Mahomet fait des miracles!

Pour la première fois de ma vie, je suis allé à la mosquée de Gatineau, par curiosité. J’ai assisté à leurs pratiques et à leurs prières. Puis tout à coup j’ai vu Mahomet. Il était là. Je me suis mis à genoux, figurez-vous et à ma grande surprise il vient à moi, se penche, met ses mains sur ma tête et s’exclame d’une voix forte :

– MISSIEUR………..TI VAS MARCHER ! ! !

Je lui répondis :

– Je n’ai aucun problème de motricité.

Il ignore ma remarque et hurle encore d’une voix plus forte :

– JI VOUS PROMET……. JI VOUS RIPÈTE……TI VAS MARCHER ! ! !

Là, je refais une dernière tentative pour lui expliquer que je n’ai aucun problème avec mes membres inférieurs, mais en vain, Il répétait de plus en plus fort :

– TI VAS MARCHER ! ! !

Après les prières, je suis sorti et bien croyez-moi si vous voulez? Il avait raison.

HOSTIE!!! ON M’AVAIT VOLÉ MA VOITURE…

Troublantes coïncidences

John F. Kennedy
Abraham Lincoln

Vous vous souvenez de l’assassinat du président John F. Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas au Texas? Je venais d’avoir 12 ans et je m’en souviens comme si c’était arrivé hier. J’avais suivi les obsèques à la télévision et lu tout ce qui se rapportait à l’événement. Ça m’avait vraiment frappé et chaque 22 novembre, je ne peux m’empêcher d’y penser et de revoir les images défiler dans ma tête.

Voilà que dernièrement, un ami m’a fait parvenir le texte qui suit, troublant, et qui expose des similitudes et de troublantes coïncidences avec l’assassinat du président Abraham Lincoln presque 100 ans auparavant. Avouez que c’est fascinant de découvrir ces similitudes.

Les informations qui suivent sont véridiques et vérifiables. Faut-il une cartomancienne ou un professeur d’histoire pour comprendre ce mystère?

Abraham Lincoln fut élu au congrès en 1846. – John F. Kennedy fut élu au congrès en 1946;

Abraham Lincoln fut élu président en 1860. – John F. Kennedy fut élu président en 1960;

Les noms de Lincoln et de Kennedy sont composés de 7 lettres;

Tous les deux furent très attachés à la défense des droits de l’homme;

Les deux présidents ont été assassinés d’une balle dans la tête;

Tous les deux ont perdu la vie un vendredi;

Les deux épouses des deux présidents perdirent un enfant alors qu’elles vivaient à la Maison blanche;

La secrétaire de Lincoln s’appelait Kennedy. – La secrétaire de Kennedy s’appelait Lincoln;

Les deux présidents furent assassinés par des Sudistes et chacun eut pour successeur un Sudiste;

Leurs successeurs respectifs portaient le même nom : tous les deux s’appelaient Johnson;

Andrew Johnson, qui a remplacé Lincoln, est né en 1808. – Lyndon Johnson, qui a remplacé Kennedy, est né en 1908;

John Wilkes Booth, qui a assassiné Lincoln, est né en 1839. – Lee Harvey Oswald, qui a assassiné Kennedy, est né en 1939;

Les deux assassins étaient connus pour porter chacun 3 noms, ce qui est rare en Amérique du Nord. Les trois noms portés par chacun totalisaient 15 lettres;

Lincoln a été tué au théâtre Ford. – Kennedy a été tué dans une Ford de marque Lincoln;

Après les assassinats, John Wilkes Booth tenta de s’échapper depuis un théâtre et fut arrêté dans un immeuble. – Lee Harvey Oswald tenta de s’échapper depuis un immeuble et fut arrêté dans un théâtre;

Lee Harvey Oswald, l’assassin de Kennedy, et John Wilkes Booth, l’assassin de Lincoln ont, tous les deux, été abattus avant leur procès;

Et maintenant, le plus surprenant…

Une semaine avant d’être assassiné, Lincoln était en vacances dans le Maryland, à Monroe. – Une semaine avant d’être assassiné, Kennedy était en vacances avec Marilyn Monroe.

