Séjourner pour de longues périodes aux États-Unis est assujetti à certaines lois et règles, tant pour l’impôt sur le revenu que l’immigration. Inévitablement, les interrogations nous habitent allant même jusqu’à nous hanter. Afin d’obtenir des réponses à nos interrogations et pour votre information, j’en reproduis trois dans cette dernière partie, puisées à même la section Le Jaseur, de la revue de l’Association Canadienne des Snowbirds, édition Printemps 2015 et dont je suis membre en règle.
Q- Nous passons habituellement quatre à cinq mois aux États-Unis durant l’hiver. L’année prochaine, pendant l’été, nous prévoyons faire une croisière de 32 jours de l’Alaska à New York en passant par le passage du Nord-Ouest, incluant des escales à Newport et à Boston. Comme nous ne serons pas sortis du territoire américain pendant 30 jours, tous ces jours seront-ils comptabilisés dans la durée du visa B2?
R- La réponse est toujours oui. Cette croisière semble être un voyage extraordinaire qui mérite bien une légère réorganisation de vos habitudes hivernales. J’espère que vous apprécierez l’ironie d’un «snowbird» – recherchant habituellement le soleil en hiver – en quête d’hiver en été.
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Q- Nous sommes arrivés aux États-Unis le 22 octobre et nous retournerons au Canada à la mi-décembre, pour Noël, jusqu’en janvier. Lors d’une présentation de l’ACS, on nous a dit que nous devrions rester au Canada pendant un minimum de 30 jours avant de retourner aux États-Unis. Autrement, ces journées doivent être incluses dans notre durée de séjour aux États-Unis. Aucun de nos amis ne suit cette règle en comptabilisant le nombre de jours passés aux États-Unis. À notre connaissance, nous sommes les seuls à être suffisamment préoccupés par ce règlement pour rester 30 journées complètes au Canada avant de retourner dans le sud durant les mois d’hiver. Cette règle des 30 jours est-elle vraiment appliquée? Si nous ne restions que deux semaines, par exemple, ces jours passés au Canada pourraient-ils être compris dans nos 182 jours? Je ne trouve presque rien à ce propos dans mes recherches, je vous serais donc reconnaissant de me fournir des précisions.
R- Nous avons reçu une lettre destinée aux agents des services frontaliers de l’INS provenant du siège social des services d’immigration qui stipule qu’une absence de moins de 30 jours n’est pas considérée comme une absence. Nous savons tous que nos amis pourraient aussi nous attirer des ennuis. Vous devriez peut-être leur dire qu’un «snowbird» de la Colombie-Britannique a été obligé de payer 350 000 $ d’impôts rétroactifs à l’IRS. Il était «considéré» comme un résident des États-Unis.
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Q- Dans votre édition de l’hiver 2014, numéro 93, vous avez indiqué à Linda Johnson de Vancouver, en Colombie-Britannique, que la vente de sa résidence actuelle « serait assujettie à l’impôt sur les gains en capital sur l’écart entre le prix de vente et le prix d’achat que vous avez payé, après déduction de toute amélioration. Dix pourcent du prix de vente doit être remis à l’IRS et vous et votre conjoint devez chacun remplir une déclaration de revenus américaine. »
Je comprends la question des gains en capital, mais l’obligation de remettre 10% du prix de vente à l’IRS me rend perplexe. À quoi sert cet impôt et, si c’est une obligation, quel formulaire doit-on utiliser pour déclarer ces gains?
Ma femme et moi avons acheté une maison préfabriquée en Floride l’an dernier. Nous payons un loyer foncier dans un parc. Quand nous avons fait mettre la maison à notre nom, nous avons payé 7% d’impôt à l’État de la Floride et, chaque année, nous payons les frais de renouvellement du certificat HUD. Un impôt supplémentaire de 10% (soit un total de 17%) constituerait des frais de transaction très élevées au moment de vendre la maison.
Je crois qu’une maison préfabriquée est considérée comme un bien personnel, pas comme un bien immobilier. Cet impôt sur les gains en capital, s’applique-t-ils aux maisons préfabriquées?
