Depuis un certain temps, plus rien ne se passe de constructif au Québec, la société change et certainement pas de la bonne manière. En ce qui me concerne, celle-ci a débuté au temps de Duplessis, passé par la révolution tranquille où tous les espoirs étaient permis. Puis les grandes réalisations du Maire Drapeau qui portait Montréal sur la scène mondiale.
Selon moi, l’époque de René Lévesque et son Parti québécois s’annonçait tellement prometteur que le monde pouvait s’ouvrir à nous. On avait la chance de réaliser l’ambition de Jean Lesage, « Maître chez nous ». Par la suite, le 21e siècle était à nos portes, apportant la morosité de nos politiciens et des institutions en général. Le déclin s’installe au Québec. On ne voit rien, on s’en fout!
Mardi dernier j’ai adoré le papier de Richard Martineau, dans les pages du Journal de Montréal, où il décrivait le déclin de la société québécoise et je dois dire que son évaluation est extrêmement juste. Quand il fait référence à Denys Arcand, il frappe dans le mille. Ses oeuvres cinématographiques visionnaires annonçaient ce que nous vivons présentement. Si ce n’est déjà fait, je vous propose de le lire ce bijou ci-après.
Nous vivons dans un film de Denys Arcand
Connaissez-vous le terme «déliquescence» ?
De tous les mots du dictionnaire, c’est celui qui représente le mieux le Québec d’aujourd’hui. Ce n’est pas une implosion ou une explosion, non. Rien de dramatique ou de spectaculaire. Juste une dérive, une lente dérive, une sorte de décomposition graduelle de la société. Une décadence douce, confortable et indifférente, pour reprendre la célèbre formule de Denys Arcand.
Je pensais à ça, l’autre jour, en regardant l’excellente adaptation théâtrale du Déclin de l’empire américain que nous présente l’Espace Go jusqu’au 1er avril. Si vous ne l’avez pas vue, courez-y. L’œuvre d’Arcand, intelligemment adapté par Alain Farah et le metteur en scène Patrice Dubois, remporte un tel succès qu’on a même ajouté des supplémentaires en… octobre 2018.
Trente ans (déjà!) après la sortie du film en salles, le scénario d’Arcand est toujours aussi actuel, aussi pertinent, aussi douloureusement d’actualité Nous vivons dans Le déclin. Et dans Les invasions barbares et dans L’âge des ténèbres. Arcand a tout vu, tout prévu. Tout est là.
Rarement un créateur a tendu un tel miroir à son peuple. C’est aussi fort que Robert Musil, que Stefan Zweig, que Michel Houellebecq. C’est le Québec dans toute sa déliquescence. Le Québec sombre, mais on s’en fout. Pourvu que les dépanneurs puissent vendre de la bière 24 heures sur 24, qu’on puisse accélérer notre mort en toute dignité et qu’on installe des toilettes pour transgenres dans toutes les écoles du Québec.
L’ÂGE DES TÉNÈBRES
Regardez autour de vous. Le cynisme envers les institutions, l’inhumanité de la bureaucratie, l’impuissance du politique, la victoire de la petitesse sur la grandeur et du divertissement sur l’art… Les trois quarts des émissions culturelles parlent de cuisine, on s’intéresse plus aux carottes et aux courgettes qu’au théâtre ou à la littérature, les partis souverainistes se disputent pour savoir lequel construira le plus de pistes cyclables…
Nos vieux macèrent dans leur merde, des gens crèvent asphyxiés dans leur auto, nous ne sommes même plus capables de gérer une tempête de neige, des fonctionnaires sont payés à ne rien faire… Nous donnons des amendes à des parents qui veulent repeindre bénévolement ne école ou à des automobilistes pris dans la neige, mais nous libérons des bandits sur des points de droits obscurs…
Et qu’est-ce qu’on fait devant de telles absurdités? On hausse les épaules et on rit. C’est le ricanement perpétuel. Le Québec est le paradis des humoristes et des caricaturistes. C’est le foutu bordel, mais qu’est-ce qu’on rigole! Rire pour mourir.
TOUT VA BIEN
The Globe and Mail, le plus gros journal du pays, a fermé son bureau à l’Assemblée nationale parce qu’il juge que rien de très intéressant ne se passe ici. Notre poids démographique fond comme neige au soleil, nous sommes officiellement la province la plus pauvre du pays, notre dette est de 280 milliards de dollars. Mais bof…
Pourvu que le Canadien fasse les séries et que Metallica revienne au Festival d’été de Québec, tout va bien. On est insatisfait de Couillard, mais devinez pour qui on va voter? Couillard. «Les signes du déclin sont partout», disait Dominique Michel dans le film. Il suffit d’ouvrir les yeux.
