Bonne et heureuse année 2009

 

Bonne AnnéeSans vouloir faire de rétrospective de l’année qui s’achève, elle fut belle pour certains, ordinaire pour certains autres et carrément à oublier pour les autres. Un fait demeure; elle est à l’agonie et nous offre ses dernières heures.

La vie continue cependant et nous apporte 2009, qu’il faut voir avec optimiste. Comme un vêtement tout neuf, ça nous regaillardit ! On prend plein de résolutions, qu’on ne tient pas longtemps, mais qui nous donnent ce coup de pouce pour aller vers l’avant. On jette au recyclage les vieux calendriers et on en repart un qu’on a choisi et qu’on étale avec soin. C’est un vent de renouveau.

Dans cette allégresse, je veux vous souhaiter que 2009 soit pour vous la plus belle et la plus stimulante des années. Qu’elle vous apporte joie, bonheur, prospérité et surtout la santé pour accomplir tout ce dont vous êtes capable.

Soyez vous même, sensible et généreux. Même si ce n’est pas évident, efforcez-vous de toujours voir le bon côté des choses. Nos problèmes nous paraissent beaucoup moins grands et moins difficiles quand on regarde positivement leurs solutions. Rien n’arrive pour rien dans la vie. Il faut vous rappeler de ça.

Que feriez-vous si on vous apprenait que notre planète cessera d’exister le 31 décembre 2009 ? Moi je m’attaquerais à l’essentiel en laissant de côté le superflu et je vivrais au maximum afin de connaître et voir tout ce qui m’a échappé au fil du temps. C’est ce que je vous souhaite chers lecteurs et lectrices. Vivez l’année 2009 comme si c’était votre dernière; dans l’harmonie, l’amour et la paix. Bonne et Heureuse Année.

La petite fille aux allumettes

 

Petite filles aux alumettes Par une nuit glaciale d’hiver, une petite fille marchait dans les rues, regardant les vitrines illuminées. C’était la veille du Jour de l’An. Les bras chargés de cadeaux, les passants se dépêchaient de faire leurs derniers achats. Mais cette petite fille-là n’attendait aucun cadeau. Elle vivait toute seule avec son père. Et malheureusement, il ne l’aimait guère.

Elle serrait un paquet d’allumettes dans ses petites mains bleuies de froid. Sa robe était déchirée. Le vent la faisait frissonner, et la neige sur les pavés brûlait ses pieds nus. Les lumières des vitrines allaient bientôt s’éteindre. Les passants rentraient chez eux. Elle était seule dans la rue.

« Je n’oserai jamais revenir à la maison, pensait la petite fille. Je ne pourrai pas dire à mon père que je n’ai pas vendu d’allumettes. Vraiment, je ne peux pas rentrer ! »

Entre deux maisons de pierre grise, la petite fille s’assit dans un recoin. Comme elle avait froid! Les flocons de neige mouillaient ses cheveux blonds.

« Je vais craquer une de mes allumettes, se dit-elle, ce la me réchauffera les mains. »

La flamme chaude et claire brilla dans l’obscurité. La petite fille s’imagina qu’elle était assise devant un bon feu, dans une salle à manger éclatante de lumière. Mais l’allumette s’éteignit, et la vision disparut.

Lorsqu’elle frotta une deuxième allumette, le mur gris devint transparent. Elle vit la table de la salle à manger, chargée de plats délicieux : une dinde rôtie, une bûche glacée décorée de fruits confits. Tant de bonnes choses qu’on ne savait par laquelle commencer. Mais lorsqu’elle étendit la main, la vision s’évanouit.

La petite fille fit craquer une troisième allumette. Elle se vit au pied d’un magnifique arbre de Noël. Une centaine de bougies étincelaient sur ses branches vertes. Enveloppés de papier d’or et d’argent, des cadeaux étaient entassés autour du sapin, et la petite fille savait qu’ils étaient tous pour elle. En haut de l’arbre scintillait une splendide étoile qui, soudain, tomba à terre. On aurait cru voir une étoile filante dans le ciel. Et la petite fille se souvint de sa grand-mère, la seule personne qui l’ait aimée vraiment. Avant de mourir, elle lui avait appris que les étoiles filantes montent vers le paradis.

