Vous avez un urgent besoin d’argent ? Cet article est pour vous.

Soudainement, vous avez besoin de liquidité et votre réputation envers les banques pose problème et votre niveau d’endettement est trop élevé ? Il faut être vigilant et attentif aux profiteurs.

ATTENTION AUX PRÊTEURS ALTERNATIFS POUR OBTENIR DE L’ARGENT COMPTANT

Malgré les changements à la loi et les poursuites, les prêteurs alternatifs abusent encore des personnes désespérées.

Le 21 septembre, l’Office de la protection du consommateur (OPC) annonçait publiquement qu’Option Crédit inc. avait plaidé coupable d’avoir prêté de l’argent en facturant des frais de courtage, ce que ne permet pas la Loi sur la protection du consommateur. Cette loi prévoit que ces frais doivent être inclus dans le taux de crédit.

Option Crédit facturait un taux de 23,20 %. Avec les frais de courtage, qui peuvent facilement dépasser les 200 $, le taux variait entre 268 % et 295 %. L’OPC considère comme abusif un taux dépassant les 35 %. Me semble qu’à ce niveau, le prêteur est un shylock.

FRAIS DE COURTAGE

Option Crédit est loin d’être seule dans son marché. L’OPC m’a fourni une liste d’une soixantaine de firmes détenant un permis : elle fait huit pages.

« Si vous googlez PRÊT RAPIDE, vous aurez des dizaines de résultats, commente Mathieu Lauzon, de l’ACEF du Nord. Les frais de courtage sont désormais interdits par la loi, mais ces entreprises utilisent toutes sortes d’expressions ou de concepts pour la contourner. »

De plus, pour recruter leurs clients, ces firmes claironnent souvent qu’elles ne font aucune enquête de crédit et qu’elles accordent le prêt en quelques minutes ou quelques heures. La plupart ne fonctionnent que sur internet. Elles déposent l’argent directement dans le compte de banque. Le client a quelques semaines ou mois pour rembourser. Le prêt typique varie de 300 $ à 1500 $.

SPIRALE D’ENDETTEMENT

Pour M. Lauzon, dont l’organisme appuie régulièrement des gens qui font affaire avec ces entreprises, ce type de prêt entraîne généralement l’emprunteur dans un trou sans fond.

Les clients de ces firmes en sont souvent à leur troisième ou leur quatrième prêt et ne peuvent plus les rembourser à cause des taux abusifs. Au départ, aucune banque ou caisse ne veut leur prêter parce qu’ils ont un mauvais dossier de crédit. Et ils ne peuvent emprunter ou refusent d’emprunter à des proches. Plusieurs remboursent leurs prêts avant de payer le loyer et la nourriture.

Très peu d’entre eux se plaignent aux autorités. Depuis un an, l’OPC a tout de même enregistré 256 plaintes, notamment pour fausse représentation, manque de permis, coûts et intérêts élevés, obligations abusives, etc.

« L’emprunteur typique est souvent une personne vulnérable ou qui vit une situation de précarité financière; il n’est pas porté à se plaindre », confirme Charles Tanguay, porte-parole de l’OPC.

CONSEILS

Avant d’utiliser les services d’un prêteur alternatif, appelez l’ACEF près de chez vous (consommateur.qc.ca). L’aide est gratuite : on peut s’en sortir.

Évitez d’emprunter à un proche : vous risquez d’affecter sérieusement votre relation. Contactez plutôt votre ACEF.

La loi précise qu’un prêteur dont le taux excède les 20 %, additionné au taux directeur de la Banque du Canada (actuellement autour de 0,25 %), doit évaluer la capacité de payer du client et le renseigner sur son ratio d’endettement. Et si le taux dépasse 35 %, le prêteur doit vous le dire : s’il ne le fait pas, passez votre tour.

Source : Stéphane Desjardins, JdeM 28 septembre 2020, P-30

Incroyable ! Les jeunes riches demandent à être taxés davantage

Depuis le temps qu’on en parle, Claire Trottier, une riche montréalaise, fait partie du groupe Ressources en Mouvement, explique son point de vue à Brigitte Bureau, journaliste d’enquête nationale à Ottawa pour Radio-Canada.

Madame Trottier est de ceux qui réclament de payer plus d’impôts sur leurs richesses. Un article plus qu’intéressant et que je veux partager avec vous.

LES RICHES DOIVENT PAYER PLUS D’IMPÔTS

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on entend une telle proposition. Mais ce qui surprend, c’est que cette fois ce sont de jeunes riches eux-mêmes qui le réclament.

« Qu’on me prive d’une part de mon héritage, il n’y a personne qui va verser une larme pour moi. Moi, je ne verserai pas de larmes pour mes pairs qui sont dans la même situation que moi », a déclaré la Montréalaise Claire Trottier en entrevue à Radio-Canada.

Elle compte parmi les quelque 200 milléniaux fortunés qui font partie du groupe Ressources en mouvement (en anglais : Resource Movement) qui compte des sections locales à Montréal et à Toronto et deux en chantier à Ottawa et à Vancouver.

Ma vie ne changera aucunement avec des impôts sur la richesse. Alors pourquoi pas ?
Claire Trottier

TAXEZ MON HÉRITAGE. TAXEZ MA FORTUNE

Claire Trottier vient d’une famille riche.

Son père, Lorne Trottier, est devenu millionnaire après avoir cofondé Matrox, une société de haute technologie. Il était classé au 38e rang des Canadiens les plus riches à la fin des années 90, quand elle était au secondaire. Je savais que j’étais très, très chanceuse, explique Claire Trottier en parlant de l’école privée qu’elle a fréquentée et des voyages qu’elle a faits.

Je n’ai jamais eu besoin de m’inquiéter. Si j’avais de la misère à payer mon loyer, par exemple, j’avais toujours un coussin de sécurité pour m’aider. Ça m’a permis de faire des choix de vie qui sont difficiles pour d’autres personnes, raconte celle qui est aujourd’hui professeure à l’Université McGill au Département de microbiologie et d’immunologie.

Des jeunes tiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits en anglais divers slogans réclamant une plus grande taxation des riches.

En février 2020, Ressources en Mouvement a lancé une campagne pour inciter le gouvernement fédéral à hausser les impôts des mieux nantis.
Photo : Twitter

Les membres de Ressources en mouvement, âgés de 18 à 40 ans, se sont donné comme mandat de réduire les inégalités entre les mieux nantis – comme eux – et le reste de la population.