En fin d’après-midi, Jean-Guy a été transféré au centre hospitalier désigné pour sa chirurgie, à Fort Myers. Il devrait subir son opération vendredi en matinée. Ma prochaine mise-à-jour sera en ligne après la chirurgie, pour vous informer des développements.
Dans son cas on parle de pontages et de vérifier une valve. La chirurgie devrait durer 3 heures environ. Son moral est bon, quoiqu’un peu nerveux. Il bouffe très bien et son sommeil est réparateur. Quant à Francine, elle tient le coup, ne dort pas beaucoup mais on peut facilement la comprendre.
Jean-Guy a pris connaissance de vos nombreux commentaires et on peut dire que c’est fantastique pour le moral. Je viens justement de converser avec lui via internet et il a très bonne mine. Je lui ai dit de prendre bien soin du body, parce qu’on voulait le garder encore longtemps.
Fait assez cocasse, il nous a dit qu’il viendrait nous voir en vélo, Louise et moi, après sa sortie de l’hôpital… On verra ce que les médecins en diront et je doute qu’ils acquiescent à cette demande farfelue. Pour ceux et celles qui le connaissent, je pense que ça ne vous surprend probablement pas. Il en existe seulement une copie d’un Jean-Guy comme celui-là… une chance!

Il y a de ces personnes impliquées et disponibles à aider les autres, à faire toujours un peu plus pour la communauté et hier, en début de soirée, on a voulu rendre un hommage sincère à un homme qui se dévoue pour la communauté francophone de Pioneer Village; je veux bien sûr parler de Guy Martin.
Guy, c’est le type qui rend des services depuis quelques années, sans rien demander en retour. Chaque semaine, il publie un calendrier des activités à l’attention des francophones du Complexe. Il profite de ce média pour faire quelques annonces et nous informer des événements spéciaux ou ponctuels qui se déroulent aux alentours. Une initiative qui est appréciée par les Snowbirds.
Ce ne sont pas tous les francophones qui peuvent converser en anglais. Un renseignement important qu’on cherche à comprendre, une assistance au bureau de l’administration pour un problème à régler ou, ce que plusieurs redoutent, avoir à se rendre dans un hôpital pour recevoir des soins d’urgence… Guy est disponible comme traducteur, avec d’autres bénévoles de son équipe. Ça devient très rassurant pour toute la communauté.

Pour toutes ces raisons, Pierre Marcotte, l’instigateur de cette rencontre, a pensé lui rendre hommage et souligner son implication et sa disponibilité. C’est ce qu’il a fait, sous le Tiki, à la tombée du jour, en rassemblant tout le monde. Guy ne s’y attendait pas et la surprise fut totale. Une bourse récoltée auprès de la communauté francophone, lui a été remise dans une « enveloppe brune légale », pour le remercier.
Invité à prendre la parole, Guy s’est empressé d’affirmer, avec modestie et humilité, que pour lui, son implication à aider les autres était un don inné qu’il possède depuis toujours et qu’il adorait, en ajoutant sa fierté de rendre la vie des francophones de
Pioneer Village, moins soucieuse et plus agréable. La réponse ne s’est pas fait attendre et c’est un tonnerre d’applaudissements qu’il a reçu en guise d’appréciation..
Il faut rendre à César ce qui appartient à César et cet hommage à Guy Matin était pleinement mérité. Merci Guy pour ton implication indéfectible envers tes concitoyens, parce qu’en bout de ligne c’est toute la communauté francophone du Complexe qui en bénéficie. C’est une mission qui t’honore.
De nouveaux développements dans l’hospitalisation de Jean-Guy viennent de m’être confirmés ; il sera opéré ici, à Fort Myers demain, 22 mars, et il sera hospitalisé durant les cinq jours suivants.
Plus tôt aujourd’hui, il a passé une échographie cardiaque, se nourri très bien et conserve le moral. Quant à Francine, elle l’accompagne et a pris connaissance des nombreux messages d’encouragements mis en ligne sur ce blogue et sur Facebook.
Je vous remercie en leurs noms et je vous tiens informé des développements à venir.
Mon beau-frère Jean-Guy Geoffrion, alias « Boum Boum », a subi une importante crise cardiaque, hier matin, alors qu’il s’adonnait à sa passion quotidienne, le vélo, dans les environs de ses quartiers d’hiver à North Fort Myers.