« Comme je serais heureuse de revoir grand-mère ! » pensa la petite fille en craquant une quatrième allumette. Et voilà que sa grand-mère apparut, encore plus belle et plus souriante que lorsqu’elle était en vie.

« Ne me quitte pas, grand-mère ! murmura la petite fille. Je sais bien que tu partiras quand l’allumette s’éteindra. Emmène-moi avec toi, je t’en pris. » Elle frotta en hâte toutes les allumettes qui restaient dans le paquet. Il faisait plus clair qu’en plein soleil. Lorsque la dernière allumette s’enflamma, la grand-mère ouvrit les bras et prit sa petite fille avec elle. Et elles s’envolèrent ensemble.

L’allumette s’éteignit, et tomba des mains froides et sans vie de la petite fille. On la trouva morte le matin du Jour de l’An, assise entre les deux maisons grises. Elle souriait et paraissait heureuse. Personne ne savait que sa grand-mère était venue la chercher pour la mener au ciel.

Source : http://www.branchez-vous.com/noel/allumettes.html

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Bonne fête, mon beau petit coeur

 

Audrey-Anne 2008 - 1 001A Déjà deux ans de passés, ce 28 décembre. Je sais bien que tu es trop jeune pour me lire, mais ce billet sera encore sur ce blogue lorsque tu en aura la capacité. Pour l’instant profite de ta journée pour te faire dorloter et gâter.

Ce soir, tout le monde sera là pour souligner ton anniversaire et gonfler la récolte de cadeaux que le Père Noël vient à peine de te laisser. Tu es chanceuse, deux fois dans la même semaine à recevoir des surprises.

Alors, petit rayon de soleil, irrésistible enjôleuse, celle qui fait déjà chavirer les cœurs à deux ans, je te souhaite beaucoup d’amour et profites-en donc pour te barbouiller le minois avec le délicieux glaçage de ton gâteau d’anniversaire. Ça fait de superbes photos et tu feras décrocher un sourire à ceux et celles qui les verront. Je te fais la bise en pincette, petite princesse.

BON ANNIVERSAIRE AUDREY-ANNE.

Casserole facile au poulet et à la farce

Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!

Casserole facile au poulet et à la farce Stove Top Ingrédients :

1 tasse d’eau chaude ;

1 paquet (120 g) de mélange à farce Stove Top plus faible en sodium, pour poulet ;

1 livre (454 g) de poitrines de poulet désossées et sans peau, coupées en bouchées ;

1 boîte (10 oz liq. Ou 284 ml) de soupe crème de poulet concentrée ;

1/3 de tasse de crème sûre ;

3 tasses de légumes mélangés surgelés dégelés et égouttés (je suggère la macédoine de légumes Artic Garden) ;

Sel et poivre au goût.

 

Préparation :

Chauffer le four à 400°F. Ajouter l’eau chaude au mélange à farce ; remuer jusqu’à ce que le mélange soit à peine humide. Réserver ;

Mélanger le poulet, la soupe, la crème sûre, le sel, le poivre et les légumes dans un plat à cuisson de 9 x 13 pouces ; garnir de farce.

 

Cuisson :

Cuire 30 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit entièrement cuit ;

Saupoudrer de fromage râpé pour les 10 dernières minutes de cuisson.

Donne 4 à 6 portions

Source : http://www.kraftcanada.com/

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Noël du côté de Longueuil… Un conte de Claude Jasmin

 

Noel7 L’un des auteurs québécois parmi les plus connus, Claude Jasmin est (ou a été) céramiste, acteur, marionnettiste, critique d’art, professeur d’histoire de l’art (moderne), pamphlétaire, chroniqueur de radio et de télé, peintre (aquarelliste), illustrateur, scénographe de télévision, etc. En parcourant son blogue, je suis tombé sur ce conte de Noël, diffusé sur les ondes du 98,5 FM en 2001, dans le cadre de l’émission matinale de Paul Arcand. Il me fait grand plaisir de vous le faire partager intégralement, avec l’aimable permission de l’auteur.

