La semaine du diabète vient à peine de se terminée et partout on a mis l’accent sur cette maladie chronique sournoise qui indispose la vie de plusieurs personnes. Évidemment, la période est propice à la sensibilisation auprès du public et, par la même occasion, Diabète-Québec sollicite des dons afin de faire progresser la recherche. La technologie aide à faire de grands pas mais il reste encore beaucoup à faire pour y parvenir. Étant moi-même diabétique, cette cause me tient à cœur. Afin de vous sensibiliser à cette réalité médicale, je veux partager avec vous, l’histoire de Geneviève… tirée de la revue Plein-Soleil, de Diabète Québec.
« Je ne me souviens pas du jour où les médecins ont rencontré mes parents pour leur annoncer la raison de mon hospitalisation :
– Votre bébé est malheureusement une victime innocente du diabète.
Je n’en ai aucun souvenir mais eux n’oublieront jamais cette journée dramatique où tout semble s’écrouler :
– Mon bébé est mal en point, j’ai peur, je suis désemparée, qu’est-ce qui se passe? Je m’en occupe pourtant bien, j’en prends soin comme de la prunelle de mes yeux, elle est mon plus grand trésor et je l’aime plus que tout, je vous en prie : aidez-moi…
On se sent alors désemparée et en totale vulnérabilité. On refuse de croire ce qu’on nous dit, une sourde colère nous envahit qui nous fait détester le médecin qui nous l’apprend. Le verdict tombe comme un couperet : le diabète.
– Va-t-elle guérir? Y a-t-il une solution, un remède un traitement ici ou ailleurs pour la ramener à la santé et en faire un bébé comme les autres?
Vous connaissez la réponse malheureusement…
Mes parents ont tant cherché des réponses et des solutions mais sans grands succès. Avec en plus cette peur qui sans cesse revenait : et si mon enfant se mettait à m’en vouloir parce que je lui fais mal plusieurs fois par jour. Quant à moi, je n’ai jamais connu une journée sans injection d’insuline et j’ai appris à vivre avec ma réalité de malade chronique. J’en ai traversé des moments de révolte, de découragement, de vouloir tout envoyer promener parce que je voulais tout simplement être comme toutes les autres et pas toujours celle qui est différente…
Moi aussi je voulais avoir un chum sans craindre de me retrouver en hypoglycémie devant lui ou nos amis. Eux étaient relax, mais moi je devais avoir l’air relax même si par moments je me demandais s’il faisait vraiment chaud ou si c’était mon taux de sucre qui descendait rapidement. Le diabète t’est imposé 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et tu dois en tenir compte dans toutes les activités. Impossible de l’oublier!
Mais mon plus grand drame fut le jour où j’ai parlé d’avenir et de la possibilité d’avoir un enfant. On m’a alors répondu que je ne pourrais jamais être maman en raison de mon diabète. Impossible pour toi d’avoir un enfant… Diabète maudit, je te déteste… C’est trop injuste, trop cruel, trop excessif… Qu’ai-je fait pour être ainsi pénalisée? De quoi suis-je donc coupable pour ne pas pouvoir être mère?
Par chance, j’ai un tempérament qui ne se laisse pas décourager facilement. Quand j’ai une idée dans la tête… Bien des années plus tard et grâce à la recherche, et j’aimerais surtout dire grâce aux trouvailles des chercheurs et chercheuses en diabète, je suis récemment devenue maman d’un beau bébé en santé qui me comble de bonheur et de joie de vivre. Ce qui était impossible il y a quelques années est devenu une réalité, possible à gérer avec succès.
Je suis maintenant impliquée au sein de Diabète Québec car je sais que les efforts engagées, tant au soutien à la recherche qu’auprès des personnes atteintes de diabète et de leur famille, portent fruits. Ce travail acharné donne des résultats importants dans la vie quotidienne. Sans Diabète Québec qui se bat sans compter pour améliorer la vie des personnes atteintes de diabète, la réalité serait bien différente. C’est donc moi, aujourd’hui, qui vient cogner à votre porte, à celle de votre cœur, afin de pouvoir continuer à trouver des solutions pour le diabète. Sans votre soutien, il est impossible de réussir un tel projet.
