Un village fantôme

2015-04-11 002Le calme est revenu, les rues sont désertes et l’effervescence s’en est allée. Voilà en ce 12 avril, l’ambiance qui se dégage de Pioneer Village. La grande majorité des «oiseaux des neiges» a regagné ses terres et lentement le camping agonise, ne laissant que quelques résidents permanents, comme pour garder le fort.

La piscine est déserte malgré la chaleur suffocante par moment et les chaises longues bien alignées ne trouvent plus preneurs. Ce tableau se répète chaque printemps et l’environnement semble s’être endormi en attendant patiemment notre retour. Un vrai village fantôme qui, contrairement aux autres, rejaillit en automne.

Quelques braves ont décidé de rester encore un bout pour s’assurer que la neige est bien fondue au Québec sans y laisser la moindre trace. Certains ne quittent que le premier mai, mais pour les autres, la prochaine semaine concrétisera l’exode définitif vers le pays des taxes, l’austérité et des conflits étudiants… mais qu’on aime bien quand même.

2015-04-11 006Hier, Guy Martin a eu l’idée géniale de réunir les snowbirds restants, dans un 4 à 6 à la bonne franquette, qui devrait être le dernier, afin d’échanger et de faire un peu de «sôcial» sous le Tiki Hut. Il faut dire qu’avec un mercure qui flirte les 100°F, ce petit coin d’ombre, en plein courant d’air, était l’endroit tout désigné.

À ma grande surprise, une soixantaine de personnes affichant fièrement de superbes bronzages, se sont présentés pour l’occasion. Chantale, la nouvelle employée du bureau s’est jointe à nous à la fin de son quart de travail pour fraterniser. Guy n’a pas manqué de souligner la satisfaction de la clientèle francophone à son égard tout au long de la saison, pour les nombreux services qu’elle nous a rendus. Sous les applaudissements approbateurs nourris, elle a versée quelques larmes durant ce petit moment émotif pour elle.

À mesure qu’avril se consume, la chaleur et l’humidité augmentent. S’il y en a pour qui cette température est confortable, pour d’autres il fait carrément trop chaud et c’est d’ailleurs pourquoi les snowbirds s’enfuient vers le nord dès les premiers jours du mois. Le mercure y est plus agréable et frais et c’est une belle façon de s’acclimater lentement au printemps québécois. À petites doses, ça s’apprivoise mieux. Les derniers partis hier matin; Linda et Benoît.

Quoi qu’il en soit, nous continuons à préparer notre départ nous aussi, dans deux jours. Le réfrigérateur et le garde-manger maigrissent à vue d’œil. Pour vous donner une idée des sites inoccupés en cette période, j’ai ajouté quelques clichés dans l’album Floride – Hiver 2014-2015 en marge droite du blogue. Un recueil de souvenirs qui contient maintenant 500 photos et dont j’ajouterai quelques images d’ici notre retour au Québec.

À la douce mémoire de Daddy

Jacques TherrienLors des funérailles de Jacques Therrien, célébrée jeudi et dont je vous faisais part sur ce blogue, sa fille Nathalie a tenu à s’adresser aux personnes présentes à l’église durant l’oraison funèbre. Avec sa permission et pour tous ceux et celles qui ont connu et cotoyé Jacques, particulièrement les snowbirds, voici le texte intégral de l’hommage à son Daddy.

Chère papa, familles et amis,

Permettez-moi de rendre un dernier hommage à notre père chéri. Un papa extraordinaire et respectueux pour ses 3 filles et un grand-papa de 2 petits-fils. Je tiens à souligner que son titre de «GRAND-PAPA», il en était très fier!

Pour sa grande famille, il fut un frère qui transmettait de l’amour et se faisait un exemple pour chacun d’entre eux. C’était un homme de foi, de respect, de pardon et de partage. Celles-ci étaient des valeurs reçues de sa belle petite maman. Suite au départ de grand-papa, il se faisait un devoir, à la demande de ses frères et sœurs, de donner la bénédiction au nom du Seigneur. Il était honoré et fier de partager cette tradition. Maintenant, il passe le flambeau à son frère Denis. Il sera près de toi, cher oncle, ne t’en fait surtout pas car tu seras à la hauteur de tes proches!

