Et les parents dans tout ça ?

La rentrée, c’est un branlebas de combat à chaque fin d’août et début de septembre et qui voit-on courir dans les magasins pour la bonne cause ? Les parents bien sûr, qui animent ce rituel de mains de maître. Je parle en connaissance de cause parce qu’avec mon épouse, on a interprété ce rôle pendant une bonne douzaine d’années. Maternelle, primaire, secondaire, ça revient comme le rhume, sauf que nous sommes prévenus.

On regarde tout ça aller et on se dit qu’on ne valorise pas le travail des parents à cette occasion, l’accent est mis sur les écoliers. Mais Claude Villeneuve y a pensé et en a fait le sujet de sa chronique dans la section OPINIONS des pages du Journal de Montréal d’hier. Je l’ai trouvé tellement rafraichissant dans son propos que j’ai décidé le partager avec vous aujourd’hui. Le voici…

LES PARENTS ONT DU MÉRITE Claude Villeneuve

Dieu que c’est épuisant, la rentrée.

Je n’ai même pas d’enfants, mais juste de regarder aller les parents autour de moi, je suis déjà fatigué !

C’est chouette de les voir apparaître sur Facebook, ces photos de braves bambins, le sac à dos rivé aux épaules et la boîte à lunch en main, prêts à affronter une nouvelle année scolaire. On est fier et on est heureux pour eux, sans compter qu’on se souvient qu’un an, c’est beaucoup plus long à 7 ans qu’à 37 ans !

COURIR

Sauf que derrière ces enfants prêts à découvrir leur nouvelle classe, il y a des parents qui ont couru pour y arriver.

Après des vacances qui n’en auront pas été parce qu’il faut bien les faire bouger, ces beaux gamins-là, il y a souvent un trou entre la fin du camp de jour et le début des classes. C’est dans cette période qu’il faut courir les magasins pour trouver les innombrables articles inscrits avec précision sur les listes, lesquels devront ensuite être correctement identifiés, parce qu’un enfant, c’est connu, ça perd ses choses.

Tout ça coûte très cher, en argent et en temps.

Puis, il y a la routine à reprendre, les lunchs à préparer, les uniformes à repasser, les cours du samedi matin, le hockey à l’aréna et tout le tintouin.

Et n’oubliez pas quand un membre de la fratrie est encore à la garderie ou qu’un autre prend le secondaire. Un arrêt de plus dans le trafic du samedi pour déposer tout le monde à sa place, la même chose au retour.

DU MÉRITE

Vraiment les amis, je les trouve beaux et inspirants, vos enfants, mais je veux prendre le temps de vous dire que vous avez du mérite. Vous travaillez tous très fort pour assurer une bonne rentrée à notre relève. Je pense souvent aux profs qui leur enseignent, mais aujourd’hui, c’est à vous que je prends le temps d’offrir une pomme.

Ou un verre de vin !

L’apprentissage chez les « baby boomers »

Eh oui… autre époque, autres mœurs. Mais cette technique avait une certaine logique. Quand les familles comptaient entre 6 et 12 enfants, on sautait vite aux conclusions et les parents ne faisaient pas dans la dentelle.

Les techniques qui suivent rappelleront à certains, des moments inoubliables mais combien efficaces… Certaines servaient d’éducation à la maison.

1. Ma mère m’a appris à apprécier un travail bien fait : Si vous êtes pour vous entretuer, faites-le dehors, je viens de finir de nettoyer.

2. Ma mère m’a enseigné la religion : Tu ferais mieux de prier pour que cette tache s’enlève du tapis.

3. Mon père m’a appris la logique. Pourquoi ? Parce que je l’ai dit.

4. Ma mère m’a appris encore plus de logique. Si tu tombes en bas de cette balançoire et que tu te casses le cou, tu ne viendras pas au magasin avec moi.

5. Ma mère m’a appris la prévoyance : Assure-toi de porter des sous-vêtements propres au cas où tu aurais un accident.

6. Mon père m’a appris l’ironie : Continue de pleurer et je te donnerai quelque chose qui te donnera une raison de pleurer.

