Hier, en parcourant mon journal quotidien, j’ai été stupéfait d’apprendre la nouvelle du cancer de l’ex-maire de Montréal, Jean Doré. Ça faisait un bon moment que nous avions eu de ses nouvelles et une manchette dramatique comme celle-là, ça frappe. D’autant plus qu’il pratiquait régulièrement des activités sportives et qu’il n’avait aucun symptôme. S’il existe un cancer redoutable et fulgurant, c’est bien celui du pancréas.
Toujours est-il que je lui souhaite la meilleure des chances dans ce combat ultime et en même temps cela m’a fait réfléchir à tout ce qu’on peut bien nous donner comme conseils pour vivre notre vie en santé. La nourriture avec ses bons choix d’aliments, la bonne forme physique par la marche ou toute activité sportive pour y parvenir, éviter les gras saturés, gras trans ainsi que le sucre. Montignac, mort à 50 ans en est un bel exemple, lui qui a prôné son mode de vie alimentaire. On pourrait donner une panoplie d’exemples similaires.
Régulièrement, des études contradictoires viennent noircir les pages de faits divers des quotidiens. À mesure que la science et la recherches évoluent, les nouvelles découvertes se succèdent, nous incitant à changer nos habitudes au point de n’y plus rien comprendre. Ce qui était bon hier, ne l’est plus. En fin de compte qui croire? On lit les étiquettes de produits et on devient tout mêlé. On fait attention à tout, pourquoi? Pour mettre toutes les chances de notre côté? Qui nous dit qu’on sera encore de ce monde demain?
L’humain a deux certitudes, comme tout ce qui vit sur cette planète; sa naissance et sa mort. Si le premier est prévisible il en est tout autrement du deuxième. On ne sait pas quand, ni comment ça se produira mais, incontestablement on mourra de quelque chose un jour. Qui vit, meurt! Nous ne sommes pas immortels.
Prenant pour acquis que les gens vivent plus longtemps que nos ancêtres, il est peut-être temps qu’on cesse d’écouter tout le monde et de profiter de tout ce que la vie nous donne. Vivre au jour le jour et pouvoir se dire qu’au moment de partir, on aura vécu un parcours bien rempli et enivrant. C’est bien qu’on fasse des choix, mais il faut faire la part des choses et éviter les excès, parce qu’on ne sait pas quand tout s’arrêtera. Les témoignages des personnes en fin de vie sont éloquents; avant d’être cloués sur un lit de soins palliatifs, ils veulent profiter au maximum des minutes de lucidité disponibles. Ils veulent partir en paix parce que demain vient trop vite. Ils veulent accomplir ce qu’ils remettaient toujours à plus tard. S’ils avaient su…!
C’est la philosophie qu’on devrait adopter jusqu’à la fin de notre vie, sans excès et sans privation, en écoutant notre corps et notre tête. Profiter de tous les instants comme s’ils étaient les derniers et prendre avec un grain de sel tout ce qu’on dira ou écrira pour prolonger la vie sans qu’on en connaisse l’échéance. C’est abstrait et de toute façon, une fois trépassé, c’est la vie éternelle qui nous attend. Si on pouvait revenir de l’au-delà, on penserait probablement de cette façon.
Jean Doré l’a dit; -Je voudrais un scénario qui me permet de retarder l’échéance bien entendu, mais aussi d’avoir une qualité de vie et de pouvoir rester auprès des miens. Alors c’est pour ça qu’il faut vivre. Parce que notre temps nous est donné… mais jusqu’à quand?
Voici un article des plus pertinents, écrit par Michel Kelly-Gagnon, président de l’institut économique de Montréal, en regard du projet de loi numéro 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux, paru dans La Presse Plus de jeudi dernier. À vous d’en tirer vos propres conclusions. Quant à moi, il est le fidèle reflet de ma pensée.
Si nous voulons faire du Québec une société plus juste et plus libre, il faudra que le processus pour y arriver soit lui aussi légitime
À l’automne 2012, le nouveau gouvernement Marois a proposé de hausser rétroactivement les impôts des contribuables dont le revenu excède 130 000 $ par année. L’objectif était de financer ainsi sa promesse d’abolir la taxe santé mise en place par le précédent gouvernement.
L’odieux d’une telle mesure – on vient vous chercher dans les poches de l’argent gagné huit mois plus tôt alors que vous aviez planifié votre budget en pensant qu’il était à vous – a vite fait de provoquer une vague de protestation et de faire reculer le gouvernement.