Le groupe a été fondé en 2015. Mais c’est en prévision du budget fédéral de mars 2020 – annulé en raison de la pandémie – que Ressources en mouvement a préparé une campagne qui cible le système fiscal.

Ces milléniaux revendiquent la création de deux nouveaux impôts qui viseraient directement leur propre compte en banque et celui de leurs parents :

– Un impôt sur la fortune – soit l’ensemble des actifs financiers et des biens – des 10 % des Canadiens les plus riches, et

– Un impôt sur les 10 % des successions les plus élevées

La pandémie a rendu ces mesures plus nécessaires que jamais, estime le groupe.

« En tant que personnes issues de la richesse, nous savons qu’il y a une tonne de richesse dans ce pays à laquelle le gouvernement n’a pas accès en ce moment. Comme société, nous en avons besoin et nous pouvons l’utiliser de manière plus productive », soutient Daniel Hoyer, un membre de Ressources en mouvement dont le père était chef et propriétaire d’un restaurant à Toronto et la mère, comptable.

Ressources en mouvement estime qu’à lui seul l’impôt sur la fortune générerait 9 milliards de dollars par année et aiderait à financer, par exemple, des logements abordables et l’accès pour tous aux médicaments et aux soins dentaires.

À ceux qui seraient tentés de dire que les riches n’ont pas besoin d’attendre la permission du gouvernement pour signer des chèques, Claire Trottier répond que la philanthropie ne suffit pas.

Sa famille a créé, en 2000, une fondation de bienfaisance qui verse des dons tous les ans. La Fondation familiale Trottier a donné, par exemple, près de 10 millions de dollars pour des projets en environnement, en santé et en éducation en 2018, l’année la plus récente pour laquelle des chiffres sont disponibles.

« On est une famille qui fait le choix actif de donner de notre richesse à la société. Il y a plusieurs familles comme la nôtre qui ne font pas ce choix », note-t-elle.

La taxation sur la richesse, c’est une façon de s’assurer que tout le monde fait sa juste part.
Claire Trottier

Ressources en mouvement n’est pas le seul groupe à tenir un tel discours. C’est le cas également des Millionnaires pour l’humanité, un regroupement international dont Claire Trottier fait aussi partie.

POUR FAIRE PAYER DAVANTAGE LES RICHES

Ça paraît bien de dire : « On va taxer les riches ». Mais est-ce que c’est vraiment la manière la plus efficace? Patrick Leblond, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, doute qu’un impôt sur la fortune génère les sommes espérées.

« Ça veut dire qu’il va falloir embaucher des gens au gouvernement pour essayer de mesurer tout ça, pour courir un peu partout à travers la planète, parce que, bien sûr, plus les gens sont riches, plus ils vont avoir la capacité de camoufler ou de cacher leurs avoirs. »

Selon lui, d’autres mesures seraient plus facilement applicables, comme celles de traiter tous les revenus de la même façon, à commencer par les gains en capital.

Présentement, si une personne vend des actions ou des propriétés, par exemple, la moitié seulement du profit – ce qu’on appelle un gain en capital – est imposable. En revanche, le salaire d’une personne, lui, est entièrement imposable.

Selon M. Leblond, le fait de taxer moins les gains en capital que les salaires, « c’est un avantage fiscal pour les gens plus riches ».

Pour Daniel Hoyer, de Ressources en mouvement, un impôt sur la fortune, c’est justement le moyen de récupérer l’argent qui échappe au fisc, en imposant l’ensemble de la richesse des mieux nantis, qu’il s’agisse de gains en capital, de propriétés ou autres.

CHRYSTIA FREELAND DÉNONCE LES INÉGALITÉS

Si les experts ne s’entendent pas sur les mesures à adopter, plusieurs reconnaissent qu’il y a un problème. C’est le cas de la nouvelle ministre fédérale des Finances.

En 2012, juste avant de se lancer en politique, Chrystia Freeland a publié Plutocrats, un livre fouillé sur les inégalités entre les super riches et le reste de la population.

La ministre Freeland n’a pas voulu se prononcer sur la création d’impôts sur la fortune et sur les successions des plus riches. Dans un courriel en réponse à nos questions, son bureau a rappelé que le gouvernement Trudeau a augmenté l’impôt sur le revenu des Canadiens les plus riches, diminué celui de la classe moyenne et créé l’Allocation canadienne pour enfants.

Pour Claire Trottier, de Ressources en mouvement, le prochain discours du Trône, prévu pour le 23 septembre 2020, est l’occasion pour le gouvernement Trudeau d’aller beaucoup plus loin. « Je pense que c’est devenu apparent pour plus de gens pendant la pandémie à quel point les inégalités sont présentes dans notre société », affirme-t-elle.

« Puis on se rend compte aussi des gens qui font le travail essentiel. On a des listes maintenant. C’est très clair, les gens qui font le travail essentiel », souligne Mme Trottier en référence à de nombreux travailleurs qui fournissent des services de première ligne souvent pour de maigres salaires.

LES DEUX IMPÔTS PROPOSÉS PAR RESSOURCES EN MOUVEMENT

– Impôt progressif sur la fortune des 10 % des Canadiens les plus riches. Un taux de 1 % qui augmenterait par palier jusqu’à 10 % pour chaque dollar de fortune au-dessus de 20 millions de dollars. Les résidences principales ne seraient pas touchées.

– Impôt progressif sur les successions les 10 % plus élevées. Un taux maximal de 55 % pour les successions au-dessus de 7,5 millions de dollars. Selon Ressources en mouvement, cet impôt générerait plus de revenus que la méthode actuelle de taxer les successions.

Un budget… pour y voir plus clair

Un budget, ça vous intéresse ? Avec la COVID-19, et tout ce que cette pandémie nous a apporté en 2020, c’est un excellent moyen de comprendre et surtout d’étaler par catégories où va votre argent.

Que ce soit dans un cahier, avec un logiciel ou aussi simple que l’usage d’EXCEL, un programme expert en calculs de toutes sortes, une fois vos revenus et dépenses ciblées et intégrées à votre budget, vous trouverez très intéressant de voir ce que notre quotidien peut représenter sur une année. L’avantage de l’application EXCEL est que les calculs se font automatiquement lorsqu’ils sont programmés. Les habitués savent comment s’y prendre, parce que les calculs demeurent simples.

En le reproduisant d’une année à l’autre, vous êtes à même de planifier une dépense nécessaire et trouver comment y arriver en disposant des éléments de vos revenue et dépenses. C’est aussi une habitude peut être fastidieuse au départ mais une fois les éléments bien en place, c’est un jeu d’enfants d’entrer vos données au moment où elles se produisent.

