Sages conseils pour aider les enfants à communiquer efficacement.
Les enfants qui sont atteints de l’autisme sont tous différents. Néanmoins, la communication est un défi commun. Certains enfants ne parlent pas du tout; ils ont besoin d’un appui intensif pour apprendre la communication de base. D’autres comprennent les mots mais emploient le mauvais mot quand ils parlent. Certains répètent les phrases exactement comme ils les ont entendues (l’écholalie), soit immédiatement ou plus tard. D’autres encore laissent tomber des mots de leurs phrases. Certains parlent sans cesse, tout en éprouvant des difficultés à employer le langage social – parlant d’un intérêt commun, interprétant le langage figuré, ou exprimant les émotions. Ils peuvent employer un langage décalé et personnel. Pour certains, c’est un défi de communiquer dans les situations stressantes.
Les orthophonistes évaluent et traitent les désordres de la communication. Nous aidons les enfants atteints de l’autisme à communiquer de façon efficace, à partir de l’apprentissage des premiers mots jusqu’aux subtilités de la communication efficace. Voici quelques conseils qui aident beaucoup d’enfants, avec ou sans autisme, à communiquer:
Pour aider les enfants à comprendre:
Pour aider les enfants à trouver les mots:
Pour aider les enfants à formuler des phrases:
Pour aider les enfants à employer le langage social de façon efficace:
Le meilleur moment pour la pratique est lorsque les enfants sont calmes.
Source : Stéphanie Harvey, Bulletin Medic Alert, mai 2017
Stéphanie Harvey, MA, O(C), est orthophoniste bilingue à SpeechWorks Inc. Elle travaille avec les enfants et les adultes, et elle adore travailler avec les personnes qui sont atteintes de l’autisme.
http://www.speechworksinc.ca
Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la troisième que je me permets de partager avec vous.
La décennie 1987-1997
Le virage « service aux membres »
Sous la présidence de Renald Ouellet (1987-1989), la FQCC entreprend la troisième décennie de son histoire, stimulée par la création d’ententes de partenariat importantes. La FQCC enregistre en 1988 son 1000e membre et compte cinq employés à temps plein.
La FQCC rêvait depuis longtemps d’offrir à ses membres des avantages financiers attrayants. Portée par l’exceptionnel coup d’envoi donné par l’entente conclue en novembre 1985 avec CGU, Compagnie d’assurance du Canada, aujourd’hui Aviva, la FQCC continue de bonifier son offre de produits et services, ce qui devient un élément déterminant pour fidéliser ses membres. La FQCC s’oriente donc vers un nouveau créneau qui fait toujours sa force aujourd’hui : le service aux membres.
Toutefois, tout ne se passe pas sans embûches et certaines sont menaçantes. En 1990, la FQCC subit un coup dur. Elle perd 30 % de ses revenus à la suite de la décision du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche de couper une partie des subventions accordées aux fédérations sportives et de loisir, dont celle de la FQCC. Le président de l’époque, Jean Taillon (1989-1993), manifeste ouvertement son désaccord et se fait le porte-parole de l’insatisfaction de toutes les fédérations de loisir auprès du gouvernement. Recevant peu d’écoute de ce dernier et après mûre réflexion, M. Taillon et son conseil d’administration mettent tout en œuvre pour que l’organisme devienne financièrement indépendant. Il faut souligner que le soutien financier de Jean-Claude Leclerc Assurances, aujourd’hui Leclerc Assurances, a grandement aidé la FQCC à poursuivre sa mission. La sagesse et la prévoyance du conseil d’administration associées au soutien d’un partenaire fidèle ont permis d’atténuer considérablement l’impact de cette crise.
Bien sûr, cette crise entraîne aussi l’application de mesures de redressement, dont la hausse de 12 % du tarif d’adhésion. Mais les membres restent quand même fidèles à la FQCC. Tout le monde se retrousse les manches et la fédération oriente son développement en mode entrepreneuriat en multipliant les projets.
Création de nouveaux services
Déterminée à constamment ajouter une plus-value à sa carte de membre en y incluant davantage de rabais et en améliorant de plus en plus l’accès à l’information sur le camping et le caravaning, la FQCC décide en 1988 de compartimenter ses activités et de revoir ses façons de faire. Afin de gagner en efficacité, elle crée différents services sous la responsabilité de la direction générale. Évidemment, le premier service à être créé est le Service aux membres qui gère les adhésions et les renouvellements. Vient ensuite la création du service du tourisme et des communications. La mise en place de ces deux services permet à la direction générale de se concentrer sur le développement et la vie démocratique.
Le service du tourisme et des communications a rapidement été scindé. Le service du tourisme devient alors Service Voyages et offre en 1988 un nouveau produit touristique appelé forfait voyage. Dans le sillon de ces forfaits, sept familles partent en 1992 pour le Mexique, accompagnées d’un chef de caravane. C’est le premier circuit-voyage à se rendre à cette destination.
Vers la fin des années 1990, la direction générale transforme le poste de directeur général adjoint en Service aux membres et développement régional, aujourd’hui le service de la Vie associative. Avec ces trois services bien dirigés, la direction générale consacre désormais tous ses efforts à la gestion et au développement des affaires.
Un élan de transformation et de créativité
La FQCC rajeunit considérablement sa signature visuelle en 1992 en adoptant un nouveau logo. Elle se dote d’une pochette d’information, informatise sa comptabilité et le Programme des découvertes devient Activités et Services. Elle met également sur pied le Club des gouverneurs qui regroupe tous les anciens présidents de la FQCC.
En 1990, l’Association des terrains de camping du Québec (Camping Québec) et la FQCC unissent leur savoir-faire et mettent sur pied du Conseil de Développement du Camping au Québec (CDCQ). En 1996, le gouvernement du Québec mandate ce nouvel organisme pour procéder à la classification des terrains de camping. Le CDCQ a également comme objectif de produire le Guide du camping au Québec. Le tirage de ce guide atteint les 150 000 exemplaires.