Appuyer Diabète Québec c’est donner de l’espoir à toutes les personnes atteintes de ce fléau dévastateur. Merci de votre don si précieux pour nous. Les chercheurs en diabète du Québec se joignent à moi pour vous remercier de leur donner les moyens de devenir des trouveurs!»
Pour vos dons : www.diabete.qc.ca
Ce titre pourrait résumer la semaine qui vient de se terminer à Pioneer Village. Dans quelques jours, le19, nous aurons déjà un mois de complété au pays des gougounes. Je sais que l’hiver a enfilé son manteau blanc au Québec mais ici, la dernière semaine, le soleil faisait monter le mercure autour des 30°C. J’en ai profité pour poursuivre mon circuit de vélo d’une trentaine de minutes quotidiennement et je dois avouer bien humblement que j’y prends goût.
Dans le complexe, ça bouge! D’autres snowbirds sont arrivés et les sites s’animent allègrement. Les visages maintenant devenus familiers, provoquent des accolades aux premiers contacts. On prend plaisir à se revoir parce que les années se suivent et ne se ressemblent pas. Certains sont contraints de sauter un hiver pour cause de maladie, d’autres deux, mais on savoure toujours les retrouvailles. Les activités aussi prennent leur envol; pétanque, galets, vélos, sports de raquettes ainsi que la piscine sont populaires dans ce coin de paradis.
Nos amis Lucie et Robert en était à leur dernière semaine avec nous et, au moment d’écrire ces lignes, ils sont à quelques heures de mettre le cap sur leurs quartiers d’hiver à Homestead, au sud de Miami. Mais cette semaine a été fertile en événements. Lundi, nous leur avons fait visiter Fishermen’s Village, près d’ici, à Punta Gorda. Un immense quai de boutiques qui débouche sur un restaurant, genre pub, où nous avons cassé la croûte. C’est un endroit charmant pour les férus de magasinage, que nous aimons fréquenter au moins une fois par hiver.
Mardi, c’était au tour de l’ami Ben, de vieillir d’une année. Et oui, 56 ans le «vieux»! Connaissant son faible pour les mets chinois, c’est au Asia Buffet de Cape Coral, que sa conjointe Linda avait manigancé un souper entre amis. Un secret de Polichinelle parce qu’il était déjà au courant. Mais bon, on s’est bourré la face au point de sortir rond comme un œuf. Le lendemain, c’était au tour de Lucie de souffler ses chandelles (je ne vous dis pas combien, parce que les dames n’aiment pas ça) mais Louise, son conjoint Robert et moi, avons célébré l’événement au restaurant italien Carrabba’s, toujours à Cape Coral, qu’ils découvraient. Si vous aimez la cuisine italienne et que vous passez dans le coin, je vous le recommande fortement. C’est notre coup de cœur depuis cinq ans.
Jeudi en soirée, débutait le Ice Cream Social Bingo. Un événement mensuel qui en était à son premier rendez-vous de la saison. Un bingo avec jeu de cartes traditionnel qui se joue par groupe de 4 personnes. Mais la particularité et la popularité de cette aventure c’est ce qui la précède; pour deux dollars, les joueurs ont droit de déguster de la succulente crème glacée de différentes saveurs, dans leurs propres bols. Il y en a pour tous les goûts, sans compter les sorbets et la crème glacée sans sucre pour diabétiques. Un happening que je vous dis et croyez-moi, c’est salle comble.
Finalement samedi, toute la population s’était donnée rendez-vous à la salle communautaire pour le Welcome Back Dinner. Un repas communautaire qui souligne les retrouvailles et donne le coup d’envoi à toute une série de soupers à prix modique suivi de la danse, qui tiennent l’affiche jusqu’à la fin mars. Sitôt les premières notes de l’orchestre jouées, c’est le branle-bas de combat vers la piste de danse. La meute qui s’émoustille jusqu’à 22 heures. Si vous pensez un seul moment que les snowbirds sont des gens tranquilles, détrompez-vous! De vrais adolescents que rien n’arrêtent. Et je vous fais une petite confidence…; certains chaussent de vrais souliers conçus spécialement pour la danse. Non les amis, ce n’est pas d’la p’tite bière! Oh que non! Et pour l’occasion, le duo Skye animait la portion musicale avec des succès des belles années ’60 et ’70. Ça démarre sur les chapeaux de roues.
