Œil pour œil
Gilles Vaillancourt, le corrompu de Laval a été condamné à 6 ans de prison pour ses activités criminelles qui se sont échelonnées sur 14 ans. Mieux encore, il est admissible à une libération conditionnelle après deux ans. Et la cerise sur le sundae; il sortira du pénitencier après une seule année pour se retrouver en maison de transition 12 mois. Ce n’est pas merveilleux?
Ainsi va la justice au Québec. Quel message envoie-t-on aux politiciens et administrateurs de la fonction publique. Pourquoi avoir vécu de la corruption durant 14 ans et récolter une sentence bonbon. C’est 14 années de prison qu’il aurait dû obtenir, point final. De quoi servir d’avertissement à qui voudrait l’imiter ou qui l’imitent déjà sans se faire prendre.
De beaux gestes de partage
Il faut se réjouir et envier l’attitude des étudiants de premier secondaire du Collège Mont Sacré-Cœur de Granby, qui ont réussi à amasser 400 cadeaux pour les enfants défavorisés, qui ont eu une belle fête de Noël cette année. On peut être fier de cette jeunesse qui s’impliquent de cette façon. De plus, des anciens élèves de cette institution ont collaboré en achetant, à même leurs économies, des cadeaux particuliers pour certains enfants, se rappelant leurs préférences de cadeaux lorsqu’ils avaient cet âge.
Partout, on a vu des gestes semblables pour semer du bonheur tout autour pour un Noël d’espoir à ceux qui en avaient vraiment besoin. Ici, en Floride, l’Armée du Salut, s’était installée depuis un mois, à la porte des supermarchés, pour recueillir les dons en argent pour que les plus démunis oublient leur misère en cette période d’allégresse. Outre la valeur spirituelle de Noël, le partage demeure le geste le plus tangible à poser pour sauver le monde.
On l’a aussi vu avant Noël, alors que les joueurs des Canadiens de Montréal, rendaient visite aux enfants malades dans les hôpitaux de Montréal. Ces millionnaires du sport professionnel qui font oublier candidement la maladie de ces jeunes enfants les font sourire d’admiration. Le scintillement des yeux de ces petits, à la vue de leurs idoles, est indescriptible et les joueurs, eux-mêmes des pères, vivent encore plus cette réalité dans l’humilité plus qu’évidente. Ça remet leurs petits bobos dans sa juste perspective, tout en se trouvant choyés par la vie. Ils sont tous d’accord pour reconnaître la force de ces enfants. Ils récoltent leur belle spontanéité, ainsi que des sourires sincères et irrésistibles.
Du PK tout craché
On aura beau être pour ou contre, mais PK Subban est tout un personnage qui donne au suivant. Sa dernière bonne action est celle qui circule sur Facebook, alors qu’il jumelait les enfants malades de Montréal avec ceux de Nashville. Il y a mis le paquet, avec costume flamboyant et calèche. Si vous avez manqué cette vidéo, recherchez-là sur le Net et vous ne serez pas déçu. Le gars est multimillionnaire et s’implique à fond auprès des enfants
Qui ne se rappelle pas d’un moment à Montréal, alors qu’il se promenait à pied. Voyant un groupe de jeunes jouer au hockey dans la rue, il s’est arrêté, pris un bâton de hockey pour jouer avec ces jeunes. Comme ça, immédiatement pour faire plaisir à ces jeunes. Imaginez les ti-culs par la suite… il ne pouvait rien leur arriver de mieux. Ce n’est pas tous les jours que PK vient jouer avec vous.
Pas de félicitations pour Vidéotron
Je ne sais pas qui a eu l’idée des deux derniers commerciaux télévisés de Vidéotron, mais disons que je n’ai pas apprécié. Partout, durant la période des fêtes, on prône les rapprochements, les rencontres en famille et voilà qu’alors que des gens se font rappeler leur rendez-vous chez des amis ou la famille, ils inventent un prétexte, que dis-je, ils mentent effrontément pour ne pas sortir. En pleine période des Fêtes, il me semble que le moment était mal choisi pour passer un tel message.
