Le fidèle reflet de notre société

RecroquevilléDeux policiers décident de se déguiser en itinérant pour piéger les conducteurs qui utilisent leur téléphone intelligent au volant. Et puis après? Pour la police, je ne vois aucun mal à procéder de la sorte si les résultats sont là et il semble que ce soit effectivement le cas.

La direction de la police affirme tête baissée et à plat ventre que c’était une mauvaise idée et qu’ils n’allaient plus recommencer. Mollesse! Même son de cloche du côté des directeurs de centres pour itinérants qui voient dans cette façon de faire, un manque d’humanité envers les sans-abri. Pourtant moi, je trouve l’idée géniale et efficace. La preuve, plusieurs contraventions ont été émises. On devrait saluer l’initiative de ces agents.

C’est ça la nouvelle société québécoise qui n’avance à rien parce que personne ne met ses culottes pour prendre des positions fermes au risque de froisser certaines personnes. Si on veut pincer des contrevenants sur le fait, tous les moyens sont bons pour les coincer. J’entends par là des façons légales. Qu’y a-t-il de mal à se déguiser pour avoir du succès?

Les conducteurs, c’est connu, regardent autour avant de jouer avec leur cellulaire, pour voir si une méchante police les observe. Il n’y en a pas? Alors on en profite! On défit la loi! On devient délinquant! C’est comme le chat et la souris; le plus malin arrive à ses fins.

Lorsque des policiers surveillent la vitesse dans certaines zones avec des véhicules clairement identifiés, on voit plein de lumières de freinage s’allumer pour éviter de se faire prendre. Une fois dépassé le véhicule de patrouille, on appui sur le champignon et on file à vive allure. La récolte de billets est beaucoup moindre qu’avec une auto banalisée où là, c’est la corne d’abondance et ça s’explique facilement. On déjoue les hypocrites de conducteurs. La police prend les moyens pour faire appliquer la loi.

Autre exemple de tourner en rond; la laïcité. Personne n’est capable de se brancher. On niaise et on n’aboutit à rien. C’est simple, on bannit TOUS les signes religieux sauf dans le confort de son foyer, n’en déplaise aux âmes froissables. Mais non, on s’enfarge dans les fleurs du tapis et on fait du surplace. Ce n’est pas grave, on en parle, on en parle et on en jase encore sans fin. Dans un pays à majorité chrétienne, on interdit la prière alors que des fantômes se promènent dans les rues au nom d’Allah. Il y a comme quelque chose d’illogique. Comme une fourmi qui affronte un éléphant… C’est la fourmi qui a bouffé l’autre. À petite dose certes, mais elle a fini par le dévorer complètement.

Je veux bien m’ouvrir sur le monde mais pas au point de faire le clown et de renoncer à tout ce qui me reste de culture. J’ai hâte qu’un décideur payé à gros salaire et à même mes taxes cesse de porter des couches et mette ses culottes pour faire en sorte que la société québécoise progresse plutôt que de se recroqueviller sur elle-même et toujours subir au lieu de réagir. Il n’y a pas de place pour les mous dans cette société, à moins que ce soit ce que nous voulons. Alors on pourra mettre en épitaphe sur nos pierres tombales «Ci-gît, un peuple mort d’imbécillité».

Pas l’temps d’avoir le temps

GirouetteÇa peut paraître drôle un titre comme celui-là mais en y pensant bien, il décrit pas mal ce qui se passe dans notre quotidien depuis notre retour de Floride. De vraies queues de veaux seraient aussi révélatrices de notre quotidien.

C’est comme lorsqu’on revient de vacances. Les premières journées, nous sommes encore sur le même rythme en se demandant par où commencer. Il faisait un beau soleil jusqu’à hier et nous avons profité de cette douceur de Dame nature pour faire un peu de ménage autour de la caravane; Dépoussiérer, sortir et laver les meubles de jardin, vider le gazébo de son contenu remisé pour la saison froide, passer le balai, garnir l’extérieur avec les petits nains de jardin qui avaient vraiment hâte de retrouver leur environnement, pendant que Loulou se chargeait de la lessive accumulée.