Vous vous rappelez le 15 novembre 1976? Moi oui et en plus, mes souvenirs sont clairs comme si c’était hier. Le Parti Québécois réussissait l’impossible; faire élire un gouvernement indépendantiste avec une majorité écrasante de 71 députés contre les 28 libéraux moribonds de l’ère Bourassa. Un exploit sans demi-mesure mené par un homme près du peuple; René Lévesque. Avec les Parizeau, Marois, Charron, Payette, Burns et le père de la Loi 101 Camille Laurin, pour n’en nommer que quelques-uns, ils ont représenté le meilleur gouvernement des 50 dernières années. C’était l’euphorie! Alors que René Lévesque remerciait les citoyens en célébrant son éclatante victoire, les caméras de télévision balayaient la salle et on pouvait y voir des partisans pleurer de joie, comme si le peuple se libérait soudainement de ses chaînes.
Durant cette campagne électorale, les anglos nous promettaient les pires calamités; déménagements massifs vers l’Ontario, présence importante de l’armée partout au Québec, menaces de chaos et d’anarchie, tout était en place pour nous promettre des années sombres comme l’effondrement des marchés financiers et j’en passe… Un régime de peur! J’avais un sergent qui travaillait avec moi à l’époque et qui s’époumonait à dire que si le PQ prenait le pouvoir, il déménageait en Ontario… Je lui ai offert d’aller le reconduire et je portais fièrement mon macaron sur lequel on pouvait voir un balai symbolisant le balayage péquiste attendu. Finalement, au lendemain de la grande victoire, il est resté au Québec devant la civilité de ses concitoyens. Rien des promesses d’horreur ne s’est manifesté.
Ce fut toute une victoire inespérée mais combien enivrante. On sentait les fibres nationalistes et patriotiques s’épanouir comme des fleurs au soleil et l’avenir s’ouvrait à nous. La nouvelle équipe s’est alors mise au travail et nous a donné des réformes audacieuses qui durent encore après toutes ces années; La Loi 101, la Société de l’Assurance Automobile du Québec, la réforme du financement des partis politiques et le premier referendum qui en faisait pâlir plus d’un.
Malheureusement, le rêve d’un pays a perdu beaucoup de plumes depuis, principalement depuis le referendum perdu par la peau des fesses de 1995. Mais au-delà de tout ça, jamais je n’ai vécu une aussi belle campagne électorale que celle de 1976. Une campagne émotive, chargée d’espoir et vulgarisée par René Lévesque, notre Moïse à nous, qui était peut-être dix ans en avance de son temps mais combien rassembleur. Malheureusement, il n’a jamais été remplacé mais quelle soirée et quelle époque à conserver dans la mémoire du temps.
Diabète et infections à pneumocoque ne font pas bon ménage!
C’est aujourd’hui la journée mondiale du diabète, cette maladie insidieuse dont plusieurs de ses victimes ne savent même pas qu’ils en sont atteints. Alors j’ai déniché cet article de Santé et Services sociaux Québec, publié dans la dernière édition de la revue plein soleil de Diabète-Québec et que je veux partager avec vous sur le danger des infections à pneumocoque pour les diabétiques.
Le pneumocoque est une bactérie qui peut affecter sérieusement votre santé. En effet, pour les personnes diabétiques, le risque d’attraper une infection grave à pneumocoque serait une fois et demie plus élevée que pour les autres, pouvant être jusqu’à quatre fois supérieur pour les personnes diabétiques âgées de moins de 40 ans. Chaque année, des dizaines de milliers de Québécoise et de Québécois souffrent d’une infection à pneumocoque malgré le fait qu’un vaccin peut la prévenir.
