Un Noël en famille

Notre dernier Noël en famille datait de 2011, avant que nous devenions des Snowbirds entre octobre et avril de chaque année. Notre fils Pascal s’ennuyait même si avec les téléphones intelligents et tablettes on peut facilement utiliser la vidéo conférence. Il lui fallait revivre nos Noëls physiques, en chair et en os. Alors avec sa conjointe Valérie et leurs trois adolescents et un petit plus jeune, ils ont mis le cap vers le sud pour qu’on puisse passer une semaine de Noël ensemble, au pays de Mickey Mouse à Kissimmee en Floride.

Alors, un condo pouvant accommoder huit personnes a été réservé et nous sommes allés les rejoindre. En fait, ce sont plutôt eux, qui sont venus nous rejoindre puisqu’ils sont arrivés avec une journée de retard. C’est débile, circuler sur les autoroutes américaines en période des Fêtes. Ils ont été retardés par un accident mortel entre autres, et des bouchons importants de circulation à l’entrée de la Floride.

UN WALMART ASSIÉGÉ

Arrivé au Walmart pour faire l’épicerie pour le condo, Louise et moi sommes allés pour acheter quelques victuailles en les attendant. Un dimanche soir débile également, tant il y avait du monde. C’était comme si l’immense magasin, beaucoup plus gros que les nôtres, allait fermer ses portes définitivement le lendemain, et qu’il liquidait tout. Un vrai bordel. On se pilait carrément sur les pieds. Nous étions quatrièmes à la caisse et les paniers devant nous étaient tellement surchargés, qu’on a dû patienter une heure avant de payer nos achats et quitter. Le reste du séjour, ça ressemblait à un commerce normal, du moins, revenu à un achalandage plus civilisé.

MAGIC KINGDOM : LE PAYS DE MICKEY

Le but de ce voyage était aussi de faire découvrir Disney World aux enfants et à Valérie. La journée du 24 était réservée à cette fin. Encore là, c’était la cohue, même si le temps était bruineux. On a eu environ 8 minutes de soleil durant la magnifique parade de Noël du pays de Mickey. Louise a dû s’acheter un imperméable pour se couvrir convenablement. Nous sommes arrivés sur place vers 7h30 et une longue journée de visite s’amorçait.

Pascal et nous, avions visité l’attraction plus d’une fois autour des années ’90, mais pour les autres c’était une découverte. Pour la bouffe, il faut avoir un portefeuille bien garni si on ne s’est pas préparé de lunch. Par exemple; 2 muffins avec deux cafés lattés pour la modique somme de 22 U$. À ce chapitre, c’est de l’exploitation exagérée, quant à moi. Un seul petit pogo; 8,99 U$ avant taxe. Et ça marche ! On fait la queue pour se sustenter. J’ajouterais que la période des Fêtes n’est pas la meilleure pour en profiter. En dehors des grands congés, ce sont les périodes à privilégier pour en profiter au maximum.

Chacun des manèges et attractions demandait facilement entre 90 minutes et plus de deux heures d’attente. Louise et moi ne sommes pas restés pour voir les feux d’artifices au château parce que deux des jeunes étaient fatigués ou enrhumés. Les autres en ont profité jusqu’aux petites heures du matin.

Finalement, tout le monde y a trouvé son compte et en gardera un souvenir indélébile. Ça amuse autant les grands que les enfants.

UN NOËL TRANQUILLE

C’était la grasse matinée en ce matin de Noël. Il nous fallait récupérer de la veille. Il faut dire qu’en Floride et principalement dans la région d’Orlando, la fête de Noël passe pratiquement inaperçue. Des commerces fermés certes, mais pour les décorations du temps des fêtes, le décor est assez épars. Des amis de Valérie, qui séjournaient à Clearwater durant la même période, se sont joints à nous pour profiter de la piscine du complexe. On a aussi partagé le souper au Cici’s du coin. Ce resto offre un buffet de pizzas diverses, de soupe, salade et desserts à volonté pour 8,99 $ par personne.