Avec son projet de loi 3 sur les régimes de retraite municipaux, le gouvernement actuel fait exactement la même chose mais, d’une certaine façon, en pire. La loi aurait pour effet d’amender les clauses de contrats de travail signés il y a des années. Concrètement, on viendrait aujourd’hui chercher de l’argent dans la poche d’employés et de retraités dans le but de résorber des déficits actuariels pour lesquels ils n’ont jamais été responsables en vertu des ententes initialement signées.
On peut bien avoir raison de soutenir que ces contrats de travail étaient trop généreux et que des avantages indus ont été obtenus par des syndicats trop puissants, mais c’est là une autre question qui doit se régler d’une autre façon, en faisant notamment les amendements requis au Code du travail, pour l’avenir.
Le point crucial est qu’une telle mesure irait totalement à l’encontre de ce que devrait être une société libérale, une société fondée sur la règle de droit et non sur l’arbitraire gouvernemental.
Pourtant, plusieurs de mes amis qui partagent mon désir d’avoir un gouvernement moins interventionniste, moins dépensier et plus respectueux de la liberté des citoyens appuient ce projet de loi, présumément parce qu’il s’inscrit, selon eux, dans cette vision.
Mes amis, je vous le demande, êtes-vous en faveur du droit et du respect des contrats simplement quand ça fait votre affaire ?
Mes amis, je vous le demande, s’opposer aux syndicats est-il toujours justifié, même lorsqu’ils défendent, aux fins d’un dossier précis, les mêmes principes fondamentaux que nous ?
Mes amis, je vous le demande, ne pensez-vous pas qu’on crée un dangereux précédent en légitimant ainsi une mesure gouvernementale qui pourrait demain s’appliquer à d’autres et se retourner contre, notamment, les gens d’affaires ?
J’ai déjà écrit dans un récent article publié par La Presse Débats que, dans ce dossier, je ne défends ni les syndicats, ni les employeurs ni qui que ce soit en particulier, mais plutôt un certain nombre de principes généraux nécessaires à une économie libre et efficace. Lorsque des principes fondamentaux sont en jeu, nous devrions nous allier avec tous ceux qui partagent notre position, même lorsque c’est pour des raisons intéressées ou opportunistes.
C’est pourquoi je n’ai aucune hésitation à saluer la volte-face du Parti québécois et à féliciter son porte-parole en matière de travail, Alain Therrien, qui déclarait plus tôt cette semaine :
« Il y a des choses qui sont impossibles à tolérer. Quand on parle de rouvrir des conventions collectives signées de bonne foi entre les intervenants, qu’un tiers parti arrive et dise on va changer la donne sans considérer l’opinion de quiconque, ce sont des ruptures de contrats. En agissant ainsi, la parole et la signature des contrats ne valent plus rien. C’est grave. »
En effet, c’est grave, très grave.
Dans le fond, mes amis, en appuyant ce projet de loi, vous appuyez la même logique du « au plus fort la poche » que vous avez toujours dénoncée chez des syndicats corporatistes qui utilisaient le tordage de bras et la prise en otage de la population pour obtenir ce qu’ils recherchaient.
Mes amis, si nous voulons faire du Québec une société plus juste et plus libre, il faudra que le processus pour y arriver soit lui aussi légitime. Sinon, notre société de droit va continuer de s’effriter et la « victoire » ici remportée contre les syndicats pourrait bien s’avérer très amère pour vous, et ce, dans un avenir pas si lointain.
L’Écosse face à son destin
Au moment de rédiger cet article, la télé nous annonce une légère avance du non, dans ce referendum historique pour l’Écosse qui souhaite se séparer du Royaume-Uni. Si c’est assez similaire avec notre rendez-vous manqué de justesse en 1995 au Québec, on peut dire que l’expérience semble plus civilisée qu’ici. Le Royaume-Uni a reconnu la majorité du 50% plus un, pour le clan vainqueur, sans aucune animosité et dans le respect le plus total. Nos beaux et gentils canadiens hypocrites, agitant leur unifolié rouge et blanc en descendant des autobus, ont sûrement des leçons à en tirer.