Cette bactérie s’attrape le plus souvent par contact avec les gouttelettes respiratoires (expulsées dans l’air par la toux ou les éternuements, par exemple) d’une personne infectée. Les infections à pneumocoque ne doivent pas être prises à la légère car elles peuvent entraîner des complications nécessitant plusieurs jours de repos à l’hôpital ou à la maison. Le bactérie peut causer une infection des poumons, des méninges (les membranes qui enveloppent le cerveau) ou du sang. Certaines de ces infections laissent des séquelles permanentes, telles que la surdité ou des dommages au cerveau, et peuvent même provoquer la mort dans certains cas. La plupart des cas concernent les très jeunes enfants (âgés de moins de 5 ans) u les personnes âgées (âgées de 65 ans ou plus).
La vaccination demeure le meilleur moyen de vous protéger! Si vous n’avez jamais été vacciné contre les infections à pneumocoque, les possibilités de le faire sont nombreuses. Que ce soit au cours d’une visite chez votre médecin ou à l’occasion de la vaccination contre la grippe à l’automne, vous pouvez demander de recevoir le vaccin contre le pneumocoque. Chez l’adulte, une seule dose de ce vaccin au cours de la vie est habituellement suffisante pour être protégé.
Au Québec, le vaccin est offert gratuitement aux bébés, aux personnes ayant une maladie chronique, comme le diabète, ainsi qu’à toutes les personnes âgées de 65 ans ou plus.
Informez-vous auprès du CLSC de votre centre de santé et de services sociaux, de votre médecin, de votre pharmacien ou, encore, visitez le site internet à l’adresse suivante; http://www.msss.gouv.qc.ca/pneumocoque.
Cette petite histoire n’est peut-être pas vraie, mais la leçon qu’on peut en tirer est trop bonne pour passer à côté.
LES BILLES ROUGES
J’étais à l’épicerie du coin en train d’acheter des pommes de terre nouvelles. J’ai remarqué un petit garçon, d’ossature délicate, pauvrement vêtu mais propre, regardant avec envie un panier de fèves vertes fraichement cueillies. J’avais déjà payé pour mes pommes de terre mais je me suis arrêté aux fèves vertes. J’adore la soupe aux fèves et aux patates. Choisissant des fèves, je ne pus m’empêcher d’entendre la conversation entre Monsieur Miller (le propriétaire du magasin) et le pauvre garçon qui était à côté de moi.
– Allo Barry, comment vas-tu aujourd’hui?
– Allo M. Miller, Ça va bien merci, j’étais juste en train d’admirer vos fèves. Elles ont l’air vraiment très bonnes.
– Elles sont bonnes Barry. Comment va ta mère?
– Bien. Elle n’arrête pas de prendre du mieux.
– Bien. Puis-je faire quelque chose pour toi?
– Non Monsieur, je ne faisais qu’admirer ces fèves.
– Voudrais-tu en rapporter à la maison? demanda M. Miller.
– Non Monsieur, je n’ai rien pour les payer.
– Et bien, que pourrais me donner en échange de quelques fèves?
– Tout ce que j’ai, c’est ma précieuse bille que voici.
– C’est une vraie? Laisse-moi la voir. dit M. Miller.
– Voici! Elle est de qualité.
– Oui, je peux voir ça. Hmmmm! La seule chose c’est qu’elle est bleue et j’en recherche une rouge vif. En as-tu une rouge comme ça chez toi?
– Pas rouge vif, mais presque…
– Tu sais quoi, ramènes ce sac de fèves avec toi à la maison et quand tu repasseras dans le coin, tu me montreras cette bille rouge… lui dit M. Miller.
– Bien sûr M. Miller. Merci.
Madame Miller, qui était debout juste à côté, est venue pour m’aider… Avec un sourire, elle a dit :
– Il y a 2 autres garçons comme lui dans notre quartier, les trois sont dans des conditions vraiment précaires. Jim adore marchander avec eux pour des fèves, des pommes, des tomates ou n’importe quoi d’autres. Lorsqu’ils reviennent avec leurs billes rouges, et ils le font toujours, Jim décide que finalement il ne veut plus de rouge et les renvois chez eux avec un sac d’une autre marchandise en échange d’une bille verte ou une orange, lorsqu’ils reviendront au magasin.