R- L’impôt sur les gains de capital s’applique à tout actif que vous vendez afin d’en tirer un profit, y compris aux maisons préfabriquées. Vous déduisez le prix d’achat ainsi que toute facture de rénovations, et le solde représente le montant imposé. Assurez-vous de toujours conserver toutes les factures se rapportant à votre maison. L’impôt de 10% dont vous parlez est ce que l’on appelle un impôt retenu à la source? Il est presque toujours entièrement remboursable quand vous produisez votre déclaration de revenus.
Séjourner pour de longues périodes aux États-Unis est assujetti à certaines lois et règles, tant pour l’impôt sur le revenu que l’immigration. Inévitablement, les interrogations nous habitent allant même jusqu’à nous hanter. Afin d’obtenir des réponses à nos interrogations et pour votre information, j’en reproduis quatre dans cette première partie, puisées à même la section Le Jaseur, de la revue de l’Association Canadienne des Snowbirds, édition Printemps 2015 et dont je suis membre en règle. La dernière partie sera publiée demain.
Q- Nous sommes propriétaires d’une maison en Floride depuis six ans et nous envisageons de la vendre. Pouvons-nous simplement ramener nos meubles au Canada?
R- En général, la réponse est positive pour tout ce que vous possédez aux États-Unis depuis au moins plusieurs mois. Nous vous recommandons d’appeler l’Agence des services frontaliers du Canada pour prévenir que vous reviendrez avec tous vos meubles, pour ne pas surprendre les douaniers. Cela pourrait vous faire gagner beaucoup de temps à la douane. Se présenter à la frontière avec une nouvelle télévision et de l’équipement stéréo neuf et emballé dans des boîtes n’est vraiment pas recommandé.
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Q- J’ai entendu dire que si nous disposons d’une couverture d’assurance (nous sommes couverts six mois, de novembre à avril) et que nous retournons au Canada pour Noël, cette couverture est nulle et nous devons alors refaire une demande de couverture avant de repartir pour l’Arizona.
R- Vous devez faire très attention à cela. De nombreuses compagnies d’assurance supposeront que vous êtes revenus pour des raisons médicales, et, à ce titre, annuleront automatiquement votre police. C’est rarement le cas bien sûr, car la plupart des « snowbirds » reviennent simplement pour voir leurs enfants et leurs petits-enfants pour Noël ou pour les Fêtes. Medipac accorde ce privilège de « retour temporaire », mais vous devez quand même nous appeler si votre état de santé ou votre traitement change pendant que vous êtes au Canada. Il est également habituellement moins coûteux de souscrire à deux polices d’assurance plutôt qu’à une seule de plus longue durée. Vous pouvez le faire simultanément, même avec le régime Lève-tôt, la seule obligation étant de respecter les exigences relatives aux affections préexistantes a votre retour après Noël.
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Q- Nous avons laissé notre voiture en Floride. Nous l’utilisons quand nous y descendons durant l’hiver. J’envisage de la faire enregistrer en Floride, d’obtenir une plaque d’immatriculation de l’État et de l’y faire assurer. Est-ce compliqué? Qu’est-ce que cela implique? Nous ne voulons pas ramener la voiture au Canada.
R- En réalité, vous avez importé une voiture aux États-Unis, mais vous avez oublié d’en informer les autorités douanières. Cela pourrait vous causer de graves ennuis à moins de corriger votre situation. De nombreuses voitures sont importées aux États-Unis sur le marché « gris », ce qui nuit aux secteurs des ventes et de la fabrication américains. Les autorités douanières peuvent être très sévères dans leur poursuite des contrevenants. Mon premier choix serait de vendre la voiture – au Canada – et d’en acheter une autre aux États-Unis. Les voitures d’occasion sont habituellement moins chères aux États-Unis, de toute façon. OU BIEN, allez dans un bureau de douane américain et demandez aux agents de vous expliquer le processus d’importation. Je les ai trouvés vraiment très efficaces. Vous devez payer des taxes et des droits, mais ce n’est pas exorbitant. Une voiture assemblée en Amérique du Nord est exemptée des droits de douane à l’importation conformément à l’ALENA; par contre, une taxe d’environ 6% s’applique. Vous devrez quand même payer la taxe de vente et les frais de permis.
