Les toilettes de restaurants

En parcourant mon Journal de Montréal du 27 juillet dernier, je suis tombé sur l’article de Michel Beaudry qui traitait de l’entretien et la propreté des salles de toilettes des restaurants et autres endroits publics. Ce papier arrivait à point puisque ça faisait un bon moment que je voulais en traiter sur le blogue. Alors sans plus tarder, et rejoignant ma pensée, je me permets de vous le partager. Et pourquoi pas en faire une copie et la laisser dans les toilettes qu’on juge insalubres ??? Ça ne coûte rien et ça peut faire réfléchir et agir le proprio.

AU P’TIT COIN Michel Beaudry

Il est où le respect? Il est dans les toilettes, le respect.

Au resto, au dépanneur de l’autoroute, à la Place des Arts, à la binerie ou à l’entreprise où vous travaillez, c’est dans cette petite pièce que l’on devine et découvre de fois, avec déception, ce que l’on pense de vous. Au resto, lorsque j’entre aux toilettes et que je constate tout de suite une grande négligence, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec ce qui doit se passer dans la cuisine. Pas vous?

Et ça commence par l’odeur.

Le proprio doit prendre les commandes avec des produits rafraîchissants et odoriférants, ou des huiles essentielles.

Le boss et son équipe ne doivent pas penser que ça ne sert à rien dans une toilette.

Et s’il y a une puanteur passagère, ce qui est humain, elle doit être contrée, annihilée au plus vite.

Il ne faut pas sortir de là avec des nausées ou un écœurement. La propreté des carrelages, de la vanité et des appareils est cruciale.

Il s’agit d’une petite pièce qui demande plus qu’un coup d’œil par jour.

DANS LE DÉTAIL

Aussi bien le dire franchement, le fameux séchoir à mains qui lutte pour sa survie depuis 60 ans, ça ne marche pas.

On ne veut pas se faire sécher les mains, on veut s’essuyer les mains. Et le papier de toilette sans pointillé, c’est trop cheap. S’il est mince, presque ciré, c’est pire.

Y a-t-il une différence de prix si importante pour justifier un pareil désagrément? On ne peut quand même pas se traîner des ciseaux aux chiottes, tabouère !

Paroles en or

En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, on arrive sur la place qui s’appelle trop tard.

La vie commence à 50 ans, avant ce n’est que de l’entraînement.

Demain : c’est l’endroit merveilleux où l’on entrepose les trucs qu’on n’a pas envie de faire tout de suite.

Il y a deux sortes de justice : vous avec l’avocat qui connaît bien la loi, et l’avocat qui connaît bien le juge. Coluche

Bien sûr qu’il m’arrive de me parler à moi-même… car j’ai souvent besoin de l’avis d’un expert. L’orgueilleux

Une photographie est un fragment de temps qui ne reviendra pas. Martine Franck

Il faut beaucoup d’intelligence pour répondre à un con avec des mots qu’il puisse comprendre.

Un oiseau assis sur la branche d’un arbre n’a jamais peur qu’elle casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes.

J’aime les gens qui disent ce qu’ils pensent, et surtout, j’aime ceux qui font ce qu’ils disent.

Il suffit d’un arbre pour faire un million d’allumettes et seulement une allumette pour brûler un million d’arbres.

Source : http://www.Parolesenor.com

Logique d’enfants

La logique des enfants dépasse parfois celle des adultes… et même souvent ! Voici donc quelques épisodes la vie vue par les enfants…

NUDITÉ

Je conduisais avec mes trois jeunes enfants un soir d’été chaud lorsqu’une femme dans une décapotable devant nous se lève et nous salue de la main. Elle était complètement nue ! J’étais encore sous le choc quand mon petit garçon de 5 ans assis sur le siège arrière dit :

– Maman ! La dame ne porte pas sa ceinture de sécurité !

HONNÊTETÉ

Mon fils Zacharie, 4 ans, sort de la salle de bain en criant pour me dire qu’il avait échappé sa brosse à dents dans la toilette. Je récupère alors la brosse à dents et la jette à la poubelle. Zacharie me regarde faire, pensif un moment, puis prend MA brosse à dents et me la donne avec un sourire.

– On est mieux de jeter celle-là aussi alors; elle est tombée dans la toilette il y a quelques jours de ça.

ENCORE DE LA NUDITÉ

Un petit garçon se perd dans un YMCA et se retrouve dans le vestiaire des femmes. Lorsqu’il est remarqué, toute la salle se met à crier, les femmes se dépêchant de se couvrir d’une serviette. Le petit garçon regarde tout ça avec surprise puis demande :

– Qu’est-ce qui se passe ? Vous n’avez jamais vu un petit garçon avant ?

VIEILLESSE

Lorsque je travaillais pour une organisation qui livre des lunchs dans un foyer pour personnes âgées, j’avais l’habitude d’amener ma petite fille de 4 ans avec moi. Les divers accessoires des vieillards, particulièrement les cannes, marchettes et fauteuils roulants l’intriguaient beaucoup.