J’ai quitté le magasin avec un sourire au cœur, impressionné par cet homme. Peu de temps après je suis déménagé au Colorado, mais je n’avais jamais oublié l’histoire de cet homme, les garçons et leurs marchandages de billes. Plusieurs années passèrent, chacune plus rapidement que les précédentes. Récemment j’ai eu l’occasion de visiter de vieux amis dans ce quartier de l’Idaho et pendant que j’y étais, ce M. Miller est décédé. Il y avait les funérailles ce soir-là et sachant que mes amis désiraient s’y rendre, je les ai accompagnés. À notre arrivée au salon, nous étions dans une ligne pour rencontrer les personnes éprouvées et leurs offrir nos sympathies.
Devant nous dans la ligne il y avait trois jeunes hommes. L’un d’eux était en uniforme d’armée et les deux autres hommes étaient bien coiffés, en habits noirs et chemises blanches. Tous paraissant vraiment bien. Ils s’approchèrent de Madame Miller, qui était debout calme et souriante à côté du cercueil de son mari. Chacun des trois jeunes hommes lui fit une caresse, l’embrassa sur la joue, lui parla brièvement et s’approcha du cercueil. Ses yeux bleus clairs rougis les suivirent et, un par un, chacun des jeunes hommes s’arrêta brièvement et mirent leur main tout au-dessus de la main pâle et froide dans le cercueil. Chacun d’eux sortit maladroitement du salon, en essuyant leurs yeux.
C’était notre tour de rencontrer Mme Miller. Je lui ai dit qui j’étais et lui rappela l’histoire d’il y avait longtemps et ce qu’elle m’avait raconté concernant les marchandages de billes. Avec ses yeux brillants, elle prit ma main et me conduit au cercueil.
– Ces trois jeunes hommes qui viennent juste de quitter étaient les garçons dont je vous parlais. Ils viennent tout juste de me dire combien ils avaient apprécié la façon dont Jim les marchandait. Maintenant, finalement, puisque Jim ne pouvait plus changer d’idée concernant la couleur ou la grosseur de la bille, ils sont venus payer leur dette. Nous n’avons jamais eu l’occasion de faire fortune dans ce monde, me confia-t’elle, mais présentement, Jim se serait considéré comme l’homme le plus riche de l’Idaho.
Avec tendresse, elle leva les doigts de son mari décédé. En-dessous de sa main se trouvaient trois billes d’un rouge éclatant.
La morale: On ne se souviendra pas de nous par nos paroles, mais par nos bonnes actions. La vie ne se mesure pas par le nombre de respiration que nous prenons, mais par les moments qui font que l’on retienne notre respiration. Aujourd’hui je vous souhaite une journée remplie de ces petits bonheurs; Du café frais que vous n’avez pas préparé vous-même. Un coup de téléphone d’un vieil ami. Des feux verts sur votre chemin pour vous rendre au travail. La ligne la plus rapide à l’épicerie. Une bonne chanson à la radio. Vos clés retrouvées à la même place que vous les aviez laissées.
Aujourd’hui, 11 novembre, nous célébrons la fin de la première guerre mondiale, celle de 1914-1918, la signature de l’Armistice. Au fil des ans et des célébrations, on souligne par la même occasion le courage et le sacrifice des hommes et des femmes ont payé de leur sang la liberté du peuple canadien et le maintien de la paix dans le monde. Les poitrines décorées de nos anciens combattants, ces Héros avec un grand H, sont là pour nous rappeler toutes les atrocités dont ils ont été témoins et qui doivent vivre avec des séquelles inimaginables. Des mémoires perturbées à tout jamais.
Ayant souvent œuvrés loin des combats, en privilégiant sa présence dans les missions humanitaires autour de la planète, le conflit en Afghanistan a transporté nos militaires directement sur la ligne de feu et 158 d’entre eux, des jeunes dans la force de l’âge, y ont trouvé la mort loin de leurs proches, sur les champs de batailles, au champ d’honneur. Nous sommes de ce fait, menacés et les décès tragiques récents de l’adjudant Patrick Vincent et du caporal Nathan Cirillo, témoignent de cette vulnérabilité qui guette désormais le quotidien de nos militaires.