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Q- Je fais le suivi du nombre de jours que je passe aux États-Unis et je soumets le formulaire 8840 régulièrement. Récemment, j’ai entendu dire qu’à moins de sortir du territoire américain pendant plus de 30 jours, les courts séjours à l’extérieur des États-Unis doivent également être comptabilisés dans mon séjour sur le sol américain. Je fais habituellement sept ou huit voyages aux États-Unis durant l’année et, occasionnellement, je retourne au Canada pendant moins de 30 jours entre chaque séjour. Que me recommandez-vous de faire pour calculer la durée de mes séjours?
R- La règle de 30 jours est exacte, même si elle ne vous enchante pas, et vous devez la respecter. Je vous recommande d’organiser vos séjours pour être de retour après 31 jours, par mesure de sécurité.
Un homme se promène en ville à Longueuil quand soudain il remarque une annonce sous la plaque d’un cabinet médical :
» Nous engageons un assistant-gynécologue « .
Intéressé, il entre et demande à la réceptionniste les conditions de l’emploi. La réceptionniste sort un dossier et commence à lire :
– L’emploi consiste à préparer les patientes à leur consultation avec le gynécologue c’est-à-dire que vous devez les aider à enlever leurs sous-vêtements, les faire étendre et délicatement laver leurs parties intimes; ensuite, vous devez les raser gentiment et appliquer une huile adoucissante et, finalement, vous assurer qu’elles sont relaxées pour la visite du gynécologue. Le salaire annuel est 50,000 $, et si vous êtes intéressé vous devez vous rendre à Drummondville.
– Ah! Mon Dieu! C’est là qu’est le boulot? demande le gars.
– Non Monsieur, l’emploi est à Longueuil, ici même… Mais la queue des candidats est à Drummondville à l’heure où je vous parle…!
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Une vieille dame sirotait un verre de vin, alors qu’elle était assise sur le patio avec son mari, et elle dit :
– Je t’aime tellement, je ne sais pas comment je pourrais vivre sans toi…!
Son mari lui demande :
– Est-ce que ça vient de toi, ou si c’est le vin qui te fait parler?
Elle répond :
– C’est moi… qui parle au vin!
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Un octogénaire prend l’avion pour la première fois, il s’assoit à sa place, boucle sa ceinture et demande gentiment à l’hôtesse, une sacrée jolie fille, s’il peut mâchonner sa pipe sans l’allumer, afin de se relaxer nerveusement car il a un peu peur en avion.
– Bien entendu, lui répond gentiment l’hôtesse.
Ensuite l’avion décolle et atteint son altitude de croisière. Le papy s’endort doucement et sa pipe finit par tomber au sol. L’hôtesse, l’ayant observé, la ramasse discrètement et la glisse dans la poche de son gilet sans le réveiller. Arrivé à destination, tout le monde se lève et quitte un à un l’avion par l’avant où se trouve l’équipage au complet afin de saluer les passagers. En passant à son tour devant l’équipage, et d’un regard doux avec un petit sourire complice, il s’adresse à cette hôtesse si attentionnée en lui glissant discrètement, mais assez fort afin que tout l’équipage l’entende :
– Merci pour la pipe…!
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Un hypnotiseur était invité à donner une démonstration à un groupe de retraités dans un hospice. Pour endormir son public, il se servait d’une magnifique montre de poche en or que sa famille possédait depuis plusieurs générations. Il faisait balader sa montre tout en disant :
– Keep your eyes on the watch (c’était un groupe d’anglophones). Keep your eyes on the watch. You are sleeping, sleeping… ( gardez vos yeux sur la montre. Vous dormez, dormez….).
Au bout de quelques minutes, tout son public était hypnotisé quand tout à coup la chaîne de sa montre s’est brisée et la montre s’est fracassée en tombant par terre. L’hypnotiseur a aussitôt ramassé les morceaux de sa belle montre en or dont il était si fier, et n’a pu s’empêcher d’exprimer sa peine en disant :
– Shit!
Il a fallu trois jours pour tout nettoyer. On ne l’a plus jamais invité.
