Le rideau tombe sur 2017

Le 31 décembre c’est le moment de regarder en arrière, du moins les douze derniers mois, de faire son bilan et se demander si 2017 a répondu à nos attentes. Si le chemin qu’on s’était tracé, était le bon. Le premier janvier dernier, on mettait le pied dans la nouvelle année avec plein de projets, de résolutions, avec l’idée de repartir du bon pied. Pour certains, ce renouveau était rempli d’espoir. C’est la période du « on efface tout et on recommence. »

LES JOURNAUX
Les journaux inondent les derniers jours de décembre en faisant de la rétrospective; les bonnes nouvelles, les moins bonnes, les grands qui ont quitté cette vie. On peut dire que Donald Trump en a écrit un grand bout et presque toujours dans la controverse.

Bref, les moments privilégiés refont surface pour nous rappeler combien le temps passe vite. Ce qui nous semblait déjà si lointain n’est vieux que de quelques mois, voire quelques semaines. À travers le quotidien, on s’arrête, on fait une pause, puis on passe à autre chose. Ainsi va la vie. L’arrivée de l’an 2000 c’était hier, pourtant, ça fera 18 ans demain!

LA TÉLÉVISION
La télévision n’est pas en reste, avec plein d’émissions spéciales; le Bye Bye est devenu une institution et un divertissement qu’il ne faut pas rater. Familles et amis se regroupent autour du téléviseur pour écouter et revoir les parodies tragi-comiques des évènements marquants de l’année qui s’achève. La politique y jouant un très grand rôle, les caricatures devraient mettre en lumière les Coderre, Plante, Couillard, Barrette et Trudeau, pour ne nommer que ceux-là. Et à la fin du décompte, les mousseux éclatent, on s’étreint et on s’embrasse en se souhaitant tout ce qu’il y a de plus merveilleux.

Il en est ainsi partout sur la planète et depuis longtemps. Dans les grandes capitales c’est le même mouvement euphorique qui se répète aux sons des pétarades de pièces pyrotechniques. Et même si la menace terroriste plane en certains endroits chauds, le cœur est à la fête. C’est ce que j’apprécie le plus du temps des Fêtes; cette trêve d’agressivité, cette générosité et ces élans d’amour qui nous invitent à prendre le temps, à prendre son temps pour soi et ses proches… une douce et intense sensation de bien-être et de bonheur.

LES SPORTS
Puisque le sport fait partie de notre quotidien, on peut affirmer sans se tromper que nos équipes professionnelles n’ont pas trop soulevé les passions; l’Impact, les Alouettes et nos Glorieux nous ont laissé sur notre appétit et très sceptiques pour l’avenir. Marc Bergevin et les Timmins de ce monde devraient quitter pour laisser la place à d’autres, sinon nous aurons encore beaucoup d’années de vaches maigres à nous mettre sous la dent.

Les légendes de jadis ont perdu de leur influence, même si leurs bronzes entourent le Centre Bell pour leur rappeler une époque glorieuse qui s’éloigne de plus en plus dans le temps. Un important virage doit être pris.

AILLEURS
On me répète qu’il faut vivre le passage à la nouvelle année à New York, un incontournable à ce qu’on raconte. J’aimerais bien vivre ça un jour… Ici, en Floride, on se rassemble à la salle communautaire dès 20h00, avec nos consommations et grignotines. Les musiciens animent cette soirée qui atteint son paroxysme à minuit, alors qu’éclatent des centaines de ballons suspendus en plein centre de la piste de danse sous les accolades et les étreintes bien senties. Le premier de l’An, on regarde les émissions spéciales qu’on avait pris soin d’enregistrer la veille pour ne rien rater et se remettre dans l’ambiance.

DÉCEPTION ET ESPOIR
Du côté un peu plus personnel, 2017 aura été l’année des décisions; une en particulier, qui n’était pas attendue et qui nous a bouleversé. Des amitiés qu’on croyait sincères, ont été brisées, voire trahies, pour faire en sorte de mettre un frein à notre vie de caravanier au Complexe La Clé des Champs de Saint-Philippe. Un endroit qu’on avait soigneusement choisi comme havre de paix pour encore dix ans.

Forcés de quitter, il nous fallait rebondir et c’est ce qu’on a fait. 2018 ravivera nos espoirs puisqu’au printemps, nous habiterons un joli condo tout neuf, à La Prairie, toujours sur la Rive-Sud de Montréal. La vie nous réserve parfois de douloureuses surprises mais, elle continue.

