hommes, eux aussi, vont chercher de la compagnie. On est tous des êtres humains. Et on va chercher une chaleur humaine. »

Et c’est aussi comment Catherine perçoit la chose. « J’ai payé pour aller chercher quelque chose qui me manquait, conclut-elle. Parce que c’est un besoin vital. […] Oui, je le recommanderais. Parce que c’est une façon sécuritaire et respectueuse d’obtenir quelque chose qui nous manque. »

* Les prénoms des femmes qui ont accepté de se confier à nous sont fictifs, pour protéger leur anonymat. Rappelons que l’achat de services sexuels est illégal au Canada.

Ce que dit la loi

D’après la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation, l’achat de services sexuels est une infraction au Canada. « La loi n’est pas différente que ce soit un homme ou une femme », précise Michel Bourque, commandant au module Exploitation sexuelle du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Cela dit, des femmes, criminalisées à titre de clientes, « on n’en a pas souvent », ajoute le commandant, qui n’en a « personnellement » jamais vu. De son côté, l’escorte ou le « masseur » n’est pas non plus ciblé. « Il y a immunité pour toute personne qui offre ses propres services ou en fait la publicité, précise-t-il. Nous, ce sur quoi on enquête, c’est l’exploitation sexuelle. »

UNE CLIENTÈLE MÉCONNUE

Le sujet est méconnu et le phénomène, sous-estimé. Pourtant, les femmes qui payent pour du sexe existent, consomment et, de plus en plus, témoignent. Une chercheuse britannique a enquêté. Entrevue.

« L’hypothèse dominante, c’est de toujours considérer les hommes comme les clients, les femmes comme les travailleuses. Or moi, je conteste cette hypothèse dominante. »

Professeure de criminologie à l’Université de Lancaster, au Royaume-Uni, Sarah Kingston a dirigé l’une des rares enquêtes sur le phénomène des femmes qui s’offrent des escortes, que ce soit pour les accompagner plus ou moins chastement à une soirée ou pour passer une demi-heure de bonheur.

Elle publiera prochainement un article dans la revue scientifique Sexuality, ainsi qu’un livre chez Routledge : Women Who Buy Sex : Intimacy, Companionship, and Pleasure (Les femmes qui payent pour du sexe : Intimité, compagnonnage et plaisir).

D’après une collecte de données qui s’est étirée sur plusieurs années, le nombre de profils d’escortes masculines en ligne au Royaume-Uni aurait explosé. De 2010 à 2015, il aurait triplé, passant de 5000 à 15 000. « La clientèle est donc là ! », dit celle qui se bute toutefois à un stéréotype « culturel » tenace et surtout hétéronormatif (tant dans l’imaginaire populaire qu’en recherche) selon lequel c’est, d’un côté, toujours la femme qui vend les services sexuels et, de l’autre, toujours l’homme qui les achète.

« Nous avons été socialisés culturellement à voir les hommes comme des prédateurs, proactifs sexuellement, avec des mœurs plus légères. Mais ça commence à changer. »

— Sarah Kingston, professeure de criminologie à l’Université de Lancaster

Tranquillement, la chercheuse dit voir apparaître une forme de « reconnaissance » du fait que les femmes, elles aussi, peuvent être proactives en matière de plaisirs et de désirs. En témoigne, notamment, l’apparition de boutiques érotiques ciblant directement les femmes, offrant des jouets exclusivement voués au plaisir féminin, et ce, dans toutes les grandes artères du pays. « Dans une société prude comme la nôtre [le Royaume-Uni], dit-elle, c’est un énorme bouleversement. »

Évidemment, si cette clientèle existe, c’est qu’elle en a les moyens. Or, d’après elle, le phénomène serait loin d’être nouveau. De tout temps, au Royaume-Uni, certaines femmes ont eu une forme ou une autre de pouvoir économique, dit-elle. « On peut penser à l’époque victorienne, où des femmes, dans la société, avaient beaucoup de pouvoir. » Si elles étaient jadis plus subtiles (offrant des cadeaux ou payant des repas à leurs compagnons potentiels, par exemple), ce qui est inusité, depuis l’apparition des petites annonces sur l’internet, notamment, c’est l’aspect « explicite, direct et intentionnel » de la chose.

Une culture de la consommation

Dans le cadre de ses recherches, Sarah Kingston a interrogé 12 « clientes ». Qui sont-elles ? Des femmes « tout à fait ordinaires », souvent aisées, certaines s’offrant une escorte par année, d’autres des services plus réguliers.