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Ça se passe au cimetière. Au moment de l’inhumation d’un célèbre cardiologue, de nombreux confrères sont présents. Pour la circonstance, l’entrée du caveau a été ornée d’un énorme cœur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant. Après le sermon et les adieux, le gigantesque cœur s’entrouvre, le cercueil est placé à l’intérieur puis le cœur se referme. Tout le monde est silencieux, triste mais ébloui par cette démonstration très significative. Soudain, un homme éclate de rire. Son voisin le réprimande d’un air sévère :
– Chut! Mais qu’est-ce qui vous prend de rire comme ça?
Et l’homme répondre :
– Je pense à mes obsèques; je suis gynécologue…!
Ça me fait bien rigoler qu’on m’étale des chiffres à faire peur pour se sentir coupable. Quand on parle de chiffre, il faut toujours faire la part des choses. En prendre et en laisser, en quelque sorte. Dans son édition du 4 juillet dernier en pages 14 et 15, le journaliste Stephan Dussault du Journal de Montréal, répertoriait les dix repas les plus riches en calories à travers une gamme de restaurants. Inutile de vous dire qu’il arrivait à un total de calories faramineux.
Comme exemple, Boston Pizza remportait la palme avec un repas à 3263 calories; un repas de cochon comme on dit en québécois. On avait tout mis; un 7up à 213 calories, un spaghetti aux boulettes de viande Smoky Mountain à 1760 calories, pour terminer avec une pizza choco pour dessert à 1290 calories, de là, les 3263 calories. Il ne manquait que le total des calories de l’air ambiant…
Je regardais l’assiette et même moi, qui est une bonne fourchette, je n’aurais pu m’empiffrer d’un tel festin gargantuesque. Je veux bien croire à toutes ces calories mais lorsque je prends une boisson gazeuse avec un repas, elle est diète donc, pas mal moins de calories. Ensuite, après un spaghetti, je refuse le dessert car, de toute façon, ça ne rentre plus. Encore des calories en moins. Mine de rien, le total des calories de mon repas descend 1760 calories. Tout de même acceptable.
J’élabore là-dessus, c’est pour démontrer qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. On gonfle les assiettes avec tout ce qu’il y a de plus gras, de plus sucré et forcément de plus calorique. Avouez que c’est loin d’être la normalité. Et le palmarès défile sur toute la page et le moins calorique plafonne à 2313 calories. Jamais on ne fait mention d’un breuvage diète ou simplement d’un verre d’eau. L’exercice d’arriver à ces conclusions est assez facile à réaliser. Au lieu de me faire peur, l’article m’a plutôt fait sourire. Le journaliste s’est donné un mal fou à colliger toutes ces informations.
Pour ma part, le nombre de calories m’importe peu et je suis d’avis que tout est dans l’équilibre alimentaire. La personne qui ingurgite autant d’énergie brute dans chacun de ses repas, se réveillera à court terme avec des problèmes de santé importants. Je n’ai pas besoin de me faire dire que tel aliment est trop gras, trop salé ou trop sucré. J’ai des yeux pour voir et une langue pour goûter. Mais à l’occasion, une grosse cochonnerie peut faire l’affaire. Après-tout, on peut bien se récompenser par un copieux plaisir. Non?
On nous apprend que 64% des étudiants québécois sont en échec au cinquième secondaire. Ça vous surprend? Moi, pas le moins du monde. Il ne faut pas aller bien loin, comme les réseaux sociaux. Pour constater l’ampleur de cet échec.
Sous prétexte que ça les ralentit, ils font fi des accents; aigus, graves, circonflexes, ce n’est pas important… Une perte de temps. Pourtant, ils ont tous les outils pour mieux écrire cette langue riche de mots. Regardez dans leur tablette, téléphone intelligent, ou ordinateur et vous ne trouverez pas un foutu dictionnaire, cet outil souvent gratuit et combien indispensable qui permet d’obtenir le mot juste rapidement.
Aujourd’hui, tous les traitements de textes possèdent un traducteur puissant, qui souligne en rouge un mot mal écrit ou en vert un verbe mal accordé. Plus simple que ça, tu meurs! Pourtant, c’est si simple de corriger un mot. On clique, on obtient la réponse suggestive rapidement et on se corrige d’un clic! Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est ce qu’il faut faire de plus. Le dictionnaire en ligne devrait figurer en tête de liste des applications à mettre expressément dans leur bidule intelligent.