Quatre ans plus tard, Communications Camping Caravaning, organisme à but lucratif, est créé. Cette maison d’édition a pour principal mandat de publier, en français, un magazine spécialisé sur la pratique du camping et du caravaning. Le projet d’éditer un magazine est porté à bout de bras par Robert Aubin, vice-président de la FQCC et par André V. Langevin, dont les conseils ont été très précieux. Ce dernier est nommé rédacteur en chef du futur magazine et occupe ce poste jusqu’en 2004.
C’est en 1995 que paraît le premier numéro du magazine Camping Caravaning. Publié par la maison d’édition créée l’année précédente et inclus dans l’adhésion à la FQCC, il succède avec brio au bulletin d’information Bonjour Campeur. « À ses débuts, Camping Caravaning comptait 48 pages », se rappelle la directrice de la publication, Louise Gagnon. Aujourd’hui, il compte en moyenne 100 pages et chacun de ses huit numéros par année est tiré en moyenne à 40 000 exemplaires. Depuis toujours, Camping Caravaning présente des essais routiers de véhicules récréatifs, des destinations, des portraits de terrains de camping, des dossiers d’actualité et une foule de renseignements sur les VR et la pratique du camping et du caravaning.
De longues représentations
En 1990, débutent les représentations de la FQCC après de la SAAQ pour abolir la vérification mécanique pour les véhicules récréatifs et pour que les coûts d’immatriculation de ces véhicules soient révisés. La SAAQ fait marche arrière à la fin 1993 et abolit la vérification mécanique pour les VR. Quant au coût d’immatriculation, la saga se poursuit dans la décennie suivante.
À ces deux dossiers importants, s’ajoute celui de l’implantation d’un terrain de camping sur l’île de Montréal. Malgré tout le travail investi dans ce projet, il ne se concrétise pas.
C’est également en 1990 que la FQCC collabore avec l’Office de la langue française pour établir une terminologie propre au camping et au caravaning, particulièrement en ce qui a trait aux types de véhicules récréatifs.
Objectif : le monde
Cette décennie est également marquée par l’ouverture sur le monde. Les présidents Ouellet et Taillon y voyaient un potentiel de développement intéressant et ils suivent de près les activités de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC). Cet organisme, fondé en 1933, rassemble des fédérations et des clubs de camping d’une trentaine de pays. Chaque année, la FICC invite les campeurs et les caravaniers du monde entier à participer à un rallye international, un évènement très couru.
Afin de prendre le pouls de l’organisation d’un rallye international, le directeur général, Irman Bolduc, est délégué en 1986 à prendre part à un tel rallye qui se tient en Hongrie. Il y est chaleureusement accueilli et les organisateurs lui permettent même d’assister à l’assemblée générale annuelle de la FICC à titre d’observateur. Il revient de Hongrie avec une longue liste de contacts et une foule d’informations recueillies au fil de ses rencontres avec les organisateurs. De plus, sa rencontre avec le président de la FICC confirme la pertinence de se tourner vers l’international pour que la FQCC puisse rayonner dans le monde entier. Et c’est en 1987 que la FQCC devient officiellement membre de la FICC à titre de représentant du Canada et qu’elle participe au rallye qui se tient au Danemark.
Depuis longtemps, germe dans la tête des dirigeants de la FQCC le grand projet d’organiser un rallye international de camping et de caravaning en territoire nord-américain, ce qui serait une première pour la FICC. Lors de sa participation au rallye international de 1988 en Irlande, la FQCC met la FICC au courant de son projet. La candidature du Canada est accueillie favorablement, mais l’Espagne fait aussi son entrée dans la course. Motivés, le conseil d’administration et la direction générale se mettent aussitôt au boulot et montent un dossier très bien documenté. À Bromont, ils trouvent un site pouvant recevoir des milliers de véhicules récréatifs et sollicitent le soutien financier de plusieurs instances, dont celui de la ville hôte du rallye. Au rallye international de 1989 à Taïwan, la FQCC pose officiellement sa candidature qui est acceptée, au grand soulagement du président Jean Taillon qui avait consacré énormément de temps et d’énergie à ce projet. Un beau travail d’équipe et une saga qui se termine bien !
Organisation d’un premier rassemblement international
C’est en 1992 que la FQCC organise le 53e Rallye international de camping et de caravaning qui se tient à Bromont. Ce grand rassemblement accueille 4 500 campeurs venus de 26 pays, tous prêts à découvrir le mode de camping nord-américain, le Québec et la programmation sans pareille élaborée par la FQCC. Le tout se passe sous une pluie torrentielle ! Ce rallye est qualifié de « rallye de la solidarité » par les Européens qui y ont participé. Les délégués de la FQCC aux rallyes internationaux des années suivantes ont entendu une foule de commentaires de la part des campeurs qui avaient participé au rallye à Bromont. Ils se souviennent d’avoir été très touchés par l’accueil chaleureux qu’ils ont reçu. Ils ont oublié la pluie, mais n’oublieront jamais le caractère amical et le sens de l’entraide des Québécois.
Le succès de ce rallye a sûrement grandement contribué à l’élection du Canada au conseil d’administration de la FICC en 1996. En siégeant à ce conseil, la FQCC devient une voix importante sur la scène internationale et observe comment le camping est pratiqué, encadré, promu et soutenu dans d’autres pays, plus particulièrement en Europe.
Deux autres grands projets
En 1993, la FQCC franchit le cap des 10 000 familles membres grâce, entre autres, au succès remporté par un avantage exclusif aux membres, en l’occurrence la réduction sur la prime d’assurance de véhicule récréatif. Sous la présidence de Clarence Boutin (1993-1999) et encouragée par la croissance de son nombre de membres, la fédération va de l’avant avec deux autres grands projets qui lui tiennent à cœur : la création d’une agence de voyages spécialisée en tourisme caravanier et l’organisation d’un grand rassemblement d’ouverture de saison.
Ayant pris goût à l’organisation d’évènements d’envergure et grâce au soutien du président Clarence Boutin qui croit fermement au projet, la FQCC propose à ses membres en 1996 de participer à un grand rassemblement d’ouverture de saison à Saint-Jean-sur-Richelieu. Plus de 1 000 familles membres acceptent le rendez-vous.