Ce qu’elles cherchent ? De tout : certaines ne veulent que du sexe (« c’est tout ce qu’elles veulent »), d’autres cherchent une « boyfriend experience », ou encore un homme avec des « attributs particuliers », ou pourquoi pas une « expérience éducative », en solo ou en couple.

Pourquoi ne vont-elles pas tout simplement dans un bar, ou sur un site de rencontre ? Faute de temps et d’énergie, résume la chercheuse, par souci de discrétion (si elles sont mariées), et puis parce que c’est tout simplement beaucoup plus simple et surtout plus sûr.

« Elles peuvent avoir ce qu’elles veulent, quand elles le veulent, dans un contexte délimité. »

— Sarah Kingston, professeure de criminologie à l’Université de Lancaster

Une « consommation » qui ressemble à bien des égards à celle des hommes, fait-elle d’ailleurs valoir. « Hommes et femmes, nous vivons dans une culture très similaire : une culture de la consommation. On cherche des trucs spécifiques, des gens précis, des relations particulières. »

Ce qui est particulier, c’est que les travailleurs du sexe (elle en a interrogé 38), eux, voient la clientèle féminine comme plutôt différente (« plus sensuelle, passionnée »). « C’est intéressant, mais on peut se poser la question : est-ce une vraie différence ou une simple perception ? Ou alors, est-ce que les clientes ont été socialisées différemment pour agir ainsi ? Ça mérite d’être discuté. »

Encore une fois, ces femmes ne voudraient-elles pas une « vraie » relation ? Certaines, en effet, disent que oui. « Mais encore une fois : est-ce une attente dictée par notre socialisation ? Peut-être assiste-t-on au contraire à une évolution des attentes des femmes en relation ? »

Quoi qu’il en soit, Sarah Kingston note que les femmes qu’elle a rencontrées se sentent toutes « libérées, et surtout libres de faire ce qu’elles veulent », dit-elle. Comme les hommes ? Non : « Sans se conformer aux normes des hommes », nuance-t-elle.

L’AVIS DE SEXOLOGUES

Trois sexologues analysent pour nous le phénomène.

RENÉE LANCTÔT, sexologue et coach sexuelle à Vancouver.

« Moi, je le recommande ! »

« Définitivement », dit celle qui n’a pas peur de choquer. Parce qu’elles sont trop occupées, n’arrivent pas à trouver de partenaire, parce qu’elles ont des difficultés en matière de socialisation, ont peu d’amis, sont handicapées… Les raisons d’avoir recours à de tels « services » ne manquent pas, commente la coach sexuelle, qui réclame aussi la légalisation du plus vieux métier du monde. « Il y a des gens qui ont un manque extrême de connexion. Pour ces personnes-là, à cent milles à l’heure, c’est un besoin, et elles devraient avoir accès à quelque chose. » Et les autres ? Renée Lanctôt se félicite de voir de plus en plus les femmes prendre ici « leur sexualité en main ». « Pourquoi pas, si ça les fait se sentir bien ? » Un seul conseil, pour conclure : « Ne tombez pas en amour ! Surtout pas. Mais si vous avez un besoin corporel, pourquoi pas ? C’est un problème que vous pouvez régler avec de l’argent ! »

PASCALE ROBITAILLE,
sexologue clinicienne, spécialiste des travailleuses du sexe

« Un service qui peut combler des besoins […], comme chez les hommes. »

La clinicienne voit souvent des clients, mais à ce jour jamais de clientes, de l’industrie du sexe. « Mais j’entends des histoires », dit celle qui côtoie professionnellement plusieurs escortes. D’après elle, des femmes peuvent avoir recours à une escorte (femme) pour « clarifier leur orientation sexuelle, essayer de nouvelles pratiques, explorer ou échanger ». Selon Pascale Robitaille, cette clientèle est aussi « sous-estimée » et certainement en croissance, notamment à cause de la visibilité plus positive des travailleuses du sexe dans les médias, depuis quelques années. Non, elles ne sont pas toutes droguées ou « pimpées », « plusieurs sont des travailleuses indépendantes », dit-elle. Si ça n’est « pas pour tout le monde », notamment si, moralement, votre conscience s’y oppose, le recours à une escorte peut « combler des besoins affectifs et personnels », exactement comme ce qu’on observe chez les hommes, avance la sexologue. On assiste d’ailleurs peut-être ici à une petite « évolution culturelle ».