LA PLAGE DE CLEARWATER ET LES OUTLETS

Le lendemain, c’était à notre groupe de mettre les voiles vers Clearwater Beach, passer du temps avec les amis de la veille. Louise et moi, avec Audrey-Anne qui était mal en point avec son rhume, sommes restés au condo pour se reposer. Ils ont adoré la plage qui se trouvait à environ 75 minutes à l’ouest de notre complexe. La plage donne directement sur le Golfe du Mexique. Jasmine en à profiter pour exposer son talent en sculptant sur le sable, une magnifique tortue, avec Naomie. Peut-être de futures artistes sur le sable ? Qui sait ? Il y a toujours un début à tout.

L’ANNIVERSAIRE D’AUDREY-ANNE

Notre petite fille fêtait ses 13 ans, en ce 28 décembre et nous sommes retournés chez Cici’s pour se bourrer la fraise et souligner l’événement. Elle s’est choisie des petits cadeaux au magasin de souvenirs, mais elle a aussi décidé de m’en faire un… son rhume ! Sans méchanceté mais les câlins d’anniversaires, c’est automatique quand on est contagieux. V’la le grand père sur le carreau.

LA MÉTÉO COUCCI COUCCA

Coté mercure, rien à redire. Des températures entre 21 et 26°C, mais le temps… définitivement pas de notre bord. Enfin, de l’incertitude! Des nuages, de la pluie, de la bruine et du soleil capricieux, du moins pour la région de Kissimmee. Exception : Clearwater Beach où le soleil a laissé des couleurs. Mais bon, on a fait contre fortune bon cœur, parce qu’on n’a aucun contrôle sur Dame nature.

Dimanche matin, c’était le retour vers le Québec pour Pascal, Valérie, les enfants et la pluie diluvienne qui s’était mise de la partie. C’était jouer de malchance. En plus, un gros système de tempête hivernale allait s’abattre sur le Québec en cette fin d’année. Pas chanceux. Au moment d’écrire ces lignes, ils sont de retour à la maison malgré les conditions routières exécrables, sains et saufs, pour notre grand plaisir. On s’inquiète toujours que le retour se fasse sans problème. Nul besoin de vous dire que j’écris avec calme et sérénité.

ÉPILOGUE

Pour nous, l’expérience a été très agréable. C’était notre premier Noël avec notre fils adoré et sa petite famille, depuis des années. Les jeunes eux, mis à part les repas et sorties, on ne les a pas vu beaucoup. Avec les tablettes et jeux vidéo disponibles dans le condo, leur chambre commune devenait leur salle de jeu. Bah ! que voulez-vous ! C’est le choc des générations et eux aussi vont grandir, vieillir et passer par les mêmes étapes. Ainsi va la vie. L’important c’était d’être ensemble. On peut dire mission accomplie !

De notre côté, Louise et moi, nous retournons à North Fort Myers pour poursuivre notre vie de snowbirds jusqu’à la fonte des neiges. On se reverra au printemps, au retour de la verdure.

Trois gouttes de lumière…

UNE HISTOIRE MERVEILLEUSE

L’histoire commence alors qu’une mère punit sa fille de 5 ans pour avoir gaspillé un rouleau de papier d’emballage de valeur de couleur or.

Comme les ressources financières étaient précaires, la mère devint encore plus irritée quand elle découvrit que sa fille avait utilisé le papier d’emballage pour envelopper une boîte cadeau qu’elle avait déposé sous l’arbre de Noël.

Quoiqu’il en soit, la petite fille offrit quand même à sa mère, le matin de Noël, le présent qu’elle avait soigneusement enveloppé dans le papier de couleur or en lui disant :

– Voici maman, c’est pour toi !

La mère visiblement embarrassée par sa réaction exagérée de la journée précédente, ouvrit le cadeau pour se rendre compte que la boîte était vide.

Elle parla à sa fille d’une manière rude :

– Ne sais-tu pas, jeune fille, que lorsque nous offrons un cadeau à quelqu’un, il doit y avoir quelque chose à l’intérieur de la boîte ?

La petite fille en larmes répondit à sa mère :

– Oh, maman, la boîte n’est pas vide, je l’ai remplie de baisers jusqu’à ce qu’elle en soit pleine avant de l’emballer.

La mère, complètement renversée, tomba sur ses genoux et prit sa fille dans ses bras et lui demanda de lui pardonner pour les paroles dures qu’elle avait prononcées et la colère qu’elle avait exprimée.