On s’est rendu visiter nos petits-enfants et leurs parents, sans oublier les cadeaux apportés dans nos bagages. Une invitation à souper chez ma sœur, puis le lendemain chez la sœur de Louise. Enfin, les déclarations d’impôts à compléter pour quelques proches parce que le temps presse; le 30 avril est à côté. Chaque soir venu, le bivouac était invitant et on ne se faisait pas prier pour tomber rapidement dans les bras de Morphée.

Cette semaine en est une de rendez-vous; Médecins, coiffeur, banquier, tests de toutes sortes, on s’exécute tôt, au cas où notre médication serait modifiée. Pas qu’on est malade mais avec les progrès de la médecine, peut-être ont-ils trouvé le remède miracle à tous les maux. En plus, parce que nous retournons au pays des gougounes en octobre, il faut stabiliser la médication sur 90 jours pour pouvoir partir le body en paix. Pas de chance à prendre.

À travers toute cette poutine, il m’a fallu faire un tour chez notre concessionnaire automobile pour une campagne de rappels sur notre bagnole électrique… Mais là, j’ai eu le temps de prendre le temps de lire mes journaux des six derniers jours sur ma tablette, en attendant la bonne nouvelle qui allait venir trois heures plus tard; Aucuns frais Monsieur! Ah, que cette courte phrase sonnait à mon oreille comme une symphonie. Mon conseiller a eu droit à un merci bien senti, accompagné de mon plus beau sourire. Il venait d’ensoleiller ma journée alors qu’il tombait des clous.

Cependant et plus que tout, vous m’avez manqué chers lecteurs et lectrices. Je n’avais pas l’énergie créatrice pour pondre un article en fin de soirée, un moment propice pour moi. Mais là je me reprends et je commence à carburer au beat de l’écriture… maintenant que j’ai réglé mon problème d’ordinateur.

Enfin à la maison

2015-04-16 001Excusez mon retard à publier la fin de notre retour à la maison, mais de sérieux problèmes d’ordinateur en sont la cause. Soudainement, mon bidule est terriblement au ralenti et je devrai voir de quoi il en retourne.

Pour le moment, je peux vous dire que nous sommes rentrés au Québec en début d’après-midi hier sain et sauf sous une douce température avec un soleil radieux.

Qui dit retour à la maison dit repartir la caravane après son inactivité d’hiver avec tout ce que cela suppose de procédures. En plus l’eau de notre site est encore gelée. Donc, nous sommes branchés chez le voisin.

Après une petite commande à l’épicerie, Linda et Benoît nous offraient le souper qu’ils ont partagé avec nous dans leur caravane. Une délicate attention que nous avons grandement apprécié Louise et moi.

L’important est que nous soyons rentrés et pour le reste, je vais tenter de régler mes problèmes d’ordi, une priorité dans mon cas.

Ah, ordi quand tu nous tiens!

Une longue journée

2015-04-15 001Débutée à 8 heures du matin, la journée d’hier s’est terminée quelques minutes avant 23 heures. Des limites de vitesses réduites et un accident important dans le New-Jersey (pas nous), ont eu tôt fait de retarder notre arrivée prévue au Lake George. C’est plutôt à la sortie 21 du New York State Thruway, au Holiday Inn, que nous avons décidé de déposer nos valises et faire notre roupillon de nuit. Bah, dans le fond, ce n’est pas grave puisqu’on pourra partir plus tard demain pour une balade écourtée vers notre havre de paix Saint-Philippois. Nous avons tout de même ajouté 1 360 kilomètres au compteur.

En fait, par un 17°C c’est sous la bruine que nous avons traversé la Caroline du Nord au lever. Arrivé en Virginie, les éclaircies ont pris la place à notre grand plaisir et le mercure est monté jusqu’à 21°C pour terminer à 10°C sur le Thruway en fin de soirée. Demain c’est du long qu’on portera, du moins pour quelque temps.

2015-04-15 003C’est définitivement le printemps par ici et la nature s’éclate pour qu’on puisse l’admirer. La Virginie regorge d’arbres fleuris et les vallées prennent leurs teintes d’un vert vif. Sur la route 15/17, entre les Interstates 95 et 66, les chevaux étaient aux pâturages et les ranchs s’activaient. En s’arrêtant dans une halte routière en Virginie occidentale, on a pu voir des massifs de jonquilles jaunes et 2015-04-15 004blanches. Bref, ça respire le renouveau et les gens sont joyeux. J’ai aussi trouvé un point négatif à cette journée sur la route; avec les sommes récoltées en péage sur le New York State Thruway, ils pourraient améliorer le bitume et faire plusieurs retouches parce que les trous désagréables sont de plus en plus légion. Non mais c’est pas drôle de se réveiller subitement alors qu’on conduit et qu’on frappe le damné de trou!