Évidemment, il faut de la discipline mais avec un peu de bonne volonté, vous trouverez l’idée intéressante.

Souvent, on se surprend à se rendre compte de l’argent dépensé pour toute une année dans les différents éléments… ça crève de vérité.

Dans le guide pratique Finances personnelles 2020 de Protégez-vous, le modèle qui suit est une base pour bien débuter. Au fils du temps, vous pourrez l’adapter à votre réalité financière pour y apporter vos propres éléments pour détailler le portrait global selon vos goûts.

LES ÉLÉMENTS À INTÉGRER DANS VOTRE BUDGET

Revenus

Salaires(s) net(s)

Placements (intérêts et ou dividendes)

Pension alimentaire

Prestations et/ou allocations

Autres (rentes, loyer, etc.)

Dépenses fixes

Loyer ou remboursement de l’hypothèque

Électricité et chauffage

Télévision, cellulaire et Internet

Taxes municipales et scolaires

Assurances

Emprunts (carte de crédit, prêt personnel, etc.)

Automobile (immatriculation et/ou permis)

Garderie

Frais de comptes bancaires

Pensions versées

Autres

Dépenses variables

Alimentation (épicerie, dépanneur, repas à l’école et au travail, restaurants, etc.)

Auto (essence, entretien, réparations, etc.)

Transport en commun, déplacements en taxi et/ou vélo

Loisirs, éducation et/ou culture

Vacances

Vêtements et accessoires

Maison (réparations, achat de mobilier, équipement, etc.)

Soins de santé (médicaments, pharmacie, dentiste, etc.)

Soins personnels (coiffure, esthétique, etc.)

Tabac et/ou alcool

Animal domestique

Autre (informatique, cadeaux, dons, argent de poche, etc.)

Un conseil : essayer l’exercice ne serait-ce qu’un seul mois. Vous en trouverez peut-être l’usage stimulant et intéressant. Qui sait ?

Enrayer l’endettement

NOUVEAU DÉPART

En nous forçant à réfléchir à notre façon de consommer et de dépenser, la crise est l’occasion de remettre nos finances personnelles sur les rails.

Pour bon nombre d’entre nous, la période de turbulences actuelle constitue un réveil brutal qui nous pousse à faire un examen approfondi de nos finances personnelles et de notre rapport à la consommation. Plus particulièrement, elle nous a incités à distinguer ce qui correspond à un désir (se procurer le dernier modèle de cellulaire) ou à un besoin essentiel (se nourrir et se loger).

Afin de sortir de cette crise sans trop y perdre des plumes, plusieurs ont réalisé qu’il fallait donner un sérieux coup de barre à leur gestion financière et se reprendre en main. Oui, mais par où commencer ? Voici un plan en quatre étapes.

DIAGNOSTIC, REMÈDES ET TRAITEMENT

De la même façon que vous prenez votre température pour vérifier si vous êtes malade, évaluer régulièrement votre ratio d’endettement est une saine habitude à adopter pour savoir comment se portent vos finances. Plusieurs sites internet permettent de faire rapidement le point sur la question, notamment celui de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.
https://itools-ioutils.fcac-acfc.gc.ca/yft-vof/fra/credit-1-7.aspx

Pierre Fortin, syndic autorisé en insolvabilité et président de Jean Fortin et Associés, précise que ce ratio devrait être inférieur à 40 %. Au-delà de ça, vous jouez avec le feu, et de graves difficultés vous guettent ! C’est d’ailleurs la limite généralement adoptée par les institutions financières pour qu’elles acceptent de vous accorder un prêt ou une marge de crédit.

Deuxième mesure incontournable : faire votre budget. Véritable outil de diagnostic, celui-ci vous aidera non seulement à savoir à combien s’élèvent vos dépenses essentielles chaque mois, mais aussi (et surtout) où part le reste de votre argent.

Troisième étape : donner un grand coup de balai. La bonne nouvelle dans tout ça ? Il est beaucoup moins agréable de magasiner – et donc de dépenser – lorsque vous devez faire la file devant chaque boutique. Qui plus est, les institutions prêteuses sont désormais beaucoup plus réticentes à accorder du crédit aux consommateurs.

Une fois vos finances assainies, vous pouvez passer à la quatrième et dernière étape, c’est-à-dire commencer à vous bâtir une base solide. Pierre Fortin donne plusieurs exemples de bonnes façons d’utiliser les surplus que vous aurez dégagés, notamment en vous débarrassant de vos dettes les plus coûteuses – en particulier les soldes des cartes de crédit et des cartes de magasin à hauts taux d’intérêts – ou en vous constituant un fonds d’urgence. Le syndic autorisé en insolvabilité note d’ailleurs que bien des personnes ne se seraient pas retrouvées en situation aussi précaire si elles avaient pu compter sur une telle réserve.

Quoi qu’il en soit, si ce plan ne vous permet pas de vous sortir la tête de l’eau parce que votre niveau de revenus tarde à se rétablir ou que vous vous êtes trop endetté durant la crise, il vous faudra peut-être envisager des solutions plus radicales. Pierre Fortin estime que les prêts de consolidation de dettes pourraient être plus difficiles à obtenir dans les prochains mois, étant donné que les banques risquent de se montrer frileuses et de refuser d’endosser des dettes qui ne leur appartiennent pas. En revanche, les créanciers devront se montrer flexibles s’ils ne veulent pas faire face à une avalanche de faillites. Par conséquent, la proposition de consommateur, la dernière solution avant la faillite, pourrait représenter votre meilleure option.

Source : Emmanuelle Gril, Protégez-Vous, Septembre 2020, P-48

Prendre aux riches pour donner aux pauvres

Quelle bonne idée ! Jouer les Robin des Bois ! Prendre aux ultras riches, utilisant tous les échappatoires fiscales possibles pour sauver de millions de dollars, pour donner aux pauvres. Avec un déficit de près de 400 milliards de dollars, il est temps de songer au remboursement de cette dette monstrueuse.

Bien sûr, les pauvres qui ont profité de la PCU et autres cadeaux de l’ami Justin, n’auraient pas à faire l’effort de rembourser leur part. Ça fait assez longtemps qu’on dénonce les paradis fiscaux, c’est le temps d’enlever plusieurs privilèges à ces grosses fortunes et ces bien nantis.

