Vent d’espoir pour la maladie d’Alzheimer

Lentement mais sûrement, les recherches sur cette sournoise maladie progressent à l’échelle planétaire. Selon la Société canadienne de l’Alzheimer, plus de 560 000 Canadiens doivent affronter une maladie cognitive, incluant l’Alzheimer.

Aux États-Unis, environ 5,8 millions d’Américains souffrent de l’Alzheimer, dont la plupart ont 65 ans ou plus, estime l’Association américaine de l’Alzheimer.

AGENCE QMI | Des chercheurs américains et australiens sont parvenus à développer un vaccin permettant de faire reculer une possible cause de l’Alzheimer, générant ainsi un vent d’espoir pour les millions de personnes aux prises avec cette maladie neurodégénérative.

Le vaccin a été développé à l’Université de Californie à Irvine avec l’Université Flinders, à Adelaïde en Australie.

« Nos données démontre que la vaccination pourrait potentiellement générer une forte réponse immunitaire contre les deux principales pathologies de la maladie d’Alzheimer », ont écrit les chercheurs en guise de conclusion de leur étude parue à la mi-décembre dans la publication spécialisée Alzheimer’s Research and Therapy.

CRÉATION D’ANTICORPS

L’Alzheimer est, selon toute vraisemblance, causée et aggravée par la formation d’agrégats de protéines bêta amyloïdes et de protéines tau dans le cerveau.

Le premier type de protéine forme des plaques entre les neurones, nuisant à l’échange de signaux entre les cellules, tandis que le second crée des enchevêtrements dans les neurones, empêchant les nutriments de se rendre aux cellules.

Le vaccin est composé de deux agents actifs qui génèrent la création d’anticorps capables de s’attaquer aux plaques amyloïdes et aux enchevêtrements de protéines tau.

Testé sur des souris doublement transgéniques développant autant des agrégats de protéines bêta amyloïdes que tau, le vaccin a permis de réduire l’importance des plaques et des enchevêtrements dans les cerveaux des rongeurs.

En plus d’être efficace chez les souris, le vaccin a été élaboré avec un adjuvant développé à l’Université Flinders, en Australie, qui est reconnu comme étant sécuritaire et efficace chez les humains.

Les chercheurs estiment qu’ils seront prêts à amorcer des essais cliniques chez les humains d’ici deux ans, a souligné l’Université Flinders dans un communiqué paru mardi.

D’AUTRES AVANCÉES

Ces scientifiques ne sont pas les seuls à tenter de trouver une façon de lutter contre la démence.

Plus tôt cette année, l’entreprise NeuroEM Therapeutics a annoncé avoir développé un casque émettant des ondes électromagnétiques qui peuvent détruire les amoncellements de protéines bêta amyloïdes et tau.

Un premier essai clinique mené pendant deux mois sur huit patients a permis de voir une amélioration des fonctions cognitives chez sept d’entre eux.