Parti avec son groupe de cyclistes comme à l’habitude, il a dû s’arrêter à deux reprises à cause de malaises persistants. Une fois sa conjointe Francine avisée, ils ont pris le chemin de l’hôpital, où les médecins ont confirmé la crise cardiaque. Selon ces derniers, trois de ses artères seraient durement bloquées et une intervention chirurgicale est imminente. Il est cependant hors de danger pour le moment et se repose aux soins intensifs, sous bonne garde.
Son assureur et les médecins sont en étroite communication avec leurs homologues du Québec, afin de déterminer où la chirurgie aura lieu. Une décision sera prise en matinée pour un transport aérien vers le Québec, si cette décision est retenue. Dans ce cas, Francine fera le voyage avec Jean-Guy. Dans le cas contraire, il sera opéré rapidement ici, à Fort Myers.
Détail encourageant; il s’est nourri un peu en soirée hier et affichait un sourire malgré les circonstances. Tout ce qu’on peut souhaiter c’est un retour rapide à la santé et toutes les pensées positives que vous pouvez lui envoyer le rassureront et lui seront d’un chaleureux réconfort.
Bonne chance et bon courage le beau-frère dans cette épreuve et je suis certain que tu en ressortiras en pleine forme pour continuer de profiter de la belle vie qu’est la vôtre, Francine et toi. C’est un accident de parcours qui te permet de mordre à belles dents dans cette chance qui t’est donnée de continuer.
Surveillez ce blogue, car je donnerai des nouvelles de Jean-Guy, le cas échéant.

C’est aujourd’hui la Journée internationale de la francophonie. Et pour souligner cette journée spéciale, je vous offre ce billet d’humour de Jean Lefèvre d’Ormesson (parfois surnommé Jean d’O), né le 16 juin 1925 dans le 7e arrondissement de Paris, qui est un écrivain, chroniqueur, journaliste, acteur et philosophe français. Il est également membre de l’Académie française depuis 1973.
Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l’autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous
Fier comme un paon
Et frais comme un gardon
Et là … Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l’a certifié
Cette poule a du chien
Une vraie panthère !
C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu’une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez
Mais vous sautez du coq à l’âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L’envie vous prend de pleurer comme un veau
(ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C’est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d’ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie
Et puis, ç’aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L’envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.
À la page 6 du Journal de Montréal d’hier, dans un tout petit coin, le texte suivant a attiré mon attention. Il expliquait une action discutable prise, sans vraiment évoquer des raisons autres que la tempête de neige du siècle, qui semble avoir le dos très large;
« 700 000 litres de lait jetés à cause de la tempête
AGENCE QMI | La fermeture des axes routiers liant le Bas-Saint-Laurent à l’ouest de la province, mercredi, a entraîné la perte de centaines de milliers de litres de lait.
– Les camions étaient bloqués sur les routes et incapables de ramasser le lait chez les producteurs, la fédération a dû donner le signal aux producteurs de jeter leur lait, a confirmé le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile.
Au total, c’est 570 000 litres de lait qui ont été jetés au Bas-Saint-Laurent et 700 000 litres au Québec, représentant des pertes approximatives de 500 000$ ».
Je trouve abominable de jeter autant de lait à cause d’une tempête qui a paralysé le réseau routier pour tout au plus 30 à 40 heures. On n’est pas capable de conserver une telle quantité de lait durant une si courte période? Le lait est fragile à ce point? Il n’existait vraiment aucune solution pour empêcher cette triste perte qui me semble complètement inutile? On n’était pas en pleine canicule, mais en hiver où les températures sont froides.
Tous ces litres de lait, vous savez ce que ça peut représenter pour une population, pour des familles pauvres, pour les moins nantis? J’ai de la difficulté à croire qu’on ait pu faire autrement que de tout jeter aux ordures. Il me semble que les producteurs devraient disposer de bassins ou de réservoir, comme solution d’urgence lorsque doit composer avec la nature et les éléments. Un demi-million de dollars, c’est loin d’être une somme dérisoire. Et qui va payer?
Est-ce que la Fédération des producteurs de lait n’aurait pas appuyé sur le bouton panique trop rapidement? Toutes ces questions légitimes et sans réponses me préoccupent depuis la parution de cet article. Est-ce que quelqu’un peut m’en expliquer les raisons???