En 1997, le Service Voyages est converti en agence de voyages accréditée par l’Office de la protection du consommateur, portant le nom de Service Voyages FQCC. L’agence propose aux membres une offre touristique diversifiée. Les itinéraires empruntés par les circuits-caravanes se multiplient sur tout le continent nord-américain. Les caravaniers se déplacent du nord au sud rassurés par la formule de groupe unique qui laisse beaucoup de place aux temps libres. Dès sa première année, Service Voyages FQCC organise et offre vingt circuits-caravanes aux campeurs.
Effervescence dans les régions
La vie régionale se développe au même rythme que la fédération. L’association régionale de camping et de caravaning (ARCC) Côte-Nord reprend du service, car elle peut dorénavant compter sur un nombre suffisant de membres pour former un conseil d’administration. Les ARCC Beauce-Appalaches et Outaouais sont créées et l’ARCC Rive-Sud métropolitaine est scindée pour former les ARCC Montérégie-Nord et Montérégie-Sud. Pour soutenir tout ce mouvement, la FQCC fournit et tient à jour plusieurs outils de gestion destinés aux administrateurs régionaux.
Au cours de toute la décennie, la popularité de Lotomatique, programme d’abonnement par dépliant à différentes loteries de Loto Québec ne cesse de s’accroître. Ce programme est une source de financement efficace pour la FQCC qui en redistribue annuellement la ristourne aux ARCC. L’intérêt des membres est si grand que la FQCC se classe parmi les meilleurs organismes vendeurs de Lotomatique.
C’est un peu étourdie par toutes ses réalisations que la FQCC termine la décennie 1987-1997. Elle compte à ce moment 16 000 familles membres, ce qui donne du poids à ses actions et ce qui incite les principaux intervenants du camping et du caravaning à écouter ce qu’elle a dire.
Mathieu Bock-Côté a publié un excellent article dans le Journal de Montréal d’hier, qui traite du franglais, un dialecte de la langue française de plus en plus répandu chez nos jeunes, ceux-là même qui nous succéderont dans quelques années. Un pas de plus vers la lente agonie d’une langue moribonde, dont on avait la chance de sauver lors du dernier référendum perdu par la peau des fesses. Je vous le partage.
Comment le français meurt
Dimanche, 13h environ, je lis dans un café de mon quartier. C’est une vieille habitude à laquelle je suis fidèle. J’apporte ma pile de magazines (oui, en format papier!) et je m’installe.
De temps en temps, je tends l’oreille, mais pas trop. C’est l’avantage
des lieux publics.
Les dizaines de conversations s’annulent dans un bruit de fond, et finalement, chacun peut s’isoler dans sa bulle pour un moment.
FRANGLAIS
Mais cette fois, ça ne fonctionne pas. À côté de moi, deux charmantes jeunes femmes. Je les remarque à cause de leur étrange dialecte. Elles parlent français. Puis l’anglais. Puis français. Puis anglais encore. Au total, le français a sa place, mais l’anglais domine. En gros, elles parlent franglais.
Silencieusement, je m’exaspère. Car comment ne pas y voir une manifestation parmi d’autres de notre régression identitaire. Surtout que la jeunesse aime le franglais. Je devine ce que me dirait un bon relativiste: vivre et laisser vivre! Elles ont bien le droit de faire ce qu’elles veulent!
Ainsi posé, le problème semble insignifiant. Mais il ne faut pas le poser ainsi. Tout ne se réduit pas à la logique des droits individuels. Qu’on le veuille ou non, rien n’est plus collectif qu’une langue. La langue est politique. Le franglais révèle un rapport de force: dans la bataille des langues, l’anglais gagne du terrain. Autrement dit, l’anglais mange le français.
Quelqu’un qui parle franglais nous envoie un signal, sans même peut-être s’en rendre compte: le français ne lui suffit pas pour exprimer sa pensée et ses émotions. Il a besoin de passer à une autre langue pour s’exprimer pleinement. C’est un symptôme de colonialisme linguistique. Ce n’est pas un bilinguisme enrichissant, mais celui d’un peuple qui ne parvient plus à dire le monde dans sa propre langue. Aujourd’hui, on parle franglais, demain, on se convertira pour de bon à l’anglais.
Il faut penser historiquement. Dans la deuxième moitié du 20e siècle, les Québécois se sont battus pour franciser leur métropole, qui était encore marquée par la Conquête. Ils ont fait d’immenses progrès jusqu’aux années 1990. Il s’agissait de faire du français la langue commune d’un peuple.
COMBAT
La loi 101, dont nous célébrerons cette année le 50e anniversaire, nous a permis de faire d’immenses progrès. Mais manifestement, elle a atteint depuis longtemps son efficacité maximale. Il faut dire qu’en refusant la souveraineté en 1995, nous avons renoncé au seul cadre qui aurait pu pérenniser le français. Chaque fois qu’on nous accueille dans un commerce en nous disant bonjour-hi, c’est l’esprit de la loi 101 qu’on piétine.
Le français n’est qu’une langue sur deux. La langue pauvre. La langue vaincue. Celle qu’un jour, on ne parlera plus. On se suicidera culturellement au nom de la modernité. À moins de reprendre le combat. Encore une fois. Ce combat qui ne finira jamais. Si nous voulons vivre comme peuple, du moins. Le voulons-nous encore?
Hier, on célébrait toutes les mamans et dans ce blogue je n’ai pas écrit d’article sur cet événement. Je me suis contenté d’inscrire l’anniversaire en marge droite, sous la rubrique On célèbre aujourd’hui…
Je ne sais pas pour quelle raison, mais les mots ne venaient pas. J’étais, comme ça, devant la page blanche qui est restée blanche. En parcourant les réseaux sociaux, les vœux se multipliaient autant que les témoignages. On célébrait cette grande fête par la remémoration de plein de souvenirs. Les mots sont revenus en fin de soirée.