À chaque année, à Noël, nous allions chez mémeille Jasmin, à trois coins de rue de chez nous.

Elle était ” la riche ” de la famille. Elle avait un arbre de Noël géant avec un assortiment de boules compliquées, des guirlandes d’or et d’argent, des lumières multicolores clignotantes. Chez nous, juste une crèche, papa le pieux, papa le peureux craignait trop les incendies.

Chez mémeille Jasmin, au 7453 St-Denis, la maison nous semblait luxueuse, tapis de Turquie dans le couloir, au boudoir, au salon, dans cette salle à manger avec beau buffet, ” side board “, argentier, vaisselier de bois sculpté. Les murs de sa demeure était en relief, du ” graphtexe “, disions-nous. Il y avait vitraux colorés au dessus des fenêtres, ” foyer ” artificiel avec et une machine lumineuse rotative, faisant rougeoyer les charbons de vitre noire.

Oh, que nous aimions cette visite de Noël ! Mémeille-la-riche veuve, nous donnait à chacun un gros cadeau, étrennes rares. Le matin de Noël, nous avions dans nos bas suspendus, une orange, une banane, deux bonbons, deux flûtes de papier.

Habitait chez mémeille, le frère de papa, mon oncl’Cléo, Léo de son vrai nom. Le benjamin de mémeille était cantinier du CiPi Ar, Montréal-Québec, Québec-Montréal. Il me prenait comme ” helper ” parfois. Je l’aidais, avec un harnachement lourd pendu au cou, à vendre ses sandwiches, ses eaux gazeuses. À Québec, nous couchions dans une petite chambre mansardée, rue St-Louis. Je me pensais à Paris chaque fois. Je voyageais, moi ! Je voyais du monde, j’avais vu le Château Frontenac avant mon frère et mes sœurs ! J’avais déjà rencontré Monsieur Duplessis, en personne dans ce train. Il fumait son cigare, avait bu de mon jus d’orange, m’avait donné un dix sous de pourboire avant de reprendre ses palabres avec ses sbires au fond de son wagon.

Mon oncle ” Cléo ” aimait rigoler, pas comme mon père faux franciscain à la triste figure du Tiers-Ordre L’oncle Léo était le parent le plus joyeux de notre tribu. A chaque fête de Noël chez mémeille, mon oncle Cléo invitait Vila, son homme à tout faire, son grand ami ” Vila “, qui se nommait Ovila. Ce Ovila me fascinait. Il jouait des claquettes avec des os de cochon, de son harmonica, véritable ruine babines, aussi de la guimbarde qu’on appelait une ” bombarde “. Ovila, bout en train excentrique, nous faisait danser des gigues, nous entraînait, les enfants dans des chansons à répondre ” envoyeille , envoyeille, la tite jument! ou : ” y a des hommes de riens qui y viennent et qui y viennent! “. Un animateur d’une énergie rare l’ami de Léo.

Chaque Noël, on avait hâte, les enfants, de revoir ce bout en train pourtant décharné, au visage osseux, blanc comme un drap mais si plein de vie. Je vous raconte une découverte à ne jamais oublier en cette veille de Noël de 1940. J’avais 9 ans. Oncle Léo me téléphonait : Mon p’tit Claude, cette année , mon Vila veut pas venir fêter. Y dit qu’il y a de la maladie chez lui, son plus vieux, Amédée. Quoi ? Je découvrais que notre saltimbanque annuel avait une famille et un enfant malade ? Il était donc un papa comme j’en avais un ! J’étais tout surpris. On s’imaginait, l’égocentrisme des enfants, que le joyeux drille Ovila, était une sorte de bouffon sorti de nulle part. Un clown descendu du ciel pour le bonheur de la famille chez mémeille Jasmin.