Il fut un compagnon de vie exceptionnel, honnête et accompli. Un amoureux, AVEC UN GRAND «A» de plus de 50 ans de vie conjugale, dont leur noce fut célébrée en l’église St-Joseph. Humble, passionné et unique en son genre, il prenait le temps de lui dire tendrement : «ma belle blonde, ma Diane, mon amour, ma chérie»… Spontanément, il lui lançait : «ES-TU ASSEZ BELLE!» Sans ménager les : «JE T’AIME MON AMOUR»! …et ce, jusqu’à son tout dernier soupire.

Lorsque notre vaillant père partait pour le travail…Maman tenait à ce que chacune de ses filles viennent lui faire une bise et un câlin. Pendant que maman était affairée à finaliser son lunch frais et copieux, il nous disait : « VENEZ LES FILLES ME DONNER MON BEC…PAPA S’EN VA!» Il y tenait à ce rituel et aujourd’hui, avec du recul, je réalise que sa tendresse, sa générosité et son amour envers maman et ses 3 filles, nous confirme bien que pour lui, la famille était sa priorité! Au cours de ses 28 ans de voyage en train, chacun de ses téléphones furent attendus par mom. La 2e ligne de téléphone n’existait pas, donc elle restait près ce dernier afin d’échanger sur leurs journées, parler des réussites des filles, prendre des décisions réfléchies et ce, de manière conjointe. Les conversations terminaient toujours et j’insiste TOUJOURS avec des bisous et des bonnes nuits! Quelle belle complicité ils faisaient ces deux tourtereaux!

Ces grands et bons compagnons de travail m’ont partagé de bien belles qualités qu’ils appréciaient de lui comme chef de train. Je les résumerais en ces quelques mots : « Il était un homme bon, honnête et de parole. Il était un confrère auquel on pouvait avoir pleine confiance!» Cela suffit pour démontrer la solidarité entre ceux-ci. Votre présence, vos agréables visites et téléphones facilitaient le cheminement jusqu’au bout durant le long combat de la maladie de papa. Vous avez contribué positivement et généreusement dans des moments où il en avait bien besoin!

Tout comme les oies, nos «snowbirds» allaient prendre une pause de plusieurs mois au chaud afin de retrouver un réseau d’amis précieux. Dad adorait être au volant de son beau motorisé et à effectuer ses longs voyages parmi les «fifthwheels» et motorisés de leurs bons amis Cayens et Sept-Îliens! Ils étaient comme une famille puisqu’ils veillaient l’un sur l’autre sur la route et ce, jusqu’à destination. Papa était un bon sportif et un chum de social. Ils se sont ralliés afin de contribuer quotidiennement à donner des nouvelles et apporter le soutien nécessaire afin d’alléger les inquiétudes de Jacques et Diane, peu importe où ils se trouvaient! Vos paroles et votre support étaient un p’tit «r’montant!» Il est bien entendu qu’il vous manquera un joueur de golf ou de pétanque, un danseur hors pair et un compagnon de souper copieux. Il ne pouvait s’empêcher de taquiner afin de faire rire son entourage…Mais, ne craignez rien, il sera un ange pour nous tous, car il est auprès des siens et du Seigneur à présent!

Maintenant : papa, grand-papa, Jack, Jaco, l’amour à maman, je terminerai pour une dernière fois en te disant : «MON DADDY, MON GROS», sache que tu vas nous manquer. Les panneaux d’armoires ouverts et les lustres de cuisine nous remémoreront chaque coups que tu t’es donnés à t’en fendre le front. Tes entrées d’un pas décidé dans le poteau du sous-sol, les portes de patio ou les moustiquaires nous ont fait rire à en pleurer. Les vélos me feront penser à la fameuse débarque en Floride qui a fait tant rire aux larmes maman et nous au bout du téléphone. Le fameux rouleau de broche me rappellera qu’il y avait bien juste toi pour savoir vraiment réparer tout avec de la broche. Chaque fois que nous entendrons le mot morceau, nous nous souviendrons que pour toi c’était un p’tit «marceau.» Comme tu le disais si bien, «C’EST GARANTIE» que : chaque coups de criard de locomotives que nous entendrons et chaque petits signes que tu nous enverras, nous te saurons tout près de nous.