Alors… pur hasard ou signes d’une volonté supérieure?

Un arrêt qui a fait couler beaucoup d’encre

L’arrêt Jordan, vous connaissez? Celui qui a mis des limites de temps avant qu’un accusé se voit citer à procès? Et bien le résultat est qu’un meurtrier ayant égorgé sa femme en 2012, est maintenant libre comme l’air. Quel signe on envoie à la population? Que fait-on des victimes? On ne parle pas ici d’un vol par effraction, mais bien d’un homicide, la plus lourde infraction du Code criminel canadien. Qu’a fait le gouvernement Couillard? Rien! Il n’a même pas invoqué la clause dérogatoire. C’est l’incompréhensible!

Dans le Journal de Montréal d’hier, Richard Martineau en a fait le sujet de son article, en page 6, et je me permets de le partager avec vous dans son intégralité.

Le choc des droits

Ainsi, un homme accusé d’avoir égorgé sa conjointe en 2012 a été libéré à cause de l’arrêt Jordan.

Les accusés ont le droit de subir leur procès dans des délais raisonnables, affirme la loi. C’est un droit fondamental. Mais qu’en est-il du droit des proches de la victime? N’ont-ils pas le droit à la justice?

Et les citoyens n’ont-ils pas le droit de vivre en sécurité? N’ont-ils pas le droit d’être protégés? Pourquoi les droits de l’accusé primeraient sur les autres droits?

TOUT ET N’IMPORTE QUOI

C’est le problème avec le culte des droits de la personne. Ils défendent tout et n’importe quoi. Un enfant a le droit de recevoir une éducation qui lui permettra de fonctionner en société. Mais les parents de cet élève ont le droit de retirer leur enfant de tel ou tel cours, car les valeurs qu’on y enseigne vont à l’encontre de leurs croyances religieuses.

Quel droit prime? Celui de l’enfant ou celui des parents? Le droit à l’éducation ou le droit au respect de sa religion? Un commissaire de mariage civil refuse de marier deux homosexuels, car ça va à l’encontre de ses valeurs. Il veut qu’on respecte ses croyances religieuses.

Mais les gais allèguent qu’ils ont le droit de se marier, et que la décision du commissaire n’est ni plus ni moins qu’une discrimination sur la base de l’orientation sexuelle. Qui a raison? Idem pour un médecin qui refuse d’aider un de ses patients à mettre fin à ses jours sous prétexte que ça heurte ses valeurs.

Les femmes ont le droit d’être traitées en égales. Mais les religions ont le droit de traiter les femmes comme des citoyennes de second ordre et de pratiquer la ségrégation sexuelle. Non seulement la pratiquer, mais l’encourager et l’enseigner! On fait quoi? On défend les femmes ou la religion? Les valeurs de la société en général ou les valeurs d’un groupe spécifique?

DES FASCISTES!

Dans le cas de l’homme accusé d’avoir égorgé sa femme, on a décidé que les droits du présumé meurtrier priment sur les droits des citoyens et sur les droits des proches de la victime. Pourquoi? Pourquoi ses droits seraient plus importants que les nôtres? Pourquoi un droit primerait sur un autre? Tout cela est arbitraire…

Véronique Hivon

La députée péquiste Véronique Hivon croît que le Québec devrait invoquer la clause dérogatoire afin de soustraire les tribunaux du Québec à l’arrêt Jordan, et ainsi s’assurer qu’aucun autre présumé meurtrier ne recouvre par magie sa liberté.