7. Ma mère m’a appris des notions de la science d’osmose. Ferme ta boîte et mange ton souper.

8. Ma mère m’a appris à être contorsionniste : Regarde combien ton cou est sale à l’arrière.

9. Ma mère m’a appris des notions de météo : Ta chambre est dans le même état que si une tornade était passée par là.

10. Ma mère m’a appris l’hypocrisie : Si je te l’ai dit une fois, je te l’ai dit un million de fois, n’exagère pas.

11. Ma mère nous a appris l’anticipation : « Attends que nous soyons rendus à la maison ».

12. Ma mère nous a appris quelque chose sur la science médicale : Si tu n’arrêtes pas de croiser tes yeux, ils vont rester dans cette position.

13. Mon père m’a appris l’humour : Lorsque cette tondeuse te coupera les orteils, ne viens pas te plaindre à moi.

14. Ma mère m’a appris des notions sur la génétique : Tu es comme ton père.

15. Ma mère m’a appris à connaître mes racines. « Ferme la porte derrière toi. Penses-tu que tu es né dans une grange ? »

16. Ma mère m’a appris la sagesse : « Quand tu auras mon âge, tu comprendras. »

17. Mon père m’a appris le sens de la justice : « Un jour tu auras des enfants et j’espère qu’ils deviendront juste comme toi. »

Vous vous souvenez ?

Un projet sur le point de se réaliser

Depuis la découverte des plans de notre nouvel appartement, voilà que le temps a fait son bonhomme de chemin pour nous conduire à sa réalisation. En début de semaine prochaine, nous serons installés dans nos nouveaux appartements de La Prairie. Un projet emballant, devenu réalité, et qui m’aura provoqué des joyeux détours. Je ne compte plus les fois où j’ai passé devant pour m’envoûter de sa construction.

C’est évident qu’on doive raccourcir notre séjour au pays des gougounes mais c’est exceptionnel et, je l’avoue très franchement, l’excitation est à son comble. Fini les six printemps froids dans la caravane, qui nous faisaient chauffer à outrance. Le confort inégalé d’un appartement tout neuf fera son effet.

Pour ma douce moitié et moi, ce sera comme au début de notre mariage, alors que nous habitions notre premier nid d’amoureux. Je m’en souviens comme si c’était hier; nous étions euphoriques à l’époque de commencer une nouvelle vie et voilà que c’est exactement le même sentiment qui nous habite après 45 ans de vie commune. Un nouveau chapitre s’écrira au livre de la vie, et il est désiré.

C’est tellement emballant que tout l’hiver, en Floride, on ne cessait d’y penser, d’en discuter avec les amis et la famille, de faire des projets de décoration, d’y rêver. Avec l’Internet, il nous était facile de suivre l’évolution de la construction et d’apprécier le travail des bâtisseurs. Tellement stimulant que je me suis constitué un album numérique de plus de 250 photos… de la cave au grenier. Je dois aussi vous avouer que j’ai hâte de quitter la Floride pour rentrer. Je me sens comme un enfant dans un magasin de jouet et ce n’est pas peu dire.

La route paraîtra longue, mais le bout du chemin sera rempli de découvertes, de magasinage et de réalisations. Des heures de plaisir.

Les enfants questionnent… et ne lâchent pas

Aujourd’hui partout dans le monde, du moins je l’espère, on célèbre la journée des enfants. Pour l’occasion, je vous ai déniché quelques perles de ces chérubins qui n’hésitent jamais à exprimer spontanément leurs réflexions. Avec toute leur candeur, la réponse spontanée ne peut que déclencher un fou-rire immédiat. Ah ce qu’il peut s’en passer des choses dans cette matière grise qui veut tout apprendre et tout connaître du monde des grands… parce qu’ils le deviendront un jour. Bonne lecture!

– Avec quelle main tu dessines à l’école?
– Avec ma mienne.
Clara 3 ans

– Dis, papa, quel travail il faisait Joseph?
– Il était charpentier.
– Et Marie, elle travaillait?
– Non, elle s’occupait du petit Jésus.
– Alors, pourquoi le petit Jésus, il était à la crèche?
Cédric 6 ans

Maman:
– Manon, si tu n’écoutes pas, je vais demander au Père Noël de t’apporter de nouvelles oreilles à la place des jouets.
Manon:
– Demande-lui alors des oreilles avec des boucles d’oreilles.
Manon 4 ans