VINCENT QUESNEL,
sexologue clinicien et psychothérapeute

« Ça ne fait pas partie de mon approche. »

Non, Vincent Quesnel ne recommandera jamais à une femme de payer pour des services sexuels. « Je vais toujours privilégier une démarche où la femme va procéder de façon autre qu’utilitaire pour arriver à combler ses besoins relationnels », dit-il. Tout comme pour un homme, faut-il préciser. Reste que « c’est un choix ». Et qu’il n’est pas non plus « contre ». « Les hommes, de tous les temps, l’ont fait, je ne vois pas pourquoi les femmes ne se le permettraient pas ! » Les femmes risquent en prime bien moins de se faire juger que les hommes, croit-il (parce qu’on ne les accusera jamais « d’exploiter ces hommes-là… »). Il croit d’ailleurs que le phénomène témoigne d’un « changement culturel » en matière de « besoins sexuels et affectifs ». « Les femmes sont de plus en plus indépendantes, et en vieillissant, peut-être que leurs besoins sexuels ne sont pas toujours remplis par les hommes de leur âge. Un service d’escorte permet d’assurer un certain plaisir qu’elles n’ont peut-être jamais eu de leur vie ! » Dans la littérature scientifique, poursuit-il, le fantasme de l’homme pour la putain est très bien documenté. Peut-être y aurait-il aussi un fantasme de la femme pour l’homme « prêt à tout faire » ?

CONFIDENCES D’UN GIGOLO

Il s’appelle Benoît. Il a 46 ans. De beaux yeux clairs. Un sourire doux. Et dans la vie, depuis deux ans, il fait des caresses.

Il dit qu’il donne de la « tendresse », mais dans les faits, il donne surtout de la jouissance. Sa mission : réveiller les sens de celles qui les ont éteints. Pour femmes seulement.

Sur son site internet, aucune ambiguïté : « détente », « excitation », « surprise sensorielle » sont au menu. « C’est un massage sensuel où tout le corps peut être massé », « personnalisé, qui s’adapte à vos besoins et désirs », avec « sélection des parties du corps à privilégier ou à bannir ».

Son « marché cible » : les femmes qui n’ont pas été touchées depuis plus d’un an, dit-il, rencontré dernièrement autour d’un chocolat chaud, dans un restaurant de la Place Versailles. Dans un monde idéal, il offrirait ses services aux femmes battues, pourquoi pas aux mères seules, aux personnes handicapées physiques ou mentales. « Je serais game ! À la base, tout le monde a droit à des caresses et à de la tendresse ! »

À l’inverse, il ne veut rien savoir des femmes mariées qui cherchent à mettre un peu de piquant dans leur couple. « C’est zéro ça, le but ! insiste-t-il. Je ne veux pas être le nouveau vibrateur du mois. »

Benoît a accepté de nous rencontrer pour nous parler de son « sideline » (il a un autre emploi, comme travailleur autonome), mais il ne veut surtout pas qu’on écrive son nom de famille. « Mes parents vont à la messe tous les dimanches ! » Ses amis sont persuadés qu’il est « pervers », et disent de lui qu’il est un « gigolo ». Pervers, non, mais gigolo, peut-être (« oui, un peu »), dit-il en souriant, tout en maintenant qu’il a néanmoins ici une « mission ».

« Je fais du bien au corps et à l’âme ! »

— Benoît

Techniquement, ses clientes (plus d’une centaine depuis qu’il a commencé, âgées de 40 à 65 ans, principalement) prennent donc rendez-vous (pour 60, 90 ou 120 minutes), se couchent nues sur une table et se font « masser » ou caresser doucement, selon les zones entendues. Il se défend ici de les masturber. « C’est plus doux. Il n’y a pas de va-et-vient. »

Entre lui et une masseuse érotique, il y a un monde, croit-il aussi. « L’homme veut venir. La femme, ce n’est pas ça le but. Elles veulent être touchées, caressées. C’est une méchante différence. »

L’argent est pour lui une habile barrière, qui empêche aussi qu’il y ait attachement. Il ne cache pas avoir sauté la clôture et couché quelques « rares » fois avec des clientes, mais toujours hors du lieu de travail. Et toujours sans lendemain, précise-t-il.