Toute la journée, j’ai pensé à ma mère qui nous a quitté il y a un peu plus de cinq ans, pour un monde meilleur où j’espère qu’elle se repose. Elle n’a jamais eu de travail et elle vivait pour sa famille. Elle n’arrêtait jamais et se négligeait pour sa progéniture. Elle était partout et ses enfants étaient sa priorité. Pour rien au monde, elle nous aurait abandonné. Il y en aurait tellement à raconter que mes souvenirs s’entrecroisent.
Petit détail assez révélateur de son côté couveuse, lorsque j’ai quitté définitivement le nid familial à 22 ans, elle me faisait encore mon petit déjeuner chaque matin. Elle insistait! J’avais beau essayer de la déjouer, on aurait dit qu’elle dormait toujours sur une seule oreille, avec les yeux ouverts. J’entends encore ses pas venir.
Elle avait 80 ans lorsqu’elle a fait le grand voyage. La maladie l’avait affreusement transformée et c’est à ça que je pensais aujourd’hui. Avec le temps maussade, j’avais plus le cœur au recueillement qu’à la fête. Mais maintenant, je lui dis combien elle était remarquable pour nous et combien je l’aime. Je lui ai parlé hier en lui adressant mes vœux dans l’au-delà et je suis sûr qu’elle m’a entendu.
Une maman, on en a qu’une seule et jusque dans l’immensité, ça demeure une pierre précieuse d’une inestimable valeur. Merci pour tout, maman et continue de veiller sur nous.
1- Bien sûr qu’il m’arrive de me parler à moi-même… Car j’ai souvent besoin de l’avis d’un expert!
2- Ne vous moquez jamais des choix de votre femme. Vous en êtes un.
3- Le jour où la connerie est tombée du ciel, rares sont ceux qui avaient un parapluie.
4- Si tu es dans la merde jusqu’au cou, ne baisse surtout pas la tête!
5- Mesdames, si un homme vous dit qu’il va le réparer, c’est qu’il va le réparer. Pas la peine de le lui rappeler tous les six mois…
6- Aujourd’hui, je me suis levé avec l’envie de tout changer! Alors j’ai commencé par changer d’avis et je me suis rendormi…
7- Toi qui sais tout et qui te prends pour une lumière: Dis-moi où est l’interrupteur que je puisse fermer ta gueule… Merci!
8- Le couple le plus parfait c’est celui qui se parle comme des meilleurs amis, joue comme des enfants, se dispute comme mari et femme, et se protège comme frère et sœur!
9- À tous ceux qui se croient importants car ils sont très entourés, je rappelle que le lion marche seul alors que le mouton se déplace en troupeau.
10- Tes yeux de chat, ma faim de loup, ce temps de chien. On est félin pour l’autre.
11- Ça ne sert à rien d’être fort comme un chêne si c’est pour être con comme un gland.
12- Le dimanche, c’est le jour du jogging. Il y a ceux qui font un jogging et ceux qui se contentent d’en mettre un.
13- Si un jour, on te reproche que ton travail n’est pas un travail de professionnel, dis-toi bien que des amateurs ont construit l’arche de Noé et des professionnels le Titanic.
14- On sait qu’un homme va dire quelque chose d’intelligent, quand il commence sa phrase par: « ma femme m’a dit que… »
15- C’est quand même pratique les montres qui sont étanches jusqu’à 200 mètres de profondeur, au cas où une dorade te demande l’heure.
16- Tout le monde est con! Bien oui, criez « espèce de con » dans la rue, et tout le monde se retourne.
17- Le chocolat est notre ennemi, mais fuir devant l’ennemi c’est lâche!
18- Je propose une minute de silence pour tous les chocolats morts au combat pendant des moments de déprime.
19- Si des gens essayent de vous tirer vers le bas… C’est bien la preuve que vous êtes au-dessus d’eux.
20- Petit, je croyais que l’on mettait les escrocs en prison… Depuis j’ai découvert qu’on les mettait au pouvoir!
21- Si tu veux frôler la perfection, passe à côté de moi.
22- Je suis né sans le demander et je vais mourir sans le vouloir. Alors laissez-moi vivre ma vie à ma guise.
23- Je suis jaloux de mes parents car je n’aurai jamais un enfant aussi génial que le leur.
24- Les vrais amis se comptent sur les doigts d’une main. Les ennemis, juste sur celui du milieu.
Petite question… Qui a pris la peine de chercher dans un dictionnaire, la définition d’une dorade, qu’on retrouve au dicton 15?
Un mot de trop, parfois c’est bien, parfois c’est beau, parfois ça ne sert à rien.
Un mot de trop, peut rendre heureux, ou faire ruisseler des sanglots, alors on est malheureux.
Un mot de trop, parfois ça fait plaisir, tel un cadeau qu’on se plaît à offrir.
Un mot de trop, peut briser une amitié. La langue, telle une faux, coupe un lien sans pitié.
Un mot de trop, nuit à celui qui le dit. Son erreur le rattrape au galop et il devient un roseau qui se plie.
Un mot de trop, sait détruire toute une vie. En une seconde il met à zéro et il ne sombre plus dans l’oubli.
Ne disons jamais un mot de trop. Ne parlons pas sans réfléchir car, par un seul mot de trop, notre ciel peut s’assombrir.
Vous êtes-vous déjà demandé tout le trajet qu’un médicament, vendu au Canada, doit parcourir avant d’être approuvé. Le texte qui suit vous permettra de le découvrir.
Il existe plusieurs étapes avant qu’un médicament soit disponible au Canada. Nous allons suivre les démarches que doit entreprendre le fabricant d’un nouveau médicament en vue de son approbation par Santé Canada et son inscription éventuelle sur la Liste des médicaments du Québec. Nous espérons que cet article vous aidera à comprendre pourquoi un nouveau médicament, actuellement disponible en France ou aux États-Unis, n’est pas encore autorisé au Canada. Et pourquoi un médicament, autorisé au Canada, n’est pas nécessairement remboursé par le régime public d’assurance médicaments du Québec.