Oncle Léo ajouta : ” Vila t’aime bien. Tu vas venir avec moi et on va aller le convaincre, on va y secouer les puces, un Noël sans lui, ce serait pas un vrai Noël. ”  J’étais d’accord. Mon oncle s’amena dans sa Ford rouge vin et en voiture !

” Où est-ce qu’il habite, votre ami Ovila ?

” Je sais pas, j’y suis jamais allé. Regarde, j’ai griffonné son adresse sur mon paquet de Players, c’est de l’autre coté du fleuve. Rive Sud. Près de Longueuil. Derrière la banquette de la Ford, il y avait des tas de sacs remplis de vieux journaux.

” Pourquoi tous ces sacs, mon oncle ?

” Ah ça, c’est lui qui me demande ça. Mon Vila dit que ça y fait du calfeutrage, mes vieilles gazettes. Il est pas riche, tu sais.

Cela aussi m’étonnait. Non pas qu’il soit pauvre! mais que cet artiste puisse avoir des besoins si réels. Oui, ce grand désossé n’avait eu jusqu’ici aucune réalité vraie. J’allais rencontrer chez lui le bouffon de nos Noëls rituels, dans un autre cadre, dans sa maison. On traversa le Pont Jacques-Cartier.

Mon oncle Cléo stoppa à une garage pour demander où se trouvait l’adresse fournie. Le garagiste, la fumée lui sortait de la bouche, se pencha à notre portière:

” Oh, ça, là, c’est en bas, en arrière de Longueuil, c’est un trou de misère, c’est Jacques-Cartier. Les chômeurs de la ville s’installent là, sans permis ni rien. B’en souvent : y z’ont pas d’égout et pis pas toujours d’aqueduc pour l’eau courante.

Diable ! Ovila vivait dans la misère ! C’était incompréhensible. Un homme si chaleureux, si gigotant.

” Combien il a d’enfants Ovila, mon oncle ?.

” Je sais pas trop, quatre, cinq , je sais pas . Je l’ai connu au ” Ci Pi Ar “, mais il a perdu vite sa job. Il savait rien faire au fond. Moins bon que nos nègres pour porter les valises. ”

Quoi ? Ovila, un bon à rien ? Lui qui savait si bien raconter des blagues, qui jouait si bien de sa musique à bouche. Qui savait faire danser toute notre tribu, un bon à rien ?

Je me réveillais rapidement.

Au sud de Longueuil, on a vu une pancarte : ” Ville Jacques-Cartier. Défense de ” dumper ” partout. ” Défilaient des rues de maisons plutôt sinistres. Des murs rafistolés avec des annonces rouillés de Kik, de coke de pepsi, de seven up. Des placages bizarres, des rafistolages inouïs, morceaux de bois vermoulu, restants de prélart, planches décolorés, des portes sans peinture, des fenêtres aux carreaux brisés, aux rideaux de guenille souillée.

Aux carrefours, des silhouettes louches, courbées, mains aux poches, collets relevés, se faufilaient, semblant fuir des ombres indiscernables. Ma foi, j’étais dans un conte de Charles Dickens !

Par ici pas de couronnes de guy aux fenêtres, aucun sapin lumineux comme dans notre rue Saint-Denis. Enfin, la rue indiquée !Enfin l’adresse, peinturluré sur un bout de plywood noirci. C’était là.

” Ouaille, dit Oncle Léo, c’est un shack branlant, y a pas à dire. ”

Le garagiste avait expliqué :

” Méfiez-vous, c’est plein de monde croche par là, des voleurs, de la ” tite pègre ” vit dans ces baraques “.

On a stationné. la Ford. Coups de klaxon de mon oncle. Ovila apparaît dans la porte. C’est bien lui, il sourit, tousse, crache. Mon oncle gueule :

” On vient te charcher par la peau du cou “.