La grand-mère vient de mourir et tout le monde est triste. Claire va voir son grand-père avec un grand sourire et lui dit :
– T’as de la chance toi! T’es si vieux que tu vas mourir bientôt et tu seras le premier à la revoir.
Claire 5 ans

– Où j’étais quand j’étais pas né? demande Paul à sa maman
– Tu étais dans mon ventre.
– Et où j’étais avant d’être dans ton ventre?
– Eh bien tu étais dans ma tête.
– Et tu pouvais réfléchir quand même?
Paul 4 ans

– S’il te plaît, maman, je voudrais une petite sœur.
– Mais, chérie, papa ne veut pas maintenant.
– On n’a qu’à lui faire la surprise…
Doriane 6 ans

Guillaume dit à son Papa :
– Papa, quand je vais être grand, je veux te ressembler, mais avec des muscles.
Guillaume 3 ans

Maman :
– Va te laver les dents, elles sont sales.
Jérémy :
– Mais je ne mange que des choses propres!
Jérémy 4 ans

À QUI EST L’ENFANT?
Au cours d’un jugement pour divorce, le couple se dispute la garde du fils unique. La mère, très émue, se défend :
– Monsieur le juge… Cet enfant a été conçu en moi… Cet enfant est sorti de mon ventre. Donc je mérite de le garder!
Le juge, tout aussi ému et presque convaincu, laisse la parole au futur ex-mari. Celui-ci utilise son côté pragmatique :
– Monsieur le juge, je n’aurai qu’une question : Quand j’introduis ma pièce de monnaie dans la fente d’un distributeur, la canette qui en sort, elle est à moi ou à la machine?

Il faut toujours prendre le temps de regarder

Chez nous, lorsqu’on magasine, ma conjointe regarde d’abord les prix d’un article avant de l’acheter. C’est l’économe du couple. Moi, de ce côté, ce concept est secondaire. Le goût et le moment passent avant tout. Je lis les étiquettes nutritives et si ça rentre dans mes cordes, j’achète. Mais quelquefois, ça me joue des tours.

biscuitsC’est ce qui s’est produit hier, au supermarché Publix du coin. D’abord, pour bien comprendre, j’ai des articles d’épicerie qui me font toujours envie. Je ne peux m’en passer et c’est mon petit péché mignon. Il m’en faut coûte que coûte parce que je ne pourrais survivre sans eux; le pain et les biscuits.

Toujours est-il que je déambulais dans les allées du marché parce que j’avais un urgent besoin d’un contenant de lait de deux litres. Se déplacer pour un seul article, c’est moche et tant qu’à être sur place, aussi bien fouiner pour trouver autre chose et au moins remplir le sac. J’arrive alors devant un étalage de biscuits et comme Noël approche, j’y trouve une jolie boîte de sablés invitants, décorés pour la grande fête (photo). Diable qu’ils sont beaux et la boîte est lourde… enfin, pour des biscuits.

Ne pouvant résister à la tentation, j’en prend une sur laquelle je lis l’étiquette nutritionnelle. Bon… pour les gras et les glucides, ça va, alors aucun obstacle à son achat… et vlan, la boîte se retrouve dans le panier. Je m’en lèche déjà les babines. Je prends aussi d’autres articles, toujours pour remplir mon sac. Je passe à la caisse; 42 U$.

Bien sûr Louise me connaît et au retour à la maison, elle ne manque pas de me dire:

– Il me semblait que tu allais à l’épicerie seulement pour du lait… C’est bien toi ça.

biscuits2Et oui, c’est bien moi-même, l’acheteur compulsif. Mais une chose me tracasse. Il me semble que pour 42 U$, mon sac pourrait être plus rempli… C’est à ce moment que je scrute ma facture. Oups! Les biscuits y sont pour quelque chose… Je me rends à l’évidence. Ils m’ont coûté 16,99 dollars américains, soit 22,95 $ convertis en dollars canadiens. Oh lala…! J’aurais dû regarder avant d’acheter. Probablement l’euphorie du moment!

Inutile de vous dire que je me suis fait ramasser et taquiner par vous savez qui… Par contre, je peux vous dire, et elle pourrait vous le confirmer, que ces biscuits sont tout simplement sublimes et délicieux, au point ou, pour ce prix, les miettes sont aussi consommées.