Wow! Une autre décennie qui commence aujourd’hui pour toi, belle Audrey-Anne d’amour. L’enfance te quitte pas à pas pour te tendre lentement les bras de l’adolescence… ne précipitons pas les choses cependant, il te reste encore deux ans à en profiter. Mais aujourd’hui, c’est une journée toute spéciale, puisque le 28 décembre…
C’EST TON ANNIVERSAIRE !!!
Chanceuse! Tu grandis très bien et quel beau sourire tu as. Ta grand-mère et moi aurions certainement aimé être avec toi, te serrer dans nos bras, te câliner… Hélas, à notre âge, nos vieux os réclament leur dose de chaleur, surtout en hiver. Mais, ce n’est que partie remise.
Tout n’est pas perdu, puisque, la technologie étant ce qu’elle est, il nous reste FaceTime, pour te parler et admirer en direct ta jolie et adorable frimousse. Et crois-moi, on va s’en servir… laisse ton bidule pas trop loin et attend notre appel. Mais d’ici-là, on peut t’écrire et crier à tout le monde que des petits-enfants comme toi nous ramènent une bonne dose de jeunesse. Est-ce que tu t’ennuies de l’iPad de grand-mère?
On sait ce que peut être l’amour des parents pour leurs enfants, mais pour les grands-parents aussi, ça ne se mesure pas tellement c’est grandiose et immense. Alors que cette belle journée d’anniversaire soit fantastique, joyeuse, à la hauteur de tes attentes et remplie d’amour… et de chocolat. Qu’elle te réserve également de belles surprises.
Avec tout notre amour, nos gros câlins et nos baisers,
Grand-maman Loulou et grand-papa Normand XXX
Chaque année, on se dit la même chose; on se prépare pendant des semaines et le moment venu, ça passe en coup de vent. C’est intense et au bout du compte on se retrouve en janvier avec un autre temps des fêtes derrière la cravate. Ici en Floride, c’est définitivement la fête de Noël qui prend le dessus. Le Jour de l’An retient l’attention la veille, puisqu’il permet de vraiment faire la transition entre les deux années. On égrène les dernières heures et on plonge dans la nouvelle année, le temps d’une accolade et d’un ou deux baisers à la sauvette.
Mais pour revenir à la fête de Noël qui est déjà chose du passé, elle a été bien remplie. Pour le réveillon, samedi en fin d’après-midi, nous étions conviés, avec nos victuailles, à une soirée typiquement de chez-nous. Des groupes s’étaient formés au préalable et s’étaient organisés des repas-partages, avec ce qu’ils cuisinaient de meilleurs. Louise et moi, c’était la dinde… Toutes les régions du Québec étaient représentées avec quelques plats typiquement régionaux. Nommez-les. Ils étaient là!
Une nouvelle formule que les 165 convives ont apprécié grandement. Thérèse, l’organisatrice de l’événement, a souligné et félicité le travail incessant des bénévoles à travers la communauté francophone du parc. Tous s’entendaient également pour remercier chaleureusement Thérèse, pour son infatigable travail dans la réalisation de cet événement. On a eu droit au traditionnel Minuit Chrétien et quelques chants interprétés par Diane Savard, aidée de son frère qui se débrouille très bien avec un piano.
Évidemment, une fois les panses bien remplies, la danse s’imposait avec la musique endiablée de Michel Bellemare, jusqu’aux environs de 23h00. C’était le temps, pour les danseurs, de montrer ce qu’ils avaient dans leurs souliers. Il y a du talent, à ne pas en douter.
