La RAMQ en crise. On réclame la démission de Barrette

On aura beau avoir deux médecins à la tête de la province, la santé au Québec dépérit. Les manifestations publiques se multiplient pour que Gaétan Barrette démissionne. L’écoeurement est généralisé. On ne voit pas le jour où on redonnera ses lettres de noblesse à la Régie de l’Assurance Maladie du Québec. Qui de mieux que Claude Castonguay, le père de la RAMQ, est placé pour faire l’analyse de son bébé qui a vu le jour le 13 juin 1969 pour entrer en vigueur le une année plus tard.

Hier, le Journal de Montréal publiait une entrevue que Monsieur Castonguay donnait à Madame Fatima Houda-Pépin en février dernier, et que je trouve très révélatrice. Claude Castonguay, ministre libéral de l’époque, donnait son diagnostic de la situation actuelle de la RAMQ. En voici le constat…

LE DIAGNOSTIC DU PÈRE DE L’ASSURANCE MALADIE

La centralisation est l’une des principales causes de la crise qui afflige le système de santé québécois, affirme l’ancien ministre libéral Claude Castonguay. Rares sont les libéraux qui ont occupé des fonctions gouvernementales ou parlementaires qui osent critiquer les incohérences de leur parti ou de leur gouvernement.

Ils sont nombreux à étaler leurs frustrations, en privé, et montrer une façade d’unité en public. Claude Castonguay, le « père » de l’assurance maladie, fait exception.

BILAN PEU RELUISANT

Le 23 avril 2016, à mi-mandat du gouvernement Couillard, je l’avais invité à donner une conférence, à un groupe de réflexion que j’anime sur la Rive-Sud de Montréal. Il avait impressionné par sa rigueur intellectuelle et sa perspicacité.

Son constat était sans appel : « Le Parti libéral du Québec est arrivé au pouvoir depuis une quinzaine d’années sans prendre le temps de se renouveler. Il n’a ni vision ni orientation claire. » Les dégâts de son régime d’austérité vont se faire sentir sur les services aux citoyens « pour longtemps. »

Il avait dressé un bilan chirurgical du gouvernement Couillard et de la détérioration de notre système de santé. Un verdict annonciateur de la crise que nous vivons aujourd’hui et qui est loin de se résorber.

Après avoir entendu les cris du cœur des infirmières épuisées par leurs propres conditions de travail, j’ai décidé de reprendre cette conversation, en profondeur, avec lui.

C’est ainsi que je l’ai rencontré, le 13 février dernier, à Brossard. Claude Castonguay était l’un des premiers à sonner l’alarme et à dénoncer l’acharnement du ministre de la Santé à vouloir tout contrôler dans le système de santé.

« Le contrôle excessif du Dr Barrette l’a poussé à faire adopter des lois punitives comme la loi 20 et la loi 30, avec des mesures coercitives qui menacent les médecins de poursuites judiciaires. Or, ces lois à peine adoptées, le gouvernement a été obligé de les écarter et les mandats qui relevaient de lui ont été confiés au président du Conseil du trésor », a-t-il déclaré.

Pourtant, le système de santé est un réseau fort complexe qui fonctionne 365 jours par année. Pour être efficace et performant, il faut qu’il soit autonome dans sa gestion afin de donner des services qui répondent aux besoins spécifiques de la population dans chacune des régions du Québec.

Il précise : « Le fait que les conseils d’administration des établissements n’aient pratiquement plus de rôle est très dommageable pour le réseau. Il faut rééquilibrer le système, défaire ces grands ensembles qu’on appelle les CIUSSS et rendre aux hôpitaux et aux CHSLD leur autonomie. »

DIAGNOSTIC PERCUTANT

Pourquoi notre système de santé est-il rendu en crise? Sans hésitation, Claude Castonguay pointe vers la centralisation, comme l’une des principales causes.