Michel Girard, chroniqueur financier, a récemment suggéré 13 mesures qui pourraient rapporter annuellement 48 milliards $ au fédéral pour rembourser rapidement cette dette. En y regardant de plus près, ce n’est pas bête du tout. Malheureusement, pour Justin le dépensier et Chrystia sa partenaire politique, ça risque de demeurer un vœu pieux.

Voici ces suggestions :

1- Augmenter de 15 à 21 % le taux d’imposition du revenu des sociétés (exception faite des petites sociétés) : 13,7 milliards $ (chaque 1 % de hausse rapporterait 2,3 milliards $).

2- Hausser de 50 à 100 % la portion des gains en capital à inclure dans le revenu imposable des sociétés (sauf les petites entreprises) et des particuliers dont la valeur nette dépasse 3 millions $ : 13 milliards $.

3- Mettre un terme à l’évasion fiscale extraterritoriale des sociétés utilisant les paradis fiscaux : 6.3 milliards $.

4- Instaurer un nouvel impôt fédéral de 1 % sur la portion du patrimoine net d’une famille (ménage) qui dépasse les 20 millions $ : 5,9 milliards $.

5- Abolir la déduction reliée aux paiements versés aux sociétés étrangères affiliées sans raison d’être économique : 2,25 milliards $.

6- Plafonner à 20 % du BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement) le montant des intérêts déductibles chez les sociétés déduisant plus de 150 000 $ d’intérêts nets : 2,9 milliards $.

7- Éliminer la déduction fiscale pour frais d’aménagement au Canada accordée aux sociétés pétrolières, gazières et charbonnières : 1,7 milliards $.

8- Obliger les entreprises de commerce électronique à percevoir et verser la TPS/TVQ sur toutes leurs transactions au Canada : 805 millions $.

9- Imposer une redevance de 3 % sur le chiffre d’affaires au Canada des multinationales d’internet et de la haute technologie : 600 millions $.

10- Instaurer une taxe de vente de 10 ou 12 % sur les articles de luxe (automobiles, bateaux et aéronefs privés) dont la valeur est de 100 000 $ ou plus : 597 à 682 millions $.

11- L’abolition des déductions fiscales pour frais de repas et de divertissement des entreprises, exception faite des petites entreprises, travailleurs autonomes, propriétaire unique : 481 millions $.

12- L’élimination de la déduction de 50 % dont bénéficient les employés sur les gains réalisés avec leurs options d’achat d’actions : 140 millions $.

13- L’instauration d’une taxe annuelle de 1 % de la valeur foncière des biens immobiliers appartenant à des entités étrangères non-résidentes dans le but de contrer la spéculation immobilière : 229 millions $.

Qu’en pensez-vous ? Le Robin des bois des temps modernes serait de retour !

Des incompétents !

Assez frustrant de voir la Caisse de dépôt et placement dilapider carrément notre bas de laine, afin d’enrichir une seule personne, Guy Laliberté, suite à la débandade du Cirque du Soleil. Les dirigeants de la Caisse sont sensés être des experts. Foutaise… et trop payés ! je suis certain qu’ils n’appliquent pas la même stratégie financière avec leur propre magot. Au final, c’est toujours le CONtribuable qui paie le gros prix pour les incompétences sans conséquences. Vous et moi !

Je vous invite à prendre connaissance de l’excellent article de Michel Girard, publié hier dans la section ARGENT du Journal de Montréal d’hier. Vous pourrez en tirer vos propres conclusions.

LE SEUL GAGNANT À VIE… GUY LALIBERTÉ !

Ce qu’il est chanceux ce Guy Laliberté ! En avril 2015, il a empoché une fortune de 1,5 milliard $ US en cédant 90 % du Cirque du Soleil au consortium formé du fonds américain TPG, du Fonds chinois Fosun et de la Caisse de dépôt et placement.

Et moins de cinq ans plus tard, soit en février dernier, le fondateur du Cirque réussit à vendre à gros prix son bloc restant de 10 % du Cirque à la Caisse, et ce, juste avant la déconfiture financière de l’entreprise à la suite de l’annulation de tous ses spectacles à cause de la pandémie de coronavirus.

De son côté, la Caisse, elle, a fait vraiment picpic !

Imaginez-vous qu’elle a acquis le 14 février dernier le bloc de 10 % de Guy Laliberté à un prix plus élevé que le montant versé en 2015 pour acquérir sa participation initiale de 10 % dans le Cirque du Soleil.

Témoignant de la Commission des finances, le PDG de la Caisse, Charles Émond, a révélé que la Caisse avait finalement versé en février au fondateur du Cirque la rondelette somme de 75 millions $ US (100 millions de dollars canadiens) pour acquérir sa participation de 10 %.

Lorsque la Caisse est entrée dans le capital-actions du Cirque en avril 2015, elle avait déboursé comptant la somme de 71 millions $ US (82 millions $ CA à l’époque) pour mettre la main sur son premier bloc de 10 % du Cirque, à côté de ses partenaires TPG (avec 55 % de l’actionnariat) et Fosun, avec 25 %.

PAS DE REMORDS…

Bien qu’il ait radié totalement les 228 millions $ d’actifs que la Caisse détenait dans le Cirque, Charles Émond estime que la Caisse avait tout de même fait un bon investissement lorsqu’elle a acquis en février le bloc de 10 % de Guy Laliberté.

À la lumière des informations disponibles en février, la transaction a été faite selon lui à un prix raisonnable compte tenu… de la profitabilité du Cirque. Pour lui, payer 100 millions de dollars pour les 10 % de Guy Laliberté était justifié par le fait que le Cirque affichait à ses yeux un bon flux monétaire.

Lors de son témoignage hier devant la Commission des finances, Charles Émond a tenté de convaincre les députés de l’opposition (André Fortin du PLQ, Vincent Marissal de Québec Solidaire et Martin Ouellet du PQ) que cette transaction d’achat de la participation de Guy Laliberté allait permettre à la Caisse de consolider sa position dans l’actionnariat du Cirque, tout en lui procurant plus de pouvoir afin de protéger le Cirque en cas de vente de la part de ses partenaires.

Eh oui ! Émond a affirmé qu’il n’y avait pas seulement Guy Laliberté qui cherchait à liquider sa participation dans le Cirque, l’un et l’autre des partenaires en parlaient également, semble-t-il.

OÙ ÉTAIT L’URGENCE ?