Si la vague #metoo l’a interpellé ? Tout à fait, dit-il. Mais il n’a aucune crainte de son côté. « Ça se fait à 800 % dans le respect. »

Il ne se considère d’ailleurs pas comme un « travailleur du sexe », mais trouve que son travail devrait être légal. Parce qu’il n’y a pas de proxénète ni aucune exploitation dans le décor, et surtout parce qu’à quelques détails près, il fait un travail de massothérapie. « Un massage, c’est légal, mais si on touche les seins, c’est illégal ? »

Et maintenant, la grande question : comment et surtout pourquoi devient-on ainsi « masseur » dans la vie ? Benoît nous explique en toute franchise qu’il est célibataire, qu’il attend le grand amour, et que la minute où il va le rencontrer, il va cesser ses activités. Mais en attendant, comme il a toujours beaucoup aimé « donner », il a trouvé ce moyen de « combler [s]on besoin ». Lucide, il éclate de rire : « Non, ça n’a pas de bon sens, je suis payé pour faire ça ! »

Travailleurs : Pour mieux lutter contre la chaleur

Il semble bien que la canicule nous revienne cette semaine. Voici les consignes d’usage pour les travailleurs et on ne les répètera jamais assez. Pour mieux lutter contre les effets négatifs de la canicule, les travailleurs sont invités à :

•    boire au moins un verre d’eau toutes les 20 minutes, même si vous n’avez pas soif;

•    porter des vêtements légers, de couleur claire, de préférence en coton, pour favoriser l’évaporation de la sueur;

•    se couvrir la tête pour travailler à l’extérieur;

•    cesser le travail immédiatement si vous éprouvez des étourdissements, des vertiges ou une fatigue inhabituelle; en prévenir quelqu’un ou votre supérieur immédiat puisque ces malaises peuvent annoncer un coup de chaleur;

•    redoubler de prudence si vous prenez des médicaments, si vous avez des problèmes de santé ou si vous avez été malade récemment (diarrhée, fièvre, vomissements);

•    rapporter au secouriste et à votre supérieur immédiat tout comportement anormal d’un collègue.

Le risque de coup de chaleur est augmenté pour les travailleurs extérieurs. Ceux-ci sont invités à réduire leurs durées d’exposition au soleil et l’intensité de leurs activités.

Bonjour Docteur…

Comme il peut s’en passer des choses en cabinet ou à l’hôpital. Quoi qu’il en soit, on s’introduit dans la relation docteur-patient, en humour.

Une jolie demoiselle se rend chez son médecin. Après l’avoir ausculté, et au vu des résultats des diverses analyses, le médecin, ennuyé, lui déclare :

– Écoutez, Madame, je vais être franc; vous souffrez d’une blennorragie.

– Blennorragie? Qu’est-ce que c’est?

– Eh bien… ça vient du grec…

– Ah, le salaud! J’aurais dû m’en douter.

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– Quel est l’âge du papa?

– J’sais pas son nom, alors son âge???

– Votre enfant, vous l’avez allaité?

– Non, j’l’ai eu à l’hiver…

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– Docteur docteur! Ce n’est pas chez-vous que j’ai oublié ma petite culotte?

– Non madame, désolé.

– Ah bon, ben alors ça doit être chez le dentiste!

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– Bonjour docteur, en ce moment je me sens pas très bien, savez-vous ce que j’ai?

– Hum… oui! Vous êtes allergique au bouleau!

– Ah? Hé bien il faut que j’arrête de travailler?

– Mais non Madame! Je parlais de l’arbre!

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– Docteur, je suis très inquiet. Votre diagnostic n’est pas le même que votre confrère.

– Je sais. C’est toujours comme ça, mais l’autopsie prouvera le contraire.

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Une patiente de 26 ans vient d’avoir son 6e enfant. Le médecin lui demande si elle utilise un moyen de contraception :

– J’aime pas prendre des cachets… On fait le coyote impromptu… ça marche bien!

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Un homme consulte un médecin et lui demande :

– J’ai le cafard et des fourmis dans les pieds, pouvez-vous faire quelque chose pour moi?

Le médecin lui répond :

– Je vais vous prescrire un insecticide.

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Dans la salle de travail, le médecin accoucheur entre et voit la jeune future maman tourner désespérément les pages de l’annuaire du téléphone :

– Ah, je vois… Vous cherchez un prénom pour le petit!

– Non, non… le prénom, je l’ai déjà, c’est le nom que je cherche!

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À St-Amand, dans le nord, une petite fille répond au joli prénom de Merline. Lors d’une visite, le docteur demande à la mère :

– Merline… le féminin de Merlin?