J’ai également fait une promesse à ma belle et douce Loulou d’amour; si ces mêmes biscuits sont à rabais d’ici Noël dans une promotion du genre « buy one, get one », j’en achète deux autres. Ils sont tellement bons que finalement, si j’ai payé très cher, la qualité était cependant au rendez-vous. Et puis, la boîte est bilingue… Une autre raison pour ne pas résister, en Québécois que je suis. Ils sont bons en simonac !

Une Audrey-Anne en grande forme

2016-05-21 003Pour la quatrième année, notre petite Audrey-Anne avait l’occasion de nous montrer son savoir-faire lors de son spectacle de danse de fin d’année, qui se déroule en fin de semaine au Centre communautaire de Verchères.

Avec assurance, élégance et confiance, elle a encore réussi à nous impressionner. Du haut de ses 9 ans, légèrement maquillée pour la circonstance, elle était tout simplement adorable. Est-ce qu’un grand-papa est impartial? Sûr que non. Mais c’est pas grave même si je ne vois qu’elle. Grand-papa et gaga, ça rime!

Elle a fait des progrès remarquables au fil du temps et ce qui m’a beaucoup surpris c’est sa grâce. Elle effectuait toutes ses chorégraphies avec élégance et précision. Elle était belle à voir. En finale, elle a pris le temps de saluer la foule avant de quitter la scène… Mignon! Elle m’a tellement charmée, que je n’ai pu m’empêcher de lui offrir quelques fleurs.

Cette soirée marquait la fin de la saison de danse. Les professeurs ont accompli tout un boulot et les applaudissements des spectateurs étaient nourris et pleineme2016-05-21 004nt mérités. L’âge des danseurs variant des enfants de maternelle à adulte, c’est un travail formidable qui demande tout un engagement. Mission accomplie!

Le son et les éclairages bien dosés et synchronisés, n’avait rien à envier aux spectacles professionnels. D’ailleurs, une équipe vidéo était sur place pour immortaliser l’événement. Les numéros étaient réglés au quart de tour et pour des amateurs, c’était réussi.

Décidément une belle soirée où la jolie Audrey-Anne a réussi à combler grand-papa, grand-maman et papa, très fier de sa fille. Elle a mérité de déguster un bon popcorn!

Un agréable séjour

2016-02-23 006AToute bonne chose a une fin et ma sœur et son conjoint quittent ce mercredi matin pour retourner au Québec. Malheureusement, selon les services météo, il semble qu’ils devront affronter une tempête hivernale majeure, avec vents forts, poudrerie et de bonnes quantités de marde blanche. Ce n’est pas le retour à la maison souhaité mais bon, qu’est-ce qu’on peut faire devant quelque chose qu’on ne contrôle pas. Heureusement, ils sont faits forts et en ont déjà vu d’autres.

Pour marquer cette fin de séjour, quoi de mieux que de fouler le sable blanc et fin de Siesta Key, à Sarasota. Selon moi, c’est la plus belle plage de la Floride. Immense avec ses airs de Baywatch, elle ne cesse de m’impressionner. Ils ont découvert l’endroit et partagent entièrement mon avis. Et même si nous avons mis trois heures pour s’y rendre à cause de travaux d’envergure autour de North Port, le jeu en valait la chandelle. Par contre, le retour s’est fait en 65 minutes, sans aucune entrave.

Le soleil était resplendissant et a permis de faire une généreuse provision de rougeurs pour montrer aux amis qu’on revient du soleil. La crème solaire a fait en sorte d’atténuer la douloureuse sensation de brûlure. En ce temps de springbreak, inutile de préciser qu’il y avait beaucoup de jeunes sur place pour pratiquer le volleyball de plage et autres activités sportives avec ballons et frisbee. Les policiers étaient omniprésents et, près de notre emplacement, des jeunes se sont vus obligés de fournir leur carte d’identité, attestant leur âge, dès qu’une canette de bière ou de boisson alcoolisée était consommée.

D’autres agents cavaliers, sur leurs belles montures, faisaient les délices des photographes. Je ne sais pas si le fait d’avancer en âge a une quelconque influence, mais maudit que les filles sont belles. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus charmant pour le regard qu’un bikini, fait d’un mini bout de tissus éclatant, qui se dandine et montrant des formes aguichantes. Non ! Absolument rien ! Comme je dis souvent, si le Bon Dieu a fait quelque chose de plus beau, il l’a sûrement gardé pour Lui.

