Rencontres indésirables

LES MEILLEURES FAÇONS DE RÉAGIR FACE AU DANGER

Comment faire face à un ours, un loup, des abeilles ou… un requin? Tiré du dernier numéro de la revue de la Fédération de Camping et Caravaning du Québec (FQCC), Danielle Goyette en a fait le sujet très intéressant de son article que je veux partager avec vous. Un texte de fond toujours bon à connaître… On ne sait jamais!

Des rencontres, disons, plutôt stressantes, avec des bêtes dangereuses, il est possible d’en faire un peu partout, que l’on passe ses vacances au Canada ou aux États-Unis. Pour les éviter, la première chose sensée à faire est de se renseigner sur la région que l’on souhaite visiter avant le départ. Si l’on envisage des vacances à la mer relaxantes lors desquelles la baignade sera à l’honneur, il serait sage de ne pas opter pour des endroits fréquentés par les requins et les alligators. Ainsi, on met déjà les chances de son côté!

L’OURS NOIR ET L’OURS BRUN

S’il est impressionnant lors d’une rencontre, l’ours noir, que l’on peut rencontrer un peu partout au Canada, est plutôt farouche et craint habituellement la présence des humains. Toutefois, la nourriture sur les terrains de camping peut l’attirer. Normalement, si l’ours noir entend des bruits, il s’éloignera vers la forêt. Or, il peut réagir s’il est surpris ou si c’est une mère avec ses petits. Dans ces circonstances, l’ours noir peut devenir agressif. Tentez de rester calme. Parlez-lui doucement pour qu’il vous identifie en tant qu’humain et éloignez-vous sans perdre le contact visuel avec lui. Évitez toutefois de le fixer dans les yeux, de crier ou de courir, cela pourrait l’encourager à vous identifier comme une proie. Ne courez que si vous pouvez vous rendre dans un lieu sûr à proximité. L’ours peut courir à 50 km/h!

Faites-lui plutôt face, agitez les bras pour l’impressionner, ouvrez votre manteau. Prenez vos enfants dans vos bras et restez bien groupés. Tapez les arbres ou le sol avec un bâton. Grimper dans un arbre n’est pas une bonne idée, car eux aussi peuvent y grimper! S’il vous attaque malgré cela, frappez-le au nez ou dans les yeux avec une pierre, un bâton ou votre sac à dos. Il est bon d’avoir toujours du gaz poivré sur soi et une clochette accrochée son bâton de marche.

Si vous êtes dans l’Ouest canadien, il vous est possible de rencontrer plutôt un ours brun (grizzli ou kodiak en Alaska). Cet ours peut être plus agressif que l’ours noir. Si un grizzli vous attaque, il est conseillé de se jeter par terre et de faire le mort. Le fait de rester immobile peut faire qu’il ne voit plus qu’il a à se défendre et il peut s’éloigner. Par contre, s’il passe en mode prédateur, il faut alors se battre et lui montrer que l’on est un rival de taille…

LES PUMAS ET LES COYOTES

Ces mammifères, appelés cougars au Québec, risquent fort de vous avoir senti et vu bien avant que vous soyez conscient de leur présence. Courir pour fuir ne fera que les attirer davantage. Tout comme pour les ours, tentez d’avoir l’air le plus imposant possible. Assurez-vous que l’animal a de l’espace pour s’éloigner de son côté. S’il devient agressif, lancez-lui des objets, des pierres. S’il vous attaque, frappez-le à la tête, aux yeux, à la gorge et protégez à tout prix votre nuque et votre gorge. Ne faites surtout pas le mort, il n’attend que cela.

UNE HORDE DE LOUPS

Face à des loups, vous devez aussi être très calme. Ne croisez pas leurs regards, ils pourraient y percevoir un défi de votre part. Ne leur tournez pas le dos, ne vous enfuyez pas à toutes jambes; meilleurs coureurs que vous, ils interprèteront cela comme la fuite d’une proie facile. S’ils sentent votre peur, cela stimulera leur attaque. Imposez-vous de la même façon qu’avec les ours. Si vous êtes en groupe, demeurez groupés. Si des loups encerclent votre campement, Allumez un feu avec du bois vert ou des feuilles mortes, ils n’aiment pas la fumée.