Matière à réflexion
Seul le silence est grand, tout le reste n’est que faiblesse;
La sagesse c’est d’apprendre à ne pas souffrir;
La meilleure façon d’adoucir ses peines c’est de soulager celles des autres;
Les guerres sont toujours provoquées par ceux qui nous promettent la Paix;
Tant que la couleur de la peau sera plus importante que celle des yeux il y aura des guerres;
Quand la réalité est trop difficile, ferme les yeux et continue de rêver;
Des fleurs meurent chaque jour mais où va leur parfum?
C’est dans la nuit la plus noire qu’on voit les plus belles étoiles;
Une des choses les plus tristes chez l’homme, c’est sa manière de vieillir;
Ta seule obligation en n’importe quelle vie c’est d’être vrai envers toi-même;
Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme;
Personne ne peut fuir son cœur c’est pourquoi il vaut mieux l’écouter;
Regarde toujours ce qui naît et non ce qui meurt;
C’est quand on a rencontré l’essentiel et l’invisible de quelqu’un qu’on ne peut plus s’en séparer;
Il y a tant d’envies et de rêves qui peuvent naître d’une souffrance;
Nos rêves et nous, sommes les seuls à savoir ce qu’il nous en a coûté pour les rêver;
Un homme qui ne sait pas pleurer fait très peur;
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé;
Donne à ta main droite la permission d’écrire ce qui se cache dans ton âme;
Si tu ne sais pas où tu vas, retourne-toi et regarde d’où tu viens. Ensuite, poursuis ton chemin.

Un fiasco se défini simplement et clairement comme un échec complet. Le mot qui représente à lui seul, la dernière tempête qui sévissait en milieu de semaine au Québec. Des supposés plans d’action, des mesures d’urgences, des planifications stratégiques conçues à coups de millions de dollars par des comité et sous-comités, étudiés par d’autres comités qui les énumèrent sur des centaines de pages pour aboutir à quoi? Un flop monumental! Du vent et de l’immobilisme,
Des tempêtes de neige au Québec on est habitué à ça non? On n’a rien appris des expériences du passé? Nous sommes un pays nordique où des centaines de centimètres de neige tombent chaque hiver et on n’est plus capable d’en gérer les conséquences désastreuses pour la population? Je m’excuse mais toutes les interventions de nos personnes ayant autorité ne m’ont pas impressionné. Des centaines d’automobilistes pris pendant des heures et des heures sur une autoroute urbaine, sans recevoir d’assistance, c’est insensé et ça démontre l’inactivité de nos responsables grassement payés. Elle n’est pas tombée des nues cette tempête, elle était annoncée depuis trois jours.
Le 4 mars 1971, déferlait sur la grande région montréalaise la tempête du siècle qui a laissé rapidement 50 centimètres de neige accompagné de vents violents, paralysant Montréal et sa très grande banlieue. Plus rien ne fonctionnait; les autobus, camions et des milliers d’automobiles ensevelis et embourbés. Seul le métro fonctionnait. Dans un geste de solidarité sans précédent, les motoneigistes avaient sorti leurs engins pour prêter assistance aux sinistrés, les conduisant dans des endroits sécuritaires, des hôpitaux et à leurs domiciles.
Ils étaient par centaines, à profiter de la générosité spontanée des stations de services qui leur fournissait l’essence gratuitement. Les autorités permettaient aux motoneiges de circuler dans toutes les rues. Les radios avaient interrompu leurs émissions régulières pour céder toute la place à l’événement d’urgence. C’était il y a 46 ans, sans ordinateurs, ni téléphones cellulaires, mais avec un geste collectif d’aider les autres.
Lors de la crise du verglas de janvier 1998, le gouvernement québécois, avec Lucien Bouchard, et Hydro-Québec et son président de l’époque André Caillé, intervenaient régulièrement à la télé pour renseigner la population, les guider vers des ressources disponibles. Une gestion efficace de nos dirigeants pour des milliers de sinistrés dont ceux de la région de St-Jean-sur-Richelieu qui avait été durement touchés. Ils avaient la situation d’urgence bien en main. C’était il y a 19 ans… et on n’en n’a rien retenu.
Aujourd’hui, au lendemain de cette autre tempête du siècle, on constate une gestion de crise désastreuse dont notre gouvernement doit être blâmé sévèrement. N’oublions pas qu’il y a des personnes qui y ont laissé leur vie. Conséquence directe de l’irresponsabilité de notre gouvernement. Un ministère des transports qui est une vraie tour de Babel depuis des décennies. Les ministres Lessard et Coiteux, désolants à entendre et qui devraient démissionner sur le champ. Leurs explications démontraient leur incompétence. Dans leur grande sagesse, ils ont dégommé une sous-ministre… c’est plus facile. Et Couillard qui se fond en excuses… Il va faire quoi de plus? Aux yeux du monde ils passent pour des incompétents, incapable de gérer une tempête de neige de 75cm, et de surcroît annoncée 72 heures à l’avance, dans un pays nordique où la neige est aussi normale que l’air qu’on respire.