Pour revenir à nos moutons, nos invités ont apprécié chaque journée de cette escapade au pays des gougounes et ils ne se sont pas gênés pour l’affirmer. Nous pensons bien qu’ils pourraient récidiver dans un avenir rapproché. La piqûre du sud, c’est dur de s’en défaire après avoir été contaminé. Quoi qu’il en soit, nous aimerions bien que ma sœur cadette et son conjoint puissent faire la même chose pour boucler la boucle familiale, puisqu’ils sont les seuls à ne pas avoir bénéficié de notre paradis hivernal. Peut-être que 2017 sera la bonne ?

Pour Diane et Gaston, qui agrémente la photo de cet article, merci de votre visite. Vous avez été d’une compagnie plus qu’agréable et on se dit à la prochaine, en attendant de se retrouver au temps des bourgeons. Bonne envolée et dites-vous bien que la neige et le froid seront choses du passé dans quelques petites semaines.

La visite est là !

2016-02-22 001Ma sœur Diane et son conjoint Gaston, sont ici depuis lundi après-midi, pour les prochains neuf jours. Après notre fils et les petits-enfants, ils sont les deuxièmes à s’amener pour découvrir notre petit coin de paradis ici en Floride cette saison. Si on inclut mon frère Sylvain et son épouse Lise, presque toute ma famille est venue profiter des chauds rayons de soleil et oublier la neige et la froidure du Nord pour un moment. Il ne reste que Josée, ma sœur cadette, et sa maisonnée pour boucler la boucle. Au fil du temps, ses excuses ne tiennent plus et nous espérons que l’hiver prochain s’avérera propice à la réalisation de ce projet.

Toujours est-il que le contraste du mercure était assez drastique à l’aéroport de Punta Gorda, au moment de l’atterrissage. Se faire accueillir par un chaleureux 29°C, avait de quoi afficher le plus radieux des sourires. Il était temps parce qu’ils brûlaient d’envie de griller leurs premières cigarettes après cinq longues heures d’abstinence. Espérons que la température restera au beau fixe pour la majeure partie de leur escapade afin d’en profiter au maximum. Bon, admettons qu’aujourd’hui les fortes précipitations n’étaient pas les bienvenues mais ils ont pu prendre connaissance du système d’alerte qui diffuse en priorité sur toutes les radios de l’état, les instructions à observer lors de tornades, comme c’était le cas dans la région cet après-midi.

En Louisianne, 160 véhicules récréatifs d’un camping se sont enchevêtrés dans un amas de ferraille, frappés de plein fouet par une tornade. Ici, les comtés de Charlotte et Desoto étaient particulièrement menacés aujourd’hui. De fortes bourrasques ont libérés les majestueux palmiers de quelques rameaux morts sur McGregor alors qu’on se rendait à la plage en avant-midi. Ça fait de l’action et des choses à raconter.

Les prochaines journées serviront à leur faire visiter certains points d’intérêts de la région, avec le magasinage et le Luau party de la prochaine fin de semaine. On a une semaine assez bien remplie, pour leur donner le goût de revenir. Ils vont être retraités eux aussi un jour… Et si je suis moins présent sur le blogue pour les prochains jours, vous en avez la raison ; on s’occupe de la visite !

La pause est terminée

2016-01-05 001AUne petite pause d’écriture pour quatre jours, ça fait du bien de temps en temps. La famille étant en visite à la maison depuis une semaine, il fallait bien s’occuper de leur confort et de leurs distractions. Vous ne m’en voudrez pas trop, je pense bien.

Toujours est-il qu’hier matin, avant le lever du jour et sous la pluie, c’était le transport de nos visiteurs vers l’aéroport de Fort Lauderdale d’où ils devaient décoller à 11h45. Toute bonne chose ayant une fin, il leur fallait retourner au Québec et sa neige. Mais auparavant, un arrêt s’imposait chez la compagnie de location pour remettre l’auto.