Un jour, je la retrouve fascinée devant un verre contenant un dentier. Comme je me préparais pour la suite inévitable de questions, elle se tourne simplement et chuchote :

– La fée des dents ne croira jamais ça !

HABILLEMENT

Une petite fille regardait ses parents s’habiller pour un party. Quand elle vit son père mettre son tuxedo, elle l’avertit :

– Papa, tu ne devrais pas porter ce veston.

– Et pourquoi pas, chérie ?

– Parce que tu sais qu’il te donne toujours un mal de tête le lendemain matin.

BIBLE

Un petit garçon ouvre la grosse bible familiale. Il est fasciné et regarde les vieilles pages jaunies. Soudain, quelque chose tombe de la bible. Il ramasse l’objet, le regarde attentivement et voit que c’est une vieille feuille d’érable qui avait été pressée entre les pages.

– Maman, regarde ce que j’ai trouvé !

– Qu’est-ce que tu as là, chéri ? demande sa mère.

Avec une voix étonnée, il répond :

– Je pense que ce sont les sous-vêtements d’Adam.

L’option nationale mise de côté

Je suis un fervent de l’indépendance du Québec et très déçu que la question nationale ait été mise de côté pour cette élection qui approche. Une autre occasion ratée qui met en péril le rêve d’être maître chez nous, comme l’avait dit Jean Lesage au début des années 60. Mathieu Bock-Côté en traçait un portrait intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 24 juillet dernier, et que je reproduis ici pour votre bon plaisir…

LE RÊVE D’UNE NATION, L’ÉCHEC D’UNE GÉNÉRATION Mathieu Bock-Côté

On le sait, lors des prochaines élections, la question nationale se distinguera par son absence. Les Québécois se feront accroire qu’ils sont une société normale, disposant de tous les pouvoirs nécessaires à la définition de son avenir collectif. Heureuse fiction !

Dans la réalité, ils sont encadrés par une Constitution contraignante et les décisions financières du gouvernement fédéral. Qu’il s’agisse de la laïcité, du français ou d’environnement, c’est le cadre fédéral qui délimite nos marges de manœuvre. C’est ennuyant, mais c’est ainsi.

OTTAWA

Cette disparition de la question nationale n’a rien d’un détail. C’est comme si les Québécois devenaient indifférents à leur destin comme peuple. Un peu d’histoire nous éclairera. Le rêve d’un pays nous appartenant et où nous pourrions cesser d’être une minorité sous tutelle étrangère hante notre histoire depuis 250 ans.

On connaît l’épisode héroïque des patriotes en 1837-38. Après leur défaite, le rêve de l’indépendance s’est réfugié au fond de notre culture politique, le temps de se refaire des forces. Il se rappelait à la conscience collective de temps en temps en remontant à la surface politique. Chaque génération en a entendu parler avant de se convaincre qu’il n’était pas possible de l’accomplir à court terme et d’en confier la réalisation à la suivante.

C’est avec la fenêtre ouverte par la Révolution tranquille des années 1960 jusqu’au milieu des années 1990 que l’indépendance aurait dû se concrétiser. Le vieux rêve est alors devenu une jeune idée et un projet mobilisant les meilleurs éléments de la nation. Mais la génération qui avait la mission historique de porter à son terme ce projet de libération a échoué. Le Québec s’est divisé en querelles internes contre-productives. Indépendance ou société distincte ? Nous en avons parlé pendant 50 ans, et cela n’a rien donné sinon la victoire d’un Pierre Elliot Trudeau qui s’était retourné contre son peuple et dont le fils est le fidèle héritier.

Où en sommes-nous ? Il faut l’avouer : la défaite nous a fait du mal. Pendant 50 ans, parler de politique, cela a consisté à parler de la question nationale. Aujourd’hui, cette dernière exaspère terriblement.

Mais cette censure mentale est grave : elle nous empêche de constater notre régression démographique dans un Canada qui nous traite comme une minorité ethnique insignifiante. Au Québec, se couper de la question nationale, c’est fuir la réalité. Un peuple comme le nôtre ne pourra vraiment s’épanouir que s’il est pleinement maître de son destin.

URGENCE

Le rêve de l’indépendance risque de se faire oublier pour quelques années. Tel est le prix de la défaite. Mais comment le faire renaître?

Car le temps nous manquera bientôt. Viendra un jour où les Québécois francophones ne seront plus assez nombreux pour décider de leur destin. Ils seront alors en voie de minorisation chez eux. Et nous nous effacerons tranquillement comme peuple, anesthésiés par la prospérité nord-américaine.

L’indépendance est urgente, mais les Québécois sont impuissants à la réaliser. Telle est notre situation historique. Elle est bien plus tragique qu’on ne le croit.

Trop c’est comme pas assez

Le français est une des plus belles langues. La richesse de ses mots fait toute sa beauté mais parfois, il me semble qu’on va un peu trop loin. Dans le texte qui suit, on a refait la signification des certains mots pour leur donner de la classe. Tellement de classe qu’on est incapable de vraiment trouver ce que ça représente. Un chat demeure un chat et on sait de quoi on parle, mais les définitions et expressions qu’on y a trouvé nous portent à penser que le « pot » est déjà légalisé.