Et la mère de répondre :

– Ben non… Merline comme Merline Monroe, quoi!

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Le patient :

– Docteur, si j’arrête le vin, les femmes, et la cigarette, je vivrai plus longtemps?

Le médecin :

– Pas vraiment. Mais la vie vous paraîtra plus longue.

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Une dame et son mari sont chez le médecin, car ils ont des problèmes de couple. Le médecin demande à Madame :

– Monsieur a-t-il une forte érection?

Réponse de la dame :

– Non, il a une Ford Escort…

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Une paysanne se rend chez son médecin.

Le médecin :

– Bonjour mon amie! Qu’est-ce qui ne va pas?

– Ben c’est mon mari, y’a qu’il s’prend pour une chèvre à chaque fois que je me déshabille.

– Ah oui? Curieux… Voulez-vous bien vous déshabiller, s,v,p,?

Et le médecin :

– Beeeeeeeeeeeeh

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Un homme va voir son médecin de famille et lui dit :

– Docteur, j’ai un problème. Il faut que vous m’aidiez… j’ai de fréquentes pertes de mémoire.

– D’accord… depuis quand!

– Depuis quand quoi?

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Avant d’être opéré au cœur, le patient demande au chirurgien :

– L’intervention va-t-elle me coûter cher?

– Laissez donc ce souci à vos héritiers.

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Une concierge est enceinte. Son médecin lui demande qui est le père :

– Vous croyez peut-être que j’ai le temps de me retourner quand je nettoie l’escalier?

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Une jeune mère téléphone à son pédiatre :

– Docteur, j’ai acheté le livre de pédiatrie que vous m’avez conseillé.

– Oui, et alors?

– Alors, à la page 56, il est écrit, je cite : Quand bébé a fini son biberon, lavez-le à l’eau bouillante, et nettoyez l’intérieur avec un goupillon.

– Et bien, ça me semble un excellent conseil d’hygiène, dit le pédiatre.

– Oui, mais mon bébé n’a pas du tout apprécié le traitement!

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Le Comte de Mormoilneud consulte son généraliste :

– Je suis très préoccupé par des envies d’uriner nocturnes et impérieuses.

– Votre prostate, sans doute, mon cher Comte. Veuillez vous déshabiller, je vais vous faire un toucher rectal.

– Mon Dieu… s’il le faut!

– Détendez-vous… je vous fais mal… là?

– Écoutez docteur, au point où en sont arrivées nos relations, je crois que nous pouvons nous tutoyer…!

Des critiques qui font mal

Tout est controverse sur ce qui se décide. La dernière en lice; la pièce SLÂV de Robert Lepage, metteur en scène, traité de raciste par des manifestants qui s’opposaient à la présentation de cette pièce représentant le lamentable travail des noirs américains, au temps de l’esclavage.

C’est justement le rôle des comédiens de nous montrer les réalités en face pour qu’on puisse se faire une opinion et, corriger des situations. En conséquence, elle a été retirée de l’affiche. Triste dénouement!

Dans son édition de vendredi dernier, 6 juillet dans le Journal de Montréal, Denise Bombardier en a fait le sujet de son article d’opinion. Très intéressant et rejoignant ma pensée, je m’empresse de le partager avec vous.

LA CENSURE Denise Bombardier

Que cela se sache. La censure non seulement existe, mais elle triomphe. Car elle a des adeptes dans tous les secteurs d’activités humaines. En politique comme à l’université, chez les intellectuels comme chez les artistes et dans les médias.

La censure a gagné du terrain cette semaine à Montréal. Une poignée de militants dont plusieurs s’abreuvent au biberon à longueur d’année dans la Mecque de la rectitude politique qu’est l’université Concordia ont réussi l’exploit de tuer le spectacle SLÂV, qu’ils n’avaient jamais vu.

Un rappeur noir américain – non pas une star mondiale, précisons-le – a annulé le concert qu’il devait présenter dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal, dont les dirigeants on fait par la suite leur mea culpa.

TOTALITAIRE

La censure a été de tout temps une tentation totalitaire. Ceux qui l’appellent de leurs vœux et qui se réclament de la liberté de parole et d’expression ont le droit de le faire. Ils font la preuve ainsi que la censure n’a pas la primauté sur la liberté.

Mais lorsqu’au nom de la rectitude politique et du droit des victimes de quelques causes que ce soit on veut censurer des œuvres de création, des livres ou des films qui ne violent pas la dignité humaine, on doit la combattre, y résister et user de la pédagogie sans laquelle on plonge dans la confusion idéologique, artistique, raciale ou culturelle.