ET VOUS
Mais vous, comment se passe votre 31 décembre? Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette tradition, ce passage à la nouvelle année, qu’est-ce qui vous inspire? Ne vous gênez pas pour vous exprimer et vos commentaires sont les bienvenus. Ayez beaucoup de plaisir et surtout, rappelez-vous… La modération a bien meilleur goût!

Bonnes festivités!

Audrey-Anne célèbre ses onze ans

Roulements de tambours…! Une onzième année qui commence aujourd’hui pour toi, belle Audrey-Anne d’amour. L’enfance te quitte pas à pas pour te tendre lentement les bras de l’adolescence… ne précipitons pas les choses cependant, il te reste encore une grosse année à en profiter. As-tu reçu notre jolie carte? Parce qu’aujourd’hui, c’est une journée toute spéciale, puisque le 28 décembre…

C’EST TON ANNIVERSAIRE !!!

Chanceuse! Tu grandis très bien et quel beau sourire tu as. Ta grand-mère et moi aurions certainement aimé être avec toi, te serrer dans nos bras, te câliner… Hélas, à notre âge, nos vieux os réclament leur dose de chaleur, surtout en hiver. Mais, ce n’est que partie remise.

Tout n’est pas perdu. Il nous reste le bon vieux téléphone… ne t’en éloigne pas trop et attend notre appel. Mais d’ici-là, on peut crier à tout le monde que des petits-enfants comme toi nous ramènent une bonne dose de jeunesse. Est-ce que tu t’ennuies de l’iPad de grand-mère?

On sait ce que peut être l’amour des parents pour leurs enfants, mais pour les grands-parents aussi, ça ne se mesure pas tellement c’est grandiose et immense. Alors que cette belle journée d’anniversaire soit fantastique, joyeuse, à la hauteur de tes attentes et remplie d’amour… et de chocolat. Qu’elle te réserve également de belles surprises.

Avec tout notre amour, nos gros câlins et nos bisous,

Grand-maman Loulou et grand-papa Normand XXX

Cours du soir pour séniors

Un papy se présente aux cours du soir pour les séniors, s’adresse à la jeune prof et lui demande :

– Bonjour madame, je désire m’inscrire à un cours de langues mortes.

– C’est tout-à-fait possible, monsieur. Mais désirez-vous apprendre le latin ou le grec ancien?

– Ni l’un ni l’autre madame. Je voudrais apprendre l’Araméen, la langue parlée par Jésus!

– Mais mon bon monsieur, ça n’existe plus l’Araméen, c’est une langue éteinte depuis près de 2000 ans. Et pour quelle raison voudriez-vous spécialement parler l’Araméen?

– Ma petite dame écoutez : je ne vivrai sans doute plus très longtemps. Alors, en arrivant au Paradis, j’aimerais pouvoir m’adresser directement au Christ, dans sa propre langue!

– C’est bien ça monsieur, mais qui vous dit que vous irez au Paradis? Peut-être irez-vous en enfer?

– Ça c’est pas grave, je parle déjà couramment l’arabe!

HALLAH PROCHAINE…

Hiver au soleil; santé améliorée

Ça ne pouvait pas mieux tomber. Depuis des années, je prône pour une meilleure santé générale lorsqu’on passe l’hiver au soleil et même la semaine dernière je l’affirmais encore et toujours. Et voilà que le Journal de Montréal du 21 décembre dernier en fournissait la preuve sur sa page « En cinq minutes ». Du bonbon! Je ne suis plus le seul à le crier sur tous les toits. Les chanceux qui peuvent vraiment en profiter sont les retraités, donc ceux et celles qui sont dans la fleur de l’âge. L’hiver, ça tue! Jugez par vous-même…

Le plus joyeux des Noëls

À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite le plus beau des Noëls, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !

La souris de Bethléem

Que se passe-t-il ce soir? Il y a un monde fou à Bethléem! Dane, la petite souris, claque des dents et ronchonne :

– On me bouscule, on me pousse! Non mais, que font tous ces gens ici? Il n’y a jamais eu de fête à cette époque de l’année!

Vite, elle se faufile et se réfugie dans l’étable d’Hyppolyte l’aubergiste, où elle a élu domicile. Près de ses amis, l’âne et le bœuf, Dane se réchauffe et grimpe comme tous les soirs sur sa grande poutre de bois, d’où elle peut tout voir et tout entendre. Et là, alors que le soir tombe sur Bethléem, Dane s’endort.