Peu après, un terrible accident prit la vie de sa fille et il est dit que la mère conserva la boîte dorée sur sa table de chevet tout au long de sa vie.

À chaque fois qu’elle faisait face à un problème difficile ou qu’elle était découragée, elle ouvrait la boîte et y prenait un baiser imaginaire en se rappelant tout l’amour de l’enfant qui les avaient déposés.

La réalité de la vie fait que chacun de nous a reçu un tel cadeau, emballé dans un papier doré. Ce cadeau est rempli de baisers et de l’amour inconditionnel de notre famille et de nos amis.

Il n’existe aucune possession plus précieuse que l’amour et aussi l’amitié. Les parents et les amis sont comme des anges qui nous soutiennent lorsque nos ailes ont de la difficulté à se rappeler comment voler…

Une preuve scientifique…

C’est ce que je répète à tout vent : faire la vie de snowbird durant la rude saison de l’hiver, et principalement au Québec, demeure un bienfait pour la santé. Évidemment, c’est un plaisir surtout pour les retraités qui peuvent se le permettre, mais le confort et l’attention que vous porterez à vos vieux os, viendront prendre soin de votre santé. Par conséquent, ça prolongera définitivement votre vie.

Le tableau qui suit est assez éloquent sur le sujet et, foi de snowbirds que nous sommes, ne vous privez pas de ce privilège si vous en avez la possibilité lorsque l’heure de la retraite aura sonné. L’été à l’année, c’est la santé !

Source: Journal de Montréal, 21 décembre 2019

Salut Audrey-Anne…

Nous sommes le 28 décembre et que se passe-t-il le 28 décembre ?

C’EST TON ANNIVERSAIRE !!!

Sonnez les clairons, faites résonner tambours et trompettes, tu as 13 ans, et il faut que tout le monde le sache.

Chanceuse ! La belle fillette ne cesse de grandir et franchit une étape de plus vers la majorité et tout ce que cela implique. Une occasion de prendre de l’assurance et se fixer des objectifs de vie et plus encore, l’école secondaire c’est déjà amorcé… et déjà dans la cour des grandes !

Doublement chanceuse, ta grand-mère et moi sommes là pour festoyer cette année… enfin le plus possible malgré ce vilain rhume. Qu’à cela ne tienne, profitons-en pour partager de la bonne pizza à volonté, chez Cici’s, juste à côté et en costumes d’été, avec la famille venue du Québec pour visiter Mickey à Disney.

On sait ce que peut être l’amour des parents pour leurs enfants, mais pour les grands-parents aussi, ça ne se mesure pas tellement, c’est incommensurable. Alors que cette belle journée d’anniversaire soit joyeuse, remplie d’amour… et de chocolat peut être ?

Avec tout notre amour, nos gros câlins et nos bisous,

Grand-maman Loulou et grand-papa Normand XXX

La leçon de français (74)

DES DIFFICULTÉS ORTHOGRAPHIQUES

Règles

Dans certaines familles, des mots contiennent une consonne double et d’autres une consonne simple. On note également des modifications d’accents et même des anomalies. Il faut toujours vérifier dans un dictionnaire.

la sonnerie mais
la sonorisation

la grâce mais gracieux

ceindre, la ceinture mais un cintre

Le nom qui marque la nationalité ou qui désigne les habitants d’un lieu est un nom propre; il prend une majuscule.

Les Français et les Italiens sont des Latins.

Le nom qui désigne une langue, un produit d’origine, ainsi que l’adjectif qualificatif s’écrivent sans majuscule.

Le français et l’italien sont des langues latines.

Pour éviter les incorrections dans la conjugaison de verbes ou dans l’emploi de certaines tournures, il faut consulter les tableaux de conjugaison, les dictionnaires ou les livres de grammaire.

On ne dit pas : « Ils croyent bien faire » mais « Ils croient bien faire ».

Exercices

1- Quel mot complète cette phrase ?

Les déserts … se traversent plus facilement qu’autrefois.

A) africains – B) africaines – C) Africains – D) Africaines

2- Quel verbe complète cette phrase ?

Dans cette salle, tous les bruits … .