Notre clown, plus blanc que jamais, éclate de rire.

” Mon Vila, on va se prendre à deux, mon neveu pis moé, pour te convaincre pour Noël, demain. Tu peux pas nous faire ça, Vila !

Ovila grelotte dans sa vieille veste de laine grise rapiécée, se penche dans la voiture;

” Ah bin, mon Léo, tu m’as pas oublié. ”

Il s’empare des sacs de vieux journaux, tout content. On sort, on marche vers sa demeure. Un filet de fumée très noire s’élève dans ce ciel de veille de Noël. Nous entrons. Des odeurs de moisi assaillent nos narines. Il n’y a pas de salon, ici, pas de tapis de Turquie, pas de murs de ” beurlap “, pas de vitraux aux fenêtres. Il y a un espace central, un gros poêle à bois qui boucane, une longue table, des chaises parfois sans dossier, un banc bancal. Au plafond pendent deux guirlandes de papier crêpelé. Une demoiselle à jupette, déguisée en père Noël, tournicote sous la lampe à poulie, elle tient un cierge allumée, dans l’autre main, un cahier à musique, c’est une annonce cartonnée des chocolats Laura Secord. Au fond, dans deux enclaves avec des portière de vieux rideaux en lambeaux, des lits. Dans l’un, cet Amédée malade qui renifle. Une fillette peigne une poupée ruinée, manchote.

Deux petits garçons, assis sur le prélart délabré, se font un jeu de blocs avec des retailles de bois. Gêné comme moi, oncle Cléo distribue des cannes de bâton fort aux enfants, tente de les faire rire en imitant ” Woody Woodpecker “. L’épouse de notre clown merveilleux, traits tirés, cheveux défaits, le tablier taché, est étendue sur un divan crevé, nous fait signe de parler moins fort, indique le coin du Amédée tousseur. Tous nous regardent sans sourire, puis Ovila nous conduit au fond d’une chambre, on découvre dans une caisse d’oranges vide! un bébé naissant !

” Oui, mes amis, c’est notre nouveau né, c’est notre cadeau de Noël. Il est né à minuit, avant-hier. C’est le docteur Ferron qui est venu délivrer Albina. ”

La mère aux dents cassées dit :

” On va le faire baptiser après-demain. Devinez comment on va l’appeler ?

Ovila prend le poupon dans ses maigres bras et dit :

” Noël, évidemment, Noël Vironneau. C’est notre petit Jésus. ”

Je savais plus où me mette. Je n’avais jamais vu la misère, celle dont nous parlait le curé, les frères à l’école. Je m’imaginais qu’il n’y avait que nos petits chinois à dix cents pour connaître tant de pauvreté. Mon oncle s’accroupit près de la caisse d’orange et resta muet un long moment puis, à ma grande surprise il entonna d’une voix enrouée :

” Il est né le divine enfant, jouez hautbois, résonnez musettes! ” Ovila, lui, chanta : ” Dans cette étable que Jésus est charmant qu’il est aimable, dans son avènement! Il est tout à la fois! ”

Toute la famille Vironneau entonna le cantique. Je me taisais. J’avais plus de voix. C’était une veille de Noël étonnante. C’était une drôle de ” crèche de Betléeem ” à Jacques-Cartier, si loin des pays arabes de nos images pieuses. Pas si loin ce chez moi. Je sortis le peu d’argent gagné à servir des messes, le mis près de la caisse d’orange-berceau. Oncle Léo m’imita, il sortit deux cinq, deux deux, des dollars tout fripés.

” Tiens mon Vila, c’est pour leur acheter des petites douceurs demain à Noël.

Bien catéchisé, je songeais à Joseph et Marie. Ici, il n’y avait ni bœuf ni âne. Il n’ y avait que deux poules près de leur cabane, et un coq aveugle. Ovila remercia, sortit son harmonica et joua,
mélancolique, ” Un Canadien errant “. Il fallait partir.