Mais ça demande un effort mental et physique que les jeunes et jeunes adultes ne sont pas prêt à fournir et c’est très malheureux. Curieusement, on ne trouve à peu près pas le même phénomène chez les anglophones. À ce niveau facebook, le plus grand réseau de la terre entière, est aussi la plus prospère poubelle linguistique. Les cheveux se dressent sur ma tête à chaque fois. Et n’essayer pas de les ramener à l’ordre… ils vous rappelleront que ce n’est pas grave. Rien n’est grave… même des résultats scolaires catastrophiques. Pathétique!
Merci d’avoir pris la peine de nous laisser un petit mot, suite à l’article d’hier sur notre anniversaire de mariage, tant sur Facebook que sur le blogue.
Soyez assurés que vous avez frappé directement nos cœurs et que nous avons apprécié chacun de ces moments de lecture.
Parents, amis et connaissances, vous êtes des gens de cœur et à ce titre, veuillez accepter ces remerciements sincères comme personnels.
Louise et Normand
Symbolisé par la nacre, ce 30 juin marque le quarante-deuxième anniversaire de notre mariage. C’était hier mon amour. Même si l’âge laisse quelques rides, ma Loulou demeure toujours la plus belle. En fait, elle s’embellit avec les années. Elle rayonne!
Plein de souvenirs reviennent en mémoire chaque année que cette date amène et je n’en changerais aucun parce que cette expérience de vie commune nous a rapproché pour continuer le chemin ensemble, et que je souhaite encore longtemps.
On s’enorgueilli de cette longévité, parce que de nos jours c’est un objectif difficile à atteindre. Mais pour le réaliser il faut respecter l’autre, être à l’écoute, partager ses différences. Avec le temps, l’amour platonique et fébrile des débuts se transforme en quelque chose de grand et d’indescriptible que seuls les vieux couples arrivent à comprendre, sans vraiment l’expliquer. On devient complices.
On ne fait qu’un et c’est tellement vrai qu’on se surprend à avoir les mêmes pensées à un moment précis. Chaque fois, c’est subitement le même sourire qui nous habite. Mieux qu’une carte de souhait, j’ai fouillé la Toile pour t’offrir ce poème de Jean Rossin, avec tout mon amour en ce merveilleux jour d’anniversaire.
Quarante-deux ans passés sur le chemin des roses
C’était hier, pourtant tant de choses ont changé
La vie, les gens, nous, les choses
Des tas de souvenirs qu’il a fallu ranger
Depuis ce temps, chacune des heures
De toutes ces nuits, de tous ces jours
Je les ai vécues au jardin du bonheur
Où s’épanouissent les fleurs que l’on appelle amour
Avec le temps qui nous impose ses ingratitudes
Elles changent de nom et deviennent tendresse
Le coeur s’installe dans une douce quiétude
Et c’est sur la joue ou le front que parvient la caresse
Ce qui fut naguère, incendie flamboyant
Devient feu qui couve sous la cendre
Mais bien qu’assoupi, il est le plus brûlant
Et j’ai pour toi chérie, les pensées les plus tendres
S’il se décidait, dans les hautes sphères célestes, que notre existence devrait se dérouler de la fin vers le début, à contresens quoi. Avez-vous imaginé ce que ça pourrait représenter? C’est l’exercice que je vous propose dans le texte qui suit, teinté d’une pointe d’humour.
Tu commences par mourir et déjà, ça élimine ce traumatisme qui nous suit toute la vie.
Après, tu te réveilles dans une maison de retraite, mais en allant mieux chaque jour.
Alors, on te met dehors sous prétexte de bonne santé et tu commences par toucher ta retraite.
Ensuite, pour ton premier jour de travail, on te fait cadeau d’une montre en or.
Tu as un beau salaire et tu travailles quarante ans, jusqu’à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.
Tu vas de fête en fête et tu bois. Tu vis plein d’histoires d’amour!