Le jour de Noël a été plus tranquille. Appeler parents et amis pour les vœux de circonstance, a meublé une bonne partie de la journée, avant qu’on se prépare pour le souper à la salle communautaire. Je crois que personnellement, ce sera notre dernière participation à ce souper; il manquait beaucoup de monde, le repas était ordinaire et pour l’ambiance, on la cherche encore. Sans musique, il reste un vide à combler. En définitive, c’est un peu comme chez-nous au Québec; on met le paquet pour le réveillon et on est fourbu pour le lendemain soir… C’est parfaitement normal parce qu’il faut bien récupérer. Par contre, Lise et Gilles nous invitaient dans leur palace pour quelques consommations et de joyeuses discussions. Beaucoup plus intéressant que le souper. C’est seulement la première des fêtes et il en reste encore…
Et pour la troisième journée de festivité, quoi de mieux que de célébrer un événement qui se fait de plus en plus rare; des Noces d’Or. En effet, nos amis, Roseline et Jean-Eudes Arsenault, en étaient à cette étape de leur engagement. 5o ans de mariage, il ne faut pas souligner cela dans l’intimité, mais dans l’allégresse. Alors j’ai organisé un souper chez Ruby Tuesday avec quelques amis et nos jubilaires, puis terminé le tout par l’incontournable gâteau d’anniversaire qu’on a dégusté chez nous. Une belle soirée simple et de bon ton, où les sourires et les discussions intéressantes s’entremêlaient, jusqu’à 22h00.
C’est de cette façon que nous avons fêté Noël, au pays des gougounes. Si l’absence de neige, nous laissait un peu de nostalgie, celle-ci est disparue avec la fête.
Très peu d’anciens combattants de la guerre 1914-18 sont encore vivants. Mais grâce à Facebook, j’ai mis la main sur cette histoire fantastique de la trêve de Noël, survenue en 1914. Elle vaut la peine d’être racontée, ne serait-ce que pour la perpétuer.

La Première Guerre mondiale faisait rage depuis seulement quatre mois. Cette année-là, décembre était froid et humide. Beaucoup de tranchées étaient inondées en permanence. Les soldats étaient couverts de boue et exposés aux engelures et à l’affection du « pied des tranchées », dont il semblait impossible de se débarrasser. Ils craignaient de devoir passer Noël loin de leur famille. Puis, une chose incroyable survint le 24 décembre 1914. Les soldats des deux côtés ont déposé les armes, ils sont sortis de leurs tranchées et les ennemis se sont réellement rencontrés entre les tranchées. Pendant un bref laps de temps, la paix a régné.
Ce jour de Noël a été marqué par de nombreuses trêves sur le front de l’Ouest, mais pas partout. Les tirs d’artillerie et de fusil ont continué à certains endroits et on a déploré des décès en cette fête de Noël. Certaines trêves ont été négociées la veille de Noël, d’autres le jour même. On avait même convenu, pour certains des arrangements, du moment où la trêve prendrait fin. En beaucoup de points du front, on a annoncé la trêve par l’arrivée d’arbres de Noël miniatures dans les tranchées allemandes. Des voix joviales se faisaient entendre dans les tranchées amies et ennemies, suivies de demandes de ne pas tirer. On voyait ensuite des ombres de soldats qui se rencontraient dans la zone neutre, riant et s’échangeant des plaisanteries et des cadeaux. Cette joie était assombrie de tristesse, car les militaires des deux camps essayaient de profiter de la trêve pour rechercher les corps de leurs camarades tombés au combat pour leur donner une sépulture convenable.
La trêve de Noël de 1914 n’a pas été une occasion unique dans l’histoire militaire. C’était le retour d’une tradition établie depuis longtemps. Il est fréquent, dans les conflits rapprochés marqués par de longues périodes de combat, que des trêves informelles et des gestes généreux se produisent entre ennemis. On rapporte des événements semblables dans toute l’histoire, et il s’en produit encore.
Bien que la trêve de Noël de 1914 n’ait concerné aucun bataillon ou régiment canadien, nous trouvions cette histoire digne d’être partagée. Beaucoup de membres de notre personnel militaire ont des histoires semblables à raconter.
À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.
Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.
Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !
Je sais, hier devait être mon dernier conte de Noël de cette année. Mais c’était avant d’avoir découvert celui-ci, très d’actualité, et que vous allez adorer, d’autant plus qu’il est à saveur typiquement québécoise.