Je termine en te disant MERCI Daddy pour avoir été si bon, dévoué, généreux et présent pour Louis et Philip ainsi que de nous avoir transmis tes belles valeurs bien ancrées, tes convictions et ton amour à profusion.

Tu ne seras JAMAIS oublié! 

Repose en paix papa!

Price entre dans la légende

Le match d’hier soir entre les Canadiens et les Red Wings était captivant. C’était le genre de match qui vous tient sur le bout de votre fauteuil et vous porte à vous ronger les ongles. En fait, aussi intense qu’une partie des séries éliminatoires. Pour les deux équipes, l’enjeu était très important; Les Red Wings ne sont pas assurés de participer à la ronde printanière, alors que chez le Canadien, la première position dans la division Atlantique est toujours l’objectif à atteindre.

PriceCette victoire signifiait également beaucoup pour le gardien Carey Price qui venait d’entrer dans la légende du club, éclipsant la marque de 42 victoires détenue jusque-là par Jacques Plante et Ken Dryden. Si Michel Therrien décide de le garder dans l’alignement pour le dernier match de la saison ce samedi à Toronto, et qu’il le gagnerait, il mettrait la barre à 44 victoires en une saison. Il demeure le seul gardien à atteindre cette marque dans cette campagne. Personne ne met en doute l’échange d’Halak. C’était le bon choix! On n’a pas fini d’entendre «Carey! Carey! Carey!» résonner au Centre Bell.

Avec la parité qui existe dans cette ligue, c’est tout un exploit qui demande constance et régularité. Même constat chez les équipes; C’est tout même étonnant qu’il faille un dernier match pour déterminer les équipes qui s’affronteront en séries de la Coupe Stanley. Tout aussi surprenant qu’une équipe ayant cumulé 95 points soit éliminée des séries alors que les Rangers de New York ont remporté le Trophée du Président avec 111 points. Avec une telle compétition, bien malin qui pourrait prédire l’équipe qui mettra la main sur la fameuse Coupe Stanley. Autre preuve de cette égalité entre les formations, les Kings de Los Angeles, derniers récipiendaires de la Coupe, sont éliminés de la course.

Partout on parle de la formidable saison du Lightning de Tampa Bay, des Rangers de New York, des Ducks d’Anaheim. Mais douze équipes sur trente, finiront ou auront la possibilité de terminer la saison avec 100 points et plus. C’est 40% de toute la ligue. À cet égard, le Canadien, avec ses 108-110 points, a autant de chances de mettre la main sur la 25e coupe Stanley de son histoire, que toutes les autres équipes. Le jeu des séries c’est un jeu hermétique où les erreurs et l’indiscipline font la différence entre défaite et victoire. On dit que c’est LA vraie saison. Celle qu’on se souvient.

Une certitude demeure; le printemps sera fébrile et captivant, nous transportant aussi loin que notre équipe nous amènera. Je suis confiant pour nos Canadiens. Et peu importe l’issue, ils nous auront fait passer de merveilleux moments. Et avec cette bande de jeunes affamés, on peut dire que Montréal sera hockey pour plusieurs années encore. Il fallait voir l’entartage de Carey Price à la fin du match, pour se rendre compte de la camaraderie qui anime cette équipe. Tous les espoirs sont permis.

Les «baby-boomers»

Pour faire changement avec les quelques farces que je vous offre de temps à autre, j’ai voulu faire un petit spécial; Un monologue d’Yvon Deschamps. Cet humoriste de grand talent me fait rire depuis que j’ai 18-20 ans et même encore aujourd’hui, j’essaie de ne pas rater ses entrevues et ses monologues qu’il fait à l’occasion. Du bonbon à chaque fois.