Tu n’as pas de problèmes graves tout en te préparant à faire des études universitaires.
Puis, c’est le collège. Tu t’éclates avec tes copains, sans affronter les obligations jusqu’à devenir bébé.
Les neuf derniers mois, tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, service à la chambre, etc…
Et, à la finale… Tu quittes ce monde dans un orgasme!
Avouez que c’est tentant et moins pénible.
Quelle bonne nouvelle que la déclaration de Gary Bettman sur l’expansion de la Ligue Nationale de Hockey. Avec l’amphithéâtre qui ouvrira ses portes à l’automne, le rêve de revoir les Nordiques est sur le point de se réaliser. Même le premier ministre du Canada Stephen Harper s’est permis de souhaiter une deuxième équipe au Québec, à l’instar de l’Ontario qui est bien servie avec les Senators d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto. En plus, la saga des Coyotes de Glendale qui devrait aboutir à la fin du mois, on peut dire que Québec est à la veille de voir son rêve se réaliser.
Je me souviens jadis, que lors de ces rencontres, toutes les stations de radios produisaient des émissions d’avant-match dès l’heure de pointe jusqu’à la première mise au jeu. Les commentaires allaient bon train et on sentait la fébrilité des amateurs. Les côtes d’écoutes explosaient. À mon travail sur le quart de soir, la radio était allumée et je m’abreuvais des différents commentaires. On percevait la haine entre les amateurs. Bergie était à son meilleur avec son arrogance et sa chique de gomme. C’était la guerre entre les deux villes. Une vraie guerre de tranchées.
Est-ce que le retour des Nordiques provoquera le même phénomène et aussi intense? Peut-être pas au début, puisqu’on aura à les découvrir, mais rapidement, la rivalité reprendra vie. Présentement, on hait les Senators, les Leafs, les Bruins et le Lightning… Nous n’en sommes pas à un ennemi juré près. Rien que d’y penser, les souvenirs s’entassent dans ma mémoire. C’était le bon temps.
Moi je leur souhaite les Coyotes, ce qui leur permettrait d’avoir de bons joueurs dès leur résurrection et d’amener une forte compétition au Québec. Dans le cas contraire ce sera une reconstruction qui mettra du temps à s’imposer. Québec mérite le meilleur et j’ai hâte de voir une équipe représenter cette belle ville de hockey. Ce serait un juste retour des choses pour cette capitale qui a vu les Nordiques devenir l’Avalanche du Colorado et remporter la Coupe Stanley dès son arrivée là-bas. Une injustice qui a depuis été corrigée avec le plafond salarial des équipes. Maintenant tous sont à égalité et bien malin celui qui pourrait prédire le grand gagnant de la Coupe. Ça relève maintenant du hasard avec tout ce qu’il y a d’impondérable.
Bonne chance Québec… Même si je demeure un Canadien, au hockey bien sûr!
En cette grande fête du Québec, je vous invite à lire le discours patriotique qui suit. Il a été lu par la comédienne Marie-Chantal Perron au soir du 24 juin 2009.
Chez-nous
Où la parole nous unis
Où nous vivons à notre façon
Notre langue française
La langue de chez-nous
Celle qu’on « barouette »
Et qu’on « bourrasse »
Celle qu’on bûche
Qu’on casse
Et qu’on exagère
Celle qu’on sculpte
Sans la blesser
Pour qu’elle nous ressemble
Je vous invite chez-nous
Où le « joual » de mon père
Embrasse les prières de ma mère
Et où les grands discours
Côtoient les calembours
Et la rime
Chez-nous
Où nos cœurs battent au rythme
Des chansons à répondre
Et du moulin de la scierie
Où on parle en veillant sur le perron
Où on poli le commérage
Et où on discute de corde à linge
Et de sainte flanelle
Chez-nous
Où je nous entends
Où je VOUS entends
Et vous…
M’ENTENDEZ-VOUS?
M’entendez-vous
Vous inviter chez-nous
Où notre voix porte des messages d’espoir
Et des mots d’amour
Des murmures et des silences
Dans lesquels on se raconte
En lettres intimes
Comme en grandes aventures
Je vous invite chez-nous
Ne soyez pas gênés
Entrez, entrez…
La porte est ouverte
La table est mise pour un grand banquet
Une belle veillée
Dites-moi :
Avez-vous envie de danser sur des musiques d’ici?