Tous ces intervenants équipés d’appareils de transmission sophistiqués et réputés de dernière génération, n’arrivaient pas à se parler, alors que des sinistrés, séquestrés en pleine autoroute, dans une grande métropole, arrivaient à communiquer à leurs proches à l’aide de leurs cellulaires. Le monde à l’envers en 2017. C’est à n’y rien comprendre.

On parle de recours collectifs dans cette merde et il faut que l’incompétence soit sévèrement condamnée et que les têtes responsables tombent. Ces administrateurs chèrement payés pour décider, qui ne prennent pas de décisions, et qui s’en tirent trop souvent à bon compte. Mais, sincèrement, laissez-moi en douter. Nous sommes dans une société tellement individualiste, avec des droits blindés consentis par les chartes, que les responsabilités et les obligations ont foutu le camp.
Carole étant notre invitée pour la semaine, il faut choisir le bon moment pour visiter la magnifique plage Siesta Key à Sarasota. Par le fait même, nos amis Marie-Josée et Jacques sont de l’escapade puisqu’on avait dû rebrousser chemin l’hiver dernier, durant le springbreak, alors que les stationnements affichaient complet. On n’allait sûrement pas rater l’occasion cette année.
Il faut mettre 65 minutes pour faire le trajet et on roule sur l’Interstate 75 dès 8h00 alors que le mercure fait 15 degrés C. La météo prévoit 40% d’averses et le ciel est nuageux avec quelques minimes éclaircies. On n’a pas le choix et nous sommes remplis d’optimisme. Chaque petite parcelle de ciel bleu nous incite à continuer même si les vents sont modérés du nord.
Une fois sur place, une poignée d’inconditionnels occupent déjà le stationnement et le choix des espaces ne pose aucun problème. On gare l’auto et nous voilà sur le sable farineux de Siesta Key jusqu’à l’emplacement choisi. On monte le « condo » (super abri de plage) et nous voilà bien installés dans nos chaises, par un vent à écorner un bœuf. On gèle et très vite on s’emmitoufle dans les serviettes de plage avec la casquette baissée jusqu’aux oreilles. On a l’air de vrais arabes. On doit bien ressentir 10-12 degrés C. avec ces forts vents, mais la confiance est toujours là. Après tout, Louise a vérifié la météo qui prévoit du soleil à midi tapant. Il est 9h30!
D’ailleurs, la photo, plus haut, est assez révélatrice du temps qu’il faisait. On se trouvait tous un peu fou de geler comme les crottes de cabot sur un trottoir mais bon, chose promise chose due et Carole qui rentre au Québec aujourd’hui… on n’a pas le choix! La prédiction de Loulou s’avère exacte et Galarneau pointe ses rayons dans un ciel bleu azur alors qu’on se déshabille un peu, on expose la peau. Les baigneurs affluent. Les vents tempérés nous accompagneront tout au long de notre visite mais au moins, le soleil nous réchauffe… avec le résultat qu’on attrape sournoisement un bon coup de soleil. Un badaud confond Carole avec un homard vivant. Cheveux blonds et visage rouge, c’est contrastant et ça porte à confusion! Avant de quitter, Carole et Marie-Josée en profitent se saucer jusqu’aux genoux à travers les fortes vagues tonitruantes, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.
On quitte vers 14h00 pour rentrer à la maison et les brûlures se font sentir. Carole, dans un état comateux, fait le voyage de retour sans ouvrir l’œil jusqu’à destination. Pas besoin de vous dire que les bras de Morphée nous ont porté très tôt pour nous faire visiter le pays des rêves, la nuit venue. Entretemps, en visionnant les bulletins de nouvelles à TVA et constatant l’horreur de la « marde » blanche qui illuminait l’écran, Carole poussait un soupir de soulagement d’avoir évité la monstrueuse bordée de neige que notre Québec a subie. Quand on se compare on se console et espérons que Marc-André, en fiston responsable, aura déblayé l’entrée de sa maman.