« Le gouvernement actuel ne se limite plus au contrôle des coûts. Il en est venu à vouloir tout contrôler dans le réseau de la santé. On est rendus à un niveau ultime où le ministre actuel de la Santé s’est emparé d’à peu près tous les pouvoirs, et agit par-dessus tous les conseils d’administration, sans se préoccuper de quoi que ce soit. »

Il nous avait aussi alertés sur les dérives prévisibles de ce qu’il appelle « la médecine organisée », celle des corporations des médecins qui ont accaparé le système de santé et qui bloquent son évolution. Dans son entrevue, il va plus loin et parle carrément de monopole.

« Les fédérations des médecins ont réussi à s’accaparer le monopole de la négociation des conditions de travail des médecins. Elles se sont octroyé un monopole de cette négociation et veulent contrôler tout changement dans la pratique médicale et dans l’organisation des soins de santé. Ça dépasse le cadre de la simple négociation des conditions de travail, c’est un monopole. »

COLÈRE JUSTIFIÉE

Claude Castonguay trouve justifiée la colère des citoyens face aux privilèges octroyés par les Drs Couillard et Barrette à leurs homologues médecins spécialistes, à qui ils ont consenti une rémunération supplémentaire de 2 milliards $, au détriment des infirmières et des contribuables québécois, durement éprouvés par le régime d’austérité.

« Au Québec, dû à la présence de Dr Barrette, ça a pris des dimensions qui dépassent l’entendement, d’autant plus qu’on a toujours eu, ces dernières années, des médecins comme ministres de la Santé. Donc, le ministre de la Santé voit toujours la profession médicale de façon particulière, car lui-même étant médecin, il est presque en conflit d’intérêts. »

Voilà, c’est dit. Il ne faut donc pas s’étonner que l’insatisfaction à l’égard du gouvernement soit quasi généralisée.

Vous dites chanceux…? Ça s’peut pas!

Je me considère très chanceux et très heureux dans la vie. Elle se déroule très bien, malgré ses aléas. Mais les tirages… c’est pas pour moi. Des prix de présences, de participations, des encans chinois des moitié-moitié, la chance m’a souri une ou deux fois et c’est tout.

Généralement pour ne pas dire tout le temps, si mon numéro est tiré, c’est pour un cadeau qui ne m’est d’aucune utilité… des peccadilles. Malgré tout, j’en achète quand même pour encourager les organisations qui dépendent souvent de ces sources de financement.

Et je ne blâme pas les commanditaires qui ne sont pas obligés d’y souscrire. Ils n’ont pas à donner leur marchandise, mais le font eux aussi de bon cœur pour supporter les organisations majoritairement sans but lucratif. Évidemment, on se ramasse avec toute une gamme de cadeaux, allant de la carte ou certificat cadeau au téléviseur dernier cri, en passant pas des gadgets et cadeaux utilitaires intéressants pour certains et inutiles pour d’autres.

L’encan chinois a réglé ce problème parce que chaque cadeau possède sa propre boîte à billets; tu déposes tes billets de tirage dans cette boite associée à un cadeau qui t’intéresse. En somme, si tu es chanceux, tu risques de gagner un cadeau que tu as choisi de recevoir. Je suis très rarement gagnant dans ce genre de tirage.

Ici, à Pioneer Village en Floride, c’est différent. On regroupe tous les cadeaux dans trois boîtes et quand tu mets tes billets dans ces boîtes tu cours la « chance », si je peux m’exprimer ainsi, de gagner un des prix du groupe. Ça peut être n’importe quoi. À ce genre de tirage je suis excellent… pour mettre la main sur un présent qui ne m’intéresse absolument pas. Ce fut le cas en fin de semaine.

Tout ce préambule pour vous raconter ma dernière aventure ou la « chance » m’a souri en fin de semaine dernière durant les Pioneer Day’s. De tous les cadeaux offerts, un seul m’intéressait; le barbecue au gaz Weber. J’en avais besoin parce que je n’en possède pas… bonne raison. Le tirage a eu lieu en mon absence samedi après-midi et plus tard en soirée je prends connaissance des numéros gagnants non-réclamés. J’ai gagné! Hourra! Mais gagné quoi? Je ne sais pas, il n’y a rien d’inscrit sur le tableau.