Au moment de rédiger cet article, il est passé minuit mais je tenais à l’offrir à mes lecteurs pour ne pas manquer à ma promesse. On rentre demain et l’agenda est très garni. Quand ça fait des lunes qu’on n’a pas vu notre monde, alors nous avons du temps à reprendre. Les petits-enfants nous manquent et je ne vous cacherai pas qu’ils sont en haut de la liste des retrouvailles. Je vous convie pour la suite finale du périple en soirée.

Et c’est parti pour le retour

2015-04-13 001Après une dernière inspection des lieux et les volets rabattus jusqu’à l’automne, c’est sous un mélange de soleil et nuages avec un mercure de 23°C que nous quittions nos quartiers d’hiver ce matin, sur le coup de 8h. Après un petit déjeuner au Wendy’s du coin, prendre la direction du nord s’imposait. Curieusement, la circulation était fluide et on n’a pu rouler à vitesse maximale permise toute la journée, enfin presque. On nous avait prévenus d’un retard possible de 90 minutes en Caroline du Sud dans la région de Florence, parce que des travaux majeurs de réfection d’un ponceau étaient en cours. La vitesse permise était de 70 km/h sur quelques kilomètres avec seulement une voie de circulation. Nous avons traversé ce tronçon, à 19h30, sans aucun embouteillage et perte de temps. Selon moi, c’était le meilleur moment de la journée pour le traverser.

Vers 11h30, alors que nous circulions sur l’Interstate 4 près de Daytona Beach, 117 grosses gouttes de pluie, venant de nulle part, ont frappé l’auto. Vraiment pas de quoi fouetter un chat mais je voulais vous informer de ce tout petit incident de parcours parce que j’avais pris la peine de les compter une à une.

Aussi, en roulant, j’ai compris pourquoi les américains sont si friands de courses de Stock Cars… Certains conduisent de la même façon; dans le pare-chocs de la voiture qui les précède, ne signalent à peu près jamais leur changement de voie, dépassent tout le monde en traversant plusieurs voies. Tout ça sans oublier certains routiers, et j’insiste sur cet adjectif, qui nous dépassent à 125km/h avec leurs mastodontes de 53 pieds chargés à bloc d’une cargaison de dizaines de milliers de livres, non sans avoir au préalable frôlé votre voiture pour que vous puissiez admirer son imposant radiateur dans votre rétroviseur. Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête.

VFMLID=33264724Pour la température, un mélange de soleil et nuage nous a tenu compagnie, alors que le mercure indiquait 33°C en Géorgie et en Caroline du sud. À notre arrivée à Lumberton, Caroline du Nord, à 20h30, il fait encore 24°C. Ce n’est pas si mal. Nous passons la nuit au Holiday Inn de l’endroit, après avoir parcouru 1120 km. Tout se déroule normalement et on poursuit notre périple demain, avec l’intention d’atteindre le Lake George dans l’état de New York. On se recause demain soir.

Les batailles de tranchées

Coupe Stanley1Il aura fallu 2460 matchs pour que le portrait des équipes devant s’affronter dans cette première ronde des séries éliminatoires de la LNH, devienne réalité. C’est à la toute dernière journée d’activités que les confrontations ont pu se concrétiser définitivement. C’est maintenant une bataille rangée qui s’amorcera ce mercredi 15 avril.

Les paris sont ouverts et bien malin celui qui pourra voir avec justesse, qui remportera la Coupe Stanley, emblème suprême du hockey professionnel. Évidemment le cœur de chaque partisan est avec son équipe mais au-delà des sentiments, c’est sur la glace que ça se passe. Avec la parité qui prévaut dans la Ligue Nationale de Hockey, les impondérables pourraient faire une différence.

Les équipes comme les Sénateurs d’Ottawa, avec leur vingtaine de victoires presque consécutives en fin de saison, pourront-ils continuer sur cette lancée? Les gardiens de but pourront-ils être à la hauteur? Et les blessures? L’absence de Carey Price en finale de conférence le printemps dernier, a eu un impact majeur sur la défaite des Canadiens face aux Rangers. Même phénomène chez le Lightning de Tampa Bay, que le Canadien a lessivé en quatre parties, alors que Ben Bishop était blessé.