A) résonnent – B) raisonnent – C) résonnes – D) raisonnes

3- Complétez la phrase comme il convient.

Est-ce que vous appréciez les quiches … ?

A) lorraine – B) lorraines – C) Lorraine – D) Lorraines

4- Quelle locution de subordination complète cette phrase ?

Alisson boit un grand verre d’eau … cesse son hoquet.

A) afin que – B) parce que – C) à condition que – D) au lieu que

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Ce château a pu être … grâce à un généreux … .

A) restaurer / donataire – B) restauré / donataire

C) restauré / donateur – D) restaurer / donateur

6- Quels mots complètent cette phrase ?

Les parfums … peuvent provoquer de violents … de tête.

A) capitaux / maux – B) capiteux / mots

C) capiteux / maux – D) capitaux / mals

7- Quelle locution de coordination complète cette phrase ?

… Tahar n’a que dix ans, il est déjà ceinture marron de judo.

A) Depuis que – B) Alors que – C) Malgré que – D) Bien que

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.
Réponses : 1) A* – 2) A** – 3) B*** – 4) A – 5) C**** – 6) C***** – 7) B******
* RAPPEL : les adjectifs se référant à un pays ne prennent pas de majuscule.
** ATTENTION : ne pas confondre le verbe « raisonner », faire usage de la raison, avec « résonner », produire un son.
*** RAPPEL : les adjectifs relatifs à une région ne prennent pas de majuscule.
**** « Le donataire » est la personne qui reçoit un don; « le donateur est la personne qui fait le don.
***** « Capitaux », adjectif qui signifie » les plus importants »; « capiteux », adjectif qui signifie « qui monte à la tête ».
****** ATTENTION : l’emploi de « malgré que » à la place de « bien que » ou « alors que » est incorrect. « Bien que » appelant le subjonctif dans la subordonnée, il n’y a donc qu’une seule réponse possible.

La guerre aux taches

Les repas des fêtes ont laissé des traces sur la nappe ou le tapis ? Pas de panique ! Il y a une recette pour faire disparaître chaque type de tache.

GRAS SUR GRAS

Sauce salée, gras de volaille, crème… Le secret pour éliminer une tache de gras, c’est d’utiliser un produit gras, comme le savon de Marseille ou un savon de pays, qui contient au moins 72 % de gras. On frotte la tache avec le savon légèrement humecté, puis on laisse agir environ une heure avant de confier le linge à la laveuse. Cette opération peut attendre le départ des invités.

ALERTE ROUGE

Cette recette est magique pour supprimer les taches de betteraves et de fruits rouges. On tend le tissu taché sur un bol, puis on l’y maintient à l’aide d’un élastique comme s’il s’agissait d’un tambour. On verse directement de l’eau bouillante sur la tache, et on la regarde disparaitre en un clin d’œil ! Cette opération peut attendre le départ de la visite.

MÉLANGE ACIDE POUR THÉ OU CAFÉ

Après le départ des convives, on s’attaque aux taches de café ou de thé avec de l’eau vinaigrée ou du jus de citron, qu’on mélange en parts égales avec de l’eau bouillante (ou tiède si le tissu est fragile). Si la tache est rebelle, on la frotte à l’aide d’une brosse à dents recyclée, imbibée de glycérine ou de savon à haute teneur en glycérine.

BYE-BYE MAQUILLAGE

Le rouge à lèvres de ces dames a laissé des marques sur les serviettes de table ? En les frottant avec un peu de savon de Marseille ou quelques gouttes de savon à vaisselle avant la lessive, elles en ressortiront bien propres.

FROID ET CHAUD POUR LES BOUGIES

On ne remarque souvent les taches de cire qu’en fin de soirée, en desservant la table. On met la nappe au congélateur et on l’y laisse une ou deux heures jusqu’à ce que la cire durcisse. Pour la décoller, on gratte ensuite délicatement à l’aide d’une cuillère ou d’un couteau à bout arrondi. S’il y a des résidus de cire, on place le tissu entre deux papiers absorbants et l’on repasse au fer chaud. Le tissu peut devenir raide, mais il devrait retrouver sa souplesse après le lavage.