AU CANADA
Prenons l’exemple fictif d’un fabricant qui veut commercialiser son nouveau médicament antidiabétique XYZ au Canada. Il complète le document Présentation de drogue nouvelle et l’achemine à la Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada (DGPSA). La DGPSA est l’autorité nationale qui réglemente, évalue et surveille l’efficacité, la sécurité et la qualité des produits thérapeutiques et de diagnostic qui sont offerts aux Canadiens. Si, après l’examen, la conclusion est positive, on attribue pour ce médicament un Avis de conformité et une Identification numérique de drogue (DIN). Toutes les autorisations de mise en marché pour un nouveau médicament au Canada doivent répondre aux exigences de la Loi sur les aliments et drogues.
Les contrôles réglementaires se poursuivent après la mise en marché du médicament. Les professionnels de la santé et le distributeur du médicament doivent communiquer tout nouveau renseignement portant sur l’efficacité, la sécurité ou la présence, ou non, d’effets indésirables pouvant avoir un impact sur son approbation.
Quant au médicament XYZ du fabricant, Santé Canada a finalement terminé son analyse et a émis un avis de conformité et attribué un DIN. Le médicament est maintenant autorisé pour la vente au Canada. L’étape suivante pour le fabricant consiste à présenter une demande d’inscription de son médicament à la Liste des médicaments du Québec.
AU QUÉBEC : 3 PALIERS
A) Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS)
L’INESSS, créé le 19 janvier 2011, résulte de la fusion du Conseil du médicament et de l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (AETMIS) qui sont des organismes encore présents dans les autres provinces canadiennes.
L’une des grandes fonctions de l’INESSS est d’évaluer les demandes des fabricants pour l’inscription de médicaments sur la liste du Régime général d’assurance médicaments du Québec (RGAM). Tous les Québécois doivent être assurés pour leurs médicaments, soit au public ou au privé, afin de pouvoir bénéficier du RGAM. Une personne qui n’a pas une assurance médicaments privée est obligatoirement couverte par le Régime public d’assurance médicaments administré par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).
Notre fabricant du médicament XYZ doit donc soumettre une demande à l’INESSS pour que son médicament XYZ soit inscrit sur la Liste des médicaments du Québec. L’évaluation de sa demande est faite par le Comité scientifique des médicaments aux fins d’inscription (CSEMI). Le Comité est composé de scientifiques, cliniciens, éthiciens, gestionnaires et citoyens. Tous les membres ont une formation scientifique leur permettant d’accomplir leur mandat. Après l’analyse poussée du dossier qui s’échelonne sur une période d’environ 6 mois, le comité soumet ses recommandations au conseil d’administration, puis au Ministre de la Santé et des Services sociaux qui est le responsable ultime de la décision d’inscription au RGAM.
Pour être inscrit sur la Liste des médicaments, le médicament doit satisfaire aux critères prévus à la Loi sur l’INESSS2. Le premier critère concerne la valeur thérapeutique du médicament : en quoi ce nouveau médicament apporte-t-il un bienfait ou un avantage de plus que les médicaments déjà disponibles sur le marché? Si l’INESSS considère que la valeur thérapeutique n’est pas démontrée, il soumet un avis au ministre à ce sujet.
Si la valeur thérapeutique du médicament est démontrée, la justesse du prix est ensuite prise en compte, ainsi que le rapport entre le coût et l’efficacité du médicament, les conséquences sur la santé de la population et sur le réseau de la santé. Cette évaluation respecte l’objectif du RGAM qui est d’assurer un accès raisonnable et équitable aux médicaments requis par l’état de santé des personnes.
En fonction de ces critères, tous les médicaments ne seront pas nécessairement inscrits au RGAM. L’INESSS peut indiquer dans son Avis au ministre qu’elle ne recommande pas l’inscription d’un médicament sur la liste et les raisons motivant sa décision. Retraçons le parcours du médicament XYZ. Suite à son évaluation, l’INESSS soumet un Avis au ministre, recommandant d’inscrire le médicament à la Liste des médicaments mais dans la section « Médicaments d’exception ». Dans ce cas, cette décision a été prise car le médicament ne possède pas d’avantages thérapeutiques justifiant un coût plus élevé que celui lié à l’utilisation d’autres médicaments qui sont déjà inscrits sur la liste. Le médecin devra alors compléter un formulaire spécial ou indiquer le code lié à ce médicament s’il considère que son patient rencontre les conditions exigées pour la prescription de ce nouveau médicament XYZ.
B) Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)
Le Ministre de la Santé et des Services sociaux établit par règlement la Liste des médicaments. Cette liste inclut les médicaments et les fournitures dont le coût est garanti par le RGAM, qui inclut le régime public, les régimes d’établissements du réseau de la santé (ex.: hôpitaux) et les régimes privés. Le ministre assure aussi la révision et la mise à jour périodique de la liste en tenant compte des recommandations formulées par l’INESSS. La décision finale d’inscrire ou non un médicament sur la liste appartient au Ministre. Ce dernier peut accepter la recommandation de l’INESSS, la refuser ou exiger plus d’études avant de prendre sa décision.
La Liste présente également des médicaments d’exception dont le coût est couvert par le RGAM dans certaines conditions ou pour les indications thérapeutiques que le Ministre détermine par règlement.
En tenant compte des recommandations de l’INESSS, le Ministre décide d’autoriser le médicament XYZ comme médicament d’exception et de l’inclure dans l’annexe IV de la Liste des médicaments. Son remboursement sera permis de façon exceptionnelle si le médicament XYZ respecte les critères établis.
C) Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)
La Régie relève directement du Ministre de la Santé et des Services sociaux. Elle a pour mandat d’administrer les régimes publics d’assurance maladie et d’assurance médicaments. Le régime public d’assurance médicaments couvre les médicaments obtenus sur ordonnance au Québec et qui paraissent dans la Liste des médicaments publiée périodiquement.
Les médicaments couverts par les régimes d’assurances privés
La couverture offerte par les régimes d’assurances privés peut différer d’un régime à l’autre. Cependant, tous les assureurs privés doivent minimalement couvrir les médicaments faisant partie de la Liste des médicaments.