Vous imaginez le tollé que ça provoquerait dans le reste du pays? « Le Québec refuse de respecter un droit fondamental! Non seulement les Québécois sont-ils corrompus à l’os et fondamentalement racistes, mais ils se foutent des droits et libertés? Bande de fascistes! »

LE PETIT CATÉCHISME

Comme l’a déjà dit le philosophe Alain Finkielkraut : « Les droits de l’homme sont la valeur cardinale de notre temps, l’alpha et l’oméga de la morale collective. Ils constituent le catéchisme d’un monde sans Dieu. » Et comme tout catéchisme, celui des droits de l’homme prône une doctrine qui est parfois difficile à comprendre et à digérer…

Trois gouttes de lumière…

L’arbre et le garçon

Il était une fois un grand pommier. Un petit garçon aimait venir jouer autour de l’arbre chaque jour. Il grimpait au sommet de l’arbre, mangeait des pommes, et faisait une sieste à l’ombre… Il aimait l’arbre et l’arbre aimait jouer avec lui. Le temps a passé, le petit garçon a grandi et il ne jouait plus autour de l’arbre.

Un jour, le garçon est revenu à l’arbre avec un regard triste.

– Viens jouer avec moi, dit l’arbre à l’enfant.

– Je ne suis plus un enfant, je ne joue plus autour des arbres. Je n’ai pas le temps de jouer. Je dois travailler pour ma famille. Nous avons besoin d’une maison pour nous abriter. Peux-tu m’aider?

– Désolé, je n’ai pas de maison, mais tu peux couper mes branches pour construire votre maison.

Alors l’homme a coupé toutes les branches de l’arbre et partit heureux. L’arbre était content de le voir heureux mais le garçon ne revint pas après. L’arbre était de nouveau solitaire et triste.

Un jour chaud d’été, l’homme est revenu et l’arbre était ravi.

– Vient jouer avec moi, dit l’arbre.

– Je suis triste et je deviens vieux. Je veux aller faire de la voile pour me détendre. Peux-tu me donner un bateau?

– Utilise mon tronc pour construire ton bateau. Tu pourras naviguer loin et être heureux.

Alors l’homme a coupé le tronc de l’arbre pour faire un bateau. Il a fait de la voile et n’est pas revenu avant longtemps.

Enfin, l’homme revint après avoir été absent pendant de longues années.

– Désolé mon garçon, mais je n’ai plus rien pour toi. Je n’ai plus de pommes à te donner, dit l’arbre.

– Je n’ai pas de dents pour croquer, répondit l’homme.

– Plus de tronc pour que tu y grimpes.

– Je suis trop vieux pour cela, dit l’homme.

– Je ne peux vraiment rien te donner, la seule chose qui reste, ce sont mes racines mourantes, dit l’arbre avec tristesse. Parfait! Les racines des vieux arbres sont le meilleur endroit pour s’appuyer et se reposer. Viens t’assoir avec moi et repose-toi.

L’homme s’assit et l’arbre se réjouit et sourit.

L’arbre dans l’histoire représente nos parents. Quand nous sommes jeunes, nous aimons jouer avec eux. Quand nous grandissons, nous les quittons et revenons seulement quand nous avons besoin d’aide. Les parents sacrifient leur vie pour nous. N’oubliez jamais leurs sacrifices. Donnez-leur de l’Amour et de l’Attention avant qu’il ne soit trop tard.

Une saison de poker réussie

Encore une preuve de la migration nordique des snowbirds, hier marquait notre 23e et dernière soirée de Poker Texas Hold’Em en sol américain, pour la communauté francophone. Une belle saison et un groupe dynamique où, semaine après semaine, le vendredi, on réussissait à disposer trois tables de jeux pour un maximum de 24 joueurs. La moyenne s’est maintenue à 20 joueurs et à quatre reprises, on a fait salle comble. Tour à tour, 48 joueurs ont meublé ces soirées. La répartition des fanatiques était de 14 femmes et 34 hommes.

Au chapitre des performances individuelles, certains se sont distingués. Chaque semaine, je compilais des statistiques afin de créer un certain défi. Pour chacune des tables, une première position donnait 3 points, la seconde 2 points et la troisième place 1 point. Cela permettait de dresser un tableau de performances des joueurs inscrits à l’activité. C’était intéressant de voir les gens prendre connaissance de leur position au classement. Maintenant et sans autre préambule, place aux lauréats dans les différentes catégories;

Champion de la saison pour les points : Rénald Bonenfant, avec 21 points.