LES COULEUVRES, LES CROATES ET LES AUTRES SERPENTS

Plutôt dociles, les couleuvres peuvent mordre si elles sont surprises et cette morsure peut être douloureuse. Mieux vaut laisser passer leur chemin. Il est aussi possible de croiser des serpents venimeux au Canada, comme le massasauga dans le sud de l’Ontario ainsi que le crotale de l’Ouest en Colombie-Britannique. Sans oublier la présence du crotale des bois, serpent extrêmement venimeux, aperçu dans le sud du Québec, de l’Ontario et de l’Ouest canadien, bien qu’il soit surtout présent aux États-Unis.

Si vous rencontrez un serpent dans un sentier, reculez lentement pour vous éloigner le plus possible. Leur poussée d’attaque équivaut à la moitié de la longueur de leur corps… Portez des pantalons longs, des bottes de marche et demeurez dans les sentiers balisés. S’il s’est faufilé dans votre tente, reculez vite et demandez l’aide d’un gardien du parc pour l’attraper. Si vous êtes mordu, gardez votre calme pour éviter de stimuler votre circulation sanguine, faites un léger garrot au-dessus de la morsure pour ralentir la circulation sans la stopper, désinfectez la plaie, déposez-y un glaçon pour ralentir la propagation et rendez vous rapidement auprès d’un médecin. Tenter d’aspirer le venin par la bouche est à proscrire, car il peut causer la mort… de celui qui aspire! Les moustiques de la bouche sont extrêmement perméables.

CHENILLES VENIMEUSES

Eh oui, il en existe chez nous! Dans le sud de l’Ontario, l’Halisidote du caryer est une chenille blanche et noire dont les poils libèrent un venin provoquant de désagréables démangeaisons. Aperçue dans le sud-est du Manitoba, le sud de l’Ontario et du Québec et jusqu’au Nouveau-Brunswick, la toute verte Automeris lo, elle, est munie d’épines venimeuses qui causent une sensation de vive brulure. Toutes deux bien jolies, mais à éviter.

LES TIQUES

Pouvant transmettre la maladie de Lyme, les tiques sont désormais bien présentes au Canada. En randonnée, portez des pantalons longs et remontez vos chaussettes par-dessus. Au retour de la randonnée, inspectez votre corps et vos vêtements. Si vous apercevez une tique sur votre peau, mettez-la en contact avec la chaleur d’une allumette ou la fumée d’un feu de bois vert, elle devrait se retirer d’elle-même. Si vous l’enlevez vous-même, adoptez un lent mouvement de va-et-vient pour que la tête ne reste pas dans l’épiderme. Consultez un médecin rapidement.

LES REQUINS ET LES ALLIGATORS

Si vous ne pouvez pas fuir rapidement vers la rive lorsqu’un requin vous attaque, tentez de le frapper violemment dans les yeux ou les ouïes. Il faut le combattre par tous les moyens pour qu’il comprenne qu’il n’aura pas le dessus. S’il vous blesse et s’éloigne, sortez de l’eau le plus rapidement possible. L’odeur du sang attire les requins. Même comportement pour un alligator. Or, s’il a déjà refermé sa mâchoire sur l’un de vos membres, assénez-lui un coup sur le museau, cela risque de lui faire ouvrir la gueule.

LES ABEILLES ET LES GUÊPES

Si un essaim se met à tournoyer autour de vous de façon agressive, fuyez à toute vitesse pour vous abriter. Sinon, cherchez à vous glisser dans les buissons ou de hautes herbes, cela vous protègera un peu. Vous battre avec elles ne les rendra que plus agressives. Si vous êtes piqué, retirez le dard dans un doux mouvement de va-et-vient. Sinon, le dard continuera de répandre son venin pendant 10 minutes.

Bon été!

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