Est-ce le barbecue? J’aimerais bien, mais Louise est un peu sceptique… elle pense que ce sera un certificat cadeau… une enveloppe, comme on les appelle. La routine quoi! Après une heure trente d’attente, le responsable des cadeaux s’amène. Je lui présente fièrement mon billet gagnant et sa conjointe sort alors la pile d’enveloppes de son sac à main. L’appréhension de Louise venait de se concrétiser; c’était l’enveloppe qui accompagne cet article.

Un certificat cadeau de 19$ chez le coiffeur du coin. J’ai si peu de poils sur le caillou qu’il sera périmé avant de l’utiliser. Le genre de cadeau que tu mets de côté en attendant le moment propice pour t’en servir… et tu l’oublies. En tout cas, une enveloppe comme ça c’est loin de te griller un bon steak.

C’est le type de cadeau que je gagne facilement. Il y a quelques années, lors d’un tournoi de golf, un des prix de présence était un magnifique sac de golf à l’effigie des Canadiens de Montréal. En conversation avec une autre personne, j’entends qu’on procède à ce tirage et c’est mon numéro qui sort. Je me dirige rapidement vers l’estrade pour me faire dire qu’il y avait erreur et que le sac devait être tiré à la fin du tirage. J’ai dû piger un autre cadeau; une douzaine de balles de golf. Chanceux comme ça s’peut pas !

Comme vous pouvez le remarquer sur la photo j’ai souligné les mots Pass it on. C’est ce que j’ai décidé de faire; le donner à quelqu’un d’autre. Si ça vous intéresse, passez me voir après 10h, au D2-18 et je le remettrai au premier arrivé. Promis!

Un Spring Break en Floride

Soleil, alcool et débauche… c’est le printemps pour les étudiants américains !

Ils sont des millions chaque année à envahir les plages de Cancun, d’Acapulco, de Laguna Beach en Californie ou encore de Panama City Beach en Floride : les Spring Breakers. Malgré ses excès et ses dérives en tous genres, le Spring Break américain est un moment important de la vie étudiante, une semaine de tout permis, une sorte de « rite de passage ». Préparez les aspirines, la fête va être folle!

LE SPRING BREAK, QU’EST-CE QUE C’EST?

Le Spring Break, c’est la semaine de vacances de printemps où des millions d’étudiants américains vident leurs universités pour s’offrir une semaine de fête, sans limites. En effet, l’année universitaire américaine est divisée en 2 semestres : le premier, entre août et décembre, n’offre pas de vacances, à part les jours fériés et 2 ou 3 jours pour la Thanksgiving. Le deuxième semestre, quant à lui, s’étire de janvier à mai. Il n’y a pas de vacances non plus, sauf la semaine du Spring Break, qui se situe entre février et avril (les dates de vacances étant différentes selon les états). Alors, autant dire que les étudiants américains en profitent.

LE SPRING BREAK, TOUT UN PROGRAMME

Pendant une semaine, tout est permis, tout est possible. Des fêtes trépidantes sur la plage non-stop, l’alcool à gogo, les filles en bikini et dérapages en tous genres. Les hôtels et les agences de voyages ont d’ailleurs repéré le filon et proposent des séjours avec soirées à thème (sexe, alcool et… encore alcool) et quelques célèbres marques de bières sponsorisent l’événement et organisent même des concours… Bref, tout le monde s’y met pour faire de Spring Break un moment unique de la vie étudiante.

LE SPRING BREAK ET SES COUTUMES

Parmi les plus connues :

Un collier, un décolleté : un garçon offre un collier à une fille et celle-ci lui montre son décolleté. La gagnante est… celle qui a le plus de colliers autour du cou (Ah, l’esprit de compétition américain…)

Concours de T-shirt mouillé.