Le plus de première position : Marjolaine Proulx, avec 5.

Le plus de 2e position : Rénald Bonenfant, avec 6.

Le plus de 3e position : Rollande Vézina, avec 6.

Le plus de « meilleure main » : Gilles Guay, avec 4.

Il faut aussi souligner l’assiduité de trois personnes qui ont été présentes à chacune des soirées : Lise et Gilles Guay ainsi que votre humble serviteur.

Si vous désirez obtenir le classement final, réservé aux joueurs, vous n’avez qu’à m’envoyer une demande par courriel, (normand.nantel@hotmail.com) et je me ferai un plaisir d’y répondre.

Un immense merci à tous les joueurs pour cette magnifique saison. Sans votre participation, le succès ne serait pas du rendez-vous. Un merci sincère également à ceux et celles qui offraient de leur temps pour monter, démonter la salle et remplir les sacs de jetons à chacune des soirées, sans oublier les petites gâteries d’Anita, hier soir, pour clôturer la saison de belle façon. Vous n’avez pas idée combien c’est apprécié.

On se dit à l’automne prochain, puisque je vous confirme la poursuite de cette activité à compter du vendredi 3 novembre 2017 au 6 avril 2018, les réservations auprès de la réception du Complexe étant confirmées.

Le stress expliqué

Mon dictionnaire définit le stress comme étant « une réaction de l’organisme à une agression, un choc physique ou nerveux. Une situation de tension nerveuse excessive, traumatisante pour l’individu ». Bon c’est pas trop mal mais rien ne vaut un exemple concret pour bien l’expliquer… comme l’histoire qui suit…

Un monsieur s’arrête pour faire monter une auto-stoppeuse dans sa voiture. Elle est belle et jeune! Soudain, la demoiselle s’évanouit dans l’auto et le monsieur file à toute vitesse pour la faire admettre à l’hôpital.

ÇA C’EST DU STRESS…

À l’hôpital, on lui annonce qu’elle est enceinte et on félicite le monsieur qui sera bientôt papa!

ÇA C’EST DU STRESS…

Le monsieur dit qu’il n’est pas le père et qu’il ne la connaît même pas… Mais la demoiselle affirme que c’est bien LUI, le papa!

ALORS, LE STRESS AUGMENTE D’UN CRAN…

Alors, le monsieur demande un test d’ADN pour prouver qu’il n’est pas le père du bébé. Après le résultat, le docteur dit que le monsieur est stérile, probablement depuis sa naissance. Donc qu’il n’est pas le père du bébé! Il est soulagé, mais le stress revient car, sur le chemin du retour à la maison, le monsieur se met à penser qu’il a trois enfants.

ET ÇA C’EST DU TRÈS, TRÈS GROS STRESS!!!

Le Complexe retrouve sa quiétude

On veut bien arriver mais irrémédiablement il faudra repartir. C’est ce qu’avril apporte ici dans nos quartiers d’hiver en Floride. Lentement et sûrement, la quiétude reprend ses droits dans cet univers où les snowbirds, fuyant la neige des régions nordiques et froides, avaient élu domicile et poursuivre, en quelque sorte, un été passé trop vite.

Depuis une semaine, les sites se libèrent peu à peu. Les véhicules récréatifs qui trônaient dans le paysage, ont laissé une empreinte sur le gazon qui ne laissent aucun doute de leur hivernement. Avec les pluies estivales, la nature aura tôt fait d’effacer toutes traces et de lui rendre sa vivacité. La caravane de Monsieur Untel se découvre soudainement, cachée précédemment par d’autres véhicules récréatifs, voilà qu’on peut l’apercevoir de loin.

Chez ceux qui possèdent des maisons de parc, les volets et auvents sont rabattus comme pour fermer les yeux avant de s’endormir. Les arbustes et fleurs ont été élagués et nettoyés pour faire bonne impression et se laisser moins de désherbage l’automne prochain.