Avez-vous envie de chanter des airs de chez-nous?
Bien vous êtes à la bonne place
Vous êtes ici
Chez-vous
Bonne Fête nationale!
Chaque année, le troisième dimanche de juin, nous célébrons la fête des Pères. La journée est dédiée à tous ces hommes qui occupent une place de choix dans la vie de leurs enfants.
Depuis une centaine d’années, le rôle du père a beaucoup évolué. Au départ, les hommes s’investissaient peu dans l’éducation de leurs enfants, préférant laisser cette tâche à leur épouse. Ils étaient en quelque sorte des pourvoyeurs. Dans bien des cas, ils représentaient l’autorité suprême de la maison. Assis au bout de la table de cuisine, on les servait en premier et leurs colères étaient redoutées. Ils devaient jouer les hommes forts, sans faiblesse. Jamais on ne les voyait pleurer.
Aujourd’hui, cette image est désuète. Pères et mères sont maintenant impliqués à parts égales en ce qui concerne l’éducation des enfants. Il n’est pas rare de voir les hommes aller porter le bébé à la garderie, changer les couches et s’occuper de diverses tâches domestiques. Les psychologues s’entendent pour dire qu’il s’agit là d’une excellente nouvelle. Car il est prouvé que la présence du père est aussi importante pour le développement de l’enfant que celle de la mère.
Pour une petite fille, le papa est le héros parfait, celui qui la protège, la rassure et lui dit des compliments. Elle est sa princesse. Pour un petit garçon, le papa est un exemple à suivre qui deviendra, à l’adolescence, un modèle à surpasser. Alors, qu’est-ce que la fête des Pères? L’occasion de dire merci, tout simplement.
Moi je dis un immense merci au mien, qui nous a quitté il y a à peine 4 mois et qui a été celui qui a le plus influencé ma vie. Il a été et restera à jamais mon héro!
Vous souvenez-vous de votre jeunesse? C’était hier et demain nous paraissait tellement loin, qu’on n’y pensait même pas. Nos grands-parents nous paraissaient vieux dès qu’ils franchissaient la soixantaine et voilà que je suis rendu au même point. Le texte qui suit, est une réflexion sur comment était la vie dans les années 50 et surtout, comment nous avons évolué. Comment la révolution tranquille nous a propulsés vers les technologies d’aujourd’hui à des années lumières de ce qu’était notre vie d’enfant. Les projets les plus farfelus, quasi impossibles, deviennent rapidement réalité. Le temps passe très vite et quand on raconte notre enfance à nos petits-enfants, leur regard incrédule leur fait dire : – Hein! Tu nous compte une blague là? Bien voyons donc!
L’autre jour, un jeune me demande quelle était ma malbouffe préférée quand j’étais plus jeune?
– Nous n’avions pas de malbouffe quand j’ai grandi, lui dis-je. Tous les repas étaient lents.
– Non, mais sérieusement, où mangeais-tu? me demande-t-il.
– C’était une place appelée «la maison» que je lui expliquai. Ma mère cuisinait tous les jours et quand papa revenait du travail, on s’asseyait ensemble à la table de la salle à manger et si je n’aimais pas ce qu’il y avait au menu, je devais rester assis jusqu’à ce que j’aime ça.
Le jeune à qui je parlais éclata de rire au point que je pensais qu’il allait s’étouffer. Je ne lui racontai donc pas comment j’arrivais à quitter la table. Mais il y a plusieurs choses que j’aurais aimé lui dire au sujet de mon enfance si j’avais cru les parents d’aujourd’hui capables de passer au travers.
Plusieurs parents n’ont jamais possédé leur propre maison, porté des jeans Levis, mis les pieds sur un terrain de golf, voyagé en dehors du pays. Les cartes de crédit n’existaient pas. L’épicier du coin leur faisait crédit jusqu’au vendredi pour les achats de la semaine.