Aujourd’hui en ce jour du Souvenir, il faut leur rendre hommage avec le plus grand des respects, saluer leur engagement à combattre les dictatures et le despotisme afin de protéger ce qu’il y a de plus précieux pour un peuple; sa LIBERTÉ.
Prenons, chacun de nous, un moment de recueillement aujourd’hui pour que, du plus profond de notre cœur, ils ne soient jamais oubliés.
Avec le froid qui s’amène au nord et le temps plus frais qu’on observe ici en cette fin de semaine, on pourrait être en droit de se poser la question. Depuis hier, la station FM locale 95,3 The River, diffuse en continu tout le répertoire de Noël et ce, jusqu’au grand jour du 25 décembre. Je dois avouer qu’un 9 novembre, ça sonnait un peu précoce à travers la pluie qui tombait. Il me semble que l’ambiance ne cadrait pas du tout. Malgré tout, nous fredonnions Louise et moi, ces airs qu’on connaît par cœur depuis des lunes. Il ne manquait que des petits cristaux finalement… et qui heureusement ne sont pas venus.
Nous en sommes à terminer notre troisième semaine au pays des pick-up sous un ciel gris qui laisse tomber ses larmes depuis la fin de l’après-midi de samedi. Je dis le pays des pick-up parce qu’ici, la camionnette règne en roi et maître dans une proportion de deux pour un. Cette évaluation n’est pas statistique mais c’est l’impression que ça me donne. Les stationnements sont dessinés en fonction de cette réalité. Contrairement au Québec où on marque trois espaces alors qu’il en faudrait deux, ils ont compris ça ici et la crainte d’écorcher les portières ou de se contorsionner pour entrer et sortir du véhicule n’existe pas.
Vendredi soir, je suis allé faire un tour à la salle de billard du complexe pour y découvrir de nouveaux visages francophones. Il y avait foule et c’est aussi l’occasion pour d’autres, de se regrouper et de jouer aux cartes. Ces activités du vendredi soir sont toujours courues et appréciées. Trois tables de billard sont disponibles et les deux communautés fraternisent amicalement dans une ambiance décontractée. Pour le bingo, Louise, avec ses yeux en signe de piastre, continue sur sa lancée de l’hiver dernier, avec des petits gains, et semble partie pour la gloire. Comme le dit l’adage; – Petit poisson deviendra grand…
Par ailleurs, les chiens sont traités aux petits oignons à Pioneer Village. De vrais pachas, qui se baladent en voiturettes de golf ou dans des paniers de vélos. Jadis, le maître faisait sa petite promenade de santé avec son toutou en laisse, ramassant au passage le petit cadeau dans un sac, et retournant à la maison avec la satisfaction du devoir accompli. Maintenant, les scénarios se raffinent et la balade motorisée a la côte. C’est relaxant pour les deux et c’est plus «in». Heureusement, ce n’est pas généralisé et quelques irréductibles préconisent encore la bonne vieille méthode où le cabot comme le maître, bénéficient d’une minimum de bienfait physique.
Dans les prochaines semaines, on profitera de l’expertise de l’ami Benoît, homme aux mille talents, pour refaire le revêtement du plancher du Florida room, en céramique. Terminé le tapis! C’était un projet depuis l’achat de la maison de parc et nous sommes prêts pour cette rénovation qui, jumelée à un peu de peinture des bordures de toit et des supports de l’abri d’auto, mettra fin aux projets de rénovations planifiés.
Dès demain, le beau temps s’installe à nouveau et j’en profiterai pour conseiller nos amis explorateurs Lucie et Robert, qui découvrent le sud-ouest de la Floride pour une dernière semaine. Avec leur moto, ils s’en donnent à cœur joie pour sillonner les belles routes qui longent la côte. Ils ont déjà patrouillé Sanibel, Captiva Island ainsi que Cape Coral et ils se promettent bien de faire un saut à Siesta Key dont on leur a vanté l’invitante plage de sable fin. Définitivement, ça bouge au pays des gougounes.