Passer son hiver au sud permet de faire d’agréables rencontres, de nouveaux amis. Tout est prétexte à se regrouper pour un 4 à 6 arrosé de bon vin et de quelques amuse-gueules. Les gens sont plus portés vers l’activité physique; le vélo, la marche, la moto, le tennis et le pickleball sont autant de passe-temps rassembleurs. Ce qui m’a toujours fasciné, c’est que les gens se croisent en se saluant et en se souhaitant une bonne journée. Qu’ils soient anglophones ou francophones, la barrière des langues est facilement franchissable. Dans notre Complexe, la répartition d’anglophones et de francophones se rapproche du 50-50.

Quand on ajoute à cela les réseaux sociaux d’aujourd’hui, il n’y a plus de frontières. On peut parler abondamment en vidéo avec les applications Facetime et Hangout et croyez-moi, c’est très populaire. Qui a dit que les «vieux» maîtrisaient mal les technologies? Vous seriez surpris de leur capacité à manipuler et se servir de téléphones intelligents, d’ordinateurs et de tablettes.

Au moment de se quitter on se souhaite toujours une bonne route sans problèmes avec l’espoir de se retrouver l’automne prochain. On se souhaite également une bonne santé, celle qui se fragilise avec l’âge, pour pourvoir reprendre où on a laissé et profiter encore de l’été à l’année.

Alors aux snowbirds assidus de ce blogue, c’est ce que je vous souhaite; de rentrer à la maison en conduisant prudemment, de savourer chaque moment et de retrouver vos familles pour leur raconter votre hiver au chaud. Ils vous trouveront inspirant. Mais surtout, la santé pour revenir l’automne prochain. Je demeure convaincu que le mode de vie des snowbirds permet de rajouter des années à la vie. Pas vous?

Tendre la main au voisin

Vous allez sans doute aimer cette réflexion de Boucar Diouf. C’est un sage des temps modernes et il nous éclaire de la belle façon avec humour, bon sens, simplicité et authenticité. Et il a marié une Matanaise! Ce texte a déjà été publié dans un numéro de la revue Châtelaine de 2013.

Mon père est un analphabète amoureux des vaches. Il les surnomme affectueusement « les dieux au museau humide ». Mener ses animaux brouter dans les pâturages a toujours été pour lui une source de plénitude. Aujourd’hui, papa n’est plus capable de se déplacer. Il y a quelques années, il s’est fait amputer le pied droit à cause d’une infection.

Quand j’ai appris la nouvelle, je l’ai appelé de mon bungalow à Longueuil. J’anticipais un immense découragement mais, à mon grand soulagement, à l’autre bout du fil papa m’a dit : « Boucar, pour un inconditionnel des bovidés comme moi, finir sa vie avec un sabot est une forme de bénédiction. De toute façon, après 75 ans passés en Afrique, où l’espérance de vie dépasse rarement les 50 hivernages, je ne peux que remercier le Seigneur de m’avoir accordé autant de temps de prolongation. »

Cette sérénité face à la mort reste à mon avis le critère le plus important quand vient le temps d’évaluer si quelqu’un a réussi ou non sa vie. Dans mon ethnie, pendant les rites d’accompagnement des mourants, il y a cette période qu’on appelle tagasse, qu’on pourrait traduire par « vanter les mérites ». C’est un temps qu’on prend pour rappeler au malade en fin de vie qu’il peut être fier de son passage sur cette Terre, que son empreinte restera gravée dans son village, comme en témoignent tous ses enfants et petits-enfants rassemblés pour l’occasion.

Mon père a apprivoisé la mort parce qu’il a consacré sa vie à sa communauté, à sa foi et, bien sûr, à ses vaches! C’est une vieille recette qui a fait ses preuves. Le philosophe grec Épicure ne recommandait-il pas de miser sur les plaisirs gratuits pour amoindrir la souffrance humaine? Si son affirmation est vraie, le culte de la consommation n’est-il pas un obstacle insurmontable pour qui veut voir arriver la mort avec sérénité? Ma grand-mère disait que le bonheur acheté était aussi volatil qu’un pet de lièvre dans une savane ouverte!

