Le débat des chefs

 

Débat Il est près de vingt-trois heures et depuis vingt heures, mes yeux sont rivés au petit écran pour écouter nos politiciens nous dire pourquoi on doit les appuyer le 8 décembre prochain. Je dois dire que j’ai adoré ce débat. Il était animé, endiablé et me faisait penser aux discussions que les québécois sont habitués de tenir dans leur cuisine.

Le débat n’a pas influencé mon vote. Je suis, depuis toujours, un péquiste convaincu. Même si, à certains moments c’était carrément cacophonique, j’ai apprécié les échanges. C’était musclé et vigoureux. La formule, quant à moi, était la meilleure. C’était beaucoup plus viril que le dernier débat fédéral, où il nous fallait faire un effort mental pour ne pas s’endormir. Voici mes impressions de chacun des intervenants.

Stéphane Bureau n’a pas bien contrôlé le débat. Un maillet aurait été très utile pour rappeler tout le monde à l’ordre. Il n’avait pas la poigne nécessaire même s’il avait prévenu les débateurs d’entrée de jeu.

Jean Charest quant à lui démontrait son arrogance de 2003. Il n’y a que lui qui fait bien. Les problèmes que nous vivons ont tous été causés par l’ancien gouvernement mais il n’a pas assez eu de temps pour les régler, ou à tout le moins les atténuer. Dès le départ, il a agressé Mario Dumont, qui n’est pas une menace avec ses 12% d’intentions de vote, selon les derniers sondages. Que penser de son entêtement à refuser de divulguer l’étendue de la perte subie par la Caisse de dépôts et de placements du Québec. Comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu et même anguille sous roche. Curieusement, on annonce une augmentation des cotisations de 2,5% à la Régie des rentes du Québec dès janvier prochain. Tiens, tiens !

Pauline Marois par ailleurs m’a impressionné. Pour un premier débat, elle a très bien performé, sans se désister des attaques de Jean Charest. On voyait bien qu’elle possède l’expérience nécessaire pour aspirer à devenir première ministre du Québec. Elle a sans cesse dénoncé le piètre bilan du gouvernement sans obtenir de réponses à ses questions. Elle n’a jamais esquivé l’objectif premier de son parti; un Québec souverain.

Mario Dumont aussi m’a agréablement surpris. Il a débattu avec aplomb et l’énergie du désespoir. Sur l’aspect économique du débat, il a attaqué directement Jean Charest avec succès. Sa performance fera en sorte d’éviter son parti d’être rayé de la carte politique. J’ai particulièrement savouré les moments où lui et Pauline Marois réagissaient ardemment à certaines affirmations de Jean Charest. Ils le connaissent mieux que nous et une telle réaction nous incite à douter de ses propos.

En somme, une soirée devant le petit écran captivante et qui, je l’espère, donnera le goût aux québécois d’aller voter et de s’exprimer massivement le 8 décembre. Ceux et celles qui n’exerceront pas ce choix démocratique permettront à Jean Charest d’obtenir une majorité par leur inaction. Si c’est ce que la population désire, elle aura ce qu’elle mérite; l’arrogance d’un premier ministre qui, en 2003, s’est fait élire en criant haut et fort en santé Nous sommes prêts ! On a jamais tant attendu dans les salles d’urgence depuis.

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