Rendu dehors, l’oncle Léo dit : ” Demain, tu viendras pas ? C’est définitif ? Si tu viens, tu repartirais pas les mains vides ? ”

Ovila regarda dans la fenêtre sa femme avec son petit-Jésus nommé Noël dans les bras et finit par dire :

” Bon, okay, Léo, je vas y aller. Mais pas longtemps. Pis merci encore pour tes sacs. ”

J’avais remarqué les gazettes cloués partout sur les murs contre le froid du dur hiver québécois.

***
Le lendemain, chez mémeille Jasmin, quand Ovila entonna son ” Minuit Chrétiens “, puis : ” Les anges dans nos campagnes! ” et le : ” Ça bergers assemblons-nous! ” j’étais comme ailleurs, en arrière de Longueuil. Je songeais à la crèche-caisse d’orange. Je me disais :

” Ça peut donc être vrai, un Jésus né dans une étable ! ”

Ovila nous encourageait à entonner en chœur :

” Il est né le ” divine n’enfant ” !

Je remarquais qu’il avait les yeux pleins d’eau notre ” joker “, notre bouffon blanc, inconnu jadis, qui avait une famille mal cachée derrière des annonces de coke et de pepsi. Alors, à ce Noël de 1940, j’ai moins mangé de gâteaux, de friandises, j’en cachais partout pour les offrir à Ovila avant qu’il s’en aille vers sa crèche du côté de Longueuil.

Joyeux Noël à ceux qui ont le ventre plein, ” itou ” aux ” ventres vides ” du mauvais sort !

Source: http://www.claudejasmin.com/wordpress/

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Je vous souhaite le plus beau des Noëls

 

Noel6 Noël c’est l’amour, comme le dit la chanson. C’est aussi le temps de partager et faire la paix. J’ai déjà reçu mon premier cadeau de Noël, en retrouvant mon frère et sa conjointe, dont nous étions séparés depuis près de onze années. Je ne peux demander mieux.

Comme à chaque année en cette période, des événements, des situations, des paroles, des gestes et des chansons, nous portent à réfléchir sur le sens véritable qu’on doit donner à cette Fête. L’émotion est tantôt triste, tantôt joyeuse mais elle est toujours plus présente. Moi par exemple, je regarde les enfants avec émerveillement. Ils sont ce qu’il y a de plus naturel, de plus vrai et de plus sincère dans notre monde d’aujourd’hui. Évidemment, ils n’ont pas l’expérience des grands mais ils ont cette capacité de se fâcher pour un rien, puis de pardonner et se jeter dans vos bras la seconde d’après en vous réclamant le plus beau des câlins, dans un je t’aime retentissant. Il faut marquer un temps d’arrêt. Apprécier ce que l’on a et s’alléger le coeur.

Au hasard des courriels que je reçois, il y en a un qui m’a touché dernièrement et que j’aimerais partager avec vous. Vous l’avez peut être déjà reçu, ou lu rapidement. Quoi qu’il en soit, lisez-le attentivement en essayant de vous mettre en situation. Même s’il déclenche une larme, il est criant de vérité et de sagesse, tout en se prêtant bien à ce temps de réflexions;

Un 23 décembre, j’étais à l’aéroport écoutant secrètement un père et sa fille. Elle devait partir dans un autre pays rejoindre son mari et ses enfants pour fêter Noël auprès des siens.

Le père serra très fort sa fille et lui dit : « Je t’aime, je t’en souhaite juste assez ! »

Elle se leva la tête et dit à son père :  « Papa, la vie avec toi est beaucoup plus qu’assez. Ton amour envers moi a toujours été plus que j’aurais souhaité. Je t’en souhaite juste assez aussi papa ! »

Ils s’embrassèrent puis elle partit. Il marchait le long des vitrines tout près d’où j’étais, regardant sa fille disparaître au loin. Je pouvais voir dans son visage qu’il n’avait qu’une envie, c’était de pleurer. Je ne voulais pas m’introduire dans sa vie privée mais il me regarda; puis, il me dit : « N’avez-vous jamais eu à dire au revoir à quelqu’un en sachant que ce serait la dernière fois ?»

