Surveillance, dénonciation, intervention

Il est à espérer que le suicide du jeune Simon Dufour, la semaine dernière, sera le dernier causé par l’intimidation et que les autorités prendront des mesures drastiques pour punir sévèrement les agresseurs qui détruisent autrui, par leurs paroles et gestes désobligeants.

À écouter la famille raconter leur triste histoire, ça vient immédiatement nous chercher et on prie pour qu’un changement de comportement des intimidateurs soit mis en place par les personnes en autorité. Malheureusement, il faut toujours qu’un malheur arrive, pour faire changer les choses.

D’abord la surveillance. Est-ce qu’elle est omniprésente en milieu scolaire? C’est la première question à se poser. Si elle est adéquate et serrée, autant à l’intérieur des murs qu’à l’extérieur, l’intimidation ne peut pas s’exercée. Ayant quitté l’école depuis belle lurette, je ne peux répondre à cette question. Cependant, c’est primordial, dans une école, que les professeurs et le personnel administratif s’en occupent et prennent sérieusement des actions. Ne représentent-ils pas l’autorité absolue en milieu scolaire? Poser la question, c’est y répondre.

Ensuite, dès qu’on est en présence d’un acte d’intimidation, il faut dénoncer immédiatement et celle-ci doit être prise en charge par les autorités compétentes, dont les policiers. Il faut agir rapidement et la victime doit obtenir aussi rapidement un support psychologique au même titre que lorsqu’un événement violent survient dans une école ou dans un endroit fortement fréquenté. La justice doit traiter ces incidents avec diligence et punir sévèrement l’agresseur et lui enlever toute envie de récidive.

Finalement, l’intervention auprès de la victime et de l’agresseur doit se faire rapidement, fermement et sans attendre au lendemain. Il faut que les écoles dressent un plan d’intervention qui doit être divulgué et expliqué aux étudiants, avec l’accès aux ressources disponibles. Si on se fie à ce qui est véhiculé dans son triste dossier, Simon Dufour subissait l’intimidation depuis ses études primaires, sans arrêt, jusqu’au moment de son acte irréversible. On semble ne pas l’avoir pris au sérieux!

Personne ne peut raconter ce qu’il ressent comme victime sans l’avoir vécu. On peut porter tous les jugements qu’on veut, avoir sa propre théorie, sa version et son explication, il reste que se faire intimider, dévaloriser, et rejeter à répétition durant des années c’est franchir la limite du tolérable. Quand l’idée de mettre fin à ses jours devient la SEULE solution, c’est qu’au fond, notre société est passée à côté de l’essentiel; le respect, l’amour et la valorisation de la personne humaine, quel qu’elle soit.

Une réflexion au sujet de « Surveillance, dénonciation, intervention »

  1. Bonjour M. Nantel. Je suis absolument d’accord avec vous… « Surveillance, Dénonciation, Intervention. »

    Un mot qui pourrait changer le monde; c’est ÉDUCATION. Tout commence à la maison… Tristement, trop souvent sommes nous témoins de situations impliquant des adultes (parents) s’intimider entre eux. Une bonne éducation pourrait faire en sorte que le volet SURVEILLANCE, DÉNONCIATION et INTERVENTION ne soit plus nécessaire 🙂

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