Peu importe le résultat, le peuple écossais est à un tournant significatif et positif de son histoire. J’adore aussi sa question directe et sans équivoque; Voulez-vous que l’Écosse devienne un pays indépendant? Comme clarté, avouez que c’est très clair, sans passer par quatre chemins. Si le non l’emporte, ce sera un fidèle reflet des deux referendums québécois, en ce sens que le clan ayant le plus à perdre au final, aura réussi à l’emporter. Vous aurez deviné que mon cœur balance pour s’arrêter sur le OUI.
Le gel approche… la migration aussi
On prévoit les premiers gels au sol dès aujourd’hui. Simonac, nous sommes encore en été pour deux jours, c’est quoi l’idée? Il me semble qu’il est passé en coup de vent. Heureusement, ce caprice de Dame nature annonce la période de pré-migration vers le sud. À pareille date dans un mois, nous roulerons vers nos quartiers d’hiver ensoleillés, sur la côte sud-ouest de la Floride.
Les prochaines semaines seront consacrées à tout ranger, vider les plates-bandes, laver et hivériser la caravane, pour que tout soit en parfait état lors du retour des perce-neige et des jonquilles d’avril. On se considère très chanceux de pouvoir se déguiser en snowbird pour une onzième saison et on veut partager notre périple avec vous via ce blogue. Votre petit détour-web matinal ici, autour d’un bon café par une journée froide d’hiver, vous donnera peut-être et nous le souhaitons, une bonne dose de chaleur pour égayer votre journée.
Les bulldozers s’amènent
C’est imagé mais les libéraux foncent et bousculent tout ce qui bouge. Le parti des pirates et flibustiers d’avant 2012, est de retour après un éphémère purgatoire de 18 mois. Comme ils faisaient pitié et que sur les plaques d’immatriculation le Je Me Souviens est toujours en évidence, l’électorat fut frappé d’amnésie au point de les ramener au pouvoir majoritairement pour continuer leur campagne de destruction massive de tout ce qui profite aux pauvres et à la classe moyenne.
On récolte ce qu’on sème! Subtils comme à leur habitude, ils sont sournois et se gardent bien de me pas toucher à aucun de leurs avantages. Ils n’ont pas vraiment changé, même si quelques sbires médecins parlent des deux côtés de la bouche en nous rappelant qu’ils ont quatre grosses années pour nous en faire baver. Appauvrir le bon peuple pour qu’il ne se relève pas, est une formule éprouvée. Et croyez-moi, ils sont passés maîtres dans cet art, au point de nous endormir. Pensez-y, il reste encore plus de 1 400 jours de ce traitement du bulldozer qui nivelle par le bas!
Et pour terminer…
Parlant de pirates… Un pirate entre dans la taverne. Le barman le regarde et lui dit :
– Hé, qu’est ce qui est arrivé à ta jambe?
Le pirate répond qu’il attaquait un bateau lorsque que sa jambe fut arrachée par un boulet de canon…
– T’as été chanceux, ils t’ont mis une jambe de bois… Mais ta main, tu n’en as plus, c’est un crochet…
Le pirate lui dit que c’est en attaquant un autre bateau, un des marins lui a coupé juste au poignet et ils ont mis un crochet à la place…
– Et ton carré noir sur l’œil c’est quoi?
– Oh… Ça… J’étais couché à la proue du bateau, il faisait beau, le temps était calme et un oiseau m’a chié dans l’œil pendant que je regardais le ciel…
– Tu charries, on ne perd pas un œil parce qu’un oiseau nous chie dessus…
– Je sais … Je sais … Mais c’était ma première journée avec mon crochet.
L’État-major des Canadiens a tranché; pas de capitaine pour cette saison, mais 4 assistants (je me demande bien de qui), pour faire le travail. Tomas Plekanec, Andreï Markov, puis Max Pacioretty et P.K. Subban en alternance sur la route et à domicile, parce que la direction ne se décide pas à choisir. Bien voyons donc, ils ne connaissent pas encore leurs joueurs? À Montréal on est ultra-conservateur et on a beaucoup de difficulté à sortir du moule.