Les bougies de teinte vive peuvent laisser une tache de couleur. Dans ce cas-là, on emploie un mélange de peroxyde et de savon à vaisselle si la nappe est blanche ou de couleur pâle, car le peroxyde blanchit le tissu. Quelques gouttes suffisent.

LA CIRE A COULÉE SUR LE TAPIS ?

On applique des glaçons sur la tache pour la faire durcir avant de l’enlever au moyen d’un ustensile à bout arrondi.

UNE BOUGIE PEUT AUSSI LAISSER DES TRACES SUR LE MOBILIER

Le meilleur moyen d’en venir à bout est de ramollir la cire au sèche-cheveux, puis de la retirer avec du papier absorbant avant de polir le meuble.

BLANC SUR ROUGE

Si le champagne et le vin blanc ne tachent pas, ce n’est pas le cas du rouge, qui se traite sans attendre avec… du vin blanc. On en imbibe la tache, qui va pâlir, puis on applique quelques gouttes de savon à vaisselle. On peut attendre au lendemain pour faire La lessive ou nettoyer avec un produit adéquat s’il s’agit d’un dégât sur un tapis ou une chaise en tissus. Si l’on est à court de vin blanc (ce qui est fort possible pendant les fêtes !), on le remplace par du soda, de l’eau gazeuse ou de l’eau citronnée.

Contrairement aux idées reçues, il ne faut surtout pas mettre de sel sur une tache de vin rouge, car il fixe les couleurs. Quant aux jus de fruits ou aux cocktails à base de jus de fruits, on en vient à bout avec quelques gouttes de savon à vaisselle, même après le départ des invités. On fait ensuite une lessive, idéalement à l’eau froide.

Source : Louise Robitaille (Madame chasse-taches), Coup de Pouce, décembre 2019

Un joyeux Noël mémorable

À vous tous, fidèles lecteurs et lectrices, je vous souhaite un Noël inoubliable et mémorable, rempli de joie, de bonheur, de paix, d’amour et de partage.

Dans cette vie trépidante, prenez le temps de vous arrêter. Du temps de qualité auprès de vos familles, parents et amis. Une période pour célébrer.

Au moment des réjouissances, ayez une pensée profonde pour ceux et celles qui ne peuvent partager les mêmes instants parce qu’ils ont perdu un être cher, ont faim, sont abandonnés, violentés et abusés, ou qui ont perdu tout le sens profond de cette célébration.

Enfin, en cette journée magique, gardez candidement votre cœur d’enfant pour savourer pleinement ce qui compte vraiment : le moment présent !

La tournée du père Noël

Zou ! C’est parti ! Le traîneau du père Noël s’est envolé dans le ciel dès que les premières étoiles sont apparues.

Sur la terre, dans beaucoup de maisons, les gens se réunissent pour se souvenir de la naissance d’un petit enfant qui a, il y a très longtemps, dit de très belles choses.

On se retrouve ce soir pour fêter ensemble la lumière, l’amour et l’amitié. On chante et on se dit que tous les hommes sont frères.

On se prépare à partager un bon repas.

Mais le père Noël, lui, est au travail : il se reposera plus tard.

Son attelage quitte le pôle Nord. Il commence sa tournée dans les pays froids, pour l’achever en Australie, où c’est l’été. Au fur et à mesure qu’il avance, il a d’ailleurs de plus en plus chaud.

En Espagne, il enlève son capuchon. Quand il arrive en Afrique, il ouvre le premier bouton de sa veste, puis le deuxième, puis le troisième.

Arrivé en Australie, il livre son dernier cadeau (c’est une planche de surf) et gare son traîneau sur une plage.

Il est fatigué, mais heureux. Cette nuit encore, comme tous les ans, il a gâté les enfants.

Ses rennes broutent un peu d’herbe accrochée à une dune. Le soleil se lève à l’horizon. Un kangourou, curieux, observe la scène de loin.

Alors, le père Noël saute sur le sable. Il respire l’air pur et fait quelques mouvements de gymnastique pour détendre ses muscles noués.

Face à la mer, il enlève son manteau, son pull et son pantalon rouge.

Il les plie soigneusement et les range sur sa banquette arrière, à côté de la hotte maintenant vide.

Il s’assoit par terre pour retirer ses chaussettes l’une après l’autre.

Avant de partir, il a pensé à enfiles son maillot de bain sous son costume.