En fait, l’équipe qui remportera le précieux trophée au terme de 16 victoires, les plus féroces de la saison, en sortira meurtrie mais immensément comblée de pouvoir mettre enfin la main sur l’ultime icône qui fait l’envie de tout hockeyeur. C’est un euphorique moment qui n’est pas donné à tout le monde dans une carrière et dans le hockey d’aujourd’hui, les dynasties n’appartiennent plus qu’au passé. Marcel Dionne, une super étoile de son époque, n’a jamais pu s’abreuver à la coupe et il n’est pas le seul à qui il manque cet incomparable accomplissement.

Les Canadiens ont une occasion en or d’inscrire une 25e conquête de cette rutilante Coupe Stanley et j’aime leurs chances d’y accéder cette année. Rappelez-vous 1986 et 1993. Le rêve est encore possible.

Comme l’an dernier, l’amateur que je suis, risque les prédictions suivantes pour cette première ronde, juste pour le plaisir. N’hésitez pas à me faire connaître les vôtres. Malheureusement, sur le chemin du retour vers le Québec, je ne pourrai voir le premier affrontement. J’espère que nos Glorieux l’emporteront.

Conférence de l’est :

Montréal / Ottawa : Montréal en 6

Tampa Bay / Détroit : Tampa Bay en 5

New York Rangers / Pittsburgh : New York Rangers en 5

Washington / New York Islanders : Washington en 6

Conférence de l’ouest :

Saint-Louis / Minnesota : Saint-Louis en 6

Nashville / Chicago : Chicago en 7

Anaheim / Winnipeg : Anaheim en 7

Vancouver / Calgary : Calgary en 6

On verra bien ! Bonnes séries 2015!

Un village fantôme

2015-04-11 002Le calme est revenu, les rues sont désertes et l’effervescence s’en est allée. Voilà en ce 12 avril, l’ambiance qui se dégage de Pioneer Village. La grande majorité des «oiseaux des neiges» a regagné ses terres et lentement le camping agonise, ne laissant que quelques résidents permanents, comme pour garder le fort.

La piscine est déserte malgré la chaleur suffocante par moment et les chaises longues bien alignées ne trouvent plus preneurs. Ce tableau se répète chaque printemps et l’environnement semble s’être endormi en attendant patiemment notre retour. Un vrai village fantôme qui, contrairement aux autres, rejaillit en automne.

Quelques braves ont décidé de rester encore un bout pour s’assurer que la neige est bien fondue au Québec sans y laisser la moindre trace. Certains ne quittent que le premier mai, mais pour les autres, la prochaine semaine concrétisera l’exode définitif vers le pays des taxes, l’austérité et des conflits étudiants… mais qu’on aime bien quand même.

2015-04-11 006Hier, Guy Martin a eu l’idée géniale de réunir les snowbirds restants, dans un 4 à 6 à la bonne franquette, qui devrait être le dernier, afin d’échanger et de faire un peu de «sôcial» sous le Tiki Hut. Il faut dire qu’avec un mercure qui flirte les 100°F, ce petit coin d’ombre, en plein courant d’air, était l’endroit tout désigné.

À ma grande surprise, une soixantaine de personnes affichant fièrement de superbes bronzages, se sont présentés pour l’occasion. Chantale, la nouvelle employée du bureau s’est jointe à nous à la fin de son quart de travail pour fraterniser. Guy n’a pas manqué de souligner la satisfaction de la clientèle francophone à son égard tout au long de la saison, pour les nombreux services qu’elle nous a rendus. Sous les applaudissements approbateurs nourris, elle a versée quelques larmes durant ce petit moment émotif pour elle.

À mesure qu’avril se consume, la chaleur et l’humidité augmentent. S’il y en a pour qui cette température est confortable, pour d’autres il fait carrément trop chaud et c’est d’ailleurs pourquoi les snowbirds s’enfuient vers le nord dès les premiers jours du mois. Le mercure y est plus agréable et frais et c’est une belle façon de s’acclimater lentement au printemps québécois. À petites doses, ça s’apprivoise mieux. Les derniers partis hier matin; Linda et Benoît.