Par définition, un conte c’est un récit de faits, d’aventures imaginaires, destiné à distraire. C’est aussi une histoire fausse et invraisemblable. Dans cette optique, j’ai adoré le conte de Noël de Josée Legault, dans les pages d’actualités du Journal de Montréal d’hier. Une fiction de l’année 2024, qui répond parfaitement à la définition élaborée plus haut. Exceptionnellement, permettez-moi de vous offrir le petit bijou qui suit, avant de célébrer la belle fête de Noël. Est-ce possible que le rêve imaginaire devienne réalité? À vous d’en juger…
Un conte de Noël
Ma chère amie d’enfance si heureuse dans ta belle France d’adoption, en ce doux Noël de l’an 2024, je t’écris ces quelques nouvelles. Elles réchaufferont sûrement ton coeur. Pardonne-moi d’avoir trop tardé à le faire. La vie passe si vite.
Ma santé va bien, heureusement. C’est de la santé démocratique du Québec dont j’aimerais toutefois te parler. Tu ne le sais peut-être pas, mais notre mode de scrutin est enfin passé à la proportionnelle. À l’élection de 2022, comme nous avons plusieurs partis, il en est sorti un gouvernement de coalition.
Plus question de «gauche», de «droite» ou de «centre», le nouveau premier ministre préfère parler d’une coalition «humaniste». En deux ans seulement, les changements amorcés sont déjà majeurs.
Même la présidente des États-Unis, Michelle Obama, jure qu’elle veut s’en inspirer pour le deuxième mandat qu’elle vient tout juste de remporter contre Ivanka Trump. Ça bouge tellement dans la bonne direction que je n’ai même plus peur de vieillir au Québec. C’est pour dire!
VIVRE DANS LA DIGNITÉ
Chère amie, laisse-moi t’expliquer pourquoi.
Dès son élection, la coalition a décrété une nouvelle ligne directrice à laquelle toutes ses politiques seront soumises. Son nom: «Vivre dans la «dignité». Comme la liste des changements est longue, je t’en donne quelques exemples les plus parlants.
Un revenu minimum est maintenant garanti pour tous. Peu à peu, on remplace les CHSLD par des communautés résidentielles de vie où règne une mixité sociale et générationnelle. Ce qui, en plus du personnel qu’on forme et rémunère mieux, nourrit l’entraide et combat la solitude, Les besoins d’hygiène et les repas y sont offerts aux personnes moins autonomes selon leurs besoins et leurs goûts. Imagine ça!
Pour les personnes handicapées intellectuelles adultes, jeunes ou vieillissantes, des accompagnateurs à plein temps leur permettent de vivre seules, avec leur famille ou dans une communauté résidentielle mixte.
ESPOIR
Le tout est rendu possible par un système élargi de soins à domicile. Une nouvelle politique du logement social permet aussi d’améliorer la qualité de vie et la santé de nombreux Québécois plus fragiles. Résultat: les urgences se désengorgent d’elles-mêmes, les aidants naturels respirent enfin et le nombre de banques alimentaires diminue.
Pour investir dans les écoles publiques, on annule les subventions aux écoles privées. En santé, fini le gigantisme centralisateur des réformes Barrette. Une formation en «respect des citoyens» est obligatoire pour les bureaucrates et le personnel médical. Mais d’où vient l’argent, tu te demandes. Les paradis fiscaux sont interdits. Les médecins sont payés à salaire et les emplois dits «sociaux» poussent comme des champignons.
Une loi musclée protège même les sonneurs d’alerte. À terme, cela nous économisera des milliards de dollars autrefois détournés par la corruption. Bref, mon amie, si tu veux revenir vivre au Québec, c’est le temps ou jamais!
N’est-ce pas que c’est un joli conte? Merci Josée Legault.
Les cloches sonnent : minuit est là !
Les cloches résonnent dans le vent froid.
À la maison, Julia et son papa, maman et Nicolas ont préparé un dîner de roi.
Les cloches sonnent : minuit est là !
– Julia, dépêche-toi !
Dehors, le vent pique les yeux et rend joyeux.
Julia serre fort la main de son papa.
Sur tous les chemins, les familles accourent la main dans la main.
Les enfants ont envie de danser vers l’église illuminée…
Tout le monde est arrivé !
Quelle joie de se rassembler.
Julia et son frère Nicolas, tout contents, s’assoient au premier rang, avec tous les autres enfants.
Dans la crèche en bois, Marie serre Jésus dans ses bras.
Guidés par l’étoile qui scintille, arrivent les bergers qui s’inclinent !