Pour justifier la transaction d’achat bloc de 10 % de Guy Laliberté dans le Cirque du Soleil, Charles Émond a affirmé qu’il était impossible à l’époque (en février) de prévoir la pandémie de coronavirus et ses conséquences dramatiques sur le Cirque du Soleil.

Que le Cirque du Soleil ait décidé d’annuler les représentations de son spectacle en Chine des le 23 janvier (soit trois semaines avant la transaction d’achat de la participation de Laliberté) n’était pas à ses yeux un facteur important.

Pourtant, le Cirque du Soleil parlait lui-même d’épidémie de coronavirus.

À preuve, le titre de son communiqué du 23 janvier 2020 : « Le Cirque du Soleil annule les performances de Cirque du Soleil – Un monde fantastique à Hangzhou en Chine, en raison de l’épidémie du coronavirus ».

« À l’heure actuelle, nous avons tous la responsabilité d’intensifier nos efforts de prévention. La santé et la sécurité des gens est au premier rang de nos priorités », affirmait Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Groupe Cirque du Soleil.

Entre le 1er décembre 2019 et la veille de la transaction d’achats des parts de Laliberté du 14 février 2020, le coronavirus se répandait de plus en plus à la grandeur de la planète.

Qu’à cela ne tienne, la Caisse n’y voyait pas de raison suffisante pour reporter à plus tard la transaction, question de se donner un laps de temps additionnel pour voir à quelle vitesse l’épidémie de coronavirus allait se propager et quelles en seraient les conséquences.

Elle était où l’urgence pour la Caisse de mettre la main sur la participation restante de Guy Laliberté dans le Cirque alors que le PDG du Cirque parlait déjà d’épidémie ?

Il n’y en avait manifestement pas !

Et si on mettait la hache dans les paradis fiscaux ?

L’astronomique déficit fédéral que la pandémie a provoqué devra être payé par qui ? Je vous le donne en mille; les CONtribuables. Et pendant des dizaines d’années voire plus d’un demi-siècle. Pendant ce temps, nos premiers ministres ferment les yeux sur les paradis fiscaux qui permettraient de rembourser cette dette plus rapidement et par des entreprises multimilliardaires qui en profitent justement pour payer un minimum d’impôts.

N’étant pas un féru de fiscalité, je laisse le soin aux spécialistes de vulgariser cette échappatoire légale mais combien outrageuse pour nous, CONtribuables.

Mon spécialiste c’est Michel Girard qui signe une chronique intéressante dans la section ARGENT du Journal de Montréal. Sa dernière portait justement sur les paradis fiscaux Pourquoi ne pas y jeter un coup d’œil de néophyte ?

ÇA VA FAIRE, LES PARADIS FISCAUX !

Tant que la Caisse de dépôt et placement du Québec et les autres gros fonds souverains des gouvernements ne sortiront pas des paradis fiscaux, les entreprises continueront d’utiliser au maximum les paradis fiscaux en vue de payer le moins possible d’impôts.

Et je commencerai à prendre au sérieux l’objectif de nos gouvernements de contrer l’évasion fiscale seulement à compter du jour où les Justin Trudeau et François Legault de ce monde cesseront de fermer les yeux sur l’utilisation des paradis fiscaux par leurs propres fonds souverains.

Je vous rappelle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus gros fonds souverain au Canada, détient à elle seule une trentaine de milliards de dollars d’actifs dans les paradis fiscaux. En plus d’y détenir elle-même plusieurs filiales.

ALORS…

Conséquence du laisser-aller de nos gouvernements face à leurs fonds souverains ? Les entreprises canadiennes détiennent des actifs records de 381 milliards de dollars dans la douzaine de paradis fiscaux répertoriés par le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable ».

Et selon le directeur du Bureau parlementaire du budget, l’évasion fiscale des entreprises par l’entremise des paradis fiscaux fait annuellement perdre 10 à 25 milliards de dollars de recettes fiscales au gouvernement fédéral ainsi qu’aux gouvernements provinciaux.

LE PROBLÈME

La plus grande partie de l’évasion fiscale effectuée par le biais des paradis fiscaux se fait de façon parfaitement légale.

Avec l’aide des fiscalistes, des entreprises et des riches familles réussissent à économiser des milliards d’impôts tout en « respectant » les règles fiscales en vigueur.

La vraie question ? Est-ce que les règles fiscales sont adéquates par rapport à l’objectif maintes fois martelé par nos gouvernements, leurs premiers ministres et ministres des Finances de contrer l’évasion fiscale ?

Si nos gouvernements sont victimes d’évasion fiscale, c’est parce que la fiscalité en vigueur est une passoire. Du moins face aux actifs détenus dans les paradis fiscaux.

LES SOLUTIONS

Si les entreprises étaient obligées de déclarer annuellement les actifs, revenus, dépenses et bénéfices réalisés par chacune de leurs filiales implantées dans les paradis fiscaux, cela permettrait aux gouvernements d’évaluer avec plus de justesse les impôts esquivés par l’entremise desdits paradis à la fiscalité légère.

Eh oui ! Nos gouvernements devraient forcer les entreprises à dévoiler les états financiers des filiales installées dans les paradis fiscaux.

Cela permettrait notamment aux entreprises cotées en Bourse de faire preuve d’une plus grande transparence et de remplir leur devoir civique.

Selon le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable », le Canada a des règles de transparence des entreprises qui sont faibles.

« Cela a fait de nous une destination pour les sociétés-écrans, le blanchiment d’argent et d’autres activités criminelles des entreprises. Nous avons également un piètre bilan en matière d’échange d’informations fiscales sur les sociétés avec d’autres pays. »

La proposition du groupe : établir un registre public national des propriétaires réels et effectifs des entreprises et exiger que les sociétés multinationales publient des comptes financiers et fiscaux récapitulatifs pays par pays.

Si tel était le cas, je parie que le recours aux paradis fiscaux serait moins prisé par les gros actionnaires et administrateurs des entreprises dont le nom se retrouve dans ce registre.

NDLR : Quel gouvernement a assez de couilles pour procéder de la sorte ?

Je reçois de l’impôt payé en trop !

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi vous receviez un remboursement, quelquefois substantiel, au moment de produire vos déclarations d’impôts ? Vous pensiez que c’était un cadeau des gouvernements ? Une de mes belles-sœurs pensait comme ça à l’époque…

Il n’en n’est rien !

Mis à part vos déductions spécifiques à votre situation sociale, maritale, familiale ou autre, la réponse est dans le calcul que votre employeur applique au moment de retenir vos déductions sur chacune des périodes de paie. Le montant peut facilement fluctuer et il est intéressant de comprendre pourquoi.