Brusquement, elle est réveillée en sursaut pas Hyppolyte qui arrive en traînant les pieds :

– Vous n’avez qu’à vous installer ici! Au moins, vous serez au chaud!

Dane est furieuse :

– C’est incroyable! il invite n’importe qui chez moi! Sans même me demander mon avis! Je ne peux plus dormir en paix! Et d’abord, pourquoi ces gens viennent-ils dormir dans une étable?

Mais soudain, Dane est tout intriguée! La jeune femme a un ventre aussi rond qu’un soleil.

– Elle attend sûrement un bébé, qui va venir bientôt, se dit la petite souris.

L’homme et la femme ont une mine bien fatiguée! Bien au chaud dans la paille, ils s’endorment aussitôt. Le silence se fait dans l’étable.

– Ce n’est pas trop tôt, bougonne Dane, enfin un peu de calme!

La nuit est bien avancée quand Dane est à nouveau réveillée par d’étranges bruits.

– Que se passe-t-il encore?

De mauvaise humeur, elle jette un coup d’œil en bas. Dane n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles. La femme serre dans ses bras un tout petit bébé qui vient de naître. Dane tend l’oreille :

– Marie, dit l’homme, quel nom allons-nous lui donner?

– Il s’appelle Jésus, répond la jeune femme.

Dane s’installe entre les cornes du bœuf, pour être à la meilleure place, et de là, elle voit ce tout petit bébé qui tête le sein de sa maman, les yeux fermés. Dans la rue, des pas résonnent.

– Tiens on attend encore quelqu’un! se demande Dane.

– Joseph! va voir qui arrive, demande Marie d’une voix douce.

Elle pose alors l’enfant au chaud dans la mangeoire du bœuf.

– Recule-toi, dit Dane au bœuf, tu vas lui faire peur avec tes grosses cornes!

Joseph revient, suivi de quelques hommes et d’un troupeau d’agneaux.

– Qu’est-ce que ces bergers viennent faire ici, en pleine nuit! s’interroge Dane. Cette nuit est pleine de mystère…

L’un des bergers raconte :

– Un ange est venu nous annoncer la naissance d’un enfant et nous sommes venus tout de suite! À présent que nous l’avons vu, nous pouvons retourner heureux chez nous.

Les bergers s’en vont sans bruit. Dane n’ose plus bouger. Elle souffle juste à l’oreille du bœuf :

– Tu te rends compte, c’est incroyable! Un enfant dont la naissance a été annoncée par les anges… et c’est chez nous, sur notre paille, qu’il est venu naître!

Dane n’a plus du tout envie de dormir. Elle regarde, émerveillée ce tout petit enfant qui dort paisiblement.

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Chantal Cazin
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012

Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2018, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre coeur d’enfant.

Salmigondis

LA GRIPPE D’HOMME EXISTERAIT
RELAXNEWS | Contrairement à ce qu’en pense la sagesse populaire – et de nombreuses femmes – les hommes souffrent réellement d’une grippe bien à eux, la man flu, ou « grippe de l’homme », du moins selon un chercheur canadien qui vient de publier sa dernière étude.

Publiée dans l’édition spéciale de Noël du site The BMJ, l’étude a été menée par le docteur Kyle Sue, professeur assistant de médecine clinique à l’Université Memorial de Terre-Neuve, qui y explique que, loin d’exagérer leurs symptômes, les hommes souffraient effectivement davantage des maladies virales respiratoires que les femmes.

Les hommes ont plus de risques d’être hospitalisés et meurent plus souvent d’une cause associée au virus de l’influenza (celui de la grippe) que les femmes du même groupe d’âge qu’eux, quel que soit leur état de santé. En outre, les hommes sont plus susceptibles de connaître des complications et courent un risque de décès accru s’ils contractent de nombreuses maladies respiratoires aiguës.

Le docteur Sue a également découvert des indices suggérant que les hommes couraient ce risque supérieur à cause de la faiblesse relative de leur système immunitaire.