On chante à pleine voix de beaux airs d’autrefois.
Tous ensemble dans le vent froid, on boit un bon chocolat.
Puis dans la nuit de Noël, chacun rentre chez soi le cœur plein de joie.
Les cloches sonnent : minuit est là !
Elles carillonnent : Noël est là !
Histoire d’Élisabeth Courtois
Illustrations par Myriam Mollier
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2017, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre coeur d’enfant.
Lundi dernier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, Denise Bombardier signait un texte intéressant sur comment se vit ce temps des Fêtes et l’importance des enfants dans cette célébration. Peu importe qui nous sommes, cette période d’émotions et de réjouissances, voire de tristesse, n’a pas la même signification. J’ai adoré cet article qui nous porte à la réflexion sur cette grande Fête, et que je reproduis ici pour le partager avec vous.
Le temps des Fêtes
Il faut avoir conservé une part d’enfance pour se réjouir en cette période de l’année où la nostalgie prend le dessus. Chacun réagit selon sa mémoire, son expérience familiale, sa capacité de réinventer son enfance ou de la faire revivre, ou de la fuir et de l’effacer.
Personne ne peut se vanter de sortir indemne émotionnellement de cette fin d’année. C’est à la fois une fête pour les enfants et peut-être une épreuve pour ceux qui ont traversé leur vie d’enfant dans les tourments et les déceptions et qui ont été incapables de cicatriser leurs blessures. C’est la fête de la naissance d’un enfant et, en soi, cela devrait réjouir, puisque c’est la vie qui se perpétue. C’est un moment fort, qui oblige à sortir de soi-même pour donner aux autres. Or, cette capacité de s’oublier dans un élan de générosité, même suscité par la pression sociale, est plus compliquée qu’on ne le croit.
CROIRE AU PÈRE NOËL
Il y a des parents qui refusent de laisser leurs enfants croire au père Noël. «C’est moi qui achète les cadeaux, je ne vois pas pourquoi mon enfant ne le saurait pas», diront-ils. C’est une attitude qui en dit long sur leur lien à l’enfant. C’est à la fois une manière de refuser à l’enfant de rêver et de le confronter dès le plus jeune âge à la dure réalité du monde adulte.
L’espérance qu’un père Noël, qui traverse le ciel la nuit avec son traîneau magique tiré par ses rennes, descendra dans les cheminées ou sur les toits ou passera par les portes des maisons pour déposer des cadeaux, souvent plus petits que leur emballage attrayant, transfigure la vie à 2, 3 et parfois 4 ans. Ces émotions-là s’inscrivent dans la mémoire et servent de paratonnerre plus tard quand surviennent les malheurs, les tragédies ou les échecs.
Pourquoi trop d’adultes imposent-ils leur vision idéologique de Noël à leurs enfants? Noël incite à une commercialisation excessive. Mais chacun a son libre arbitre et peut se soustraire à ces orgies de cadeaux qu’on trouve dans nombre de foyers, et pas toujours ceux des plus riches. L’homme a besoin de se soustraire au réel et de magnifier ses gestes et ses actions. Ce n’est pas un lieu commun que d’affirmer que l’imagination et la capacité de rêver départagent les êtres humains.
L’INSTITUTION FAMILIALE
La période des Fêtes est un temps de recul, d’allègement des tâches routinières. Un temps de réjouissance pour ceux qui le souhaitent et un temps de tristesse pour ceux que dévastent leurs souvenirs. C’est une étrange période, à vrai dire. Car elle est aussi étroitement liée à l’institution familiale. Or, les familles sont irrémédiablement éclatées. Les fratries sont à l’image de la destruction de la cellule dont on affirmait dans un passé révolu qu’elle était la base de la société.
Noël, fête de la naissance d’un enfant, n’est-il pas dans le calendrier liturgique qui est le nôtre une occasion de s’interroger sur la place des enfants dans notre société? Une société en voie de déshumanisation où l’on instrumentalise et, pire, où l’on robotise les êtres. Les petits enfants, par définition, sont dépendants des adultes. Ils nous obligent à nous oublier, à nous déconnecter au sens propre et figuré. Car Noël est l’occasion de nous poser une question troublante : aimons-nous vraiment nos enfants?