Contrairement aux autres formations, on ne suit pas la tendance. Partout, on voit des ti-culs dont certains n’ont pas assez de poils au menton, à qui on appose le «C» sur le chandail. De vertes vedettes autour de qui on construit. Des leaders incontestables qui se sont démarqués à tous les niveaux où ils sont passés. Mais Montréal est le reflet du Québec; incapable de prendre une décision sans en avoir débattu à outrance. Bah! On va attendre une autre année… mais on en parle, on en parle…
Marc Bergevin a manqué son coup de prendre totalement son virage jeunesse, celui qu’il nous propose depuis des lunes et j’en suis très déçu. J’aurais aimé que lui et son groupe aient l’audace de nommer un capitaine dès maintenant. Ça me rappelle la triste saison 1989-90 où Carbonneau et Chelios se partageaient le titre, une vraie farce et d’ailleurs, la seule fois de toute sa glorieuse histoire. Si on est capable de coudre un «C» sur un chandail, on doit être capable de le découdre l’année suivante si on change d’idée ou si le récipiendaire ne suffit pas à la tâche, non?
C’est drôle mais dans le hockey mineur, on observe sa formation et en deux pratiques tout au plus, on choisit son capitaine qui est souvent celui qui se signale le plus. On ne niaise pas avec le puck. Alors qu’on cesse de se poser des questions et qu’on en choisisse un. On verra par la suite un point c’est tout. Facile !
Mieux encore, si on veut rester dans l’absurde, qu’on leur colle un «C» en velcro à tour de rôle; Tomas les mardis, jeudis et samedis, Andreï les lundis, mercredis et vendredis, alors que Max et P.K. alterneront un dimanche sur deux. Donc un capitaine et trois assistants par partie ! Ça ne fait pas sérieux direz-vous? Non ! Mais au moins, ça change de l’inertie actuelle. On aurait un capitaine à chaque match, à la place des assistants… de rien du tout.
Décidément, fidèle à nos us et coutumes, on ne fait rien comme les autres au Québec, mais nous sommes passés maîtres dans l’art de compliquer les choses simples.
Hier, en milieu d’après-midi, mon neveu Sébastien, est décédé d’une leucémie qu’il combattait depuis plusieurs années. Mourir à 35 ans, quand on a la vie devant nous, quand la vie a encore tant à offrir, n’est pas dans la normalité des événements, c’est même injuste. On devrait toujours succéder à nos parents. La fatalité en aura décidé autrement et le Créateur le réclamait à ses côtés.
Il laisse dans la peine son épouse Erica, ses parents Lise et Sylvain, de même que sa sœur Isabelle, ainsi que d’autres parents et de nombreux amis. Il demeurait à Terre-Neuve, son coin de paradis qu’il avait choisi.
Je retiendrai de lui qu’il était un surdoué, le seul que je connaisse ayant réussi ses études en brûlant des étapes. Il savait lire avant même de s’assoir sur les bancs d’école. Jusqu’à quelques jours, alors que ses forces le lâchaient, il tenait un blogue quotidien pour exprimer ses états d’âme et traiter de tous les sujets qui le passionnait. Sa courte existence a été bien remplie et riche de souvenirs.
Maintenant Sébastien, les portes du paradis s’ouvrent à toi dans l’immortalité où la douleur n’existe pas. C’est maintenant à toi de veiller sur les tiens de ton nuage. En guise de réconfort et pour apaiser la douleur de tes proches, j’offre le texte qui suit du Chanoine Henry Scott-Holland (1847-1918), avec nos plus sincères condoléances, Louise et moi.
«La mort n’est rien. Je suis simplement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi. Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été. Sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien.»
À la lecture de la presse écrite, des réseaux sociaux et à l’écoute des émissions sportives où le sujet est traité, il semble bien que les avis soient partagés concernant la nomination du futur capitaine des Glorieux. Quand on connaît la popularité de la Sainte Flanelle au Québec, inutile de spécifier que c’est le sujet de l’heure et bien malin celui qui pourrait détenir la réponse à cette énigme.
Tout a été dit et mon choix se porte sur P.K Subban, haut la main. Il répond exactement à ce qu’on recherche, ou ce que les fans recherchent. Il est jeune, affamé, talentueux, fougueux et spectaculaire, bref, le sauveur tant attendu depuis Guy Lafleur. À lui seul, il remplit le Centre Bell et il est détesté dans toutes les villes du circuit pour toutes ces qualités. Leader né, il ne craint pas la pression de Montréal, même qu’il y carbure. C’est un pur-sang avec un contrat faramineux en poche pour les huit prochaines saisons.