En conclusion
Comme nous pouvons le constater, l’accès aux médicaments est très structuré et bien encadré, tant au niveau de Santé Canada que des différentes instances au Québec. C’est le fabricant qui décide de faire une demande pour commercialiser son médicament au Canada. Pour ce faire, il doit se conformer à plusieurs exigences. L’étape finale du parcours consiste en son inscription sur la Liste des médicaments du Québec, qui est mise à jour régulièrement et qui est disponible pour consultation sur le site internet de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Tout le processus pourra s’étendre de plusieurs mois à quelques années.
N’hésitez pas à consulter votre pharmacien, votre médecin ou un professionnel de la santé si vous avez des questions à ce sujet.
Source: Ginette Lévesque, INFIRMIÈRE CLINICIENNE DIABÈTE QUÉBEC
Revue Plein Soleil, Printemps 2017
Nous tenons à remercier M. Pierre Lucier, pharmacien, et M. Marc Parent, pharmacien d’établissement au CHU de Québec, pour leur précieuse collaboration.
Est-ce que le bon sens d’un fermier plus fort que les mathématiques? Il fallait obligatoirement la trouver cette solution!
À sa mort, un fermier laissa en héritage dix-sept (17) chevaux à ses trois fils. Dans son testament, le père avait ainsi établi le partage de l’héritage :
1. Mon fils aîné recevra la moitié (1/2) de tous les chevaux.
2. Mon second fils recevra le tiers (1/3) de tous les chevaux
3. Mon plus jeune fils recevra le neuvième (1/9) de tous les chevaux
Or il était tout à fait impossible de diviser 17 chevaux par deux, par trois et par neuf. La chicane prit donc entre les trois fils…! Puis, à un moment donné, ils décidèrent de faire appel à un fermier voisin, dont ils appréciaient l’intelligence, dans l’espoir qu’il puisse trouver une solution à leur différend.
Le fermier prit donc le testament et l’examina avec grand soin. Après quoi, il alla chercher son propre cheval et l’ajouta aux dix-sept (17) autres. Il y avait maintenant dix-huit (18) chevaux dans le champ. Dès lors, il devint possible aux héritiers de procéder au partage, tel que prévu dans le testament du père.
Fils aîné : la moitié de 18, soit 9 chevaux
Second fils : le tiers de 18, soit 6 chevaux
Le plus jeune fils : le neuvième de 18, soit deux chevaux.
En faisant l’addition, cela donna : 17 chevaux. Il restait donc un cheval, celui du fermier voisin qu’il reprit et ramena à sa ferme…! Et le problème fût résolu…!
Hein! Ça vous en bouche un coin les matheux? L’aviez-vous vu venir?
Aujourd’hui, je vous propose un texte intéressant de Mathieu Bock-Côté, sociologue, auteur et chroniqueur au Journal de Montréal, paru dans l’édition du 6 mai dernier. Vous connaissez ma passion pour la langue française alors impossible de ne pas partager cette opinion.
Paradoxe français
Quiconque passe un peu de temps en France est frappé par une étrange manie de nos cousins: l’utilisation abusive, pour ne pas dire névrotique, des anglicismes. On refuse de dire courriel, on s’entête à dire «email». On ne parle pas de la collection d’été, mais de la collection «summer».
FRANCE
Plutôt que de parler de la bataille des idées, on parle de la «battle». Et cela sans oublier, naturellement, que la version locale de l’émission La Voix s’y appelle The Voice. Mais au même moment, on ne peut qu’être marqué par la remarquable maîtrise de la langue des grandes figures de la vie publique.
On y cherche le mot juste. On n’hésite pas à employer un terme complexe lorsqu’il le faut. On sent que la langue est soutenue par la littérature, ce qui n’est pas surprenant dans un pays qui a historiquement placé la littérature au cœur de son identité.
Il y a un bonheur à bien parler. Plus on maîtrise une langue, plus on cherche à exprimer finement ses sentiments, et plus on y parvient. Au Québec, nous fonctionnons à l’envers. Avec raison, nous traquons les anglicismes. Nous voulons rappeler que le français peut nommer chaque aspect de l’existence. Nous faisons preuve d’une belle inventivité linguistique.
CULTURE
Mais globalement, la maîtrise de la langue fait pitié. On se contente trop souvent de termes approximatifs. Patente, truc, chose, affaire, machin: ces mots servent trop souvent de béquilles à ceux qui ont un vocabulaire handicapé.
Quant à la maîtrise de la syntaxe et de la grammaire, on pourrait parler de faillite linguistique. Une langue, quoi qu’on en pense, n’est pas un outil de communication. C’est un univers, c’est un rapport au monde. C’est une manière de nommer et de sentir la vie. Le handicapé linguistique est non seulement handicapé de la pensée, mais handicapé des sentiments.
Avec le temps maussade qu’on connaît, les inondations qui minent tout le monde, ce n’est certainement pas le temps de sombrer dans la déprime. Alors j’ai pensé ce matin qu’une bonne dilatation de la rate pourrait vous faire débuter la journée du bon pied. Enfilez vos pantoufles, servez-vous un bon café chaud et, comme vous avez déjà ouvert l’ordinateur ou la tablette et que vous êtes en train de me lire, profitez-en pour oublier tous vos malheurs et parcourez des yeux ces perles hilarantes qui suivent…
Une femme qui habite le quartier huppé de la ville se rend en Porsche chez son médecin. Elle entre dans le cabinet e s’écrie toute affolée :
– Docteur, c’est affreux, j’ai été piquée par une guêpe!
– Allons, Madame, calmez-vous, ce n’est sans doute pas bien grave. Si vous me disiez d’abord où vous avez été piquée au juste?
– Ah ça non, n’y comptez pas, c’est hors de question! C’est bien trop embarrassant. Vous soignez la plupart de mes amies et si l’une d’elles apprenait une chose pareille, je serais la risée de tous dans les prochains dîners mondains. Docteur, vous me jurez que vous n’en parlerez à personne?
– Vous avez ma parole, Madame.
Alors la dame s’approche de son médecin et elle lui murmure tout bas à l’oreille :
– À la porte du Dollarama!