Et le voici qui court vers la mer. C’est son premier jour de vacances : il va s’offrir un petit bain et nager jusqu’aux bouées.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

NDLR.: Ce conte était le dernier de la série pour cette année. Merci de vos commentaires et de votre assiduité. On se donne rendez-vous en décembre 2020, pour la suite des merveilleux contes de Noël. D’ici là, gardez votre cœur d’enfant.

Et pendant que j’y pense, si vous avez composé des contes de Noël et que vous voulez que je les publie, envoyez-les-moi (nantel.normand@gmail.com) et je me ferai un immense plaisir de les publier pour vous, en décembre 2020. N’oubliez pas d’y spécifier le nom de l’auteur.

Pas facile de recevoir à manger

Repas+de+noel

Décembre c’est le mois des réceptions. Jadis, les repas traditionnels du temps des Fêtes étaient de mise. Mais, la société évoluant, en 2019, les traditions prennent le bord et il est plus difficile de satisfaire tout le monde; allergies, écologie, gaspillage, tout y passe et chacun ayant ses préférences, ça devient difficile de recevoir et surtout, de satisfaire tout le monde.

Le 9 décembre dernier, dans le Journal de Montréal, Richard Martineau, très en forme, parodiait comment ça se passe maintenant, quand vient le temps d’inviter des convives à partager un bon repas. Le texte m’a beaucoup fait sourire et je veux le partager avec vous aujourd’hui.

BON APPÉTIT ! Richard Martineau

« Allo, Martin ! Alors, vous venez toujours souper à la maison demain?

– Oui, oui, sans faute !

– Avez-vous des allergies ? Des intolérances ?

– Jocelyne est allergique aux tomates, c’est tout.

– Ah, OK… On pensait faire des pâtes, mais, bon, on fera autre chose, pas de problème…

– Merci, t’es super gentil… Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié : Ambroise est végane depuis deux mois.

– Ah oui ?

– Ouais, elle a commencé ça depuis qu’elle est au cégep. Les cours de philo, tu sais ce que c’est… Donc, aucun produit animal. Pas de lait, pas d’œufs, pas de miel, pas de bouillon à base de bœuf ou de poulet et pas d’avocat.

– Pas d’avocat ? Mais c’est un fruit, non ? Ou un légume ? J’ai jamais su…

– C’est un fruit, car ça vient d’une fleur. Mais les avocats qui sont vendus au Québec proviennent de Californie. Or, là-bas, il n’y a pas assez d’abeilles pour polliniser les fleurs d’avocats dans les vergers. Il faut donc faire venir des ruches d’abeilles par camions. C’est considéré comme du travail forcé pour les abeilles, car on les sort de leur milieu naturel…

– Tu me niaises ?

– Non, c’est vrai. Même chose pour les amandes, les kiwis et les courges butternuts.

– Pas de courges, donc ?

– Non, pas de courges, désolé… Sinon, elle va te faire un discours sur les différentes méthodes de pollinisation, et tu ne veux pas te taper ça, crois-moi, la dernière fois, ça a duré une heure…

– Oh boy, bon, OK. Ambroise sort toujours avec son guitariste ?

– Non, ils ont cassé le mois dernier. Elle est avec un étudiant en littérature. Oh, merde, il est juif, donc pas de porc ni de fruits de mer ! Et il est cœliaque, en plus…

– Cœliaque ?

– Oui, allergique au gluten.

– OK, attends une minute, je vais aller chercher un crayon pour prendre tout ça en note… (il écrit) C’est tout ?

– Oui.

– Donc, pas de viande, pas de poisson, pas de courge, pas de pain, pas d’amandes, pas de pâtes, et pas de guacamole, car il y a des avocats dans le guacamole…

– Oui, Et si tu as du café, ça serait bien s’il est équitable, parce que Samuel milite dans un groupe qui se bat contre l’exploitation des pays en voie de développement, alors…

– Bof… On lui dira qu’il est équitable, il ne verra pas la différence !

– Es-tu fou ? Il va te demander de voir le sac, il va tout vérifier, non, non, tu ne veux pas te lancer là-dedans…

– Bon, OK… On va préparer une bonne salade, tiens !

