Trois gouttes de lumière…

Juger c’est aussi condamner

Un couple marié depuis quelques années ne parvient pas à avoir d’enfant. Pour ne pas se sentir trop seuls, ils achètent un chien : un chiot qu’ils élèvent avec beaucoup d’attention et d’amour, comme si c’était leur propre fils.

Le temps passe et le chien grandit, jusqu’à devenir un beau et grand berger allemand. À plusieurs occasions, notamment des cambriolages, le chien prouve à ses maîtres qu’il leur est fidèle et sait les défendre. Au bout de sept ans, la femme tombe enfin enceinte.

Bientôt, le bébé les accapare et petit à petit, le couple délaisse son chien. L’animal, fidèle depuis tant d’années, se sent seul, et, pour tout dire, un peu jaloux du nouveau-né et les parents se rendent compte qu’il grogne souvent en sa présence.

Un jour, les parents placent le berceau et l’enfant endormi dans le salon tandis qu’ils partent sur la terrasse où les attend une viande rôtie, le bébé pleure et crie, mais ils font la sourde oreille. Au bout d’un moment il n’y a plus de pleurs, le père se lève pour aller dans la maison chercher des condiments pour épicer leurs viandes.

Dans le couloir, il tombe nez à nez avec le chien assis sur ses deux pattes arrière. Le berger allemand remue la queue, les babines ensanglantées retroussées sur ses crocs, comme s’il souriait. Face à cette terrible vision, le maître ne réfléchit même pas : il décroche le fusil de chasse qui trône au-dessus du foyer et tue le chien d’un coup. Ensuite, il se précipite dans le salon et y trouve un serpent égorgé, à deux mètres du berceau où l’enfant dort sagement.

Combien de fois avons-nous jugées injustement une personne ?

La prochaine fois que vous vous sentirez sur le point de juger quelqu’un sans appel, sur de simples apparences, souvenez-vous de l’histoire du chien fidèle.