Concours du Roi et de la Reine de Spring Break

Et beaucoup, beaucoup de concours alcoolisés…

POUR LA PETITE HISTOIRE

Tout a commencé à Fort Lauderdale en 1936, date du premier Spring Break américain, car la ville accueillait au printemps, un congrès d’entraîneurs de natation de l’Université de Colgate (NY). Après le séminaire, ces messieurs et dames allaient se détendre à grand renfort de plage, de soleil et bien sûr de bières.

Deux ans plus tard, le Bar Elbo Room ouvrait son comptoir et le mélange étudiants/plage/alcool/ commençait à prendre forme. Le Spring Break était né. Pourtant, en 1985, le National Minimum Drinking Act fut voté aux Etats-Unis et a élevé l’âge requis pour la consommation d’alcool à 21 ans, poussant ainsi tous les plus jeunes à se diriger vers d’autres contrées pour faire la fête, et notamment le Mexique.

LE SPRING BREAK, C’EST OÙ?

Là où il fait beau, où le sable est chaud et où la bière coule à flots (c’est à dire où la législation sur l’alcool est assez souple). Concrètement :

Au Mexique avec Acapulco, Cancun (qui possède plus de 200 bars), Tijuana, à Puerto Rico et aux Bahamas, en Californie à Laguna Beach, à South Padre Island au Texas, en Floride, à South Beach, à Daytona Beach (destination numéro 1) et dans le Panhandle, particulièrement à Panama City Beach.

LE SPRING BREAK EN QUELQUES CHIFFRES

500 000 : c’est le nombre d’étudiants qui viennent fêter le Spring Break dans le nord-ouest de la Floride, à Panama City Beach.

1 500 000 : c’est le nombre approximatif de Spring Breakers chaque année, qui dépensent, collectivement, 1 milliards de dollars.

18 : c’est, quant à lui, le nombre de consommations par jour (pas uniquement alcoolisées) pour un étudiant pendant le Spring Break, contre 12 pour les femmes.

Durant cette semaine, 50% des étudiants s’évanouissent suite à l’ingestion d’alcool, contre 35% pour les femmes. 1986 est l’année de la première retransmission en direct d’un Spring Break sur MTV. En 2015, plus de 2600 étudiants ont été arrêtés par la police à l’étranger (Mexique notamment) à l’occasion du Spring break.

CHACUN SON SPRING BREAK

Si Spring Break rime, pour la majorité des jeunes, avec « Pause Débauche », certains étudiants américains utilisent cette trêve pour s’investir dans un projet humanitaire et aider les plus démunis. Ainsi, de nombreuses organisations telles que Habitat for Humanity, voient les volontaires affluer (plus de 10 000 chaque année). Par exemple, après l’ouragan Katrina qui avait dévasté une partie du sud-est de la Floride en 2006, plus de 35 000 volontaires se sont réunis pour participer à l’effort de reconstruction.

Source: French District

Nombre record de virements Interac en 2017

Si vous connaissez ou utilisez le système de virements Interac, cet article est pour vous démontrer l’importance d’un tel système dans notre société.

AGENCE QMI | Plus de 241 millions de transactions de Virement Interac ont été effectuées en 2017, ce qui représente une valeur totale de plus de 92 milliards $.

Ainsi, selon Interac Corp., les consommateurs et entreprises au pays affectionnent particulièrement ce mode de paiement. En un an, le nombre de transactions a crû de 52% et la valeur totale a augmenté de 44%.

« La croissance annuelle régulière de l’utilisation du service Virement Interac témoigne de sa commodité et de sa fiabilité auprès des consommateurs, entreprises et institutions financières canadiennes qui cherchent toujours des moyens d’envoyer, de demander et de recevoir de l’argent », a souligné dans un communiqué Debbie Gamble, vice-présidente, Produits et plateformes numériques, Interac Corp., qui exploite ce système de paiement.

La compagnie estime notamment que ce mode de paiement est apprécié parce que c’est une alternative à l’argent comptant et aux chèques.

7,4 MILLIONS D’UTILISATEURS

Plus de 255 institutions financières offrent l’accès au service Interac et les trois quarts des utilisateurs de services bancaires en ligne au pays y sont inscrits, soit l’équivalent de 7,4 millions d’utilisateurs uniques actifs chaque mois, selon Interac Corp.