Quoi qu’il en soit, nous continuons à préparer notre départ nous aussi, dans deux jours. Le réfrigérateur et le garde-manger maigrissent à vue d’œil. Pour vous donner une idée des sites inoccupés en cette période, j’ai ajouté quelques clichés dans l’album Floride – Hiver 2014-2015 en marge droite du blogue. Un recueil de souvenirs qui contient maintenant 500 photos et dont j’ajouterai quelques images d’ici notre retour au Québec.

À la douce mémoire de Daddy

Jacques TherrienLors des funérailles de Jacques Therrien, célébrée jeudi et dont je vous faisais part sur ce blogue, sa fille Nathalie a tenu à s’adresser aux personnes présentes à l’église durant l’oraison funèbre. Avec sa permission et pour tous ceux et celles qui ont connu et cotoyé Jacques, particulièrement les snowbirds, voici le texte intégral de l’hommage à son Daddy.

Chère papa, familles et amis,

Permettez-moi de rendre un dernier hommage à notre père chéri. Un papa extraordinaire et respectueux pour ses 3 filles et un grand-papa de 2 petits-fils. Je tiens à souligner que son titre de «GRAND-PAPA», il en était très fier!

Pour sa grande famille, il fut un frère qui transmettait de l’amour et se faisait un exemple pour chacun d’entre eux. C’était un homme de foi, de respect, de pardon et de partage. Celles-ci étaient des valeurs reçues de sa belle petite maman. Suite au départ de grand-papa, il se faisait un devoir, à la demande de ses frères et sœurs, de donner la bénédiction au nom du Seigneur. Il était honoré et fier de partager cette tradition. Maintenant, il passe le flambeau à son frère Denis. Il sera près de toi, cher oncle, ne t’en fait surtout pas car tu seras à la hauteur de tes proches!

Il fut un compagnon de vie exceptionnel, honnête et accompli. Un amoureux, AVEC UN GRAND «A» de plus de 50 ans de vie conjugale, dont leur noce fut célébrée en l’église St-Joseph. Humble, passionné et unique en son genre, il prenait le temps de lui dire tendrement : «ma belle blonde, ma Diane, mon amour, ma chérie»… Spontanément, il lui lançait : «ES-TU ASSEZ BELLE!» Sans ménager les : «JE T’AIME MON AMOUR»! …et ce, jusqu’à son tout dernier soupire.

Lorsque notre vaillant père partait pour le travail…Maman tenait à ce que chacune de ses filles viennent lui faire une bise et un câlin. Pendant que maman était affairée à finaliser son lunch frais et copieux, il nous disait : « VENEZ LES FILLES ME DONNER MON BEC…PAPA S’EN VA!» Il y tenait à ce rituel et aujourd’hui, avec du recul, je réalise que sa tendresse, sa générosité et son amour envers maman et ses 3 filles, nous confirme bien que pour lui, la famille était sa priorité! Au cours de ses 28 ans de voyage en train, chacun de ses téléphones furent attendus par mom. La 2e ligne de téléphone n’existait pas, donc elle restait près ce dernier afin d’échanger sur leurs journées, parler des réussites des filles, prendre des décisions réfléchies et ce, de manière conjointe. Les conversations terminaient toujours et j’insiste TOUJOURS avec des bisous et des bonnes nuits! Quelle belle complicité ils faisaient ces deux tourtereaux!

Ces grands et bons compagnons de travail m’ont partagé de bien belles qualités qu’ils appréciaient de lui comme chef de train. Je les résumerais en ces quelques mots : « Il était un homme bon, honnête et de parole. Il était un confrère auquel on pouvait avoir pleine confiance!» Cela suffit pour démontrer la solidarité entre ceux-ci. Votre présence, vos agréables visites et téléphones facilitaient le cheminement jusqu’au bout durant le long combat de la maladie de papa. Vous avez contribué positivement et généreusement dans des moments où il en avait bien besoin!