Comme biologiste, je crois que l’être humain a hérité d’une insatisfaction génétique qui le prédispose au malheur. Quand l’homme préhistorique dégustait du lièvre, le lendemain, il voulait de la gazelle et le surlendemain, il essayait de chasser le sanglier. C’est pour ça qu’aujourd’hui une maison plus grande, une célébrité croissante ou de l’argent à jeter par les fenêtres n’y changent rien ; notre corps est programmé pour se lasser et demander autre chose. La recherche constante de nouveauté a contribué au développement de nos capacités cognitives. Mais autrefois génératrice d’intelligence, l’insatisfaction est devenue notre plus grande malédiction.

Dans la physiologie humaine, le circuit du plaisir et celui de la douleur sont souvent couplés. Par exemple, tomber en amour procure beaucoup de bonheur, mais quand un des partenaires se casse sans avertir, le plaisir cède la place à la douleur chez l’autre. Boire de l’alcool procure aussi une certaine plénitude, mais tous les alcooliques vous diront que le prix à payer est atrocement élevé. Ce système de récompense et de punition m’amène à penser qu’il est physiologiquement impossible de réussir sa vie en misant uniquement sur l’argent et la consommation.

Le psychologue David Myers, du Hope College dans le Michigan, a établi que le pouvoir d’achat moyen des Américains avait triplé depuis 1950. Pourtant le nombre d’Américains qui s’estiment heureux est resté inchangé. Bref, au-delà de ce qu’il faut pour combler les besoins de base de la famille que sont manger, se loger et se soigner, la plus-value apportée par le surplus de pognon sur le bonheur est bien faible. Où se cache alors la solution?

Quand un bébé venait au monde dans mon village, grand-maman lui souhaitait toujours de la santé et de la compassion pour ses semblables. Un jour, je lui ai demandé pourquoi elle n’ajoutait pas la prospérité et le bonheur dans ses souhaits. Grand-maman m’a répondu : « Les gens qui veulent atteindre le bonheur par les possessions essaient d’éteindre un feu avec de la paille. En vérité, il y a trois catégories de personnes heureuses de cette façon. Il y a ceux qui ont tout pour être heureux, mais ne le sont pas souvent. Ceux qui cherchent le bonheur et ne le trouvent pas tout le temps. Enfin, il y a ceux qui disent avoir trouvé le bonheur, mais ne le conservent pas longtemps. Le bonheur, c’est regarder en bas pour mieux apprécier ce qu’on a, mais c’est surtout tendre la main à son voisin et partager ses joies et ses larmes, car en vérité, Boucar, si bonheur il y a sur cette Terre, c’est les autres. Alors je ne peux pas souhaiter à un poupon autre chose que de la santé et de la compassion pour ses semblables. Ce sont les deux ingrédients les plus importants pour réussir sa vie. »

Aujourd’hui, fort des enseignements de ma grand-mère, je peux affirmer que je chemine tranquillement sur la route qui mène à une vie réussie. J’ai une conjointe et des enfants formidables, ainsi qu’une grande famille avec laquelle je partage mes joies, mes peines et le surplus d’argent que la vie m’a généreusement confié.

L’inaction des responsables!

Les actualités nous apprennent que 36 000 patients au Québec, sont en attente d’une consultation en dermatologie. Il manque carrément de dermatologues et la majorité de ceux qui exercent sont âgés de plus de 60 ans. On nous dit que le délai d’attente peut atteindre 3 ans.

Interrogé à ce sujet, notre cher ministre de la santé Gaétan Barrette a répondu, sûr de lui, que des dermatologues au Québec, il y en a suffisamment. Sa réponse vous étonne? Pas moi! On l’a élu et on est pogné avec! Ce n’est certainement pas la dernière fois qu’il va nous servir une réponse aussi dénuée de sens. Pour un médecin, on devrait s’attendre à mieux.