Celui que j’ai choisi, parle des baby-boomers. Il ne date pas d’hier mais demeure un classique qui vous fera rire en vous rappelant de beaux souvenirs. Alors pour remonter dans le temps et apprécier un talent bien de chez-nous, assoyez-vous confortablement pour le visionnement, et appréciez.

À mon père

2011-04-25 026BAujourd’hui, mon père aurait célébré ses 86 ans. J’aurais tant voulu qu’il puisse l’atteindre, pour lui exprimer mes souhaits une dernière fois. Hélas, la fatalité nous l’a enlevé il y a quelques semaines à peine.

Attendant le moment propice, je conservais un texte depuis des années. Les paroles d’une chanson que je trouvais très belle, interprétée par feu Fernand Gignac et qui se voulait la confession et la gratitude d’un fils à son père.

Aujourd’hui, parce que je le sens tout près, le moment est venu de lui rendre hommage avec ces mots. Ces quelques phrases riches de sens et spécialement pour son anniversaire.

À mon père qui un jour a cru en moi
À mon père qui un jour a eu confiance en moi
À mon père qui aujourd’hui n’est plus là
À mon père, à mon père je voudrais dire merci.

À mon père qui un jour a fait de moi un homme
Qui maintenant ne peut voir combien je l’ai compris
À mon père, à cet homme auquel je dois ma vie
À mon père, à mon père, merci.

Un exemple de courage

Jonathan TruchonAujourd’hui, on célèbre partout dans le monde la journée de la santé et quoi de mieux que l’histoire touchante de Jonathan Truchon, 26 ans, une force de la nature comme le journaliste Jean-François Racine le rappelait dans son papier d’hier, en page 9 du Journal de Montréal. Depuis l’âge de 18 mois, il mène de front un huitième combat contre le cancer. Son histoire m’a bouleversé.

En dépit des pronostics des médecins qui ne lui donnent plus que six mois, il s’accroche à la vie. Son cancer étant concentré seulement dans sa moelle osseuse, il entend tout faire pour gagner la bataille.

Il faut un caractère hors du commun pour se battre dans des conditions semblables. J’adore quand il dit :

– Je n’ai aucune raison de me plaindre. Si on me donne un défi comme celui-là, c’est que je peux le faire. J’ai confiance en moi. Tu as deux options : te soumettre ou te battre.

Avez-vous imaginé un seul instant ce qu’il pourrait accomplir de plus grandiose encore, si cette maladie ne l’hypothéquait pas? Il puise sa force dans l’attitude de ses idoles; Maurice Richard, Mohammed Ali, Nelson Mandela et Michael Jordan. Des personnages qui avaient le don de soulever des peuples par leur courage.

Nous avons de profondes leçons à retenir de Jonathan Truchon. Nos petits bobos sont infimes quand on y pense un peu. On se décourage facilement devant l’adversité alors que lui il fonce bien au-delà de ses capacités. Sa maladie n’est pas un obstacle mais un défi qu’il croit surmontable.

En cette journée mondiale de la santé, il est mon modèle du jour et mon exemple de courage. Puisse-t’il encore une fois déjouer l’impossible.

Salade de légumineuses, marinée

Salade de légumineuses marinée - Photo 1Vous aimez les légumineuses; pois chiches, haricots rouges et fèves de Lima entre autres? Moi je n’ai jamais aimé ça! Mais un jour, nos amis Lise et Gilles nous proposent une bonne recette de salade de légumineuses marinée, et ce fut le coup de foudre. Délicieuse et savoureuse à souhait, elle est devenue pour nous, une incontournable qu’on prend plaisir à préparer régulièrement.

Étant donné que je n’avais pas publié de recettes depuis un bon moment, j’ai décidé de partager avec vous ce plat facile à faire. Veuillez noter que les conserves sont au format de 19 onces mais, dans l’impossibilité d’en trouver dans celui-ci, un autre format fera très bien l’affaire.

