Pourquoi un imam ???

Dans le but de comprendre les communautés culturelles, 30 policiers de Longueuil rencontrent durant 35 jours les porte-parole de ces communautés afin de poser des questions et comprendre leur réalité.

À la base, je suis d’avis que notre police moderne faiblie avec toutes ces tentatives de rapprochement. Pourquoi le contraire est impossible ? Pourquoi c’est toujours aux citoyens québécois de souche de s’adapter ? Certains étrangers arrivent ici pour s’imposer et profiter de ce qu’ils n’ont pas chez eux – leur droit de parole. Ici c’est possible et chez eux, c’est le contraire et certains en abusent effrontément.

Mais, pour les besoins de cet article, ces policiers ont même rencontré un imam, pour la communauté arabe ou à tout le moins musulmane. Vous imaginez ? Un imam ! Comment espérer avoir des réponses qui rejoignent notre culture ? Impossible ! Ils sont intransigeants !

Dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier, Denise Bombardier en a fait le sujet de son article, qui rejoint totalement ma pensée. C’est le texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

POLICIERS EN ÉTAT DE CHOC Denise Bombardier

La police de Longueuil a eu l’idée géniale (?) de confronter trente patrouilleurs durant cinq semaines à des « réalités multiculturelles ». Cette opération s’appelle Projet Immersion et La Presse a obtenu l’exclusivité de la couvrir.

Mais on s’interroge. L’objectif de cette opération médiatisée est-il de comprendre la culture des immigrants ou d’endoctriner les policiers ?

Inviter ces derniers à visiter un vendredi soir une des plus grandes mosquées, l’Islamic Community Center (NDLR : raison sociale totalement anglophone), et leur demander de poser les questions qui leur viennent à l’esprit semble un piège. Un organisateur du stage, le lieutenant-détective Martin Valiquette, a même prévenu l’imam Foudil Selmoune que ses policiers pouvaient être « naïfs », mais qu’ils avaient un « bon fond ». Sous-entendu, ce sont des ignorants, mais de bonnes pâtes.

L’article site l’imam Selmoune, qui assure les policiers que l’islam ne dénigre pas les femmes : « Devant un homme autre que son mari, la femme doit se couvrir. Ne le prenez pas personnel », dit-il.

PRATIQUE FONDAMENTALISTE

Dans cette mosquée, des fillettes de cinq ou six ans sont couvertes de la tête au pied dans des classes où on leur enseigne le Coran. Des policières de Longueuil, « naïves », mais avec un « bon fond », ne semblent pas l’avoir apprécié. Cette pratique, précisons-le, ne s’applique que chez les fondamentalistes, car les fillettes ne sont pas obligées par le Coran à être voilées avant l’adolescence.

Au patrouilleur qui l’interroge sur le mariage homosexuel, l’imam répond qu’il est interdit puisque les relations homosexuelles sont un péché.

« Lancez-moi la première pierre », chuchote alors une patrouilleuse lesbienne, selon ma consœur.

Qui a concocté pareille « immersion » où le psychologue conseiller est lui-même musulman ? Comment peut-on « éduquer » des policiers de cette manière ? Cette immersion ahurissante risque en effet de conforter plutôt que de combattre les préjugés. Quelle bêtise et quel échec en vue !