La haute direction de l’équipe prend un tournant jeunesse et ce choix me parait logique, à l’instar des autres équipes de la LNH qui n’ont pas eu peur de briser les traditions ancestrales et donner le «C» à l’élite montante, à la relève. P.K. ne laisse personne indifférent. Il est démonstratif, électrisant, se présente à tous les matchs et est une source d’inspiration chez les jeunes. On a qu’à regarder les nombreux chandails des amateurs qui arborent fièrement son nom dans le dos, pour s’en rendre compte. Son choix s’explique dans la volonté avouée de prendre le virage jeunesse décrié par Marc Bergevin.
Dans un dernier sondage, le peuple, celui qui remplit et enrichit le Centre Bell, a parlé fort et 27% favorisent Subban, 6 points de pourcentage de plus que son plus proche rival Max Paccioretty et 11 de plus que Tomas Plekanec. C’est tout dire ! La maturité? Ça vient avec l’âge et les responsabilités. P.K. Subban est, à Montréal, ce que sont les Toews à Chicago, Ovechkin à Washington et Crosby à Pittsburgh; une super star ! Celui qui fait courir les foules. Pas pour sa production offensive, qui n’est pas à dédaigner, mais pour l’ensemble de son jeu, et la hargne qu’il dégage dans ce qu’il fait de mieux.
À l’extérieur de la patinoire, il est un modèle et, contrairement à d’autres capitaines avant lui, il fait l’effort de baragouiner quelques mots de français sans gêne et avec une certaine candeur. Très jet set, avec ses beaux habits et son sourire irrésistible, il est bâti pour Montréal et je lui donne aussi mon vote sans aucune espèce d’hésitation… Capitaine PK !
Ce matin, ma conjointe passait un scan à la clinique de radiologie Dix30, une clinique privée. Et quelle clinique; une vaste salle d’attente claire et moderne avec son mobilier et sa décoration à la fine pointe. Les portes d’entrée sont en verre et derrière le comptoir, cinq postes d’accueil et un imposant mur d’eau complètent le décor. Bref, en parfaite harmonie avec le quartier Dix30, situé dans un secteur cossu de Brossard.
Contrairement à l’hôpital ou une clinique publique, le temps d’attente est inexistant. Sitôt rentré et enregistré, vous passez en arrière boutique subito presto ! Et du personnel, il y en a dans cette rûche au service impeccable. Pour les résultats ? Deux jours suffisent pour que nos médecins traitants en soient informés.
Mais cette performance a un prix; 465$ pour un scan d’une demi-heure et une patiente nous informait qu’elle devait étendre 900$ pour une résonance magnétique… ou se taper 30 mois d’attente au public. Quand on connait l’importance du temps lorsqu’on vous trouve un bobo dans un organe vital, le choix est assez facile à faire, si vous disposez de quelques dollars. Mais que fait le citoyen qui n’a pas les moyens de se payer pareil examen ? Riche et en profiter, ou pauvre et crever ? Telle est la question !
Pourquoi en sommes nous arrivés là ? On paie de plus en plus de taxes sur à peu près tout ce qui coûte des sous et malgré tout, on s’enlise. On ne voit pas la fin… sauf pour mourir.
Regardez l’organigramme du réseau de la santé au Québec, c’est un labyrinthe tellement vaste qu’il n’y a même plus de place où inscrire le patient qui finance lui-même le système. On a trois médecins à la tête du gouvernement et ils ne sont même pas foutus de trouver des solutions à ce système de santé gangrené. Entre le temps d’attente interminable du public et celui inexistant du privé, il devrait y avoir un juste milieu, une coordination.
Certains se rabattent sur les assurances collectives qui remboursent jusqu’à 80% de ces coûts. C’est bien beau, mais cette protection a aussi un prix, dissimulé derrière nos cotisations qui fluctuent avec les demandes croissantes de règlements. Donc, on paie sur deux fronts sans vraiment en avoir pour notre argent.
Les dernières statistiques illustrent bien que les pauvres s’appauvrissent, les riches s’enrichissent et la classe moyenne étouffe et glisse lentement mais sûrement vers la première catégorie de CONtribuables.
Cette triste réflexion meublait mes pensées, alors que j’attendais ma conjointe et que j’étais témoin du roulement intensif des patients qui se succédait sans arrêt. Je trouvais vraiment triste qu’un tel endroit ne soit réservé qu’à une clientèle qui peux se le permettre. Oui, il y a beaucoup de travail à faire pour redresser cette situation anormale mais il faut une volonté politique que je ne sens absolument pas.