La démence sociale n’est pas qu’un concept, c’est une réalité. Notre société deviendra folle si les individus consentent à vivre chacun dans des créneaux où ils s’emprisonnent eux-mêmes.

Où sont donc les valeurs universelles autour desquelles nous avons réussi depuis quelques siècles à faire triompher des droits communs à tous les habitants de la planète? La barbarie subsiste, mais elle est le fait de barbares. Si dans nos contrées on ne coupe plus la main du voleur, c’est que l’on estime que chacun a droit à son intégrité.

L’esclavage, cette tache indélébile dans l’histoire de l’humanité, a été le fait de barbares, qu’ils fussent blancs, noirs, jaunes ou bruns. Et ceux qui ont lutté contre cette infamie étaient aussi blancs, noirs, jaunes ou bruns.

SENSIBILITÉ

La souffrance n’a pas de hiérarchie raciale, sociale, culturelle ou religieuse. L’être humain, qui a une âme noble, un cœur aimant, une tête pour raisonner, une sensibilité pour éprouver de la compassion, de l’empathie, peut se mettre dans la peau de toute victime. Aucun groupe humain ne peut réclamer le monopole de la souffrance au détriment de celui des autres.

Le concept d’appropriation culturelle est le piège de tous les groupes victimaires qui prétendent à des statuts particuliers. Le jour où des racisés seront confinés à leur race, ils subiront une ghettoïsation pire que celle dans laquelle ils furent maintenus durant l’esclavage pratiqué entre autres dans le Sud des États-Unis.

Le dérapage actuel nous enseigne une chose terrible. L’homme n’apprend rien de ses erreurs et de l’histoire qu’on désire désormais commune à la planète entière. Pratiquer la censure, c’est retourner aux années noires des plus grandes nations totalitaires.

Montréal… démolie!

Je me suis promené à Montréal hier matin, par obligation. Je dois dire que ma dernière visite remontait à l’automne dernier et rien n’a changé. Les rues et boulevards sont littéralement massacrés et les cônes sont omniprésents. C’est triste à voir!

De Lorimier, Pie IX, Jean-Talon, Sherbrooke et j’en passe, avaient l’air de zones sinistrées, tant la chaussée était couverte de bosses et endommagée de trous, de trottoirs brisés sans compter la circulation et les automobilistes n’ayant pas le choix de zigzaguer pour éviter les obstacles. Ce n’est pas possible que cette ville se soit détériorée à ce point. J’étais vraiment découragé de voir tout ce décor.

C’est tellement mauvais, qu’avec le temps, ça endommage les automobiles. Si j’avais à choisir un commerce rentable par les temps qui courent, je choisirais du côté des spécialistes en suspension et alignement. Il y a une fortune à faire pour les 25 prochaines années… promis!

Je ne crois pas que je puisse m’endormir au volant avec de telles secousses. Il faut être prudent et vigilant pour ne pas abimer sa bagnole. Les chantiers? Il y en a à la tonne et beaucoup n’ont même pas de travailleurs sur les lieux. À cause de tout ça, cette métropole est devenue bordélique. Et pour la cerise sur le gâteau, il faut avoir les yeux tout le tour de la tête pour éviter les accidents. Les conducteurs deviennent impatients et ça se remarque à leur conduite.

Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai eu le temps de bien observé. La circulation est ralentie et il faut conduire très concentré. À travers toute cette pagaille, les Montréalais semblent ne pas s’en faire. On a vu des piétons traverser aux intersections sur le feu rouge et une tonne de cyclistes sans casque, se faufiler entre les piétons et les automobiles.

Une chute à vélo est propice et les gens ne semblent pas en mesurer le danger. Pas étonnant que les cyclistes perdent la vie au moindre impact avec des poids lourds… et ils sont en abondance en temps de construction. Une casquette de baseball ou rien du tout est très mauvais pour le cerveau. Bof ! C’est pour les autres… qu’ils semblent se dire.

Bref, après avoir circulé en ville durant deux heures, j’étais bien heureux de retrouver la Rive-Sud et rentrer à la maison. Montréal dans son état actuel, et à moins d’y être obligé, très peu pour moi. Après ce que j’ai vu et vécu, bien malin qui pourrait prédire un retour à la normale dans cette ville qui a déjà été très jolie. 15 ans, 20 ans, 25 ans? Allez savoir!