L’imagination des enfants

Raton-laveur2Excusez ma courte absence d’écriture, mais tout se bouscule rapidement au point de manquer de temps. Dans 21 jours, on troquera nos vêtements chauds pour quelques choses de plus léger pour notre migration sudiste, alors inutile de vous dire qu’il nous reste plein de détails à vérifier pour partir l’esprit tranquille. Ceci étant dit, mon propos d’aujourd’hui veut vous démontrer l’imagination fertile des enfants.

Ces petits cerveaux, comme des disques durs, emmagasinent plein de données qu’ils transforment en histoires drôles, farfelues ou rocambolesques, au point où on doit cacher un rire soudain quand la situation n’est pas nécessairement drôle. Qui n’a pas pris un air quelque peu fâché pour se tourner en dérision devant la candeur des enfants. C’est précisément une petite histoire semblable que je veux vous raconter, alors que nous gardions nos petits-enfants, mercredi dernier, Louise et moi.

Fidèles aux directives des parents, c’était l’heure du dodo à 20 heures. Pour Pierre-Olivier, presque 11 ans, c’est un jeu d’enfants. Sitôt l’oreille droite sur l’oreiller, il est parti dans les bras de Morphée. Audrey-Anne, 7 ans, c’est un peu plus compliqué; un cérémonial de je t’aime avec plein de câlins, puis le petit verre d’eau froide sur la table de chevet, je lui souhaite une bonne nuit avant de me diriger au salon, pour écouter la télé avec Louise.

La maisonnée est calme et les enfants nous semblent endormis, mis à part Arthur, le gros toutou poilu de la famille, qui s’installe un peu partout non sans avoir sniffé la grande fenêtre pour surveiller des rôdeurs potentiels mais qui échappe un semblant de jappement s’il aperçoit une feuille tomber d’un arbre. Enfin, comme beaucoup de chiens…

Vers vingt-et-une heure, à pas feutrés, Audrey-Anne s’approche dans l’embrasure de la salle à manger et s’exclame :

– Grand-papa ! Il y a un raton-laveur qui a mangé des bonbons et qui a laissé ses sachets vides sous les draps de mon lit. Viens voir.

Je jette un regard incrédule à Louise et j’accompagne la petite dans sa chambre. J’allume la lumière, tire le couvre-lit et effectivement, je découvre les sachets en questions, tout chiffonnés.

– Oui oui…! Je te jure que c’était un raton-laveur, je l’ai vu, qu’elle me dit, toute fière de sa version de l’histoire cousue de fil blanc et sortie tout droit de son imagination.

Alors je lui demande de regagner son lit et de dormir. Je la borde et je pars à la recherche de la coupable bestiole, pour découvrir que dans le fond du placard, se trouvait un gros sac de bonbons, du même genre… mais pas de trace du raton-laveur. J’ai quitté la chambre sans que la petite ne se rende compte de mon fou-rire, tant j’avais trouvé son histoire assez abracadabrante. Évidemment, on a tous compris qu’elle était LA coupable et qu’elle avait forgée son histoire de toute pièce en se sucrant le bec

À mon retour au salon, je l’ai raconté à Louise, puis aux parents un peu plus tard et on l’a bien rit. On ne s’imagine pas toujours ce que ces petits anges peuvent imaginer comme scénario, devant telle ou telle situation, mais quand on expérimente ces comportements, je me dis qu’ils sont définitivement heureux dans leur épanouissement. Comment en serait-il autrement ? Ça fait partie des petits bonheurs de la vie.

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