Quand je vais à l’épicerie et que les deux seules caisses disponibles ont de longues files d’attente, le gérant s’empresse d’en ouvrir d’autres pour donner du service, satisfaire la clientèle, bref, servir des personnes qui ont probablement des priorités plus importantes et urgentes que d’attendre en ligne. C’est simple pour un gérant et compliqué pour un ministre.

Toutes les mises en garde médicales et publicitaires insistent sur l’importance de consulter lorsqu’on a des problèmes de peau, un point foncé qui grossit, une anomalie qui dérange, un cancer de la peau. Dans ces cas, un traitement rapide, urgent, peut représenter beaucoup pour le patient. Mais non Barrette s’est prononcé! Rien à faire! On va vivre avec! L’inaction totale. C’est SA décision. Alors pourquoi on le paie? Seulement 197 dermatologues exercent au Québec et il en faudrait une soixantaine de plus. Qu’est-ce qu’on attend?

Vous êtes heureux, de bonne humeur et tout sourire? Écoutez les bulletins de nouvelles et vous deviendrez morose, découragé, impuissant, sauf quelques exceptions. Heureusement, TVA a mis sur pied un bureau d’enquêtes et laissez-moi vous dire que leurs journalistes ne chôment pas. Ils font un travail de dénonciation exceptionnel et je leur souhaite une longue vie. Ils sont indispensables pour l’opinion publique.

Les devinettes

Un beau lundi matin, en pyjama devant un bon déjeuner et se payant du bon temps. On est relaxe, alors pourquoi pas quelques petites devinettes pour partir sa journée du bon pied. En plus, vous n’aurez pas à vous creuser les méninges longtemps, elles sont tellement savoureuses qu’elles vous feront sourire. Allez-y…

Q1    Sais-tu pourquoi les grenouilles ont toujours les fesses dans l’eau?

R1        Pour qu’elles aient la raie nette! (rainette)

Q2    Pourquoi vaut-il mieux enlever ses lunettes lors d’un alcootest?

R2        Ça fait déjà deux verres en moins!

Q3    Savez-vous quel animal peut marcher sur la tête?

R3        Mais un pou, voyons!

Q4    Comment s’appelle la femelle du hamster?

R4        Hamsterdam!

Q5    Pourquoi les abeilles ne piquent-elles pas les policiers?

R5        Parce qu’elles ne veulent pas se faire arrêter (piquer, c’est voler)

Q6    Pourquoi les vaches ne parlent-elles pas?

R6        Parce que sur la grange, c’est écrit la ferme.

Q7    Pourquoi les souris n’aiment pas jouer aux devinettes?

R7        Parce qu’elles ont peur de donner leur langue au chat.

Q8    Quel est le sport que les serpents détestent le plus?

R8        La course à pied.

Q9    Savez-vous pourquoi les savants ont des trous de mémoire?

R9        Parce qu’ils se creusent la tête.

In Memoriam – Jacques Therrien – 2e anniversaire

C’était il y a deux ans. Une journée immensément triste pour ceux et celles qui ont eu le privilège de te connaître. Également ceux et celles qui ont partagé tes hivers à Pioneer Village en Floride.

Parti pour un monde sans souffrance, aujourd’hui, nous te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.

De ton nuage, continu de veiller sur tes proches et de guider leurs pas jusqu’à la rencontre éternelle.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

L’«écoeuranterie» de Bombardier

C’est à faire lever le cœur, ce que Bombardier vient de faire envers ses hauts dirigeants. C’est révoltant quand on pense que c’est dans nos poches de CONtribuables qu’il tête des subventions la larme de crocodile à l’œil.

48% d’augmentation c’est scandaleux et toute la population est renversée d’une telle exagération. On a le dos large et nos politiciens sont complices de cette aberration. Quand on apprend que les bonzes de cette multinationale reçoivent annuellement 154 fois le salaire moyen d’un employé de Bombardier, l’argent des CONtribuables sert se faire fourrer encore plus.