1412 articles plus loin et toujours disponibles, avec un lectorat qui dépasse les 166 000 visionnements, ce blogue célèbre aujourd’hui son septième anniversaire d’existence. Fort d’un tel succès inespéré au moment de ses premiers pas, la motivation à prendre ma plume, ou plutôt mon clavier, pour vous livrer mes états d’âme est toujours présente.
Bien humblement, je dois avouer que sans vous, je n’y serais pas arrivé et c’est sans aucune réserve que je veux partager ma joie avec vous. Vos commentaires sont toujours pertinents, de bon goût, et je ne me lasse jamais de les lire avec attention. Ce sont ces échanges qui dynamisent le débat et ne vous gênez pas pour y prendre part. On pense toujours avoir écrit le bon texte, toucher une corde sensible et c’est là que vos écrits prennent toute leur signification et leur mesure.
Merci à ceux et celles qui viennent y faire leur tour quotidiennement, via Facebook, Twitter et depuis peu Google+, tout en initiant le blogue à leur entourage et amis. Je rencontre beaucoup de personnes qui ont de bons mots et des éloges pour le site. Alors pour toutes ces raisons, je lève mon verre à votre fidélité et j’exprime le souhait de pouvoir continuer longtemps de faire ce que j’adore le plus; écrire!
Tchin, tchin… avec des tonnes de mercis.
Cinq années se sont écoulées depuis ton départ en cette froide nuit du 8 novembre, vers la destination dont on ne revient jamais. Aujourd’hui, Louise et moi te rendons cet hommage bien mérité. C’est une façon et une occasion pour te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais.
Maintenant que tu n’es plus seul dans cette immensité, continu de veiller sur nous avec nos autres proches qui se sont joints à toi. Que ceux et celles qui t’ont connu, aient une pensée spéciale pour toi aujourd’hui
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.
Aujourd’hui encore nous célébrons pour une 36e fois, Louise et moi, un des événements les plus heureux qu’il nous ait été donné de vivre; l’anniversaire de notre fils unique, Pascal.
On se rappelle un peu avec nostalgie, ce matin du 5 novembre 1978 où, ayant planifié une ballade sur la montagne de Saint-Bruno, nous avons dû prendre le chemin de l’hôpital Charles-LeMoyne pour donner naissance à celui qui fait notre fierté.
Déjà 36 ans qui sont passées en coup de vent et comme parent, on le revoit toujours aux différentes étapes de sa vie, comme le petit garçon qu’il était. Ce petit bonhomme sportif et plein de vie, a grandi pour devenir le conjoint et le père de deux merveilleux enfants. Quoi demander de plus à la vie que les instants de bonheur que cela procure.
Alors avec tout notre amour, cher Pascal, nous te souhaitons une belle journée à ta mesure et qu’elle t’apporte ce qu’il y a de meilleur, accompagné un gros bouquet d’amour, de bonheur, de joie et d’agréables surprises.
Bon anniversaire mon fils, notre fils.
Ainsi donc, notre cher Premier ministre Couillard n’a pas cru bon d’adresser un seul mot de français lorsqu’il a pris la parole à la conférence Artic Circle de Reykjavik, en Islande. Son intervention s’est déroulée en anglais uniquement parce que selon lui, c’est la seule façon de passer son message dans les forums internationaux. Pas fort le monsieur. Les francophones ne sont bons qu’à payer ses somptueux voyages à l’étranger et payer les taxes de merde que son gouvernement s’apprête à imposer durant son interminable présent mandat.
Comme ambassadeur, ce n’est pas difficile de trouver mieux. Parce que la conférence n’offrait pas de traduction simultanée (grave erreur) il n’a pas levé le petit doigt pour montrer à l’auditoire qu’il venait d’un pays de la francophonie au même titre que d’autres pays qui partagent cette indigne langue indigène. Pire encore, il a pris pour acquis que ses hôtes savaient que le Québec était francophone. C’est probablement pour cela qu’ils ont oublié la traduction simultanée…
Couillard a beau vanter et promouvoir son plan Nord, il reste que ce sont ses CONtribuables qui vont y travailler ou aider à sa réalisation. Va-t-il falloir être bilingue pour y travailler? Après cet affront on peut penser que oui. Par ailleurs, Couillard devrait savoir qu’ici, au pays du Québec, dans ce genre de rencontre on a toujours la traduction simultanée alors comment interpréter que les Islandais aient oublié ce gros détail? C’est simple ils veulent notre fric, nos territoires et notre environnement pour se remplir les poches avec la bénédiction des libéraux. Les indigènes francophones ils n’en ont rien à foutre.