Dans la section « Dans vos poches » du Journal de Montréal, Daniel Germain expliquait récemment ce calcul mathématique pour mieux comprendre cette gymnastique pécuniaire. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

CONNAISSEZ-VOUS BIEN TOUS LES PRÉLÈVEMENTS SUR VOTRE PAIE ?

Quand on constate ce qui est coupé sur notre paie, il y a de quoi se plaindre contre l’impôt, mais une bonne partie de l’amputation n’a rien à voir avec le fisc.

Comment les prélèvements à la source sont-ils calculés ? Que doit-on comprendre de son talon de paie ?

L’IMPÔT

Il faut savoir que chaque paie est traitée comme si le même montant vous était versé à fréquence régulière, toute l’année. Par exemple, si votre salaire brut pour deux semaines s’élève à 2000 $, l’impôt est calculé comme si vous gagniez 52 000 $ par année (26 périodes de paie X 2000 $).

Si dans un intervalle de deux semaines votre paie est plus élevée en raison des heures supplémentaires, par exemple 2200 $ au lieu de 2000 $, l’impôt sera calculé comme s’il s’agissait d’un salaire annuel de 57 200 $ (26 X 2200 $).

Prenons un exemple plus éloquent :

Si par chance vous avez une prime de 2000 $ qui s’ajoute sur la paie normale de 2000 $ sur deux semaines, l’impôt sera prélevé comme si vous gagniez 104 000 $ par année (26 X 4000 $).

Le taux moyen d’imposition peut donc varier de paie en paie. À 50 000 $ de revenus, il s’élève à 20,2 %. À 70 000 $ de revenus, il monte à 25,1 %. Il grimpe à près de 29 % lorsque le salaire atteint 100 000 $ (taux de 2020).

Tout est recalculé lors de la déclaration de revenus, et si l’impôt a été perçu en trop, il sera remboursé.

LES COTISATION SOCIALES

Certains programmes sociaux sont financés non pas par l’impôt, mais par des cotisations partagées entre les employeurs et leurs employés.

C’est le cas du Régime de rentes du Québec (RRQ), du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) et de l’assurance-emploi (AE).

Le RRQ représente une ponction de 5,70 % sur votre paie, peu importe le montant de celle-ci. En revanche, vos contributions sont plafonnées chaque année (3146,40 $ en 2020). Plus votre salaire est élevé, plus vite vous aurez atteint le plafond. C’est pourquoi ceux dont les revenus sont supérieurs n’ont plus à cotiser au RRQ à un certain moment en cours d’année.

Le même principe s’applique à l’assurance-emploi et au Régime québécois d’assurance parentale.

Dans le cas de l’AE, le taux de cotisation s’élève à 1,20 % en 2020 et la prime annuelle est plafonnée à 650,40 $.

Pour ce qui est du RQAP, la part payée par l’employé est de moins de 50 cents par tranche de 100 $ de revenus (0,494 %) $. La prime annuelle maximale s’élève à 387,79 $ en 2020.

LES AVANTAGES SOCIAUX

D’autres ponctions s’ajoutent si vous profitez d’assurances collectives et que vous participez à un régime de retraite de votre employeur.

L’ampleur de ce qu’il en coûte dépend des couvertures offertes, de la qualité du fonds de pension et de la part assumée par le patron.

En fin de compte, si vous ne voyez que la moitié de votre paie, ce n’est peut-être pas une hallucination. Ça ne veut pas dire pour autant qu’elle part en fumée.

Vous êtes constipés ? Voici un bon remède

Un remède qui ne s’ingurgite pas mais se lit. Jugez-en par vous-même. Vous avez sûrement entendu parler du congédiement faramineux d’Alain Bellemare, de Bombardier.

Je vous propose le portrait que Michel Girard en a fait, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal du 19 mai dernier. Ce sont des situations du genre qui mettent le feu au c… du travailleur journalier qui, malgré un travail exemplaire et de qualité, peine a obtenir une augmentation salariale d’à peine 2 maigres pourcents.

Comment peut-on enrichir un administrateur de la sorte, avec les résultats qu’il a livré. Voici son pénible labeur qui l’a torturé 5 ans.

L’HOMME DE 86 MILLIONS DE DOLLARS CHEZ BOMBARDIER

Alors que Bombardier a dramatiquement périclité sous son règne, son ex-PDG, Alain Bellemare, a eu le temps de s’enrichir royalement.

En l’espace d’à peine cinq ans, soit du 13 février 2015 au 11 mars dernier, la multinationale de la famille Beaudoin-Bombardier lui a permis d’empocher 86 millions de dollars.

Cela comprend : 58,6 millions $ en rémunération; quelque 10,6 millions $ en gains sur options ; et 17 millions $ en indemnité de départ.

Alain Bellemare a ainsi encaissé un revenu annuel moyen de 17,2 millions de dollars… pour finalement aboutir au démantèlement de Bombardier, qui ne sera plus que l’ombre d’elle-même une fois que la transaction de vente de Bombardier Transport à la multinationale française Alstom sera conclue.

La question à 17 millions $ : qui est responsable d’avoir versé une telle faramineuse somme d’argent à Bellemare ? C’est le conseil d’administration de Bombardier laquelle société est contrôlée par la famille Beaudoin-Bombardier. Bellemare, lui, n’a fait qu’encaisser ce qu’il avait négocié dans son alléchant contrat.

Pour vous montrer à quel point le conseil d’administration de Bombardier déborde de « générosité » envers Bellemare, ce dernier s’est fait octroyer un paiement « spécial » de 4,9 millions $ pour la transaction de vente de Bombardier Transport à Alstom.

Ça n’a aucun bon sens de verser à Alain Bellemare un tel cadeau alors qu’il était déjà grassement payé pour effectuer sa job de PDG. Quelle gouvernance !

DÉCONFITURE BOURSIÈRE

Il est par ailleurs incroyablement frustrant pour les actionnaires de constater qu’on a versé 17 millions de dollars par année à ce PDG de Bombardier qui a vu sous son règne l’action chuter de 67 %.

Lorsqu’Alain Bellemare est entré en fonction, le 13 février 2015, le titre valait 2,63 $. Lors de sa mise à pied, le 11 mars dernier, l’action ne valait plus que 88 cents.

Et depuis, en raison de la COVID-19 sur les affaires de la compagnie, l’action a continué de péricliter, se négociant autour des 41 cents.