Elles sont bien vieilles, un peu usées d’avoir été portées par tant de petits pieds. Dans la maison, on les surnomme les Godasses et maman les a rangées tout au fond d’un placard. Délaissées, derrière une paire de bottes, elles s’ennuient de plus en plus.
– Crois-tu que l’on servira encore un jour ? demande Droite à Gauche.
– Peut-être ! Arthur, le petit dernier de la maison, a juste l`âge de nous chausser.
Les jours défilent l’un après l’autre. Un matin, pourtant, une lueur éclaire le fond du placard. Une petite main attrape les chaussures, les soupèse, puis les pose sur le plancher.
– Maman, j’ai retrouvé les Godasses de Valentine et Antoine. Je peux les mettre ?
– Essaie toujours !
Arthur applaudit des deux mains et les enfile immédiatement. Ses orteils trouvent parfaitement leur place.
– Je les garde, crie Arthur à sa mère. Elles sont si belles, murmure-t-il en les caressant. Avec elles, je peux sortir dans la neige, je ne serai pas mouillé.
Droite et Gauche, depuis longtemps, n’avaient pas goûté aux flocons de l’hiver. Leurs semelles crissent sur la pellicule givrée, puis s’enfoncent avec plaisir dans la neige. Arthur pousse une grosse boule devant lui pour en faire un bonhomme de neige. Valentine et Antoine le rejoignent.
– Tiens, tu as mis mes Godasses, remarque la petite fille.
– Mais non, c’étaient les miennes, constate l’aîné.
– Eh bien, elles sont à moi ! réplique Arthur.
Les trois enfants, à la nuit tombée, rentrent chez eux. Ils sont complètement trempés, de la tête aux pieds.
– Toilette pour tout le monde, dit Maman. On commence par les souliers.
Droite et Gauche n’en reviennent pas. Elles avaient oublié ! Arthur prend le cirage, la brosse, et les nettoie énergiquement.
– Hmmm ! c’est délicieux ! ronronne Droite en se laissant passer du cirage.
– Et cela sent si bon, soupire Gauche.
Puis elles se laissent frotter avec un chiffon doux. Elles retrouvent tout leur éclat. Ça brille !
Le soir de Noël arrive et la maisonnée s’agite dans tous les sens. Dans quelques heures, le Père Noël passera et les chaussures doivent être installées devant la cheminée pour recevoir les cadeaux.
– Mets tes chaussons rouge et vert, suggère Maman, à Arthur.
Mais le petit garçon n’a qu’une idée en tête. Il veut que les Godasses trônent en bonne place devant la cheminée.
Droite et Gauche n’en croient pas leurs semelles. Elles vont voir le Père Noël !
Dans la maison silencieuse, les paires de chaussures somnolent. Un bruit dans la cheminée fait sursauter Gauche.
– Eh, Droite, réveille-toi, c’est sûrement lui !
La semelle trépidante et les lacets frétillants, Droite et Gauche se tordent le cou pour apercevoir le Père Noël. Une paire de bottes rouges s’avance dans la pénombre du salon… Bientôt, Droite sent la douceur d’un ours en peluche et Gauche la fraîcheur d’un livre d’images. Et pour elles, une paire de lacets tout neufs ! Le Père Noël est déjà reparti, laissant les Godasses toutes joyeuses !
Histoire de Florence Cadier
Illustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
C’est un peu ce qui résume ce temps de l’Avent. Quand on regarde autour de nous, la période est propice aux rassemblements, aux instants de bonheur, aux sourires faciles, aux gestes de générosité et les gens sont, en général, de très bonne humeur.
Prenez dimanche dernier, ici à Pioneer Village et sous un chaud 30°C, l’après-midi était réservée pour la traditionnelle parade du Père Noël, composée en majeure partie des voiturettes de golf, patiemment et joliment décorées pour l’occasion. Les badauds, installés le long du parcours, attendaient curieusement de voir l’originalité des petites bagnoles. S’ajoutent au cortège quelques motos, bicyclettes et trois roues du genre «slingshot» puis, en fin de défilé, le Père Noël et sa tendre conjointe, distribuent bonbons et salutations sous les nombreuses exclamations énergiques du Merry Christmas. Les photos de la parade sont disponibles en marge droite de la page principale du blogue dans la section Albums Photos, sous Floride – Hiver 2016-2017.