« Nous sommes extrêmement fiers d’offrir aux Canadiens un service de virement de fonds numérique rapide, sécuritaire et fiable, a mentionné Mme Gamble. Les niveaux records de l’utilisation de Virement Interac renforcent la position du Canada en lui permettant d’offrir un système de paiement plus rapide et modernisé, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle internationale. »

382$ EN MOYENNE

La valeur moyenne des transactions Interac est de 382$. Aussi, il est utilisé en moyenne 660 000 fois par jour. « Les Canadiens utilisent le service pour répondre à leurs besoins quotidiens, qu’il s’agisse de rembourser un repas à un ami, de partager les frais d’un voyage ou d’envoyer et de régler des factures », a ajouté Debbie Gamble.

Place à la musique et aux festivités

Depuis hier, notre communauté floridienne vit au rythme des Pioneer Day’s jusqu’à dimanche. La salle communautaire, la piscine et la grande terrasse sont autant de lieux de rassemblements où les snowbirds font la fête. Une roulotte de bière en fût, bien en évidence, trône dans un coin de la terrasse pour satisfaire les plus assoiffés; à seulement un dollar verre, tant pour la bière que le vin, pas besoin de préciser que l’affluence ne dérougit pas. On n’a pas besoin de conduire alors… autant en profiter.

Une foule d’activités sont offertes gratuitement chaque jour. Des artistes s’y donnent en spectacle sous l’abri aménagé à cet effet sur la terrasse invitante pour les danseurs qui ne se font pas prier pour se trémousser. Hier, Clive Alive, faisait les frais de la musique entre 14h00 et 17h00 puis, en soirée, il fallait débourser 10$ pour le spectacle hommage Shania Twain 2 (photo), dans la grande salle communautaire. La première partie était un hommage à la chanteuse canadienne, alors que la seconde partie était consacrée à la musique populaire. Un beau spectacle qui a incité les spectateurs à danser. Une aubaine!

Quand on parle d’évènement du genre, il faut fouiller dans nos poches pour les tirages quotidiens de « contributions volontaires », ou si vous préférez les « moitié-moitié ». Ils sont des incontournables en pareille circonstance et surtout très populaires. S’il vous reste quelques dollars, d’autres billets sont également disponibles pour les tirages de prix de participation. Là aussi, la popularité ne se dément pas avec ses invitants cadeaux; télés intelligentes, barbecue au gaz, abris moustiquaires et autres cadeaux utilitaires… un genre d’encan chinois, pour ceux qui en sont familiers… tu mets tes billets dans les contenants des cadeaux qui t’intéressent. Voilà!

Contrairement aux années précédentes, ces Pionner Day’s ont été déplacés, cette année, à la fin de février, soit un mois plus tard, afin de profiter d’une température plus clémente. Janvier étant le mois le plus froid et incertain de l’hiver en Floride, les organisateurs ont pris cette sage décision. Dame nature est conciliante puisqu’elle nous a promis du soleil mur à mur jusqu’à dimanche, avec un mercure juste en dessous des 30°C.

Chaque midi, un dîner est offert à prix dérisoire; une autre occasion de se retrouver entre amis. Les Pioneer Day’s, demeure une activité très courue et croyez-moi, l’esprit est à la fête. Sans être chauvin, je suis d’avis que les Québécois et Canadiens, par leur entrain et leur joie de vivre, y sont pour beaucoup dans l’immense succès toujours renouvelé de l’événement. Tout est prétexte à s’amuser.

Dimanche, à la piscine, le beach party viendra couronner ce qu’il est convenu d’appeler l’événement de l’année pour les snowbirds.

La minorité opprimée… ça me fait bien rire

On l’a vu récemment, les Anglo-Québécois se sentent opprimés face à la langue française, comme le dévoilait un sondage Léger. Ça vous a surpris? Pas moi! D’au plus loin que je me rappelle, il en a toujours été ainsi, malgré des institutions à Montréal pour cette minorité. Beaucoup d’écoles, deux universités et des hôpitaux aussi méga pour chaque communauté, il me semble qu’on est à l’opposé de l’oppression.