Tout comme les oies, nos «snowbirds» allaient prendre une pause de plusieurs mois au chaud afin de retrouver un réseau d’amis précieux. Dad adorait être au volant de son beau motorisé et à effectuer ses longs voyages parmi les «fifthwheels» et motorisés de leurs bons amis Cayens et Sept-Îliens! Ils étaient comme une famille puisqu’ils veillaient l’un sur l’autre sur la route et ce, jusqu’à destination. Papa était un bon sportif et un chum de social. Ils se sont ralliés afin de contribuer quotidiennement à donner des nouvelles et apporter le soutien nécessaire afin d’alléger les inquiétudes de Jacques et Diane, peu importe où ils se trouvaient! Vos paroles et votre support étaient un p’tit «r’montant!» Il est bien entendu qu’il vous manquera un joueur de golf ou de pétanque, un danseur hors pair et un compagnon de souper copieux. Il ne pouvait s’empêcher de taquiner afin de faire rire son entourage…Mais, ne craignez rien, il sera un ange pour nous tous, car il est auprès des siens et du Seigneur à présent!

Maintenant : papa, grand-papa, Jack, Jaco, l’amour à maman, je terminerai pour une dernière fois en te disant : «MON DADDY, MON GROS», sache que tu vas nous manquer. Les panneaux d’armoires ouverts et les lustres de cuisine nous remémoreront chaque coups que tu t’es donnés à t’en fendre le front. Tes entrées d’un pas décidé dans le poteau du sous-sol, les portes de patio ou les moustiquaires nous ont fait rire à en pleurer. Les vélos me feront penser à la fameuse débarque en Floride qui a fait tant rire aux larmes maman et nous au bout du téléphone. Le fameux rouleau de broche me rappellera qu’il y avait bien juste toi pour savoir vraiment réparer tout avec de la broche. Chaque fois que nous entendrons le mot morceau, nous nous souviendrons que pour toi c’était un p’tit «marceau.» Comme tu le disais si bien, «C’EST GARANTIE» que : chaque coups de criard de locomotives que nous entendrons et chaque petits signes que tu nous enverras, nous te saurons tout près de nous.

Je termine en te disant MERCI Daddy pour avoir été si bon, dévoué, généreux et présent pour Louis et Philip ainsi que de nous avoir transmis tes belles valeurs bien ancrées, tes convictions et ton amour à profusion.

Tu ne seras JAMAIS oublié! 

Repose en paix papa!

Price entre dans la légende

Le match d’hier soir entre les Canadiens et les Red Wings était captivant. C’était le genre de match qui vous tient sur le bout de votre fauteuil et vous porte à vous ronger les ongles. En fait, aussi intense qu’une partie des séries éliminatoires. Pour les deux équipes, l’enjeu était très important; Les Red Wings ne sont pas assurés de participer à la ronde printanière, alors que chez le Canadien, la première position dans la division Atlantique est toujours l’objectif à atteindre.

PriceCette victoire signifiait également beaucoup pour le gardien Carey Price qui venait d’entrer dans la légende du club, éclipsant la marque de 42 victoires détenue jusque-là par Jacques Plante et Ken Dryden. Si Michel Therrien décide de le garder dans l’alignement pour le dernier match de la saison ce samedi à Toronto, et qu’il le gagnerait, il mettrait la barre à 44 victoires en une saison. Il demeure le seul gardien à atteindre cette marque dans cette campagne. Personne ne met en doute l’échange d’Halak. C’était le bon choix! On n’a pas fini d’entendre «Carey! Carey! Carey!» résonner au Centre Bell.

Avec la parité qui existe dans cette ligue, c’est tout un exploit qui demande constance et régularité. Même constat chez les équipes; C’est tout même étonnant qu’il faille un dernier match pour déterminer les équipes qui s’affronteront en séries de la Coupe Stanley. Tout aussi surprenant qu’une équipe ayant cumulé 95 points soit éliminée des séries alors que les Rangers de New York ont remporté le Trophée du Président avec 111 points. Avec une telle compétition, bien malin qui pourrait prédire l’équipe qui mettra la main sur la fameuse Coupe Stanley. Autre preuve de cette égalité entre les formations, les Kings de Los Angeles, derniers récipiendaires de la Coupe, sont éliminés de la course.

Partout on parle de la formidable saison du Lightning de Tampa Bay, des Rangers de New York, des Ducks d’Anaheim. Mais douze équipes sur trente, finiront ou auront la possibilité de terminer la saison avec 100 points et plus. C’est 40% de toute la ligue. À cet égard, le Canadien, avec ses 108-110 points, a autant de chances de mettre la main sur la 25e coupe Stanley de son histoire, que toutes les autres équipes. Le jeu des séries c’est un jeu hermétique où les erreurs et l’indiscipline font la différence entre défaite et victoire. On dit que c’est LA vraie saison. Celle qu’on se souvient.