Ce n’est pas de la faute du nouveau PDG de Bombardier, Éric Martel. Ce qui n’aide pas la « cause » de Bombardier en cette période de pandémie, c’est de se retrouver aujourd’hui avec seulement une division d’avions d’affaires.

Cette division risque d’en arracher beaucoup plus que la division Transport, qui a été récemment cédée à Alstom en vertu d’une entente devant être conclue au cours des prochains mois.

« FAITS D’ARMES »

Sous sa férule, le volume d’affaires a baissé de 4,3 milliards $ US, pour atteindre 15,8 milliards U$ en 2019, à comparer à 20,1 milliards U$ en 2014. En cinq ans, Bellemare a enregistré quatre années déficitaires.

Ses « grands » faits d’armes ?

Il a convaincu le gouvernement de Philippe Couillard d’investir 1,3 milliards $ dans la C Series, pour ensuite donner gracieusement à Airbus le contrôle du super avion que Bombardier avait développé à un coût de 7 milliards $.

Il a « sauvé » Bombardier du précipice financier en convainquant la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 2015, d’injecter 2 milliards $ dans Bombardier Transport. De plus, il a réussi à faire investir de la part de la Caisse un autre montant de 540 millions $ dans Bombardier Transport.

Et le clou de son règne : se faire accorder par Bombardier un « paiement spécial » de 4,9 millions $ pour vendre Bombardier Transport à Alstom. Quel PDG rusé !

LES 86 MILLIOND DE BELLEMARE

Rémunération de 58,4 millions $

2015 : 8,2 millions $

2016 : 12,6 millions $

2017 : 13,8 millions $

2018 : 13,7 millions $

2019 : 10,1 millions $

Liquidation d’options en 2018

10,6 millions $

Arrangement de départ en 2020 : 17 millions $

Indemnité de départ : 9,6 millions $

Paiement spécial (vente Bombardier Transport : 4,8 millions $

Prime pour objectifs de performance atteints : 2,6 millions $

La société de consommation responsable ?

Voici les résultats d’une récente étude sur la situation précaire du tiers des ménages canadiens que publiait récemment l’agence QMI. Notre grosse société de consommation, avec son crédit facile, est certes, en majeure partie responsable de ces chiffres révélateurs.

UN TIERS DES MÉNAGES DANS UNE SITUATION FINANCIÈRE PRÉCAIRE

AGENCE QMI | Les ménages canadiens aux prises avec une situation financière précaire sont nombreux et ce phénomène touche aussi ceux gagnant des revenus importants, selon une recherche du laboratoire d’analyse de données financières de l’Université Western-Laurier en Ontario.

« Un tiers des répondants sont dans une mauvaise situation financière, ce qui nous fait conclure que le stress financier est un problème endémique chez les travailleurs canadiens depuis de nombreuses années », ont conclu les chercheurs après avoir analysé 35 000 réponses d’un sondage annuel réalisé depuis 11 ans par l’Association canadienne de la paie, qui a participé à cette étude.

Un faible revenu familial augmente le risque d’être dans une situation financière précaire, car la moitié des foyers gagnant moins de 50 000 $ ont de la difficulté à épargner et faire face à un imprévu monétaire. Ils dépensent aussi tout leur salaire et ont un taux d’endettement élevé. Environ un ménage sur cinq engrangeant 150 000 $ ou plus connaît les mêmes difficultés.

LES JEUNES PLUS TOUCHÉS

L’âge est un facteur négligeable, selon cette étude.

« Les plus jeunes semblent légèrement plus susceptibles d’être stressés financièrement, mais la moitié des personnes appartenant à ce groupe ont plus de 50 ans », affirment les auteurs de l’Université Western-Laurier.

Cette recherche précise que la précarité financière n’est pas du tout liée au lieu de résidence au pays ni au sexe du répondant.

À l’opposé, un tiers des ménages se trouve dans une bonne situation financière, caractérisée par de « saines habitudes d’épargne », une faible dette et une capacité à faire face à des dépenses inattendues. Seulement un ménage sur cinq gagnant 50 000 $ ou moins est classifié comme étant à l’aise financièrement, contre la moitié de ceux gagnant 150 000 $ ou plus.

L’autre tiers des répondants se retrouve dans une situation financière moyenne, entre les deux pôles.

RONA : Triste fin et surtout de nombreuses tromperies !

Vous vous souvenez 2016 ? Lowe’s achetait RONA ! Devait s’en suivre une postérité incroyable que les bonzes québécois criaient à tue-tête.

On voit le résultat; nos décideurs incompétents se sont mis un doigt dans l’œil et l’autre où je pense. Et qui va payer les pots cassés, certainement pas eux, au pays de la non-responsabilité.

Pour dévoiler le résumé de ces immenses tromperies, je vous propose l’excellent article de Michel Girard, publié dans les pages ARGENT, hier, du Journal de Montréal. Un bijou de constat !

RONA EST EN PLEINE… DÉCONSTRUCTION Michel Girard

Des mises à pied par-ci, des fermetures de magasins par-là, des grands boss limogés, des fournisseurs inquiets, des postes transférés à l’étranger, des compressions budgétaires à gauche et à droite, une dévaluation du tiers de la valeur de la compagnie, un siège social de plus en plus transformé en banale succursale…

Pis encore, les engagements de Lowe’s envers le maintien du cœur des activités de RONA au Québec n’auraient qu’une durés de cinq ans, rapportait cette semaine mon collègue Philippe Orfali.

Comment peut-on croire qu’en une si courte période ces engagements allaient s’avérer bénéfiques à long terme pour les employés de RONA, les marchands-propriétaires RONA, les fournisseurs ?

La prochaine fois qu’un fleuron québécois fera l’objet d’une offre publique d’achat (OPA) de la part d’une société étrangère, j’espère qu’on se rappellera l’acquisition de RONA par la multinationale américaine Loew’s et de ses dramatiques conséquences sur l’entreprise.

J’espère qu’on se rappellera collectivement que les engagements de Lowe’s envers le Québec ressemblent de plus en plus à de la frime.

Et surtout, surtout, j’espère qu’on se rappellera à quel point il faut se méfier des leaders qui appuient la vente d’un fleuron québécois à une société étrangère.

POUR MÉMOIRE

Voici quelques-unes des « grandes » déclarations prononcées à la suite de la vente de RONA à la multinationale Lowe’s en 2016.