– Hmmm, on est en décembre, Jean. C’est pas vraiment des produits de saison. Et c’est pas très local !

– (Fâché) Coudonc, c’est bien compliqué, vous recevoir à manger, vous ! On va vous servir des bols d’eau, tiens ! C’est correct, des bols d’eau ?

– Oui, mais de l’eau en bouteille, pas de l’eau du robinet, car il y a du plomb dedans. Quoique… de l’eau en bouteille, c’est pas très écolo…

– Tu veux manger écolo, Martin ? Ben mange d’la marde ! »

Les derniers préparatifs

Wilfried et Xaverus font le tour de l’atelier. Celui-ci est plein de paquets emballés de papiers de toutes les couleurs, avec de jolis rubans qui font des boucles.

En prenant grand soin de ne pas se tromper, ils cochent, sur un énorme carnet, le nom des enfants qui ont passé leur commande.

Ensuite, Cosinus, Yvain et les autres prennent les cadeaux pour les déposer dans la hotte du père Noël (évidemment, c’est une hotte tout à fait magique, sinon comment pourrait-elle contenir autant de choses ?).

De son côté, le père Noël a lui aussi une journée très chargée.

Il va voir ses rennes et leur apporte un menu de champion.

Il vérifie son itinéraire pour la douzième fois sur son ordinateur.

Mais depuis ce matin, personne n’a vu Adalbert.

Chacun pense qu’il est affairé quelque part. Peut-être donne-t-il un coup de chiffon au traîneau ? Il est certainement, comme tout le monde, occupé par les derniers préparatifs.

Quand la cloche du dîner sonne, on est très surpris de le voir arriver en robe de chambre, les yeux encore pleins de sommeil. Il bâille :

« C’est déjà l’heure du petit déjeuner ? Ouh la la, j’ai bien dormi, moi ! Qu’est-ce qu’il y a au programme aujourd’hui ? »

Xaverus a très envie de lui tirer les oreilles, mais Wilfried sourit et lui répond :

« Mon cher Adalbert, notre programme à nous, c’est d’aller au lit, après une journée bien remplie. Mais toi, puisque tu es bien reposé, tu pourras passer un bon coup de balai dans l’atelier ! »

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

De connivence…

Quand on a à gérer l’argent des autres, on est peut-être un tantinet moins restrictif quant à la dépense. Mon grand-père disait; « On sait bien, c’est toujours plus facile avec l’argent des autres. »

Je me suis souvent demandé pourquoi on subventionnait des multinationales alors que leurs dirigeants sont déjà multimilliardaires ? Par exemple, Bombardier et jadis Pratt & Whitney, pour ne nommer que ceux-là.

Des millions de dollars de subventions avec des menaces de perte d’emploi et voilà que les gouvernements délient des cordons de nos bourses, nous les CONtribuables, pour tenter de satisfaire des conseils d’administration qui, bizarrement, ne font pas l’effort de diminuer leur rémunération. Ils continuent de rouler le gros carrosse et de grossir leur pactole personnel.

Y aurait-il connivence entre les protagonistes ?

Récemment, le même scénario s’est répété avec Martin Cauchon du temps qu’il dirigeait le Groupe Capitales Médias (GCM). Le 8 décembre dernier, Richard Martineau a publié un article très intéressant dans le Journal de Montréal. C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui.

COPAIN COMME CAUCHON Richard Martineau

Ainsi, Martin Cauchon se serait versé un salaire de 500 000 $ par année alors que l’entreprise qu’il dirigeait, Groupe Capitales Médias, quémandait de l’argent au gouvernement pour éponger ses dettes de 27 millions de dollars.

C’est ce qu’on appelle « rouler carrosse ».

DU FRONT TOUT LE TOUR DE LA TÊTE

« Non seulement Québec a prêté 10 millions $ à GCM, mais après le départ de Martin Cauchon, Investissement Québec a volé au secours de la compagnie avec un prêt d’urgence de cinq millions pour que les employés puissent être payés, tellement les coffres étaient à sec », écrivait notre journaliste Francis Halin vendredi.

Vous imaginez le culot que ça prend pour se payer un demi-million de dollars par année alors que l’entreprise qu’on dirige est en train de couler ?

Le front de bœuf ?