Les jeunes menacent de partir, de quitter le Québec… mais après avoir complété leurs études à faible coût ici. Dans cette optique, j’ai adoré l’article de Josée Legault du 20 février dernier qui traitait justement du sujet dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Il ne m’en fallait pas plus pour vous l’offrir aujourd’hui…

LE TRISTE SORT DES ANGLO-QUÉBÉCOIS

Selon un sondage Léger réalisé pour Le Journal, 51% des Anglo-Québécois se voient comme faisant partie d’une « minorité opprimée ». Eh oui, en 2018. Cette perception est contraire à toute logique factuelle. Elle témoigne en fait d’une attitude d’autovictimisation qui ne date pas d’hier.

En science politique, j’ai beaucoup étudié la question linguistique et la communauté anglo-québécoise. Depuis, mes écrits sur le sujet sont nombreux. En 1992, j’ai publié mon premier livre chez Boréal : L’invention d’une minorité. Les Anglo-Québécois.

J’y présentais une analyse détaillée du discours politique des leaders anglo-québécois depuis la loi 22 faisant du français la langue officielle du Québec. Mes hypothèses avaient beaucoup choqué. Elles n’ont pourtant pas pris une ride.

En résumé, j’y avançais ceci. 1) Derrière une rhétorique se disant fondée sur les droits « individuels » se cache la défense des intérêts « collectifs » de la communauté anglophone, elle-même une extension de la majorité canadienne.

RÉFLEXE CLASSIQUE

2) Ce discours s’oppose à la minorisation politique et linguistique des anglophones comme imposée par le nationalisme québécois moderne et les lois linguistiques. D’où les nombreuses contestations judiciaires menées pas des Anglo-Québécois contre la loi 101.

3) Ce même discours représente faussement les Anglo-Québécois comme des « victimes » rejetées par des francophones aux instincts « intolérants ». Un réflexe classique des minorités dominantes lorsque leur pouvoir est remis en cause.

De Robert Bourassa à René Lévesque, l’objectif était en effet le même. Le français devait remplacer l’anglais comme langue de mobilité sociale et d’intégration des immigrants. Il en allait de la survie même du seul État francophone d’Amérique.

Pour beaucoup d’Anglo-Québécois, cette érosion possible de leur pouvoir collectif était inacceptable. Des milliers ont quitté le Québec. Parmi ceux qui sont restés, jeunes ou vieux, plus de 50% se disent encore aujourd’hui « opprimés ». Malgré l’affaiblissement marqué de la loi 101, 64% réclament aussi qu’elle le soit encore plus.

CONTRADICTION SPECTACULAIRE

Le sondage Léger confirme d’autres tendances entêtées. Ainsi, 91% des répondants regardent la télé uniquement ou majoritairement en anglais. Pour la radio, c’est 84% et les infos, 75%. Pour ceux-là, comment l’expliquer?

Par un manque évident d’intérêt. Par leur perception erronée d’être des « victimes » de la majorité francophone. Par la déresponsabilisation qui en découle. Par une conception utilitariste du français. Un français vu non pas comme la porte d’accès aux francophones et à une culture riche, mais vu comme une langue imposée et minoritaire sur le continent.

Pour plusieurs anglophones, il est encore là le problème, D’où cette contradiction spectaculaire : 51% se disent « opprimés », mais 75% sont « heureux de vivre au Québec » tout en étant 60% à avoir « envisagé » de le quitter. C’est ce qu’on appelle une relation amour-haine.

Pour le dire autrement, j’emprunterai la brillante formule d’un ex-collègue anglophone qui, lui, refusait de se voir comme une victime : « Les francophones ont peur avec raison de se noyer dans un océan d’anglais. Les Anglo-Québécois ont peur à tort de se noyer dans une baignoire de français. »

Quatre petites vites pour vous faire sourire

Un gamin, perpétuellement inquiet, demande à ses parents:

– Est-ce que j’ai été adopté?