Vous vous souvenez que dans mon article du 3 janvier, Pierre-Olivier avait fait la connaissance avec le charme des déesses du Hooters de Tampa Bay. Et bien pour rester dans les choses prescrites pour leur jeune âge, nous sommes allés faire un tour à la piste de courses de chiens Naples Fort Myers Greyhound Tracks, mercredi. Histoire de leur montrer où éviter de dépenser son fric durement gagné. Encore là, aucune réaction. Même qu’ils se sont permis de choisir quelques combinaisons pour faire fortune… sans succès. Moi, le patriarche, j’ai remporté la dernière course et d’un coup, j’essuyais la perte du total de mes mises quotidiennes.

On a aussi fait les magasins pour habiller les enfants et explorer quelques restaurants rapides. Avec les mousses, pas de niaisage. Ils savent ce qu’ils veulent ; Pierre-Olivier c’est un hamburger fromage mayonnaise et Audrey-Anne, hotdog ketchup. On a aussi bouffé à la maison et croyez-moi, je ne sais pas où ils mettent tout ça, mais la poubelle affamée en pleurait. Elle ne se contentait que de miettes.

Jeudi, c’était jour de plage. Alors que Dame nature prévoyait un chaud 24°C avec du soleil, nous nous sommes dirigés vers la plus belle plage de la Floride ; Siesta Key à Sarasota, une vaste plage style Baywatch, sans Pamela Anderson, avec son sable aussi fin que de la farine. Ça faisait trois ans que nous n’y étions pas allés et croyez-moi, les aires de stationnements et de repos se sont grandement améliorés, avec ses centaines de tables de pique-niques judicieusement disposées autour d’abris et d’une végétation luxuriante. Des kiosques de nourritures sont disposés un peu partout et les stationnements ont refait peau neuve avec leurs ilots qui donnent au site, un cachet particulier. D’ailleurs l’aménagement est toujours en cours de réalisation.

Alors pour revenir à la plage, on a fait le trajet d’une heure sous une bruine et des nuages qu’on avait bien hâte de voir se dissiper. Hélas, ce fut peine perdue ! Dame nature s’était encore une fois trompée. Alors qu’on était sous les nuages à Sarasota, Fort Myers se faisait griller la bedaine avec Galarneau-le-resplendissant. Mais les gens continuaient quand même d’arriver, d’installer leurs serviettes et de s’allonger. Évidemment, il y avait moins de risque de s’exposer aux rayons brûlants et dévastateurs du soleil.

Mais sur les plages, il y a plus indispensable que la crème solaire ; le cellulaire ! Aucun commun rapport mis à part que le mot se termine en «aire». C’est fou ! C’est débile ! J’observais deux groupes de trois personnes non loin de notre position. Le premier installe ses effets et étend sa grande couverture. Comme une savante chorégraphie, pouf ! Ils se laissent choir et empoignent leur cellulaire. Quelques petites minutes plus tard, même scénario un peu plus loin. C’est devenu un incontournable, comme si la terre arrêtait de tourner d’un coup et qu’il fallait tout savoir. Que font nos petits-enfants dans leurs moments libres ? Le iPod et vlan sur Internet. Et ils sont doués ! Jamais un bidule n’a autant été employé par un humain. C’est à l’échelle de la planète ! On n’arrêtera pas le progrès mais je n’ose imaginer l’avenir. L’ère de l’intraveineux approche !

Finalement, la visite est repartie, laissant un vide certain. Rien ne bouge ! Fini les émissions pour enfants, c’est comme si la vie s’était arrêtée. La maison a retrouvée sa quiétude et on ne peut s’empêcher de repasser ces bons moments, de se remémorer les petits gestes et les petites attentions qui font sourire. Louise et moi avons passé une excellente semaine qui nous aura permis d’être réunis en famille. Et aux dires de mon fils et ses enfants, ce fut réciproque. En amoureux de l’écriture comme je suis, j’ai proposé un défi à mes petits-enfants : m’envoyer un texte de leur semaine passée en Floride. Pas un roman, mais leur point de vue, leurs impressions d’enfants. Ils m’ont promis de le faire alors je suis curieux, j’attends…

L’imagination des enfants

Raton-laveur2Excusez ma courte absence d’écriture, mais tout se bouscule rapidement au point de manquer de temps. Dans 21 jours, on troquera nos vêtements chauds pour quelques choses de plus léger pour notre migration sudiste, alors inutile de vous dire qu’il nous reste plein de détails à vérifier pour partir l’esprit tranquille. Ceci étant dit, mon propos d’aujourd’hui veut vous démontrer l’imagination fertile des enfants.

