Le drame des femmes autochtones

Rosalyne Mathias, 60, crushed by emotions, takes a moment to hug the tree that grew at the exact spot where she had a miscarriage, 43 years ago, after having made a circle of cedar leafs around the tree. After many sexual agression between age 15 to 17, she got pregnant. 43 years later, she return on the site with the hope to find peace. Addressing to her lost child … and to her lost childhood.

Photo Web

Jeudi soir dernier à l’émission Enquête, on rediffusait le reportage de l’année précédente sur les agressions sexuelles dont faisaient l’objet les femmes autochtones de Val-d’Or au Québec. Ces événements impliquent des policiers de la Sûreté du Québec et les événements racontés par les victimes dépassent l’entendement.

De l’abus de pouvoir à grande échelle qui, selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ne commandent pas de poursuites criminelles envers les policiers visés, du moins pour la grande majorité. Si je me fie à l’émission, j’ai de sérieux doute. Évidemment, on a que la version des victimes mais leur sincérité crève l’écran et il m’est permis de les croire.

Mais le drame de ces femmes ne date pas d’hier et même dans leur propre communauté, elles subissent des voies de fait à répétition par leur propre conjoint, et ça depuis des lunes, pour emprunter une expression indienne.

Ce matin dans sa chronique du Journal de Montréal, Richard Martineau traite du sujet dont je suis également de son avis. Pour votre bénéfice, en voici la copie intégrale.

L’arbre et la forêt

Ainsi, sur les 37 dossiers analysés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) concernant les allégations d’agressions sexuelles par des policiers contre des femmes autochtones de Val-d’Or, seulement deux feront l’objet d’accusations.

Un ancien policier de la SQ à Schefferville est accusé d’agressions sexuelles et un policier autochtone est accusé de viol. C’est tout.

VIOLENCE CONJUGALE SYSTÉMIQUE

Il est bien sûr inacceptable que des policiers profitent de leur position d’autorité pour agresser des femmes. Si c’est vraiment ce qui s’est passé, espérons que ces deux agents seront condamnés et qu’ils recevront des sentences exemplaires.

Cela dit… Pourrait-on élargir notre regard sur ce qui se passe dans certaines réserves? On dit qu’il existe un «racisme systémique» au sein des forces de l’ordre à l’égard des autochtones. Mais qu’en est-il dela violence envers les femmes qui règne de façon systémique dans certaines réserves, et ce, depuis des années?

La violence, dans ces réserves, n’est pas qu’une affaire de Blancs ou de policiers. Elle implique toute la communauté. De nombreuses femmes autochtones se font battre régulièrement par leur conjoint. La violence conjugale y atteint des proportions endémiques. Cette situation est connue de tous les gens qui vivent près des réserves. Ça fait partie de la réalité quotidienne des femmes autochtones.

« UN TERREAU FERTILE »

Il y a dix ans, l’Agence de santé publique du Canada a mené une étude exhaustive sur les femmes autochtones et la violence familiale dans les réserves situées dans quatre villes canadiennes, dont Val-d’Or.

Voici des extraits de cette étude: «De l’avis des répondants, la violence des partenaires intimes constitue un sérieux problème pour les femmes autochtones.»

«Tous les mois, les premiers intervenants traitent généralement de multiples actes de violence. D’après les estimations, leur nombre irait de quelques-uns à plus de 300, selon la taille de la collectivité.»

«J’ai vu tous les échelons de la violence. Ça va de la femme qu’on gifle à celle qu’on frappe à coups de chaise ou qu’on asperge d’eau bouillante.»

«Bien entendu, la violence des hommes envers les femmes n’est pas le propre des collectivités autochtones. Cependant, ces dernières réunissent un ensemble de caractéristiques importantes qui en font un terreau fertile pour ce type de violence…»

QUE FONT LES CHEFS DE BANDE?

C’est bien beau de pointer la violence des policiers du doigt. Mais qu’en est-il de la violence des hommes autochtones envers leurs femmes, leurs filles? Que font les chefs de bande, qui sont si grassement payés? S’intéressent-ils à ce problème? Consacrent-ils les sommes nécessaires à l’enrayer?

Je sais, je sais: ce que je dis va m’attirer la colère des «guerriers de la justice sociale», ces petits soldats zélés de la rectitude politique pour qui la violence est d’abord et avant tout une «affaire de Blancs» et qui considèrent les Autochtones comme de pauvres victimes innocentes du racisme colonisateur. Mais le fait demeure: en grande majorité, les femmes autochtones sont battues par des hommes autochtones. Peut-on le dire?

LE PROBLÈME EN FACE

On veut parles de la violence envers les femmes autochtones? Parfait. Parlons-en. Honnêtement, Franchement. Sans rien cacher.

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