L’indécence, l’effronterie ?

L’absence totale de gêne ?

Remarquez, l’ex-ministre Cauchon n’est pas le seul homme d’affaires à s’être rempli les poches tout en demandant de l’aide financière au gouvernement.

Les dirigeants de Bombardier ont fait la même chose. En 2016, la rémunération des six hauts dirigeants de Bombardier a bondi de 48 %, malgré les milliers de mises à pied et l’aide financière de plusieurs milliards de dollars consentie par Québec et Ottawa.

Ils tendaient la main gauche pour quêter alors qu’avec la main droite, ils se donnaient de généreux bonis.

Y a rien de trop beau pour la classe dominante…

La question à se poser est celle-ci…

Ça ne tentait pas au gouvernement de demander à Monsieur Cauchon de se serrer la ceinture avant de lui donner un gros gâteau à la crème ?

UNE VIEILLE VACHE

« Avant de nous demander de l’aide, faites un effort, mettez l’épaule à la roue et prouvez-nous que vous êtes sérieux. »

Martin Cauchon (qui a acheté GCM on ne sait comment, n’ayant pas une grosse fortune personnelle) n’a jamais rien fait pour sortir ses journaux de la vase où ils s’enfonçaient.

Il n’a rien proposé de nouveau.

Il n’a pris aucun virage.

Il n’a pas changé le modèle d’affaires.

La seule chose qu’il faisait est de se donner 500 000 $ par année en salaire.

On dirait un fermier qui a une vieille vache, une vache malade, chétive et toute maigre, et qui se dit : « Elle, je vais la traire jusqu’à ce qu’elle crève, je vais lui tirer tout le lait que je peux puis je vais la balancer dans le ruisseau lorsqu’elle ne sera plus capable de tenir sur ses pattes… »

Il a « débarrassé » les Desmarais de ces journaux encombrants qui plombaient leurs résultats financiers, puis il a regardé l’entreprise couler en buvant du champagne.

Pendant que les employés, eux, perdaient 30 % de leur fonds de retraite…

PAR ICI LES MILLIARDS

Vous vous rappelez ce qui s’est passé au lendemain de la crise de 2008 ?

Barack Obama est venu à la rescousse des banques qui avaient causé cette crise.

Les neuf plus importantes institutions financières des États-Unis ont profité des 175 milliards $ d’aide qu’elles ont reçue du gouvernement pour accorder des bonis de 33 milliards $ à ses hauts dirigeants !

C’est beau, la solidarité…

Le petit épicéa

Urgent ! Laissez passer les bûcherons ! Ils ont coupé les plus beaux sapins de la forêt, Quand les arbres sont bien alignés dans l’entrepôt, les hommes rentrent chez eux.

Tout est calme à présent dans le hangar. Mais soudain, une petite voix résonne dans le noir. C’est un minuscule sapin qui se dresse sur son tronc.

« Je serai le plus joli, c’est sûr. On me garnira de boules dorées et de guirlandes, et on accrochera une belle étoile à mon sommet.

– N’importe quoi, répond une grosse voix bourrue.

C’est moi le plus beau, je mesure presque deux mètres ! »

Bientôt, chacun s’égosille. Seul un épicéa maigrichon ne dit rien.

Une larme de sève coule le long de son tronc.

« Et toi, lui dit son voisin en le poussant de la branche, tu es muet ?

– Non, répond-il en reniflant. Mais je suis un peu tordu, là, sur le côté, et mes branches ne sont pas très fournies.

– Ne t’inquiètes pas, tu n’es pas si tordu. Et toi aussi, tu seras choisi par quelqu’un qui te trouvera joli. »

Alors, le petit arbre se redresse. Il pense à la famille qui l’accueillera.

Quand tous les autres sapins sont endormis, il se concentre pour faire pousser, un peu partout sur ses branches, de très jolies pommes de pin, presque dorées.

Le lendemain matin, le chef des bûcherons vient choisir un sapin avec son fils. L’enfant se précipite sur le petit épicéa en criant :

« Oh, papa ! Regarde celui-ci ! C’est le plus joli ! Je peux le prendre pour notre maison ? »

Et tous les autres sapins, un peu vexés, font comme s’ils n’avaient rien entendu.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011