Ça semble impossible de relier ces deux mondes si semblables et différents en même temps. Et avec la population qui vieillit, ça devient un problème de société qu’il faut régler dès maintenant en imposant un remède de cheval. On s’éloigne de plus en plus du rêve du père de l’assurance-maladie, Claude Castonguay, en 1969; de doter les québécois d’un système de santé universel, performant et de qualité.
Lorsque dans ta vie rien ne va plus, que les problèmes tourmentent ton esprit et que l’argent te cause tant de soucis, repose-toi s’il le faut, mais n’abandonne surtout pas !
Lorsque trop d’erreurs ont été commises, que tout ton univers menace de s’écrouler et que fatigué, tu sens la confiance t’abandonner, repose-toi s’il le faut, mais n’abandonne surtout pas !
Tu sais, la vie est parfois étrange avec son lot de surprises et d’imprévus. Il ne nous est pas donné de savoir à l’avance combien d’étapes nous devrons franchir ni combien d’obstacles nous devrons surmonter avant d’atteindre le bonheur, la paix et la réussite.
Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter, alors qu’il n’aurait peut-être fallu qu’un petit pas de plus pour qu’un échec se transforme en réussite. Et pourtant, un pas à la fois n’est jamais trop difficile, tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire de faire ce petit pas de plus.
Tu verras alors que cette attitude pleine de Foi appellera à elle du plus profond de toi-même, des forces et des énergies de vie que tu ne soupçonnais même pas et qui t’aideront à réaliser ce que tu peux entreprendre.
Mais surtout et avant tout, souviens toi bien de ceci :
Quand les moments difficiles viendront, repose-toi s’il le faut, mais n’abandonne surtout pas !
C’est le texte de réflexion que je vous propose, en cette journée mondiale de prévention du suicide.
Quand des entreprises quittent le centre-ville de Montréal pour s’établir en banlieue, c’est le signe d’une écoeurantite aigue. Le journal en fait grand état depuis deux jours et ce ne serait que la pointe de l’iceberg.
Laissez-moi vous dire qu’il faut être fait fort, et un peu beaucoup maso, pour circuler à l’heure de pointe dans la grande région de Montréal. Pas pour rien que les Tim Hortons soient si occupés chaque matin, à servir un bon gros café bouillant à toute cette bande de stressés devant se taper les interminables bouchons et espérer rentrer au travail avant l’heure du dîner. On me dit que certains automobilistes quittent leur domicile avant le lever du jour, pour poinçonner à temps.
Les chantiers ne sont pas tous comme des ruches. Souvent on ne voit que des cônes orange laissés à l’abandon. Même que je me demande pourquoi je ne me suis pas lancé en affaire en vendant des cônes orange, parce qu’il y a une piastre à faire au Québec avec ces bidules qui font maintenant parti du mobilier autoroutier. Ces entraves provoquent à coup sûr, l’impatience des conducteurs qui ont la mèche très courtes, pour certains, et qui défient le Code de la route à en vider un stylo sur une tablette de contraventions.
Les zones de travaux permettent de retoucher son maquillage, se jouer dans le nez… ne riez pas, j’en ai vu un se jouer dans le nez avec un tournevis; dégueulasse ! D’autres se servent du téléphone cellulaire et gesticulent, pour quelqu’un qui ne le voit pas. C’est aussi le moment propice pour déjeuner au volant, alors que d’autres jouent du pare-chocs pour ne pas laisser un seul centimètre à l’autre automobiliste qui veut s’infiltrer et qui fait du slalom depuis quelques pieds déjà, en rêvant qu’il conduit un tank. Ça aiguise la patience.
Imaginez lorsque les constructeurs de ponts arriveront avec leurs gros sabots pour ériger le futur pont Champlain. L’enfer en 3D pour 200 semaines ! On a déjà l’impression qu’il n’y a pas de coordination entre les chantiers alors on n’a aucun moyen de s’en sortir. Je n’ai pas encore parlé des accidents, comme celui de ce matin, sur la 132 Est, impliquant un mastodonte. Un réseau routier complètement paralysé, des kilomètres à la ronde avec des dommages collatéraux sur les grands axes routiers avoisinants. Le bordel !
L’heure de pointe, les travaux, les entraves et les véhicules lourds, tous en même temps et voilà une grosse gibelotte à vous donner des palpitations, des montées de pression, de l’angoisse et de la mauvaise humeur. Bientôt, on va vous livrer le café au 4 litres, seringue fournie, pour l’injection intraveineuse.