Il faut dire qu’ici, nous sommes très gâtés d’avoir un bonhomme sympathique qui personnifie le Père Noël. Avec sa vraie barbe blanche et ses rondeurs, on pourrait facilement croire que c’est l’authentique. En tout cas, il en a l’air. Il se promène partout sur le complexe et n’est pas avare de sourires. Il se garde aussi des réserves de friandises pour les adeptes du bingo, qui attendent ce moment avec impatience, demain soir.
C’est aussi comme ça à la télévision également. De beaux films de Noël, à l’eau de rose, qui se terminent toujours bien. On fait durer le plaisir avec ce fond de mystère sur l’existence du Père Noël. Chaque soir, les diffuseurs mettent à l’affiche ce qu’ils ont de meilleur et souvent en continu. Louise et moi, on les regarde avec un œil critique et amusé pour découvrir quelques invraisemblances sur les images. C’est justement un de ces films qui m’a incité à rédiger cet article.
D’abord, il y a de la neige dans presque tous les films de Noël et pourtant, personne n’enlève ses bottes lorsqu’ils pénètrent dans la maison… Bizarre! Ensuite, aucune voiture, sauf celle du Père Noël, n’a de trace de neige sur sa carrosserie. Puis, jamais de givre ou de verglas bref, ça manque un peu beaucoup de réalisme. Mais bon, c’est comme les romans Harlequin, c’est beau et ça finit toujours bien. L’amour triomphe.
Le dernier film de Noël qu’on a regardé se déroulait en Alaska. Je n’ai jamais mis les pieds en Alaska, mais je présume que la neige s’y trouve en abondance en décembre. Dans le film, à peine un petit centimètre éparpillé et les rues mouillées. Lorsqu’ils sortent de leurs maisons, on entend le vent fort souffler, mais aucun arbre ne bouge. Les acteurs frissonnent alors qu’ils sont légèrement vêtus et qu’aucune buée ou vapeur ne sort de leur bouche quand ils parlent ou respirent. C’est assez amusant d’observer ces drôleries. Ça manque de réalisme, mais ce n’est pas le but de ces films. Observez, et vous verrez…!
Immédiatement après, j’écoutais l’annonceur des nouvelles de Montréal, décrire la journée bordélique que le Québec connaissait avec sa pluie verglaçante, ses nombreuses sorties de route et les promeneurs fortement cagoulés. Très différent de l’Alaska. Quoi qu’il en soit, dans cette frénésie du temps des Fêtes et ces courses folles pour y arriver à temps, il faut profiter de ces moments de détente qui, tout de même, sont porteurs de messages pour cette période de réjouissance. C’est LA période! C’est pour cela que tout le monde il est beau et que tout le monde il est gentil.
Cette année, Madame Mésange a décidé d’inviter tous ses amis pour fêter Noël. Depuis longtemps elle réfléchit à tous les cadeaux qu’elle va leur fabriquer… Mais «atchoum» ! Elle tombe si malade qu’elle doit se mettre au lit.
Quand elle peut enfin se relever, c’est déjà la veille de Noël ! Madame Mésange est catastrophée : elle n’a plus assez de temps pour faire ses cadeaux !
– Finalement, se dit-elle, je vais préparer un festin, et ce sera mon cadeau !
Toute la journée, elle cuisine de bons petits plats : une oie rôtie pour Sapristi la Souris, des marrons pour Nico l’Écureuil et une belle bûche au chocolat pour Belette la gourmande. Sur la table, elle étale sa plus belle nappe. Elle la décore avec du houx et installe les jolis chandeliers que sa grand-mère lui a donnés. Pour chacun, elle écrit un menu décoré de plumes et d’aiguilles de sapin.
Quand le soir tombe, sa petite maison sent bon. Soudain, on frappe à la porte. Madame Mésange jette un dernier coup d’œil à son couvert : tout est parfait ! Nico l’Écureuil entre le premier :
– Bonjour Mésange ! Joyeux Noël ! Dis-moi, j’ai rencontré Oscar le Hérisson, il est tout seul ce soir… Peut-il venir passer Noël avec nous ?