Ingrédients
1 boîte de 19 oz. de fèves vertes, égouttées;
1 boîte de 19 oz. de fèves jaunes, égouttées;
1 boîte de 19 oz. de haricots rouges, égouttés;
1 boîte de 19 oz. de fèves de Lima, égouttés;
1 boîte de 19 oz. de pois chiches, égouttés;
1 oignon haché;
1 poivron vert haché;
1 tasse de sucre;
¾ de tasse d’huile;
1 tasse de vinaigre blanc;
1 c. à thé de sel;
1 c. à thé de poivre.

Préparation
Dans un bol, mélanger toutes les fèves, haricots, pois, oignons et poivrons. Réserver;
Dans un autre bol, fouetter le sucre, l’huile et le vinaigre jusqu’à consistance homogène; Saler et poivrer;
Verser le liquide sur le mélange précédent et mélanger délicatement;
Laisser reposer au réfrigérateur et servir froid.

Bon appétit et vous m’en donnerez des nouvelles…

Pâques nous rapproche du Québec

Pâques12Au moment de rédiger cet article, la fête de Pâques tire à sa fin. A-t’elle été joyeuse pour vous, comme on se la souhaite? Nous oui! Très joyeuse et avec une ration modeste de chocolat… Tradition oblige! Pour les étudiants du Québec et quelques travailleurs privilégiés, le congé se continu demain lundi. Ici en Floride, Francine et Jean-Guy nous conviaient à leur brunch pascal avec cinq autres couples en milieu de matinée. Il faisait un soleil radieux et une douce chaleur qui est grimpée jusqu’à 36°C en milieu d’après-midi. Fidèle à leur façon de recevoir, une tablée bien garnie nous attendait, avec quelques petites attentions dont ils ont le secret.

Pendant ce temps au Québec, la neige tombait refusant de céder la place au printemps. Au petit matin, alors que je syntonisais LCN à la télé, la lectrice de nouvelles m’a fait bien rigoler alors qu’elle nous informait candidement d’une recommandation du Ministère des transports du Québec à l’effet que les pneus d’hiver étaient encore de mise et qu’il était trop tôt pour les enlever. Une drôle de suggestion quand on pense que l’obligation de chausser des pneus d’hiver au Québec s’étend du 15 décembre au 15 mars, alors que la neige fait toujours son entrée au début octobre pour souvent se prolonger jusqu’à la mi-avril. Il faudrait que le législateur me l’explique celle-là.

Il ne faut pas désespérer parce que Pâques donne le signal au printemps de s’installer. Le réveil de la nature est à nos portes et les snowbirds ont débuté leur migration vers le nord. Depuis la dernière semaine, les sites commencent à se vider. En circulant dans les rues du voisinage, les volets baissés des maisons de parc ont pris la pause vacances. Les plaques minéralogiques du Québec et des états nordiques se font rares, tant au super marché que dans les centres commerciaux. Ils quittent graduellement notre région pour retourner à la maison lentement, en s’arrêtant fréquemment pour découvrir d’autres coins de villégiatures et s’assurer que les manteaux blancs de l’hiver ont complètement disparus avant de fouler le sol québécois.

Mon ami Benoît est un de ceux-là. À deux doigts de la dépression majeure par les temps qui courent, il scrute minutieusement les sites de météo pour s’assurer qu’ils livrent tous les mêmes prévisions. S’il fallait qu’il arrive au Québec et découvre encore des reliquats de l’hiver ou un petit amoncellement de blancheur, ce serait la déprime totale. Je suppose que dans une autre vie, il eut été une bûche parce qu’aimer les chaleurs extrêmes à ce point, il ne peut en être autrement.

Dès mardi prochain, l’exode sera à son apogée. La grande fête chrétienne étant chose du passé, les routes seront moins achalandées, donc propices à une longue balade qu’on se souhaite sans pépins. C’est plus vrai pour ceux qui voyagent en véhicules récréatifs que les autres avec leurs automobiles. Il ne faut pas y penser et brûler les kilomètres en chantant et en se remémorant les beaux moments passés au soleil et encore tout frais dans nos mémoires.

