Jour 2 du retour au froid

Il faut bien le dire, ça faisait déjà 6 hivers que nous ne revenions au Québec qu’en avril. Là, ce 25 mars, on gèle. Au lever à Florence, une bruine envahissait l’environnement et les essuie-glaces étaient de mise. Des vents de 10 MPH et un mercure sous les 10°C, il n’en fallait pas plus pour s’ennuyer rapidement de la Floride. Dès 7h30, nous étions sur la route, presque seuls, en ce dimanche matin. Heureusement, le soleil a pris toute la place un peu après 9 heures et jusqu’à son coucher. Les températures cependant, variaient entre 6 et 10°C en traversant les montagnes de la Virginie et de la Pennsylvanie.

Fait à noter, la neige reçue la semaine dernière dans cette partie de l’Amérique, était encore bien présente dans les champs et pâturages. Contrairement à la journée d’hier, la circulation est demeurée fluide et je pouvais rouler à 120 KH, dans les zones de 110 bien sûr. Les cerfs ont repris leur place; certains broutent allègrement alors que d’autres sont déjà passés de vie à trépas. C’est malheureux mais dans la nature, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

La santé, ce n’est pas mieux. Je dirais même que je trouve le voyage long et j’ai mal partout. Lorsque je sors de l’auto on croirait qu’un train m’a passé sur le corps. Louise, il y a amélioration, mais légère. Mettons que ce satané rhume tombe dans un mauvais moment. Dès notre arrivée en sol québécois, on rejoint notre médecin de famille pour un rendez-vous pour hier. C’est décidé!

On voulait également vous remercier, Louise et moi. La lecture de vos commentaires était intéressante et ne vous gênez pas de le faire autant de fois que vous le désirez. Ce blogue, il existe aussi pour vous divertir, alors à vous d’en profiter.

Ce soir, nous sommes arrivés au Holiday Inn d’Allentown à 18h00, en pleine clarté… et après 1 030 km. Entre deux toux, Louise était contente, contrairement à hier. Demain, c’est dans la nervosité qu’on va découvrir notre nouveau chez-nous. On rencontre le personnel de gérance pour recevoir nos cartes à puces et s’entretenir sur les tenants et aboutissants de notre nouvelle vie. Mais ne brûlons pas les étapes et vers 7h30, on continue notre périple dans les montagnes de l’état de New-York, dont les splendides Adirondacks.

Au poste frontalier, on reprendra notre langue de Molière pour les huit prochains mois. Dès qu’on franchit la ligne, c’est une sensation indescriptible de rentrer chez nous, le cœur léger, malgré que le Québec ne soit pas parfait, c’est comme une vieille paire de chaussettes confortables… on ne peut plus s’en départir et toujours heureux de les enfiler.

Je vous raconte l’épilogue demain…