Une certitude demeure; le printemps sera fébrile et captivant, nous transportant aussi loin que notre équipe nous amènera. Je suis confiant pour nos Canadiens. Et peu importe l’issue, ils nous auront fait passer de merveilleux moments. Et avec cette bande de jeunes affamés, on peut dire que Montréal sera hockey pour plusieurs années encore. Il fallait voir l’entartage de Carey Price à la fin du match, pour se rendre compte de la camaraderie qui anime cette équipe. Tous les espoirs sont permis.

Les «baby-boomers»

Pour faire changement avec les quelques farces que je vous offre de temps à autre, j’ai voulu faire un petit spécial; Un monologue d’Yvon Deschamps. Cet humoriste de grand talent me fait rire depuis que j’ai 18-20 ans et même encore aujourd’hui, j’essaie de ne pas rater ses entrevues et ses monologues qu’il fait à l’occasion. Du bonbon à chaque fois.

Celui que j’ai choisi, parle des baby-boomers. Il ne date pas d’hier mais demeure un classique qui vous fera rire en vous rappelant de beaux souvenirs. Alors pour remonter dans le temps et apprécier un talent bien de chez-nous, assoyez-vous confortablement pour le visionnement, et appréciez.

À mon père

2011-04-25 026BAujourd’hui, mon père aurait célébré ses 86 ans. J’aurais tant voulu qu’il puisse l’atteindre, pour lui exprimer mes souhaits une dernière fois. Hélas, la fatalité nous l’a enlevé il y a quelques semaines à peine.

Attendant le moment propice, je conservais un texte depuis des années. Les paroles d’une chanson que je trouvais très belle, interprétée par feu Fernand Gignac et qui se voulait la confession et la gratitude d’un fils à son père.

Aujourd’hui, parce que je le sens tout près, le moment est venu de lui rendre hommage avec ces mots. Ces quelques phrases riches de sens et spécialement pour son anniversaire.

À mon père qui un jour a cru en moi
À mon père qui un jour a eu confiance en moi
À mon père qui aujourd’hui n’est plus là
À mon père, à mon père je voudrais dire merci.

À mon père qui un jour a fait de moi un homme
Qui maintenant ne peut voir combien je l’ai compris
À mon père, à cet homme auquel je dois ma vie
À mon père, à mon père, merci.

Un exemple de courage

Jonathan TruchonAujourd’hui, on célèbre partout dans le monde la journée de la santé et quoi de mieux que l’histoire touchante de Jonathan Truchon, 26 ans, une force de la nature comme le journaliste Jean-François Racine le rappelait dans son papier d’hier, en page 9 du Journal de Montréal. Depuis l’âge de 18 mois, il mène de front un huitième combat contre le cancer. Son histoire m’a bouleversé.

En dépit des pronostics des médecins qui ne lui donnent plus que six mois, il s’accroche à la vie. Son cancer étant concentré seulement dans sa moelle osseuse, il entend tout faire pour gagner la bataille.

Il faut un caractère hors du commun pour se battre dans des conditions semblables. J’adore quand il dit :

– Je n’ai aucune raison de me plaindre. Si on me donne un défi comme celui-là, c’est que je peux le faire. J’ai confiance en moi. Tu as deux options : te soumettre ou te battre.

Avez-vous imaginé un seul instant ce qu’il pourrait accomplir de plus grandiose encore, si cette maladie ne l’hypothéquait pas? Il puise sa force dans l’attitude de ses idoles; Maurice Richard, Mohammed Ali, Nelson Mandela et Michael Jordan. Des personnages qui avaient le don de soulever des peuples par leur courage.

Nous avons de profondes leçons à retenir de Jonathan Truchon. Nos petits bobos sont infimes quand on y pense un peu. On se décourage facilement devant l’adversité alors que lui il fonce bien au-delà de ses capacités. Sa maladie n’est pas un obstacle mais un défi qu’il croit surmontable.

En cette journée mondiale de la santé, il est mon modèle du jour et mon exemple de courage. Puisse-t’il encore une fois déjouer l’impossible.