Autre raison pourquoi le français continue de perdre des plumes au Québec est cette déclaration, d’Emmanuella Lambropoulos qui a remporté l’investiture libérale dans l’ancienne circonscription de Stéphane Dion, au moment de son discours. L’article qui suit est l’analyse qu’en a fait Mathieu Bock-Côté dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier. Inutile d’ajouter que je suis du même avis et je vous invite à en prendre connaissance.
Emmanuella préfère l’anglais
Il s’est passé quelque chose, la semaine dernière, à Montréal, lors de l’investiture libérale dans Saint-Laurent, l’ancienne circonscription de Stéphane Dion. Petit rappel : Emmanuella Lambropoulos, une inconnue totale, a vaincu Yolande James, qui pensait réussir un retour facile en politique. Madame Lambropoulos a bénéficié du vote massif de la communauté grecque qui, dans un réflexe communautariste, s’est rangée derrière elle.
ANGLAIS
Mais l’essentiel était ailleurs. Lorsqu’elle a pris la parole après sa victoire, elle a commencé son discours en anglais seulement, comme si cela allait de soi. Nous sommes pourtant au Québec, où le français est la langue officielle et il est d’usage de faire au moins semblant de respecter ce principe.
Le Devoir lui a demandé pourquoi elle avait fait son discours en anglais. Elle a répondu simplement : je préfère l’anglais. Réponse candide, mais terrible, qui nous donne peut-être un bon portrait du rapport au français chez les jeunes issus de l’immigration. Ils parlent souvent français, mais qu’on le veuille ou non, le français n’est pas chez eux une nécessité existentielle, ancrée dans une histoire, comme il l’est pour les membres de la majorité francophone.
Pour cela, il faudrait que l’intégration fonctionne vraiment. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils parlent français de bonne foi lorsque c’est nécessaire, mais ce l’est de moins en moins souvent dans une ville qui s’anglicise. Entre eux, l’anglais est souvent la norme. Le français n’est pas au cœur de leur identité. La bataille pour le français non plus.
IMMIGRATION
L’immigration massive, malgré la loi 101, contribue à l’anglicisation du Québec. À travers une telle déclaration, l’avenir du Québec se dévoile. Peu à peu, le français y deviendra une langue sur deux, celles des «anciens Québécois», à qui on accordera quelques accommodements linguistiques, mais qui devront comprendre qu’ils sont désormais presque des étrangers chez eux dans le pays qu’ils ont fondé.

Toute bonne chose a une fin et ce 13 mars mettait la saison de pétanque au repos, puisque ce quatrième tournoi était le dernier à l’affiche. Devant le temps incertain qui s’annonçait, les organisateurs avaient prévu un plan B qui n’a pas été nécessaire, puisque Dame nature était de notre bord, pour prendre une expression populaire.

Pour ce dernier rendez-vous amical, seize équipes se disputaient les honneurs des trois premières positions. Sous un ciel tantôt nuageux, tantôt avec une éclaircie, la compétition allait bon train. Une température idéale en quelque sorte, pour ne pas trop suffoquer. Après trois heures de lutte, les lauréats étaient connus. Exceptionnellement, deux équipes ont terminée en tête avec une performance identique de 39-23.
Mais d’abord, la troisième position est allée à l’équipe de Richard Maltais, flanqué de Ghislain Beaulé et de Marcel Pelletier avec une performance de 2 victoires et une défaite, pour un différentiel de 4 (37-33).
Ex-aequo, en tête, les champions de ce quatrième tournoi se partageront le précieux trophée emblématique jusqu’à la reprise des activités en janvier 2018. Il s’agit de l’équipe du capitaine Luc Blanchet et ses acolytes Michel Flowers et Jacques Bariault, et la formation du capitaine Guy Martin, appuyé par Maurice Arsenault et Isabelle Couturier. C’était la seconde fois, dans l’histoire de la pétanque à Pioneer Village, que deux équipes remportaient le tournoi à égalité. Bravo pour cette performance.
Une belle façon de terminer la saison qui aura été très agréable, avec ses nouveaux visages et cette camaraderie qu’on peut sentir à chacun des événements. Bien sûr, une solide équipe de bénévoles veille au succès de ces tournois et chaque fois, ils offrent du travail de qualité, tout comme la belle équipe de cuistots qui produisent des hotdogs sublimes. Je le répète, les meilleurs des USA. Merci également à Marc Bellehumeur, le grand chef d’orchestre, qui coordonne toute cette machine.
On n’a plus qu’à se donner rendez-vous en janvier 2018 pour la suite. L’album photo ainsi que les résultats officiels de ce quatrième tournoi sont disponibles ici.