Robert Crevier, président du conseil de RONA lors de la vente : « L’équipe de Lowe’s nous a présenté un excellent plan. »

Robert Sawyer, PDG de RONA à l’époque : « RONA sera entre bonnes mains avec Lowe’s et aura de nouvelles opportunités et ressources pour faire croître ses marques et grandir à partir de ses acquis, »

Philippe Couillard, ex-premier ministre : « Le Québec doit favoriser une économie ouverte aux marchés étrangers. »

– Selon Dominique Anglade, ex-ministre de l’Économie, la transaction serait bénéfique pour le Québec.

Françoise Bertrand, ex-présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec : « Nous avons des entreprises d’ici au Québec qui gagne du terrain dans d’autres juridictions. Il faut accepter l’inverse. »

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat : « C’est la réalité du marché international des capitaux. »

Éric Tétrault, ex-président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) : « Je n’ai pas de raison d’être inquiet à l’heure actuelle. Les jobs restent au Québec, les magasins restent ouverts. »

ET SURTOUT…

N’oublions jamais le rôle clé que la Caisse a joué dans la vente de RONA à Lowe’s.

C’est le PDG Michael Sabia qui a donné l’aval à la transaction en s’engageant auprès de Lowe’s à déposer le bloc d’actions de RONA que la Caisse détenait. Son motif : « Le secteur (quincaillerie) est en pleine consolidation dans toute l’Amérique du Nord. RONA n’était pas très bien positionnée. La meilleure façon de protéger notre capital était de déposer nos actions. »

Le mot de la fin au président du Conseil du trésor, Christian Dubé, qui était vice-président Québec de la Caisse à l’époque de la transaction.

« En cédant ses actions de RONA à Lowe’s, la Caisse a réussi, a-t-il déclaré, à garder l’équilibre entre le développement économique du Québec et le rendement pour ses déposants. »

À quand un mea culpa de tout ce beau monde ?

Vous devenez soudainement millionnaire à la loterie…

Toute votre vie, vous n’avez manqué de rien. Une vie paisible, qui vous comblait parfaitement. Le nécessaire avec quelques petites gâteries et la vie continue, toute belle.

Bah, vous aimez bien tenter la chance en prenant quelques billets de loterie, histoire de rêver… Et voilà qu’un beau matin, en vérifiant instinctivement le résultat des tirages de la veille, vous constatez que vous avez en main le billet contenant tous les numéros de la combinaison gagnante du Loto Max. Soudainement, vous devenez multimillionnaire; 66 000 000$ pour être plus exact. Un scénario que tout le monde se souhaite.

Mais voilà ! Votre imagination devient fertile, au point où vous ne savez plus où donner de la tête. Quoi faire avec tout ce magot descendu du ciel ? L’avez-vous imaginé un seul instant ?

Fabien Major, planificateur financier et conseiller chez Major Gestion Privée Inc. succursale de Gestion de patrimoine Assante Ltée. à Outremont, l’a évoqué dans un article du Journal de Montréal du 26 juillet dernier. Il y va de judicieux conseils pour disposer d’un tel trésor, afin d’y voir plus clair et connaitre les suites de ce cadeau inespéré. C’est ce texte que je vous propose aujourd’hui.

QUE FAIRE SI VOUS GAGNEZ LE GROS LOT Fabien Major

Le tirage du Lotto Max de ce soir offrira une cagnotte de 66 millions $. 66 millions $, ça frappe l’imaginaire !

Placé à 4% d’intérêt pendant 30 ans, ça peut rapporter 3,67 millions par année (capital et intérêt). Désirez-vous plutôt recevoir des versements toutes les semaines ?

Parfait !

Ça vous fera des entrées d’argent de 71 943$ hebdomadairement. 66 millions de dollars, c’est 3 300 000 billets de vingt. Pour compter un billet à la seconde, il faut 38 jours et demi.

Avec 66 millions de dollars, vous pourriez vous acheter 162 maisons dans le grand Montréal ou 1828 camionnettes F150 flambant neuves ! Mais avant d’élaborer des scénarios de dépenses extravagantes, parlons des deux bêtes noires que les gagnants doivent affronter, soit l’inflation et l’impôt.

INFLATION ET IMPÔT GRUGERONT VOTRE MAGOT

L’attaque la plus sournoise viendra de l’inflation. La Banque du Canada compile les données sur l’inflation depuis 1914. Ce qui coûtait 100$ à l’époque coûte aujourd’hui 2 272$.

L’inflation a donc, lentement mais sûrement, grugé le pouvoir d’achat des Canadiens à raison de 3,02% par an. Depuis 1999, l’inflation n’est pas aussi élevée. Elle se situe autour des 2%. En choisissant des placements pour votre fortune, il faut vous assurer que le rendement sera supérieur afin de ne pas éroder votre actif trop rapidement.

Ce n’est pas tout. Il faudra en tout temps considérer les effets de l’impôt.

Les gains de loterie ne sont pas imposables chez nous. Mais la plus-value que vous en tirerez le sera.

Au Canada, l’imposition est modulée en fonction de la somme des revenus, mais également en fonction du type. Ainsi, les intérêts, revenus de location, honoraires, royautés, dividendes canadiens, dividendes étrangers et gains en capital auront des effets très différents.

Reprenons l’exemple du gros lot placé à 4%. Il rapportera donc 2 640 000$ annuellement. Si votre placement est constitué de certificats, d’obligations ou de dividendes de sources étrangères, la somme sera entièrement imposable. Vous devrez payer chaque année plus de 1 381 000$ en impôts, soit 52,3%. Ouille !

Mais si votre placement rapporte plutôt des dividendes canadiens, votre facture sera moindre. Soit environ 1 025 000$. Ce qui correspond à un taux de 38,83%. Quant au gain en capital, votre imposition totale sera de 677 191$ ou 25,65% du gain réalisé.

Seulement la moitié du rendement engendré par le gain en capital est imposable. Vous comprenez donc que la sélection minutieuse des investissements générant exclusivement dividendes et gains en capital est recommandable.

Avec des mandats en « catégorie de société », il est possible de construire de tels portefeuilles selon tous les types d’investissements du plus frileux au plus dynamique.

CONSEILS

Bien investis, 66 millions de dollars peuvent rapporter des millions chaque année.

Les nouveaux multimillionnaires ne doivent pas être aveuglés par des promesses de rendement ou de garanties.

Une stratégie de planification fiscale est essentielle.

Privilégiez des placements en « catégorie de société » qui ne distribuent pas de revenus d’intérêt et des dividendes étrangers.

Une diversification semblable aux « caisses de retraite » est recommandée.

Bonne chance !