Ponce Pilate Couillard s’en lave les mains, comme dans tout dossier où il doit prendre des décisions importantes. C’est toujours plus facile avec l’argent des autres. Quant à Bombardier, il n’est absolument pas question pour eux de reculer. À quand un gouvernement responsable et à l’écoute de ses CONtribuables qui va dire fermement à Bombardier d’aller voir ailleurs lorsque viendra le temps de pleurer à Québec pour quémander des millions… parce qu’ils n’arrivent pas? Quand vient le temps de faire des mises à pied, ils ne demandent à personne.

D’ailleurs, on vient de voir ce dont ce gouvernement est hypocritement capable dans le dernier budget. Le CONtribuable québécois se voit gratifier d’une baisse d’impôt de 55$ annuellement. Toute une trouvaille après les années de surtaxes de toutes sortes.

Pour mieux comprendre le dossier, Michel Girard publiait un intéressant article dans les pages ARGENT du Journal de Montréal d’hier et que je vous offre ci-après. Ça prouve le sans-gêne, l’inconscience et l’indécence que cette compagnie à qui on a consenti des sommes colossales depuis des temps immémoriaux. Cette fois-ci, ils ont dépassé les bornes et ils doivent être rappelés à l’ordre..

Hausse scandaleuse

La forte augmentation de la rémunération en 2016 de la haute direction de Bombardier est tout simplement scandaleuse.

Voulez-vous savoir quel argument on m’a servi pour justifier pareille hausse abusive allant de 30% à plus de 50% selon les dirigeants? La haute direction mérite cette augmentation parce que l’action de Bombardier a grimpé en 2016 de 61%. Comme quoi le plan de redressement et de repositionnement de l’entreprise mis en place par la direction a rapporté aux actionnaires qui ont vu l’action boucler l’année à 2,16$, à comparer à 1,34 à la fin de décembre 2015. À mon avis, l’argument des bonzes de Bombardier ne tient absolument pas la route.

SUR NOTRE DOS

Si l’action de Bombardier s’est à ce point appréciée en 2016 c’est parce que le gouvernement Couillard et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont investi à eux deux 3,3 milliards de dollars pour assurer la survie de Bombardier. Sans cet investissement massif du gouvernement et de notre bas de laine québécois, Bombardier risquait la déconfiture. Cela dit, remettons en perspective l’évolution de l’action de Bombardier de 2015 et 2016, et ce en parallèle avec l’évolution de la rémunération des deux principaux dirigeants de la compagnie.

BAISSE DE L’ACTION

C’est le 13 février 2015 que le nouveau président et chef de la direction, Alain Bellemare, entrait en fonction. L’action de Bombardier avait fermé, la veille à 2,69$. Son prédécesseur, Pierre Beaudoin, était, pour sa part, muté au poste de «président exécutif du conseil». À l’époque, la grogne sévissait chez les actionnaires. Il faut dire que l’action avait dramatiquement chuté en un mois et demi. L’action avait bouclé l’année 2014 à 4,15$.

Bombardier comptait donc sur Alain Bellemare pour remettre Bombardier sur la bonne voie et lui redonner de la valeur. Et pour ce faire, on lui a versé en 2015 une rémunération de 8,9 millions de dollars canadien pour onze mois de travail. Pour sa part, Pierre Beaudoin allait encaisser en 2015 une rémunération de quelques 5 millions de dollars canadiens.

Quand les bonzes de Bombardier nous disent que les hauts dirigeants méritent leur grosse augmentation, j’aimerais leur rappeler que l’action en 2016 a fermé à 2,16$.

CONCLUSION

Entre l’arrivée de M. Bellemare en février 2015 et la fin de 2016, l’action de Bombardier accuse une diminution de presque 19,4%. Comment justifier une augmentation de sa rémunération équivalent à 32%, laquelle atteint en 2016 les 12,5 millions? Que dire de Pierre Beaudoin? Il a reçu une hausse de rémunération de 36,5% alors que l’action accuse un recul de 48% depuis la fin de décembre 2014. Et soulignons qu’ils ont annoncé en 2016, la suppression de 14 500 emplois. Inacceptable!