Il me semble que nos grands penseurs devraient, comme il se fait dans d’autres pays, interdire la circulation des véhicules lourds principalement aux heures de pointe, pour dégager les voies carrossables et ajouter plus de fluidité et de dégagement aux automobilistes. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls responsables, mais ils prennent beaucoup de place dans des zones déjà amplement rétrécies. Mais au Québec, on en parle… On en parle… Et on en parle encore sans jamais aboutir à rien. Essayez-des tranquillisants…!
Hier, alors que j’étais chez mon fils, il me rappelait que son jeune de 10 ans avait beaucoup de devoirs à compléter quotidiennement. Il était même question que la quantité puisse s’accroitre en cours d’année. Ayant perdu l’expérience de ces devoirs, j’étais d’avis que la période de gardiennage à l’école après les classes, puisse servir à cet égard. Alors comme le hasard fait parfois bien les choses, je suis tombé ce matin, sur un texte des plus pertinents, tout droit sorti de la plume de Stéphane Laporte dans La Presse.ca. La justesse du propos m’a rappelé mon propre passage scolaire. J’endosse ce bijou de texte du premier au dernier mot et je ne peux m’empêcher de le partager intégralement avec vous…
Il y a de cela très longtemps, j’arrivais de l’école à 16 h. Ma mère me donnait un jus de raisins et des biscuits au gingembre. Je m’installais devant la télé. Je regardais Bobino et La Boîte à Surprise. Puis, j’allais dans ma chambre faire mes devoirs, avant d’en ressortir à 18 h pour le souper familial.
Ce fut ma routine durant toutes mes années d’école primaire. Jamais ma mère ou mon père ne m’ont aidé à faire mes travaux. C’était mes devoirs, pas les leurs. Quand j’étais bloqué, j’allais dans la bibliothèque du salon, chercher les tomes de l’encyclopédie. Tout y était. En ordre alphabétique. Les réponses à des problèmes d’histoire, de géographie, de français, de biologie, etc. Fallait juste savoir chercher. Et chercher longtemps. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une encyclopédie en plusieurs volumes, c’est comme Wikipédia, mais avec des faits véridiques. Seulement vrais. Car au lieu d’être rédigé par n’importe qui, c’était rédigé par des savants. Pas bête comme procédé.
Ce qui avait de bien avec les devoirs, c’est que ça nous permettait de réfléchir à ce que nous apprenions, en solitaire. Tout seul. Que nous et le problème à régler. Pas d’équipe. Pas de prof. Juste nous et les capitales des pays. Juste nous et les phoques. Juste nous et les multiplications. Pour douter, résoudre et retenir, la solitude a du bon. Elle permet de se concentrer, de s’accomplir. Par soi-même.
Les enfants sont de moins en moins seuls. Et donc de moins en moins indépendants.
Je ne sais pas quelle génération de parents a décidé d’aider les enfants à faire leurs devoirs. Sûrement des parents qui voulaient bien faire. Qui voulaient s’impliquer. Papa et maman vont participer à la réussite scolaire de Junior. Je vais la dessiner ta tortue, tu vas voir, elle va être belle! T’auras juste à la colorier. On est mieux d’avoir un A!
C’était très attentionné de leur part, mais ils ont détourné le sens des devoirs. Le mot le dit, devoir. L’élève doit faire quelque chose. Pas le faire faire. Le faire lui-même.
Voilà qu’en 2014, ce qui devait arriver arrive, les parents en ont assez de faire des devoirs. Ça ne cadre plus avec leur horaire de début de soirée. Les courses, la garderie, les ponts bloqués, etc. Avant le souper, ils n’ont pas le temps. Après le souper, ils sont crevés. Plutôt que de laisser leurs enfants faire leurs devoirs eux-mêmes et avoir l’air de mauvais parents, pourquoi ne pas supprimer carrément les devoirs? Ce serait bien plus simple.
C’est ce qui est en train de se passer. Le ministère de l’Éducation du Québec songe sérieusement à faire disparaître les devoirs, au primaire. Dès cette année, les enfants qui fréquentent le Collège de Saint-Ambroise/Bon Pasteur, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, n’en auront pas. On teste la formule. Des recherches prouvent que les devoirs n’ont aucun impact sur l’apprentissage et la réussite scolaire. En plus, comme on pouvait le lire dans La Presse récemment, les devoirs sont un facteur de stress et de conflit familial. Quand les parents ne savent pas la réponse, ils angoissent. Surtout si les parents du petit voisin la connaissent!