Ces petits cerveaux, comme des disques durs, emmagasinent plein de données qu’ils transforment en histoires drôles, farfelues ou rocambolesques, au point où on doit cacher un rire soudain quand la situation n’est pas nécessairement drôle. Qui n’a pas pris un air quelque peu fâché pour se tourner en dérision devant la candeur des enfants. C’est précisément une petite histoire semblable que je veux vous raconter, alors que nous gardions nos petits-enfants, mercredi dernier, Louise et moi.

Fidèles aux directives des parents, c’était l’heure du dodo à 20 heures. Pour Pierre-Olivier, presque 11 ans, c’est un jeu d’enfants. Sitôt l’oreille droite sur l’oreiller, il est parti dans les bras de Morphée. Audrey-Anne, 7 ans, c’est un peu plus compliqué; un cérémonial de je t’aime avec plein de câlins, puis le petit verre d’eau froide sur la table de chevet, je lui souhaite une bonne nuit avant de me diriger au salon, pour écouter la télé avec Louise.

La maisonnée est calme et les enfants nous semblent endormis, mis à part Arthur, le gros toutou poilu de la famille, qui s’installe un peu partout non sans avoir sniffé la grande fenêtre pour surveiller des rôdeurs potentiels mais qui échappe un semblant de jappement s’il aperçoit une feuille tomber d’un arbre. Enfin, comme beaucoup de chiens…

Vers vingt-et-une heure, à pas feutrés, Audrey-Anne s’approche dans l’embrasure de la salle à manger et s’exclame :

– Grand-papa ! Il y a un raton-laveur qui a mangé des bonbons et qui a laissé ses sachets vides sous les draps de mon lit. Viens voir.

Je jette un regard incrédule à Louise et j’accompagne la petite dans sa chambre. J’allume la lumière, tire le couvre-lit et effectivement, je découvre les sachets en questions, tout chiffonnés.

– Oui oui…! Je te jure que c’était un raton-laveur, je l’ai vu, qu’elle me dit, toute fière de sa version de l’histoire cousue de fil blanc et sortie tout droit de son imagination.

Alors je lui demande de regagner son lit et de dormir. Je la borde et je pars à la recherche de la coupable bestiole, pour découvrir que dans le fond du placard, se trouvait un gros sac de bonbons, du même genre… mais pas de trace du raton-laveur. J’ai quitté la chambre sans que la petite ne se rende compte de mon fou-rire, tant j’avais trouvé son histoire assez abracadabrante. Évidemment, on a tous compris qu’elle était LA coupable et qu’elle avait forgée son histoire de toute pièce en se sucrant le bec

À mon retour au salon, je l’ai raconté à Louise, puis aux parents un peu plus tard et on l’a bien rit. On ne s’imagine pas toujours ce que ces petits anges peuvent imaginer comme scénario, devant telle ou telle situation, mais quand on expérimente ces comportements, je me dis qu’ils sont définitivement heureux dans leur épanouissement. Comment en serait-il autrement ? Ça fait partie des petits bonheurs de la vie.

Deux célébrations par un temps maussade

Si la fin de semaine a été d’une tristesse à cause de Dame nature, elle a été empreinte de joies parce qu’on a pu célébrer deux événements et ajouter de la couleur à ces journées pluvieuses et fraîches.

2014-08-16 002APour le premier événement, nos amis Linda et Benoît ont eu la délicatesse de nous inviter à souper, Louise et moi ce samedi, pour célébrer l’anniversaire de ma belle Loulou. Pour l’occasion, Carole et Mario se sont joints à nous autour d’un excellent repas. Depuis le temps qu’on nous vantait les délicieuses côtes levées savamment mijotées par Linda, je peux vous affirmer que délicieuse n’est pas le qualificatif exact. Succulentes et sublimes seraient beaucoup mieux approprié. Tendres au point de les détacher simplement en les effleurant avec la fourchette.

Il faisait bon revoir aussi l’ami Mario qui, le malchanceux, soignait une gorge en feu, prélude à une virulente grippe d’homme annoncée, ainsi que Carole, notre designer préférée. Une belle soirée simple comme on les aime et très chaleureuse. Un gros merci à nos hôtes.