– Pas encore, nous n’avons mis l’annonce qu’hier!

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Une secrétaire à son patron:

– Chef, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle…

– Eh bien, commencez par la bonne.

– Vous n’êtes pas stérile!

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Une femme prend un amant pour la première fois. Après avoir fait l’amour dans une chambre d’hôtel, rougissante, elle déclare:

– Je crois que ce n’était pas très bien ce que l’on vient de faire…

– Tu as raison; on recommence et, cette fois, on s’applique!

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Une femme rentre chez elle et dit à son mari:

– Il faut renvoyer le chauffeur, ça fait deux fois qu’il manque de me tuer!

– Laisse-lui encore une chance.

Un troisième tournoi, sous un ciel variable

Hier, se déroulait le troisième tournoi amical de pétanque des francophones de Pioneer Village, qui rassemblait 24 équipes. Le tournoi faisait salle comble. Même si le ciel et ses nuages gris nous réservaient quelques petites gouttelettes de pluie, ça n’allait pas déranger l’ardeur des 72 maniaques de ce sport popularisé par Jean Rafa, décédé à Longueuil, il y aura de cela 20 ans en octobre.

Quoi qu’il en soit, l’enthousiasme était au rendez-vous, comme toujours, dès la période des inscriptions. On pouvait sentir cette fébrilité alors que les joueurs butinaient d’un compétiteur à l’autre pour trouver les coéquipiers que le hasard leur avait réservé. Après une lutte acharnée de près de trois heures, les dés étaient jetés; cinq équipes ont remis une fiche parfaite de trois victoires, s’emparant des positions de tête.

En troisième position et avec un différentiel de 16 points (39-23), dont un gain facile de 13-6, l’équipe du capitaine Gaétan Bérubé, flanqué de Pierre Gendron et Francine Tremblay s’emparait du ruban blanc.

Avec un écart de 20 points (39-19), la formation du capitaine Pierre Destrempes, composé de Gilles Rochefort et Rollande Vézina était décorée du ruban rouge et de la seconde position. Pour eux, deux victoires faciles de 13-5 et 13-4 leur ont permis de se hisser rapidement vers des positions avantageuses au classement final.

Mais les grands honneurs, avec une différence insurmontable de 24 points (39-15), revenaient à l’équipe du capitaine Jacques Gagné. Avec ses acolytes Jean Lavoie et Mauricette Michel, ils ont mis la main sur le ruban bleu des vainqueurs ainsi que le trophée emblématique de l’événement. Ils ont signé deux massacres de 13-1 et 13-3, pour ne plus regarder en arrière. L’ultime victoire était acquise.

Comme à l’habitude, la solide équipe de bénévoles expérimentés et dévoués assurait la bonne marche de ce tournoi. Inscriptions, statistiques, préposés à la vente des billets de tirages, annonceurs, toute l’équipe de cuistots sans oublier les « cols bleus », tout était réglé au quart de tour. Chapeau à toute l’équipe. Évidemment, j’ai immortalisé l’événement sur photos numériques et si la tentation de revoir vos frimousses vous prend, je vous invite à cliquer ce lien.

On se donne rendez-vous le lundi 12 mars prochain, pour le dernier tournoi de la saison. Et oui…! L’hiver achève.

Savoir faire la différence

– Salut François. Je te téléphone pour savoir si tu rentres au travail ce matin?

– Non parce que j’ai pogné la maudite grippe…

– Oh là là… la fièvre, les courbatures, les maux de tête et obligé de garder le lit… je te comprend et c’est pas jojo ça.

– Non non, je mouche tout simplement et j’ai le nez qui coule comme un robinet. C’est désagréable. Dans trois jours, je devrais aller mieux.

– Ah bon! Ce que tu me décris comme symptômes, c’est plutôt un vilain rhume… tu vas vite te remettre sur pied. Soigne-toi bien et on se revoit bientôt.

– OK! Salut!

Rhume ou grippe, le pictogramme qui suit vous aidera à mieux faire la différence entre ces deux pathologies.