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Un koala était assis sur la branche d’un eucalyptus et fumait un joint! Un petit lézard passa par-là, regarda le koala et dit :
– Hey Koala! Qu’est-ce que tu fais?
Le koala répondit :
– Je fume un joint, viens me rejoindre.
Alors le petit lézard grimpa et s’assit à côté du koala et ils fumèrent quelques joints. Après un certain temps, le petit lézard dit qu’il avait la bouche sèche et qu’il allait boire un peu d’eau à la rivière. Le petit lézard était si gelé qu’il glissa de l’arbre et tomba dans la rivière. Un crocodile l’aperçut et nagea vers le petit lézard, qu’il aida à regagner la rive. Il demanda au petit lézard :
– Qu’est-ce qui se passe avec toi?
Le petit lézard expliqua au crocodile qu’il était assis avec le koala dans l’arbre à fumer un joint, mais il devint trop gelé et tomba dans la rivière… Le crocodile dit qu’il devait tirer ça au clair et marcha dans la forêt tropicale, trouva l’arbre où se trouvait le koala en train de terminer son joint. Le crocodile regarda le koala et dit :
– Hey toi!
Alors le koala regarda en bas et dit :
– Clisse t’en a bu d’l’eau!!!
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Dans la cuisine, tôt le matin, Madame, à peine vêtue et sans culotte, s’affaire à préparer des œufs à la coque pour le petit déjeuner. Monsieur passe tout près d’elle et l’effleure. Elle se tourne vers lui et sans embarras lui demande :
– Fais-moi l’amour, là de suite!
Le gars se dit que ce n’est une journée pas comme les autres. Il embrasse sa femme, la retourne sur la table de la cuisine et passe à l’acte. À peine terminé, Madame remet un peu d’ordre à sa tenue et retourne tranquillement vers ses œufs qui cuisent. Le mari, toujours sous le charme, l’enlace dans ses bras et lui murmure à l’oreille :
– Qu’est-ce qui t’a pris comme ça, d’un coup?
– Oh rien chéri, le minuteur est cassé!!!
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Un juif et un arabe déjeunent à la cantine de leur société. Au dessert, le premier, après avoir épluché sa poire, en aligne les pépins sur la table. L’arabe s’en étonne, alors le juif lui explique :
– Tu ne sais pas que les pépins mangés à part rendent intelligent?
– Non! Je ne savais pas… Je veux essayer!
D’accord! Ça te coûtera 5 euros le pépin et il y en 8, ça fait 40 euros… L’arabe paie et mange les pépins. Soudain, il fait une remarque :
– Tout de même… Tu me prends pour un idiot! Pour 40 euros, j’aurais pu acheter quelques kilos de poires!
– Tu vois, les pépins commencent à faire de l’effet!
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Dans un club de violonistes amateurs, deux musiciens bavardent. Ce sont deux amis, un Ontarien et un Québécois et tous les deux sont fiers de leur talent. L’Ontarien dit :
– La semaine dernière, j’ai joué un concerto dans la Cathédrale d’Ottawa devant 6 000 personnes. J’ai tellement bien joué que j’ai fait pleurer la statue de la Vierge Marie.
Le Québécois réfléchit, puis répond :
– Quoi? Moi, la semaine dernière, j’ai joué devant plus de 10 000 personnes. C’était à la cathédrale Notre-Dame et à un moment, j’ai vu Jésus se décrocher de la croix et venir vers moi. Alors là, je me suis arrêté de jouer et, dans un silence de mort, il s’est approché et m’a dit :
– Mon fils, je te préviens, tu as intérêt à bien jouer!
Surpris, je lui dis :
– Mais oui Seigneur, pourquoi me dis-tu cela?
– Parce que la semaine dernière, lors d’un concert à la Cathédrale d’Ottawa, il y a un espèce d’Ontarien prétentieux qui a tellement mal joué, qu’il a fait pleurer ma mère…
Le Québec y goûte encore cette année plus que jamais avec ses inondations, au point où l’état d’urgence est maintenant décrété à Montréal et à Laval. Chaque bulletin de nouvelles nous montre l’impuissance, la détresse et le désarroi des victimes devant cette catastrophe naturelle. En Outaouais, en Gaspésie, à Shawinigan, c’est la même chose. Des glissements de terrain sont sous surveillance constante à certains endroits.
L’armée arrive trop tard parce que les autorités dormaient au gaz. Ça fait des semaines que les sinistrés attendent cette aide et il était temps que quelqu’un se réveille. À un moment donné dans le temps, la situation se redressera et les eaux se retireront avec les conséquences qu’on ne soupçonne même pas. Les victimes seront prises avec leurs problèmes et malheureusement, personne ne réagit de la même façon. On voit des gens pleurer à la télé, qui sont rendus au bout du rouleau en se demandant comment ils vont s’en sortir. Parce que, selon les experts, la rapidité d’intervention sera capitale, une fois que les rivières se seront retirées, pour prévenir les moisissures et tout ce qui serait néfaste pour la santé. Il y aura urgence d’agir.
Lorsqu’on est témoins de catastrophes naturelles partout dans le monde, nos gouvernements s’empressent de fournir une aide financière internationale de plusieurs millions de dollars aux pays dévastés. C’est maintenant le moment qu’ils s’occupent de notre monde. On n’a qu’à se rappeler St-Jean-sur Richelieu en 2011 et, plus récemment la douloureuse tragédie du Lac Mégantic. Combien il a fallu de temps pour dédommager les victimes, leur permettre de se relever? On parle en termes d’années. Ça prend une éternité pour trouver des solutions et rien n’aboutit. Le destin frappe comme un voleur et on prend une éternité pour s’en sortir.
Le 14 mai 2011, j’écrivais un article sur le débordement bordélique de la rivière Richelieu qui avait noyé des quartiers complets de riverains. Je me questionnais sur le pourquoi ne pas imposer des constructions sur pilotis aux endroits à risques. Six ans plus tard, on entend parler de rien et voilà que Dame nature provoque encore plus de dommages. Va-t-on régler cette question une fois pour toute? Ce serait une belle façon de permettre aux riverains de ne pas se déraciner.