2014-08-17 010APour le deuxième événement, l’équipe de baseball Les Voltigeurs de Varennes, de notre Pierre-Olivier, est sortie vainqueur du tournoi régional de Saint-Basile-Le-Grand, hier après-midi, défaisant Les Condors de St-Hyacinthe 12-6. La pluie est venue assombrir la fin du match et malgré cela, Pierre-Olivier, nommé joueur du match pour son équipe, a retiré sur élan, le dernier frappeur à lui faire face. Tombé à genoux, les bras en l’air en signe de victoire ultime, on a senti qu’une tonne de pression le quittait, au moment où toute l’équipe s’agglutinait autour du monticule pour le féliciter et célébrer dans l’euphorie.

Quelques parents et supporteurs dans les estrades avaient peine à cacher leurs larmes de joie. Un moment intense. Pour ces jeunes, c’est comme leur Coupe Stanley. Que dire aussi de la famille présente; Pierre, Gisèle, Pascal, Annie et votre humble serviteur. Un seul mot décrirait nos émotions du moment; FIÈRETÉ !

Un magnifique triomphe qui restera gravé dans leurs cœurs d’athlètes de 10 ans et qui maintenant, s’apprêtent à franchir une autre étape; défendre les couleurs de la Montérégie lors du tournoi provincial qui s’amorcera prochainement. D’ici là, l’heure est aux réjouissances pleinement méritées. Bravo les Voltigeurs ! On vous aime et nous sommes derrière vous pour la suite. Pour paraphraser mon ami Buzz Lightyear, Vers l’infini et plus loin encore !

Notre champion

Pierre-Olivier BaseballDix ans et maniaque de sport comme ça s’peut pas, c’est Pierre-Olivier, notre petit-fils maintenant devenu champion dans la ligue de hockey des jeunes 3 contre 3, aux 4 glaces de Brossard, dans son groupe d’âge. J’ai découvert cette ligue en allant le voir jouer les mardis depuis les premiers jours de mai. Du hockey, sans lignes, où trois joueurs et un gardien de but s’affrontent de chaque côté de la patinoire. Le cardio est fortement sollicité et ces jeunes, débordants d’énergie, s’en donnent à cœur joie. Son équipe a d’ailleurs remporté le championnat de la saison.

Cet été, c’était aussi son baptême au baseball, dans la catégorie Moustique. Une nouvelle expérience qu’il a adorée et qui l’a mené au tournoi régional qui se tient présentement en Montérégie. Dans le premier match, hier soir, son équipe a remporté les honneurs de leur match d’ouverture, rossant l’adversaire 15-0. Je dois dire, bien humblement, qu’il m’impressionne dans les deux disciplines. Comme son grand-père, c’est un perfectionniste. Aucun détail ne lui échappe et il est constamment à l’affut des facettes et stratégies du jeu. À cet âge, les enfants sont des éponges et emmagasinent des tonnes d’informations dans leur tête.

Dès qu’il ouvre le téléviseur, c’est pour syntoniser RDS ou TVA Sports. Il veut connaître les résultats, les prouesses de ses idoles. Il enregistre les parties pour mieux les analyser et s’en inspirer. Il épie leurs moindres gestes, pose des questions et ça me fait bien rire. Je l’observe lorsqu’il joue et je remarque, sourire en coin, sa gestuelle empruntée aux professionnels, qu’il imite à la perfection. Je n’ai pas la prétention d’affirmer qu’il est le meilleur, mais il est toujours très intense et donne son maximum, de la période de réchauffement jusqu’à la fin d’une partie. En fait, le plus beau dans tout ça, est que ces jeunes jouent pour s’amuser, sans animosité et dans une camaraderie exemplaire que devraient imiter certains parents et gérants d’estrade parfois impulsifs qui heureusement ont de moins en moins la cote. Ils ont des leçons à en tirer.

Pour nous, Pierre-Olivier fait notre fierté et nous saluons son intérêt pour le sport. C’est beau et inspirant de voir évoluer tous ces jeunes grandir dans cet environnement sain et valorisant. C’est notre champion et il mérite toute notre admiration. Bravo !