UN NOUVEAU PROCÈS POUR ADÈLE SORELLA
Décidément même les juges font des erreurs. Adèle Sorella, cette mère reconnue coupable du meurtre au premier degré de ses filles de 8 et 9 ans, Sabrina et Amanda De Vito, dans leur résidence cossue de Laval, le 31 mars 2009, a pu recouvrer sa liberté sous caution récemment. Pourquoi? Des erreurs de la juge de première instance ont amené la Cour d’appel du Québec à annuler le verdict et ordonner la tenue d’un deuxième procès.

Curieusement, dans l’article, on n’identifie pas LA juge en question. Bizarre! On aurait pu connaître l’identité de ce magistrat incompétent et qui nous coûte les yeux de la tête.

EXPO67 EST DÉCLARÉ ÉVÉNEMENT HISTORIQUE
QUÉBEC | (Agence QMI) Cinquante ans après sa tenue, le gouvernement du Québec a officiellement reconnu, le 18 décembre dernier, l’Exposition universelle de Montréal, ou Expo67, comme « événement historique ».

« Cette grande manifestation a non seulement permis au monde de découvrir le Québec moderne, mais elle a également permis aux Québécoises et aux Québécois de renouveler leur propre regard sur le monde », a expliqué la ministre de la Culture, Marie Montpetit, par communiqué.

La Loi sur le patrimoine culturel permet à la ministre de la Culture et des Communications de désigner des personnages, des événements et des lieux historiques.

Cette reconnaissance permettra à Expo67 de conserver sa « place dans la mémoire collective », a précisé le gouvernement Couillard.

J’ajouterai personnellement que cet événement fut, et de loin, le plus enrichissant de toute ma vie. J’avais 16 ans et je me rappelle encore de tous les détails comme si c’était arrivé hier. J’avais mon passeport et j’ai foulé le site presque tous les jours. Une expérience inoubliable.

Le cadeau de la Petite

Il était une fois, une petite fille qui vivait toute seule, au fond de la forêt, dans une maison de bois. Elle avait trois grands amis : Éolin le vent, Solstice le soleil et Sylva la forêt.

Chaque jour, elle jouait à cache-cache avec le soleil, ou à attrape-moi avec le vent. La forêt lui offrait la rosée du matin, les bruits de la nuit, le chant des oiseaux, et la petite fille le lui rendait bien! Elle consolait les uns, souriait à tous, et mettait tant de gaieté dans la forêt, par ses rires et ses chants, que tout le monde l’aimait bien.

Un hiver, le vent, le soleil et la forêt se retrouvèrent dans une clairière pour discuter :

– La Petite – c’est ainsi qu’ils appelaient entre eux la fillette – est si gentille avec nous! dit la forêt. Je me demande bien ce que nous pourrions faire pour lui montrer combien nous l’aimons.

– C’est bientôt Noël, dit le vent en baissant la voix, et… psshh, psshh, psshh…

– Bonne idée! répondirent ensemble le soleil et la forêt.

Puis ils se séparèrent tout contents, en promettant de garder le secret!

La nuit de Noël, la neige se mit à tomber si fort qu’au petit matin toute la forêt était recouverte de blanc. Dès son réveil, le soleil envoya l’un de ses rayons chatouiller le nez de la Petite.

– Lève-toi! lui souffla-t-il, dehors. Il y a une surprise pour toi!

Très étonnée, la Petite sortit dans le grand froid. Le rayon de soleil la guida dans la clairière du grand sapin. Ses trois amis étaient là! Ils s’écrièrent d’une même voix :

– Voilà notre cadeau de Noël!

– Un cadeau? Qu’est-ce que c’est? demanda la fillette.

– Regarde! lui murmura le vent.

Et la Petite ouvrit grand ses yeux et ses oreilles. Le soleil commença à éclairer le sapin de ses rayons, la neige étincelait sur ses branches comme mille bougies. Le sapin était superbe, si blanc et si brillant! Le vent se mit à tournoyer pour soulever des millions de petits éclats de givre qui, dans le soleil, scintillaient comme autant d’étoiles. C’était comme un ballet, une danse aux éclats d’argent.

La forêt, accompagnée par le vent, se mit à chanter des airs légers comme des berceuses. La Petite était émerveillée.

Quand tout fut terminé, elle sauta de joie autour de ses amis :

– Merci pour tous ces cadeaux! C’est si doux de savoir que vous m’aimez tant…

Depuis ce jour-là, chaque année le jour de Noël, les habitants de la forêt s’offrent des cadeaux, pour se dire toute leur amitié.

Histoire d’Élisabeth Courtois
I
llustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012