Nous, on a un Premier ministre francophobe qui s’irrite qu’un journaliste lui fasse la remarque qu’il aurait pu faire comme tous les autres avant lui qui ont eu la décence de s’exprimer en français. Un manque total de classe, à mon avis. Ça ne fait pas international, ça fait bas de gamme.
Que diriez-vous d’un mercure qui dépasse les 32°C? Et bien c’est la température qu’on observe en cette deuxième semaine au pays des gougounes. Quoiqu’au moment de rédiger cet article, nous sommes victimes d’un front froid du nord, pour deux jours, et il fait exactement 12°C et ça devrait encore baisser dans le courant de la nuit. Vous auriez dû nous voir assister au premier spectacle en plein air au Gulf Coast Town Center hier soir, avec nos gros cotons ouatés capuchonnés et vêtements chauds… Un gros contraste qui nous frappe à l’occasion. Par contre, le duo canadien Deb and Ray a été encore une fois à la hauteur avec sa musique des années ’40 à ’90 et que vous pouvez voir sur la photo qui agrémente cet article.
Lise et Gilles sont maintenant parmi nous depuis samedi dernier. Eux aussi s’installent lentement mais sûrement avec leur autocaravane. L’an dernier, ils avaient déclaré forfait alors cette saison marque leur retour parmi nous. Le trajet s’est déroulé sans problèmes mécaniques et seul leur GPS leur a donné quelques fausses indications mais c’est l’humanoïde qui a remporté le débat. Ça amorce bien la discussion devant une bonne bière.
Mario et Carole étant encore retenus au Québec pour des raisons personnelles, Benoît et moi avons décidé de leur faire une surprise. En fait, c’est plus un secret de Polichinelle, puisqu’ils sont au courant. On a préparé la maison pour leur arrivée; lavage intensif du toit et des murs extérieurs, élagage des arbres et des plates-bandes et quelques autres petites attentions. En trois jours, le travail était fait à leur immense satisfaction. Ils ne leur reste qu’à s’installer et… remplir le réfrigérateur de houblon parce qu’on a en manqué.
Ce début de novembre marque officiellement le retour des snowbirds et la journée d’hier a été passablement occupée pour le personnel du parc. Un fort mouvement de véhicule s’est fait sentir et lentement les espaces laissés vacants trouvent preneurs. Par la même occasion, les activités régulières prennent leur envol dès lundi. Les pétanqueux ne se possèdent plus et l’envie de compétionner avec ces petites boules de métal est très fort. D’ailleurs, cette activité est très populaire ici et chaque soir en semaine, dès 19h00, les amateurs se pointent au terrain pour y disputer des matchs amicaux sous les projecteurs.
Lucie et Robert sont dans les parages. Ce sont nos voisins, l’été au camping La Clé des Champs, et ils ont décidé de venir séjourner une quinzaine, pour visiter notre environnement, avant de reprendre la route pour leurs quartiers d’hiver à Homestead, sur la côte est floridienne. Pas besoin de vous dire qu’on a un réel plaisir, Louise et moi, à leur faire connaître notre patelin et tout ce qu’il réserve d’activités, de bonne bouffe, de magasinage et de divertissement.
Finalement, notre amie Carole nous a confirmé sa visite du 8 au 15 décembre prochain. Elle en sera à sa deuxième expérience et on espère bien que là, Dame nature lui réservera du soleil mur-à-mur. La première fois, même si elle avait adorée son escapade, la météo n’avait pas été très clémente côté chaleur. Cette fois-ci, la période semble plus propice et c’est assuré qu’on ne s’ennuiera pas. N’oubliez pas de visionner l’album photo Floride – Hiver 2014-2015 en marge droite du blogue… les clichés s’accumulent!