Charité bien ordonnée commence par soi-même et c’est ce qu’il faut appliquer rapidement. Il faut prendre grand soin de nos concitoyens. Les victimes doivent être dédommagées rapidement et surtout adéquatement pour qu’ils se relèvent de ce désastre naturel. Certains auront tout perdu et d’autres ne s’en remettront pas. C’est le temps des levées de fonds, des spectacles à grand déploiement, des actions populaires pour rendre à ces personnes ce qu’elles ont perdu de plus précieux, leur chez-soi qui, peu importe son prix, reste d’une valeur inestimable. Le jardin des secrets, des souvenirs et l’histoire d’une vie qui font naufrage.
Il faut que demain soit porteur d’espoir. Il faut les aider à se relever et faire en sorte de trouver des solutions rapidement pour faire face de nouveau à cette réalité. Les constructions sur pilotis existent ailleurs dans le monde alors qu’est-ce qui nous empêche d’appliquer cette solution? 2011, 2017… faudra-t-il attendre 2023?
Les inventeurs québécois – Marcellus Gilmore Edson (1849-1940)
L’INVENTION DU BEURRE D’ARACHIDES
Le beurre d’arachide est une pâte à tartiner à base d’arachides. Il est très consommé en Amérique du Nord, aux Pays-Bas et utilisé abondamment dans la culture culinaire africaine.
Vocabulaire
Le beurre de cacahuètes est nommé peanut butter en Amérique du Nord anglophone. En Europe et en Afrique, il est appelé beurre d’arachide, beurre d’arachides ou, avec des variantes orthographiques : beurre de cacahuète, cacahuètes, cacahouète ou cacahouètes.
Au Canada francophone, il est appelé beurre d’arachide, beurre d’arachides ou, en langage familier, beurre de peanuts, souvent orthographié beurre de pinottes.
Préparation
Le beurre de cacahuètes est dit naturel lorsqu’il ne contient aucun autre ingrédient. À température ambiante, l’huile d’arachide se sépare de la pâte et se retrouve sur le dessus. Le consommateur mélange le plus souvent les deux parties. Une fois entamé, le beurre d’arachide naturel se conserve un à deux mois au réfrigérateur et seulement une semaine à température ambiante. Le beurre de cacahuètes se présente sous deux formes : « crémeuse » (creamy en anglais) ou « croquante » (crunchy en anglais), selon le degré de broyage des arachides. Ainsi, une texture croquante contient plus de morceaux.
Différentes recettes ont été commercialisées au fil des années. L’huile d’arachide est extraite et remplacée par d’autres huiles (palme, canola) et divers ingrédients qui permettent son homogénéisation et une conservation prolongée. Ces recettes incluent le plus souvent l’adjonction de sucre, de sel, d’arômes et de divers ingrédients destinés restaurer les propriétés nutritives initiales du produit.
Histoire
D’abord originaires du Mexique, les arachides se sont propagées partout dans le monde grâce à leurs qualités nutritives. Plus tard, c’est aux États-Unis que cet aliment est devenu très populaire à cause de son faible coût et de sa valeur nutritive.
Le beurre de cacahuètes remonte à 1884 lorsqu’il fut breveté par un pharmacien canadien, le Montréalais Marcellus Gilmore Edson. Six ans plus tard, en 1890, dans le cadre d’une expérience, un médecin américain, George A. Bayle Jr., moulut des arachides en vue d’obtenir une pâte qui servirait de substitut alimentaire riche en protéines pour les personnes n’ayant pas de bonnes dents. Vers la même période, John Harvey Kellogg à Battle Creek, dans le Michigan, créa un beurre de cacahuètes comme source végétarienne de protéines. Son frère Will Keith Kellogg créa peu après la Sanitas Nut Company qui commercialisa ce produit. Les frères Kellogg obtinrent en 1895 le brevet de cette invention. Toutefois, malgré leur brevet américain, ce ne sont pas les frères Kellogg qui ont inventé le beurre de cacahuètes.
Celui-ci est très consommé aux États-Unis et au Canada mais il n’a été introduit sur le marché mondial qu’en 1904. Selon le US National Peanut Board, le beurre de cacahuètes a fait sa première apparition dans le monde à l’exposition universelle de Saint-Louis, grâce à C.H. Summer. Le produit a gagné la faveur des consommateurs, soulignant ainsi l’énorme potentiel de cette pâte à tartiner, toutefois, il demeure très peu consommé en Europe.
Consommation
Aux États-Unis et au Canada, le beurre de cacahuètes est un aliment de base. Selon les statistiques, 89 % des ménages américains et canadiens en consomment. De surcroît, environ le tiers de la récolte d’arachides des États-Unis sert à la fabrication de beurre de cacahuètes. Le principal producteur américain de beurre de cacahuètes est J.M. Smucker Co. L’entreprise peut produire 250 000 pots chaque jour.
Aux Philippines, le plus important fabricant de beurre de cacahuètes est Unilever Bestfoods (anciennement California Mfg. Co. Inc.). En Afrique, c’est surtout la marque Dakatine qui est consommée. À La Réunion, la marque est même devenue le nom générique du beurre de cacahuètes. Au Canada, le fabricant le plus important de beurre de cacahuètes est Kraft.
Commerce
Les principaux pays producteurs sont : la Chine (39%), l’Inde (22%), les États-Unis et le Nigéria avec 5% chacun, puis le Sénégal, les Philippines et le Vietnam avec 1% chacun. Les principaux exportateurs sont les États-Unis, l’Argentine, l’Inde, la Chine, le Vietnam et l’Afrique du Sud avec un volume exporté total d’environ 1,2 millions de tonnes. Les États-Unis sont le premier exportateur mondial bien qu’ils ne produisent que 5% du total mondial.
En Europe, les quantités consommées sont très faibles, excepté en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. La France est exportatrice nette de beurre de cacahuètes, mais les quantités en cause sont faibles. En 2014, 40 tonnes ont été importées et 314 tonnes exportées mensuellement.
Source : Wikipédia