Mes parents ne m’ont jamais conduit à une pratique de soccer ou de baseball ou de hockey. J’avais une bicyclette qui pesait probablement 50 livres et qui n’avait qu’une seule vitesse… Lent!
J’avais 8 ans quand nous avons eu notre premier appareil de télévision. Évidemment, c’était en noir et blanc et le poste fermait à minuit après l’hymne national; il revenait en ondes le lendemain matin à six heures.
J’avais 15 ans quand j’ai goûté à ma première pizza. Je n’ai jamais eu le téléphone dans ma chambre. Le seul téléphone de la maison était dans la cuisine et au début, c’était une ligne commune. Avant de composer le numéro, il fallait écouter pour être certain qu’il n’y avait personne sur la ligne.
Les pizzas n’étaient pas livrées à la maison, mais on faisait la livraison du pain et du lait. Tous les journaux étaient distribués par des jeunes garçons comme moi et tous les jeunes garçons distribuaient les journaux. Je passais le Dimanche Matin, une fois par semaine. Le journal coûtait sept sous et je pouvais en garder deux que je recevais à la fin de la semaine.
Le dimanche, après la grand-messe où j’agissais comme servant de messe, il fallait collecter chacun de mes clients. Mes clients favoris étaient ceux qui me donnaient 50 sous et me disaient de garder la monnaie. Les mauvais clients étaient ceux qui n’étaient jamais à la maison le jour de la collecte.
Les vedettes du cinéma s’embrassaient la bouche fermée, du moins dans les films. Il n’y avait pas de classement, car on produisait les films pour que tous puissent les voir, sans violence, sans pornographie ou quoi que ce soit d’offensant.
Si tu as grandi dans une génération d’avant la restauration rapide, tu vas peut-être vouloir partager ces souvenirs avec tes enfants et petits-enfants. Ne viens pas me blâmer s’ils s’esclaffent en t’entendant ou en lisant ton courriel. Nous n’avons pas grandi comme ceux d’aujourd’hui.
Un ami m’a raconté qu’en faisant le grand ménage dans la maison de sa grand-mère, décédée il y a quelques mois, il a trouvé une vieille bouteille de Crème Soda de Kick. Au lieu de la capsule de métal sur le goulot, il y avait un bouchon plein de petits trous. J’ai su immédiatement ce que c’était, mais sa fille n’en avait aucune idée. Elle pensait qu’ils avaient peut-être essayé d’en faire une salière ou quelque chose du genre. Mais je me souvenais précisément de la bouteille placée au bout de la planche à repasser pour humecter le linge à l’époque où il n’y avait pas de fers à la vapeur.
Je pense que je suis pas mal vieux. Vous souvenez-vous de beaucoup de choses de ce genre? Le bouton de contrôle des lumières au plancher de l’auto, les glacières, les «clips» pour retenir le bas des pantalons en vélo, les fers à souder chauffés sur un brûleur à gaz, les signaux à bras par les conducteurs d’automobiles, la télégraphie.
Si vous êtes vraiment vieux, voici une liste d’objets qui vous sont sûrement familiers et qui ont meublé votre jeunesse?
Les p’tites négresses en réglisse. La p’tite bouteille de Coca-Cola en cire contenant de l’eau sucrée et colorée. Les cigarettes en bonbon. Les distributrices de boissons gazeuses avec des bouteilles en vitre. Le «juke-box» aux tables des restaurants. Les pintes de lait avec le bouchon en carton. Le téléphone avec ligne commune.
Les nouvelles avant le film au cinéma. Le Petit journal ou La Patrie. Le savon Barsalou. La tête de l’indien sur la mire d’ajustement à la télé. Les tire-pois. Pépinot et Capucine. Les 45 tours. Les timbres Gold-Star. Le tourne-disque haute-fidélité.
Le bac à glaçons en acier avec un levier. Les lampes pour le «flash». La Ford Edsel. La clé pour les patins à roulettes. La carabine à bouchon de liège. Les ciné-parcs. Les Hudson, Nash et Studebakers. La laveuse à tordeur. Les chips à 1 cent.
Si j’en ai oublié, c’est que vous êtes probablement beaucoup plus vieux que moi. Alors n’hésitez pas pour en ajouter dans vos commentaires.