– Bien sûr ! répond Mésange. Va le chercher !
Pendant que Nico va chercher Oscar, Mésange prépare rapidement des noix et des dattes fourrés à la pâte d’amande. Elle sait qu’Oscar le Hérisson en est friand !
On frappe à nouveau : c’est Sapristi la Souris !
– Joyeux Noël Mésange ! Tu sais, des chasseurs ont détruit le terrier d’Ursule la Fouine… Pourrions-nous l’inviter ?
– Bien sûr ! répond Mésange.
Et pendant que Sapristi repart, Mésange sort des fruits confits de son garde-manger. Elle sait qu’Ursule en raffole ! À peine a-t-elle terminé que voilà Belette :
– Joyeux Noël Mésange ! Regarde, j’ai trouvé ce petit moineau perdu dans la forêt…
– Entre, petit moineau, viens te réchauffer près du feu ! dit tout de suite Mésange.
Et elle retourne dans sa cuisine chercher pour le petit moineau les truffes en chocolat qu’elle a préparées cet après-midi.
Tout est prêt sur la table quand Nico l’Écureuil et Sapristi la Souris reviennent, suivis d’Oscar le Hérisson et d’Ursule la Fouine.
– Quelle table de roi ! Et comme tout cela a l’air bon… Vraiment, Mésange, tu nous gâtes ! Merci de nous avoir tous réunis ! s’écrient les invités ravis.
Histoire d’Élisabeth Courtois
Illustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 nouvelles histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Faites les premiers pas vers un vieillissement en santé.
Saviez-vous que la plupart des Canadiennes et Canadiens passent au moins la moitié de leur temps d’éveil en position assise? Des études ont démontré que nous passons trop de temps à être sédentaires. Cela comprend les heures passées dans les transports, au travail et durant les loisirs (c’est-à-dire, regarder la télévision, consulter l’ordinateur, lire ou manger).
Passer trop de temps en position assise augmente le risque de crise cardiaque, d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2, de dépression et d’autres problèmes de santé mentale et de cancer. Qui plus est, même les adultes qui font de l’exercice pendant au moins les 150 minutes hebdomadaires recommandées s’exposent à des problèmes de santé s’ils restent fréquemment assis pendant de longues périodes. Cela peut surprendre ceux et celles qui pensent qu’aussi longtemps qu’ils font de l’exercice régulièrement, ils peuvent faire – ou ne pas faire – ce qu’ils veulent le reste du temps.
Que pouvons-nous faire pour améliorer nos tendances sédentaires?
Une revue systématique récente accessible via le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster a résumé les résultats de plusieurs études scientifiques qui ont mesuré l’efficacité de divers programmes visant à promouvoir l’activité physique, à réduire le temps sédentaire et à modifier les habitudes de vie.
Ce que la recherche nous apprend :
Les programmes et les outils destinés à diminuer le temps de sédentarité fonctionnent – du moins à court terme. Cela dit, les programmes axés seulement sur la promotion de l’exercice entraînent peu ou pas du tout de changements. En d’autres termes, il faut penser à rester assis moins longtemps – pas seulement à faire de l’exercice – pour changer les comportements liés à la sédentarité.
Les dispositifs qui mesurent les pas et l’activité physique aident à entreprendre ces changements. Les recherches ont démontré que les compteurs de pas comme les podomètres et les accéléromètres réduisent le temps de sédentarité, mais aussi que de se fixer un objectif (par exemple 10 000 pas par jour) peut aider.
Quelques trucs pour passer moins de temps en position assise comprennent des pauses fréquentes du bureau ou du divan pour bouger, marcher tout en parlant au téléphone; ou encore, faire du ménage, de l’exercice ou d’autres activités tout en regardant la télévision. Surveillez vos habitudes quotidiennes et si vous trouvez que vous êtes assis trop longtemps ou trop souvent, pour votre propre bien – levez-vous et bougez !
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Source : Bulletin électronique de décembre 2016 – Medic Alert