Jugez par vous-même…

QU’EST-CE QU’UN BLOC MUCILAGINEUX A EFFET SOUSTRACTIF ?

Si vous ne voulez pas mourir idiot, apprenez ce qui suit par cœur. Déjà un peu vu mais là, c’est plus complet. À l’éducation Nationale, on est envahi par des « personnes en cessation d’intelligence’ ». Bien s’accrocher… parce que ça va tanguer !!!

Qu’est-ce qu’un Bloc mucilagineux à effet soustractif ?

L’éducation nationale fait des progrès dans la transmission de la langue française !!! Bloc mucilagineux à effet soustractif… cela veut dire quoi ?

Il est vrai que les femmes de ménage étaient devenues des « techniciennes de surface » et les aveugles des « non-voyants » (ben voyons), et les sourds, depuis longtemps, des malentendants…

Poursuivre à la lettre nos nouveaux enseignements… Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue française…

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une « évolution de la langue », mais de « prospective positive modernisée d’un mode de communication oral…  » !

Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings, parce que ça suscite instantanément, dans l’esprit des gens, l’image de Roger et Ginette, à l’apéro, avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais : « hôtellerie en plein air »… Ha ha, ça change tout !!!

J’ai aussi appris que je n’étais pas petit mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si ! Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo.

J’étais déjà tombé de ma chaise, pendant une soirée de parents lorsque la maîtresse a écrit, sur le tableau, que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon. Je me suis habitué au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe, des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés, des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».

Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?… Allons-y.

Donc, demain, l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». Il n’y aura plus de dictée, mais une « vigilance orthographique ».

Quand un élève aura un problème, on tentera une « remédiation ». Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive).

Attention, on s’accroche : courir, c’est « créer de la vitesse »,
nager en piscine, c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête
», et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah ! C’est du sportif, j’avais prévenu !…

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat). Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence », autrement dit, le con.

Signé Martine Meunier, mère d’une élève. Ah ! non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

Ben oui, un « outil scriptutaire », c’est un stylo, un « référentiel bondissant », c’est un ballon, et, pour finir et revenir à l’objet de ce courriel, un « bloc mucilagineux à effet soustractif », c’est… une gomme !

Je pense que les « zzzélites », qui ont inventé de telles conneries, n’en resteront pas là, avant d’être tous en hôpital psychiatrique pour, voyons, voyons… ah ! oui j’y suis : « remédiation de cessation d’intelligence »

La leçon de français (2)

LES NOMS TERMINÉS PAR LE SON [ O ]

Règles

De nombreux noms terminés par le son [ O ] s’écrivent « -eau » : le tableau, le bateau, un chameau, un caniveau.

Mais il existe d’autres terminaisons moins courantes : « -au » : un boyau, « -aud » : le cabillaud, « -aut » : un artichaut, « -o » : un ghetto, « -os » : un héros, « -ot » : un sanglot.

Enfin, on trouve quelques terminaisons plus rares : « -oc » : un escroc, « -op » : le sirop, « -ôt » : un impôt. « -aux » : une faux, « -oh » : l’interjection, « -ow » : un bungalow.

On peut parfois trouver la lettre finale muette avec un mot de la même famille dans lequel la consonne est prononcée : tricoter > un tricot; un dossier > le dos.

Attention ! Il faut se méfier des exceptions : numéroter, mais un numéro.

Il n’y a jamais de lettre muette après la terminaison « -eau », sauf lorsque le nom est au pluriel : des poireaux, des escabeaux, des tonneaux.

Exercice 1

1- Quel syllabe complète le nom en gras ?

Le blai… est un mammifère carnivore.

A) reau – B) ro – C) rau

2- Complétez la phrase avec le seul mot qui convient ?

La viande de … est souvent plus tendre que celle du bœuf.

A) vos – B) vaut – C) vaux – D) veau

3- Quel est la terminaison des noms de cette liste ?

Un réch…, un bad…, un échaf…, un nig…

A) eau – B) aud – C) au – D) ot

4- Quelle syllabe complète le nom en gras ?

Les ennemis de Napoléon 1er ont fomenté plusieurs compl… contre lui.

A) ots – B) eaux – C) os – D) aux

5- Quelle suite de syllabes complète les noms en gras ?

Au gal… un cheval va plus vite qu’au tr… .

A) op /ot – B) ot / op – C) op / op – D) ot / ot

6- Quelle est la terminaison des noms de cette liste ?

Un sopran…, un casin…, un kimon…, un quiproqu…

A) os – B) ot – C) au – D) o

7- Quel nom peut-on reconstituer avec ces lettres ?

p-a-e-a-l-t-u

A) plumeau – B) pruneau – C) carpeau – D) plateau

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) D – 3) B – 4) A – 5) A – 6) D – 7) D