« Oui » lui ai-je dit. « Pardonnez ma question mais, pourquoi c’est un ultime au revoir ? » lui demandai-je.

C’est alors qu’il me regarda d’un air triste et dit: « Je suis vieux et elle demeure trop loin. Le prochain voyage que je ferai sera mes funérailles. Je suis très malade mais je ne lui ai pas dit car je ne veux pas qu’elle s’en fasse pour moi. Je veux qu’elle vive sa vie comme si de rien n’était . »

« Mais lorsque vous lui disiez au revoir, je vous ai entendu dire : « Je t’en souhaite juste assez », que cela signifie-t-il ? »

Il commença à sourire et dit : « Ce souhait, nous le faisons depuis des générations dans ma famille. C’est une tradition que nous continuons à suivre et on le dit à tous ceux qu’on aime . »

Il prit une pause, regarda vers le ciel et cherchait à se remémorer les détails. Soudain, il se mit à sourire de nouveau et commença : « Quand nous disons à quelqu’un : « Je t’en souhaite juste assez », nous lui souhaitons que sa vie soit remplie avec juste assez de bonnes choses pour pouvoir les apprécier. »

Il se mit à marcher de long en large en demeurant près de moi et se mit à dire :

« Je te souhaite juste assez d’expériences, bonnes ou mauvaises, pour garder une attitude brillante.

Je te souhaite juste assez de pluie pour apprécier le soleil.

Je te souhaite juste assez de bonheur pour garder ton esprit vivant.

Je te souhaite juste assez de douleur afin que les petites joies te paraissent plus grandes.

Je te souhaite juste assez d’argent pour satisfaire tes besoins et ainsi, tu apprécieras les surplus. »

« Je te souhaite juste assez de perte pour apprécier ce que tu as.

Je te souhaite juste assez de Allo pour ne pas avoir trop de derniers Au revoir . »

Puis il partit…

Je crois que trop souvent nous nous attendons à avoir une vie parfaite avec tout ce que cela comporte. Nous avons tous besoin de se faire rappeler que s’il n’y avait pas de moments pénibles dans la vie, nous ne pourrions apprécier les bons.

Je vous souhaite donc à vous tous, chers lecteurs et lectrices, le plus beau des Noëls… et juste assez pour vous combler.

Poêlée de poulet à l’italienne

Cette recette vous est proposée parce que je l’ai déjà expérimenté et je peux vous assurer qu’elle est tout simplement délicieuse. Essayez-la!

Ingrédients :

Poêlé de poulet à l'italienne4 petites poitrines de poulet désossées et sans peau (1 lb ou 450 g);

1 oignon, coupé en deux puis tranché;

1 poivron rouge en lanières;

½ tasse de bouillon de poulet avec 25 % moins de sel;

¼ tasse de vinaigrette Italienne toscane à l’huile d’olive extra vierge Signature Kraft.

 

Cuisson :

Chauffer une grande poêle antiadhésive vaporisée d’enduit à cuisson à feu mi-vif. Mettre le poulet dans la poêle ; couvrir. Cuire de 5 à 7 minutes de chaque côté ou jusqu’à ce qu’il soit entièrement cuit (170 °F). Retirer le poulet de la poêle ; garder au chaud;

Mettre les légumes dans la poêle. Cuire, sans couvrir, 4 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient à peine tendres, en remuant de temps en temps;

Incorporer le bouillon et la vinaigrette. Remettre le poulet dans la poêle. Cuire 1 minute ou jusqu’à ce que le poulet soit enrobé de sauce et bien chaud.

 

Accompagnement :

Pendant que le poulet cuit, préparer du riz brun à servir comme à­-côté.

Donne 4 portions

Source : www.kraftcanada.com/fr/