Louise et moi quitterons le 14 avril. Ça nous laisse le temps de bien préparer la maison à notre absence. Il y a une routine qu’on observe chaque année pour ne rien laisser au hasard et quitter la tête tranquille. Nous aimons arriver l’automne mais quand le moment est venu de retourner au pays le printemps venu, on ne se fait pas prier et on a une douce pensée pour nos proches et surtout de s’imaginer le minois de nos petits-enfants qui grandissent à vue d’œil sans perdre leur candeur. C’est toujours impressionnant de voir l’accueil qu’ils nous font, et surtout la grandeur monstrueuse de leurs yeux, au moment de sortir les sacs de surprises qu’on leur réserve. Des cadeaux, c’est magique pour des enfants.

Et c’est la fête de Pâques qui sert de prémices à notre retour au Québec. À nos racines qu’on adore par-dessus tout.

In Memoriam – Jacques Therrien – 1940-2015

Jacques Therrien 2J’ai appris avec stupéfaction le décès de Jacques Therrien, survenu le 2 avril, à l’âge de 74 ans. Je le savais gravement malade mais dans ces moments, on espère toujours un miracle qui n’est pas venu. Il a perdu sa longue bataille et le Créateur l’a rappelé à lui, parmi les étoiles, où les souffrances n’existent plus.

Jacques n’était pas un ami personnel mais une connaissance de quelques années, un snowbird, avec sa conjointe Diane, qui passaient leurs hivers ici, à Pioneer Village. Ils venaient d’ailleurs en 2012, de se porter acquéreur d’une jolie maison sur le parc dans le but de mieux s’installer et vivre leur vie dans ces nouveaux quartiers d’hiver.

J’ai appris à mieux connaître Jacques lors de l’hiver 2012 alors qu’il était mon partenaire de golf régulier. C’était justement au moment de l’acquisition de sa maison. Chaque mardi, on partageait une voiturette de golf et on prenait un réel plaisir à jouer ensemble. Je me souviens encore qu’au moment de se diriger vers le premier tertre de départ il me répétait souvent comment il aimait et appréciait la vie à Pioneer Village, ses activités sociales et sportives dont le golf et tous les moments agréables qu’il pouvait partager avec ses compatriotes et amis, dans ce paradis ensoleillé loin de la neige et du froid. Il se disait privilégié et son sourire radieux en était la preuve. C’est cette image que je conserverai de lui.

Tout au long de sa maladie, Diane nous donnait des nouvelles et j’espérais bien le retrouver de nouveau dans la voiturette pour partager une autre ronde de golf. C’est ce que je lui souhaitais à chaque fois. Diane m’écrivait hier qu’il a quitté ce monde en douceur, comme un petit oiseau. Jacques, dans un dernier effort, lui a réservé ses dernières caresses et bisous, tout en enlaçant tendrement son visage de ses mains. Un moment tendre pour aider ces amoureux à passer l’épreuve dans la sérénité.

Bonne route Jacques. Repose en paix. Tu as maintenant trouvé la vie éternelle et il n’en tient qu’à toi maintenant, de veiller sur les tiens de ton nuage. Aujourd’hui, je dispute ma dernière ronde de golf de la saison et j’aurai une pensée spéciale pour toi. À Diane et toute leur famille, Louise se joint pour leur offrir nos plus sincères condoléances dans cette épreuve en ajoutant que :

«Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.»

Voici les détails des obsèques que Diane m’a gentiment remis :
Jacques sera exposé à la Maison Mallet et Fils de Sept-Îles, mercredi, le 8 avril, entre 19h et 22h, ainsi que le lendemain, 9 avril, jour des obsèques, de 12h30 à 13h30. La cérémonie funéraire aura lieu à l’église Saint-Joseph à 14h. Il sera incinéré le lendemain et ses cendres seront placées au columbarium de la Maison Mallet et Fils.

Salmigondis

Le mariage de Jean-Guy et Francine
SalmigondisCertains ont mordu, d’autres pas. À tout événement, il s’agissait évidemment d’un canular. Un poisson d’avril! Je suis pas mal fier de mon coup fumant. Si Jean-Guy est resté surpris en parcourant les premières lignes de mon texte, le reste l’a bien fait rire alors qu’il se rendait compte de l’arnaque, du subterfuge. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’ils ont reçu bon nombre de félicitations et de souhaits de bonheur, sans compter les suggestions de cadeaux à recevoir. Un joyeux poisson d’avril.

La juge écrit en anglais
Depuis quand un jugement de la cour supérieur est rédigé en anglais, alors que les parties sont francophones et que la cause a été entendue dans cette langue? C’est ce que Madame la juge Karen Kear-Jodoin a fait il y a quelques mois. Il paraît que c’est légal de le faire. Moi je dirais que c’est carrément un manque de jugement. Pire encore, l’avocat en défense risque une sanction du Conseil de discipline de sa profession pour avoir demandé et reçu une traduction. En conséquence, il pourrait, s’il est reconnu coupable, recevoir une réprimande, voire une radiation pure et simple.

Selon le code de déontologie, tout avocat doit «servir la justice» et «ne peut agir de façon à porter préjudice à l’administration de la justice». On exige aussi d’un avocat qu’il agisse «avec dignité, intégrité, honneur, respect, modération et courtoisie». Il me semble que ce qu’a fait la juge Kear-Jodoin est un manque flagrant de respect envers les parties devant elle. On aura tout vu de ce monde tout à l’envers. Tout le contraire du gros bon sens.

On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs
L’étudiante victime d’un policier utilisant un fusil à poudre lors d’une manifestation, n’a qu’elle à blâmer pour ses blessures subies. Quand on fait les agitateurs et qu’on défi l’autorité dans une manifestation, il y a des conséquences à provoquer la violence. Dans leur boycott étudiant, envers la société toute entière, il y a une manière de manifester. Cela doit se faire dans le calme et dans l’ordre, et en respectant les consignes de donner l’itinéraire aux autorités. Pour certains manifestants c’est l’occasion de tout casser ou de provoquer. Pendant ce temps-là, nos frileux de politiciens devant la grogne populaire rampent comme des serpents et demandent des enquêtes pour se donner bonne conscience. Il n’y a pas d’enquête à tenir. Les policiers ont simplement fait leur travail du maintien de l’ordre et tant pis pour ceux et celles qui sèment la pagaille.

Une augmentation des tarifs injustifiée
Ainsi donc, on nous apprend que les vieux compteurs d’électricité n’étaient pas des modèles de précision et ne reflétaient pas la consommation réelle. Alors avec l’installation des nouveaux compteurs intelligents, beaucoup plus précis, les factures d’électricité grimpent de façon faramineuse. On l’a vu, dans certains cas, l’augmentation frise les 50%. Multiplié par le million de nouveaux compteurs, ça fait beaucoup de sous dans les coffres d’Hydro et du gouvernement par la bande. Alors pourquoi l’augmentation de 2,9% pour cette année et les autres à venir? On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres, comme financer par les CONtribuables, le pont d’or de Thierry Vandal.

Voilà chers lecteurs et lectrices, mis à part le premier sujet, c’était ma montée de lait!

Enfin, la grande demande

2012-01-01 005En cette belle journée ici en Floride, et encore plus merveilleuse pour ma belle-sœur Francine, ce dont elle espérait, son rêve de princesse depuis plusieurs années, s’est concrétisé; son beau Jean-Guy, alias Boum Boum, l’a enfin demandée en mariage. Il s’est décidé à lui faire la grande demande.

Tout juste au petit déjeuner, Francine le trouvait un peu bizarre. Il tournait en rond et n’avait pas son air habituel. Il semblait nerveux, quelque peu excité et on aurait dit un enfant incapable de garder un secret. Il ne parlait pas beaucoup, chose rare quand on le connait un peu.

Alors que Francine s’apprêtait à croquer sa première rôtie, Jean-Guy s’est approché d’elle puis, agenouillé comme un Casanova, lui défila d’un trait, mais doucement, sa grande demande; Francine, mon amour, voudrais-tu m’épouser! Comme ça, sans prévenir!

Elle qui attendait ce moment depuis des lunes, enfin son homme allait la combler de bonheur. Elle a dit OUI tellement fort, que même un sourd aurait entendu. On pouvait voir ses battements de cœur s’accélérer et frémir son peignoir. Elle en était bouche bée. Très vite, les émotions ont fait couler quelques larmes chez les deux tourtereaux qui se regardaient dans les yeux, sans mots dire.

En fait, Jean-Guy avait planifié depuis quelques semaines cette mise en scène, au cours de ses nombreuses balades de vélo en solitaire. Quand on se retrouve seul avec soi-même, c’est souvent le moment de faire son examen de conscience et une voix lui a dit que le moment était venu de laisser parler son cœur et de s’unir officiellement avec sa dulcinée.

Maintenant, il est à dresser la liste des invités, préparer la cérémonie officielle et veut garder le secret sur la date qu’il choisira minutieusement. Mais mon petit doigt me dit que le 4 juillet serait une date propice, puisque Francine célébrera son anniversaire ce jour-là qui, par le plus beau des hasards, tombe justement un samedi. Avec Jean-Guy et Francine, des danseurs émérites, un samedi c’est la journée toute désignée pour enfiler ses souliers de danse et faire la fête.

Maintenant que je vous ai dévoilé le secret, à vous de les inonder de vos souhaits d’amour et qui sait, vous serez peut-être invités pour le grand jour. On se revoit là-bas!

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Pas de semaine de relâche en 2016

Relâche18 000 élèves de la Montérégie n’auront pas droit à la semaine de relâche en 2016, suite à un conflit entre la Commission scolaire et ses 1 600 enseignants. Vous m’en voyez ravi et je me suis toujours interrogé sur la pertinence d’une telle semaine. Au fait, on ne se souvient même plus comment on en est arrivé à l’obtention de ce congé. Si je me rappelle bien, sauf erreur, cette semaine de relâche coïncidait avec une fin de période d’examens des étudiants universitaires. Au fils du temps, tout le monde en a bénéficié. Même quelques garderies se tapent ce congé également. Faut l’faire!

Avec des classes qui se terminent à 15 heures et des étudiants qui ont une foule de congés pédagogiques, un long congé dans la période des Fêtes, un congé de Pâques et de longues vacances qui dépassent deux mois chaque été, j’ai de la difficulté à comprendre qu’ils soient à bout de souffle. Ces jeunes débordent d’énergie au point où ils sont constamment impliqués dans toutes sortes d’activités sportives à l’extérieur de l’école. Il faudrait une meilleure raison pour justifier pareille pause.

Cette semaine de relâche amène son lot de difficultés pour les parents à s’organiser parce que, qu’on le veuille ou non, ça chamboule les habitudes. Ce congé permet surtout aux centres de ski et de divertissements, ainsi qu’aux attraits touristiques de générer de bonnes affaires. Donc, l’essoufflement ne tiens plus la route et il faudrait trouver autre chose de plus convaincant.

Quand un parent affirme qu’il donnera quand même congé à son enfant pour cette occasion, il fait preuve de désobéissance à l’égard de l’école et envoi un drôle de message à son enfant. Dans la ligne d’autorité, on retrouve l’enseignant puis l’élève, pas le contraire. Et au final, les élèves en sortiront gagnants avec des cours réguliers et sans interruption entre janvier et juin. De quoi réussir son année scolaire.

J’espère et je souhaite que les autres Commissions scolaires emboîtent le pas dans les années futures pour faire disparaître cette semaine de relâche absolument inutile, surtout quand on connaît un taux élevé de décrochage.

Crédit image : Municipalité Saint-Damien-de-Buckland