Hé ben! Quand même étonnant d’apprendre que ce devoir où j’ai dû dessiner le Canada en délimitant chacune des provinces n’a pas eu d’impact sur mon apprentissage de la réalité politique de mon environnement. Pourtant, je m’en souviens encore. Faut se méfier des recherches. Parfois, ce sont des devoirs mal faits.
Tant pis, si j’ai l’air rétrograde, mais je pense que les devoirs auront toujours une grande utilité. Ne serait-ce que pour faire réaliser à l’élève que l’école, ça ne finit jamais. Que nous sommes toujours en train d’apprendre. Qu’on peut toujours approfondir notre savoir. Un devoir, c’est apporter un morceau d’école, dans notre chambre, dans notre vie. Et quand on le rapporte terminé, le lendemain en classe, on rapporte un moment de notre chambre, de notre vie à l’école. Il y a un sentiment qui vient avec ça, qu’il importe de connaître, dès son jeune âge, le sentiment du devoir accompli. Ça peut mener loin.
Parents, ne vous sentez pas coupables, laissez vos gamins se débrouiller avec les devoirs. Aidez-les de temps en temps, si vous le voulez, mais laissez-les, la plupart du temps, se démerder. C’est bon pour eux. Bien sûr, il faut que les devoirs du primaire ne soient pas des thèses de deuxième cycle universitaire. L’idée n’est pas de décourager l’élève. Au contraire, c’est l’encourager à continuer sa quête hors des murs de l’établissement scolaire.
Bref, avant de supprimer les devoirs, peut-on juste en donner des faisables? En une heure. Comme dans le temps.
Éliminer complètement les devoirs, c’est aussi priver les enfants d’un grand bonheur, celui d’entendre le prof dire, quelques fois dans l’année, après une journée où l’on a bien travaillé: ce soir, c’est congé de devoirs!
Il n’y a pas plus grand bonheur que celui qui n’est pas déjà acquis.
Parlant devoirs, non seulement, je suis pour la survie des devoirs, mais je suis aussi pour la survie du Devoir. J’espère que ce quotidien essentiel à la société québécoise saura traverser le temps, parce que la soif de savoir ne s’étanche jamais. Pour les petits comme pour les grands.
Ce sont ces beaux cadeaux du cœur qui ont égayé ma journée sur le point de se terminer. Des vœux adressés via les médias sociaux, courriels, en personnes ou par téléphone en ce jour d’anniversaire, m’ont touché au plus haut point. On ne s’imagine pas comment c’est chaleureux que des gens prennent un tout petit instant, à travers le quotidien, pour exprimer leurs souhaits pour une occasion aussi spéciale pour chacun d’entre nous. Comme le dit la chanson, – Ça arrive rien qu’une fois par année… mais ça met aussi de la joie dans le cœur. Un geste spontané qui vaut son pesant d’or.
Merci de vos bons mots et de vos câlins virtuels auxquels je me suis fait un devoir de répondre personnellement. Je ne voulais en manquer aucun. Pour moi, un anniversaire c’est important et je note dans mon agenda chacune des dates qui me sont dévoilées pour, à mon tour, offrir mes souhaits à la personne concernée. Une manière de lui exprimer mon appréciation et de lui souhaiter la plus belle des journées.
Le Petit Robert définit l’anniversaire comme «un jour qui ramène le souvenir d’un événement arrivé à pareil jour, une ou plusieurs années auparavant». Alors une naissance étant un événement heureux, il faut le souligner chaque année. Ces tranches de vie marquent les étapes qui nous font grandir pour devenir de bons vieux sages.
Aujourd’hui, vous avez fait ma journée. Vos souhaits ont rendu ce 4 septembre ensoleillé, tout simplement merveilleux. Merci et je vous aime.
Trois années se sont écoulées depuis ce coup de fil nocturne qui annonçait ton départ. Tu t’es envolée sans prévenir, sans déranger, mais laissant tes proches dans la tristesse la plus profonde. Encore aujourd’hui, l’épreuve reste indélébile, comme un mauvais rêve.
Nous voulions te rendre un hommage bien mérité. C’est notre façon de te remercier pour ces souvenirs inoubliables qui habitent nos cœurs à tout jamais. Continue de veiller sur nous tous et de guider les pas de tes descendants.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes.