Et si on mettait la hache dans les paradis fiscaux ?

L’astronomique déficit fédéral que la pandémie a provoqué devra être payé par qui ? Je vous le donne en mille; les CONtribuables. Et pendant des dizaines d’années voire plus d’un demi-siècle. Pendant ce temps, nos premiers ministres ferment les yeux sur les paradis fiscaux qui permettraient de rembourser cette dette plus rapidement et par des entreprises multimilliardaires qui en profitent justement pour payer un minimum d’impôts.

N’étant pas un féru de fiscalité, je laisse le soin aux spécialistes de vulgariser cette échappatoire légale mais combien outrageuse pour nous, CONtribuables.

Mon spécialiste c’est Michel Girard qui signe une chronique intéressante dans la section ARGENT du Journal de Montréal. Sa dernière portait justement sur les paradis fiscaux Pourquoi ne pas y jeter un coup d’œil de néophyte ?

ÇA VA FAIRE, LES PARADIS FISCAUX !

Tant que la Caisse de dépôt et placement du Québec et les autres gros fonds souverains des gouvernements ne sortiront pas des paradis fiscaux, les entreprises continueront d’utiliser au maximum les paradis fiscaux en vue de payer le moins possible d’impôts.

Et je commencerai à prendre au sérieux l’objectif de nos gouvernements de contrer l’évasion fiscale seulement à compter du jour où les Justin Trudeau et François Legault de ce monde cesseront de fermer les yeux sur l’utilisation des paradis fiscaux par leurs propres fonds souverains.

Je vous rappelle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus gros fonds souverain au Canada, détient à elle seule une trentaine de milliards de dollars d’actifs dans les paradis fiscaux. En plus d’y détenir elle-même plusieurs filiales.

ALORS…

Conséquence du laisser-aller de nos gouvernements face à leurs fonds souverains ? Les entreprises canadiennes détiennent des actifs records de 381 milliards de dollars dans la douzaine de paradis fiscaux répertoriés par le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable ».

Et selon le directeur du Bureau parlementaire du budget, l’évasion fiscale des entreprises par l’entremise des paradis fiscaux fait annuellement perdre 10 à 25 milliards de dollars de recettes fiscales au gouvernement fédéral ainsi qu’aux gouvernements provinciaux.

LE PROBLÈME

La plus grande partie de l’évasion fiscale effectuée par le biais des paradis fiscaux se fait de façon parfaitement légale.

Avec l’aide des fiscalistes, des entreprises et des riches familles réussissent à économiser des milliards d’impôts tout en « respectant » les règles fiscales en vigueur.

La vraie question ? Est-ce que les règles fiscales sont adéquates par rapport à l’objectif maintes fois martelé par nos gouvernements, leurs premiers ministres et ministres des Finances de contrer l’évasion fiscale ?

Si nos gouvernements sont victimes d’évasion fiscale, c’est parce que la fiscalité en vigueur est une passoire. Du moins face aux actifs détenus dans les paradis fiscaux.

LES SOLUTIONS

Si les entreprises étaient obligées de déclarer annuellement les actifs, revenus, dépenses et bénéfices réalisés par chacune de leurs filiales implantées dans les paradis fiscaux, cela permettrait aux gouvernements d’évaluer avec plus de justesse les impôts esquivés par l’entremise desdits paradis à la fiscalité légère.

Eh oui ! Nos gouvernements devraient forcer les entreprises à dévoiler les états financiers des filiales installées dans les paradis fiscaux.

Cela permettrait notamment aux entreprises cotées en Bourse de faire preuve d’une plus grande transparence et de remplir leur devoir civique.

Selon le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable », le Canada a des règles de transparence des entreprises qui sont faibles.

« Cela a fait de nous une destination pour les sociétés-écrans, le blanchiment d’argent et d’autres activités criminelles des entreprises. Nous avons également un piètre bilan en matière d’échange d’informations fiscales sur les sociétés avec d’autres pays. »

La proposition du groupe : établir un registre public national des propriétaires réels et effectifs des entreprises et exiger que les sociétés multinationales publient des comptes financiers et fiscaux récapitulatifs pays par pays.

Si tel était le cas, je parie que le recours aux paradis fiscaux serait moins prisé par les gros actionnaires et administrateurs des entreprises dont le nom se retrouve dans ce registre.

NDLR : Quel gouvernement a assez de couilles pour procéder de la sorte ?

Je reçois de l’impôt payé en trop !

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi vous receviez un remboursement, quelquefois substantiel, au moment de produire vos déclarations d’impôts ? Vous pensiez que c’était un cadeau des gouvernements ? Une de mes belles-sœurs pensait comme ça à l’époque…

Il n’en n’est rien !

Mis à part vos déductions spécifiques à votre situation sociale, maritale, familiale ou autre, la réponse est dans le calcul que votre employeur applique au moment de retenir vos déductions sur chacune des périodes de paie. Le montant peut facilement fluctuer et il est intéressant de comprendre pourquoi.

Dans la section « Dans vos poches » du Journal de Montréal, Daniel Germain expliquait récemment ce calcul mathématique pour mieux comprendre cette gymnastique pécuniaire. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

CONNAISSEZ-VOUS BIEN TOUS LES PRÉLÈVEMENTS SUR VOTRE PAIE ?

Quand on constate ce qui est coupé sur notre paie, il y a de quoi se plaindre contre l’impôt, mais une bonne partie de l’amputation n’a rien à voir avec le fisc.

Comment les prélèvements à la source sont-ils calculés ? Que doit-on comprendre de son talon de paie ?

L’IMPÔT

Il faut savoir que chaque paie est traitée comme si le même montant vous était versé à fréquence régulière, toute l’année. Par exemple, si votre salaire brut pour deux semaines s’élève à 2000 $, l’impôt est calculé comme si vous gagniez 52 000 $ par année (26 périodes de paie X 2000 $).

Si dans un intervalle de deux semaines votre paie est plus élevée en raison des heures supplémentaires, par exemple 2200 $ au lieu de 2000 $, l’impôt sera calculé comme s’il s’agissait d’un salaire annuel de 57 200 $ (26 X 2200 $).

Prenons un exemple plus éloquent :

Si par chance vous avez une prime de 2000 $ qui s’ajoute sur la paie normale de 2000 $ sur deux semaines, l’impôt sera prélevé comme si vous gagniez 104 000 $ par année (26 X 4000 $).

Le taux moyen d’imposition peut donc varier de paie en paie. À 50 000 $ de revenus, il s’élève à 20,2 %. À 70 000 $ de revenus, il monte à 25,1 %. Il grimpe à près de 29 % lorsque le salaire atteint 100 000 $ (taux de 2020).

Tout est recalculé lors de la déclaration de revenus, et si l’impôt a été perçu en trop, il sera remboursé.

LES COTISATION SOCIALES

Certains programmes sociaux sont financés non pas par l’impôt, mais par des cotisations partagées entre les employeurs et leurs employés.

C’est le cas du Régime de rentes du Québec (RRQ), du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) et de l’assurance-emploi (AE).

Le RRQ représente une ponction de 5,70 % sur votre paie, peu importe le montant de celle-ci. En revanche, vos contributions sont plafonnées chaque année (3146,40 $ en 2020). Plus votre salaire est élevé, plus vite vous aurez atteint le plafond. C’est pourquoi ceux dont les revenus sont supérieurs n’ont plus à cotiser au RRQ à un certain moment en cours d’année.

Le même principe s’applique à l’assurance-emploi et au Régime québécois d’assurance parentale.

Dans le cas de l’AE, le taux de cotisation s’élève à 1,20 % en 2020 et la prime annuelle est plafonnée à 650,40 $.

Pour ce qui est du RQAP, la part payée par l’employé est de moins de 50 cents par tranche de 100 $ de revenus (0,494 %) $. La prime annuelle maximale s’élève à 387,79 $ en 2020.

LES AVANTAGES SOCIAUX

D’autres ponctions s’ajoutent si vous profitez d’assurances collectives et que vous participez à un régime de retraite de votre employeur.

L’ampleur de ce qu’il en coûte dépend des couvertures offertes, de la qualité du fonds de pension et de la part assumée par le patron.

En fin de compte, si vous ne voyez que la moitié de votre paie, ce n’est peut-être pas une hallucination. Ça ne veut pas dire pour autant qu’elle part en fumée.

Vous êtes constipés ? Voici un bon remède

Un remède qui ne s’ingurgite pas mais se lit. Jugez-en par vous-même. Vous avez sûrement entendu parler du congédiement faramineux d’Alain Bellemare, de Bombardier.

Je vous propose le portrait que Michel Girard en a fait, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal du 19 mai dernier. Ce sont des situations du genre qui mettent le feu au c… du travailleur journalier qui, malgré un travail exemplaire et de qualité, peine a obtenir une augmentation salariale d’à peine 2 maigres pourcents.

Comment peut-on enrichir un administrateur de la sorte, avec les résultats qu’il a livré. Voici son pénible labeur qui l’a torturé 5 ans.

L’HOMME DE 86 MILLIONS DE DOLLARS CHEZ BOMBARDIER

Alors que Bombardier a dramatiquement périclité sous son règne, son ex-PDG, Alain Bellemare, a eu le temps de s’enrichir royalement.

En l’espace d’à peine cinq ans, soit du 13 février 2015 au 11 mars dernier, la multinationale de la famille Beaudoin-Bombardier lui a permis d’empocher 86 millions de dollars.

Cela comprend : 58,6 millions $ en rémunération; quelque 10,6 millions $ en gains sur options ; et 17 millions $ en indemnité de départ.

Alain Bellemare a ainsi encaissé un revenu annuel moyen de 17,2 millions de dollars… pour finalement aboutir au démantèlement de Bombardier, qui ne sera plus que l’ombre d’elle-même une fois que la transaction de vente de Bombardier Transport à la multinationale française Alstom sera conclue.

La question à 17 millions $ : qui est responsable d’avoir versé une telle faramineuse somme d’argent à Bellemare ? C’est le conseil d’administration de Bombardier laquelle société est contrôlée par la famille Beaudoin-Bombardier. Bellemare, lui, n’a fait qu’encaisser ce qu’il avait négocié dans son alléchant contrat.

Pour vous montrer à quel point le conseil d’administration de Bombardier déborde de « générosité » envers Bellemare, ce dernier s’est fait octroyer un paiement « spécial » de 4,9 millions $ pour la transaction de vente de Bombardier Transport à Alstom.

Ça n’a aucun bon sens de verser à Alain Bellemare un tel cadeau alors qu’il était déjà grassement payé pour effectuer sa job de PDG. Quelle gouvernance !

DÉCONFITURE BOURSIÈRE

Il est par ailleurs incroyablement frustrant pour les actionnaires de constater qu’on a versé 17 millions de dollars par année à ce PDG de Bombardier qui a vu sous son règne l’action chuter de 67 %.

Lorsqu’Alain Bellemare est entré en fonction, le 13 février 2015, le titre valait 2,63 $. Lors de sa mise à pied, le 11 mars dernier, l’action ne valait plus que 88 cents.

Et depuis, en raison de la COVID-19 sur les affaires de la compagnie, l’action a continué de péricliter, se négociant autour des 41 cents.

Ce n’est pas de la faute du nouveau PDG de Bombardier, Éric Martel. Ce qui n’aide pas la « cause » de Bombardier en cette période de pandémie, c’est de se retrouver aujourd’hui avec seulement une division d’avions d’affaires.

Cette division risque d’en arracher beaucoup plus que la division Transport, qui a été récemment cédée à Alstom en vertu d’une entente devant être conclue au cours des prochains mois.

« FAITS D’ARMES »

Sous sa férule, le volume d’affaires a baissé de 4,3 milliards $ US, pour atteindre 15,8 milliards U$ en 2019, à comparer à 20,1 milliards U$ en 2014. En cinq ans, Bellemare a enregistré quatre années déficitaires.

Ses « grands » faits d’armes ?

Il a convaincu le gouvernement de Philippe Couillard d’investir 1,3 milliards $ dans la C Series, pour ensuite donner gracieusement à Airbus le contrôle du super avion que Bombardier avait développé à un coût de 7 milliards $.

Il a « sauvé » Bombardier du précipice financier en convainquant la Caisse de dépôt et placement du Québec, en 2015, d’injecter 2 milliards $ dans Bombardier Transport. De plus, il a réussi à faire investir de la part de la Caisse un autre montant de 540 millions $ dans Bombardier Transport.

Et le clou de son règne : se faire accorder par Bombardier un « paiement spécial » de 4,9 millions $ pour vendre Bombardier Transport à Alstom. Quel PDG rusé !

LES 86 MILLIOND DE BELLEMARE

Rémunération de 58,4 millions $

2015 : 8,2 millions $

2016 : 12,6 millions $

2017 : 13,8 millions $

2018 : 13,7 millions $

2019 : 10,1 millions $

Liquidation d’options en 2018

10,6 millions $

Arrangement de départ en 2020 : 17 millions $

Indemnité de départ : 9,6 millions $

Paiement spécial (vente Bombardier Transport : 4,8 millions $

Prime pour objectifs de performance atteints : 2,6 millions $

La société de consommation responsable ?

Voici les résultats d’une récente étude sur la situation précaire du tiers des ménages canadiens que publiait récemment l’agence QMI. Notre grosse société de consommation, avec son crédit facile, est certes, en majeure partie responsable de ces chiffres révélateurs.

UN TIERS DES MÉNAGES DANS UNE SITUATION FINANCIÈRE PRÉCAIRE

AGENCE QMI | Les ménages canadiens aux prises avec une situation financière précaire sont nombreux et ce phénomène touche aussi ceux gagnant des revenus importants, selon une recherche du laboratoire d’analyse de données financières de l’Université Western-Laurier en Ontario.

« Un tiers des répondants sont dans une mauvaise situation financière, ce qui nous fait conclure que le stress financier est un problème endémique chez les travailleurs canadiens depuis de nombreuses années », ont conclu les chercheurs après avoir analysé 35 000 réponses d’un sondage annuel réalisé depuis 11 ans par l’Association canadienne de la paie, qui a participé à cette étude.

Un faible revenu familial augmente le risque d’être dans une situation financière précaire, car la moitié des foyers gagnant moins de 50 000 $ ont de la difficulté à épargner et faire face à un imprévu monétaire. Ils dépensent aussi tout leur salaire et ont un taux d’endettement élevé. Environ un ménage sur cinq engrangeant 150 000 $ ou plus connaît les mêmes difficultés.

LES JEUNES PLUS TOUCHÉS

L’âge est un facteur négligeable, selon cette étude.

« Les plus jeunes semblent légèrement plus susceptibles d’être stressés financièrement, mais la moitié des personnes appartenant à ce groupe ont plus de 50 ans », affirment les auteurs de l’Université Western-Laurier.

Cette recherche précise que la précarité financière n’est pas du tout liée au lieu de résidence au pays ni au sexe du répondant.

À l’opposé, un tiers des ménages se trouve dans une bonne situation financière, caractérisée par de « saines habitudes d’épargne », une faible dette et une capacité à faire face à des dépenses inattendues. Seulement un ménage sur cinq gagnant 50 000 $ ou moins est classifié comme étant à l’aise financièrement, contre la moitié de ceux gagnant 150 000 $ ou plus.

L’autre tiers des répondants se retrouve dans une situation financière moyenne, entre les deux pôles.

RONA : Triste fin et surtout de nombreuses tromperies !

Vous vous souvenez 2016 ? Lowe’s achetait RONA ! Devait s’en suivre une postérité incroyable que les bonzes québécois criaient à tue-tête.

On voit le résultat; nos décideurs incompétents se sont mis un doigt dans l’œil et l’autre où je pense. Et qui va payer les pots cassés, certainement pas eux, au pays de la non-responsabilité.

Pour dévoiler le résumé de ces immenses tromperies, je vous propose l’excellent article de Michel Girard, publié dans les pages ARGENT, hier, du Journal de Montréal. Un bijou de constat !

RONA EST EN PLEINE… DÉCONSTRUCTION Michel Girard

Des mises à pied par-ci, des fermetures de magasins par-là, des grands boss limogés, des fournisseurs inquiets, des postes transférés à l’étranger, des compressions budgétaires à gauche et à droite, une dévaluation du tiers de la valeur de la compagnie, un siège social de plus en plus transformé en banale succursale…

Pis encore, les engagements de Lowe’s envers le maintien du cœur des activités de RONA au Québec n’auraient qu’une durés de cinq ans, rapportait cette semaine mon collègue Philippe Orfali.

Comment peut-on croire qu’en une si courte période ces engagements allaient s’avérer bénéfiques à long terme pour les employés de RONA, les marchands-propriétaires RONA, les fournisseurs ?

La prochaine fois qu’un fleuron québécois fera l’objet d’une offre publique d’achat (OPA) de la part d’une société étrangère, j’espère qu’on se rappellera l’acquisition de RONA par la multinationale américaine Loew’s et de ses dramatiques conséquences sur l’entreprise.

J’espère qu’on se rappellera collectivement que les engagements de Lowe’s envers le Québec ressemblent de plus en plus à de la frime.

Et surtout, surtout, j’espère qu’on se rappellera à quel point il faut se méfier des leaders qui appuient la vente d’un fleuron québécois à une société étrangère.

POUR MÉMOIRE

Voici quelques-unes des « grandes » déclarations prononcées à la suite de la vente de RONA à la multinationale Lowe’s en 2016.

Robert Crevier, président du conseil de RONA lors de la vente : « L’équipe de Lowe’s nous a présenté un excellent plan. »

Robert Sawyer, PDG de RONA à l’époque : « RONA sera entre bonnes mains avec Lowe’s et aura de nouvelles opportunités et ressources pour faire croître ses marques et grandir à partir de ses acquis, »

Philippe Couillard, ex-premier ministre : « Le Québec doit favoriser une économie ouverte aux marchés étrangers. »

– Selon Dominique Anglade, ex-ministre de l’Économie, la transaction serait bénéfique pour le Québec.

Françoise Bertrand, ex-présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec : « Nous avons des entreprises d’ici au Québec qui gagne du terrain dans d’autres juridictions. Il faut accepter l’inverse. »

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat : « C’est la réalité du marché international des capitaux. »

Éric Tétrault, ex-président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) : « Je n’ai pas de raison d’être inquiet à l’heure actuelle. Les jobs restent au Québec, les magasins restent ouverts. »

ET SURTOUT…

N’oublions jamais le rôle clé que la Caisse a joué dans la vente de RONA à Lowe’s.

C’est le PDG Michael Sabia qui a donné l’aval à la transaction en s’engageant auprès de Lowe’s à déposer le bloc d’actions de RONA que la Caisse détenait. Son motif : « Le secteur (quincaillerie) est en pleine consolidation dans toute l’Amérique du Nord. RONA n’était pas très bien positionnée. La meilleure façon de protéger notre capital était de déposer nos actions. »

Le mot de la fin au président du Conseil du trésor, Christian Dubé, qui était vice-président Québec de la Caisse à l’époque de la transaction.

« En cédant ses actions de RONA à Lowe’s, la Caisse a réussi, a-t-il déclaré, à garder l’équilibre entre le développement économique du Québec et le rendement pour ses déposants. »

À quand un mea culpa de tout ce beau monde ?

Vous devenez soudainement millionnaire à la loterie…

Toute votre vie, vous n’avez manqué de rien. Une vie paisible, qui vous comblait parfaitement. Le nécessaire avec quelques petites gâteries et la vie continue, toute belle.

Bah, vous aimez bien tenter la chance en prenant quelques billets de loterie, histoire de rêver… Et voilà qu’un beau matin, en vérifiant instinctivement le résultat des tirages de la veille, vous constatez que vous avez en main le billet contenant tous les numéros de la combinaison gagnante du Loto Max. Soudainement, vous devenez multimillionnaire; 66 000 000$ pour être plus exact. Un scénario que tout le monde se souhaite.

Mais voilà ! Votre imagination devient fertile, au point où vous ne savez plus où donner de la tête. Quoi faire avec tout ce magot descendu du ciel ? L’avez-vous imaginé un seul instant ?

Fabien Major, planificateur financier et conseiller chez Major Gestion Privée Inc. succursale de Gestion de patrimoine Assante Ltée. à Outremont, l’a évoqué dans un article du Journal de Montréal du 26 juillet dernier. Il y va de judicieux conseils pour disposer d’un tel trésor, afin d’y voir plus clair et connaitre les suites de ce cadeau inespéré. C’est ce texte que je vous propose aujourd’hui.

QUE FAIRE SI VOUS GAGNEZ LE GROS LOT Fabien Major

Le tirage du Lotto Max de ce soir offrira une cagnotte de 66 millions $. 66 millions $, ça frappe l’imaginaire !

Placé à 4% d’intérêt pendant 30 ans, ça peut rapporter 3,67 millions par année (capital et intérêt). Désirez-vous plutôt recevoir des versements toutes les semaines ?

Parfait !

Ça vous fera des entrées d’argent de 71 943$ hebdomadairement. 66 millions de dollars, c’est 3 300 000 billets de vingt. Pour compter un billet à la seconde, il faut 38 jours et demi.

Avec 66 millions de dollars, vous pourriez vous acheter 162 maisons dans le grand Montréal ou 1828 camionnettes F150 flambant neuves ! Mais avant d’élaborer des scénarios de dépenses extravagantes, parlons des deux bêtes noires que les gagnants doivent affronter, soit l’inflation et l’impôt.

INFLATION ET IMPÔT GRUGERONT VOTRE MAGOT

L’attaque la plus sournoise viendra de l’inflation. La Banque du Canada compile les données sur l’inflation depuis 1914. Ce qui coûtait 100$ à l’époque coûte aujourd’hui 2 272$.

L’inflation a donc, lentement mais sûrement, grugé le pouvoir d’achat des Canadiens à raison de 3,02% par an. Depuis 1999, l’inflation n’est pas aussi élevée. Elle se situe autour des 2%. En choisissant des placements pour votre fortune, il faut vous assurer que le rendement sera supérieur afin de ne pas éroder votre actif trop rapidement.

Ce n’est pas tout. Il faudra en tout temps considérer les effets de l’impôt.

Les gains de loterie ne sont pas imposables chez nous. Mais la plus-value que vous en tirerez le sera.

Au Canada, l’imposition est modulée en fonction de la somme des revenus, mais également en fonction du type. Ainsi, les intérêts, revenus de location, honoraires, royautés, dividendes canadiens, dividendes étrangers et gains en capital auront des effets très différents.

Reprenons l’exemple du gros lot placé à 4%. Il rapportera donc 2 640 000$ annuellement. Si votre placement est constitué de certificats, d’obligations ou de dividendes de sources étrangères, la somme sera entièrement imposable. Vous devrez payer chaque année plus de 1 381 000$ en impôts, soit 52,3%. Ouille !

Mais si votre placement rapporte plutôt des dividendes canadiens, votre facture sera moindre. Soit environ 1 025 000$. Ce qui correspond à un taux de 38,83%. Quant au gain en capital, votre imposition totale sera de 677 191$ ou 25,65% du gain réalisé.

Seulement la moitié du rendement engendré par le gain en capital est imposable. Vous comprenez donc que la sélection minutieuse des investissements générant exclusivement dividendes et gains en capital est recommandable.

Avec des mandats en « catégorie de société », il est possible de construire de tels portefeuilles selon tous les types d’investissements du plus frileux au plus dynamique.

CONSEILS

Bien investis, 66 millions de dollars peuvent rapporter des millions chaque année.

Les nouveaux multimillionnaires ne doivent pas être aveuglés par des promesses de rendement ou de garanties.

Une stratégie de planification fiscale est essentielle.

Privilégiez des placements en « catégorie de société » qui ne distribuent pas de revenus d’intérêt et des dividendes étrangers.

Une diversification semblable aux « caisses de retraite » est recommandée.

Bonne chance !

Prévenez la fraude

Bien que les stratagèmes de fraude demeurent sensiblement les mêmes depuis plusieurs années, les fraudeurs ont désormais accès à une panoplie de moyens technologiques pour cibler leurs victimes. Grâce à Internet, aux médias sociaux et aux courriels, ils peuvent plus facilement joindre des milliers de victimes potentielles.

LES FRAUDES CLASSIQUES

La combine à la Ponzi consiste à solliciter des investisseurs sur promesse de rendements intéressants. Les sommes obtenues servent à payer des rendements fictifs à d’autres investisseurs ou à rembourser ceux qui souhaitent récupérer leur argent. Les fraudeurs donnent l’impression à leurs victimes que leur investissement est profitable et qu’elles peuvent facilement récupérer leur argent.

L’hameçonnage consiste à faire parvenir de faux courriels ou messages textes paraissant provenir d’entreprises, d’institutions financières ou d’organismes gouvernementaux légitimes pour tromper leurs destinataires afin d’obtenir leurs renseignements personnels et financiers permettant par la suite de les frauder.

Les ventes pyramidales sont un autre stratagème illégal fréquemment utilisé. Les promoteurs vous promettent des rendements exceptionnels si vous investissez votre argent, et bien davantage si vous recrutez de nouveaux investisseurs.

LES DERNIÈRES TENDANCES

Les fraudeurs se servent de plus en plus des tendances financières pour attirer leurs victimes. Ils proposent par exemple des investissements alléchants dans des produits en vogue, notamment dans des devises, des options binaires ou des cryptomonnaies*, et offrent des modes de paiement simples (cartes de crédit, PayPal, etc.). En règle générale, votre argent ne sera pas véritablement investi. Il ira dans les poches des fraudeurs.

RECONNAÎTRE LES SIGNAUX D’UNE POSSIBLE FRAUDE

1-    On vous pousse à investir rapidement dans un placement garanti sans risque offrant des rendements élevés, par exemple 5% ou 6%.

2-    On vous demande de payer avec des cryptomonnaies. Attention, car les cryptomonnaies attirent beaucoup les fraudeurs et les blanchisseurs d’argent.

3-    On vous indique que le placement a été approuvé par l’Autorité des marchés financiers. Sachez que l’Autorité ne se prononce jamais sur la qualité des titres offerts aux investisseurs.

4-    On mentionne que le produit proposé n’est pas réglementé ou qu’il n’est pas nécessaire d’être inscrit auprès de l’Autorité pour en faire la vente.

UTILISER LES BONS OUTILS

Avant d’investir, vérifiez auprès de l’Autorité que la personne ou l’entreprise qui vous offre un produit financier est autorisée à le faire. Les sommes qu’on investit dans des placements sont souvent très importantes. On a tout intérêt à prendre le temps requis pour réfléchir avant d’investir.

COMMENT RÉAGIR À UNE FRAUDE

Vous croyez être victime d’une fraude? Contactez rapidement l’Autorité pour expliquer la situation. Pour plus d’information, consultez le site Web de l’Autorité des marchés financiers ou communiquez avec notre Centre d’information, au 1 (877) 525-0337.

NDLR. : La fraude est une infraction criminelle punissable en vertu de l’article 380 du Code criminel. Si vous en êtes victime, portez plainte sans tarder à la police.

*Cryptomonnaie ou bitcoin : Unité monétaire en usage sur Internet, indépendante des réseaux bancaires et liée à un système de cryptage qui enregistre toutes les transactions effectuées avec chaque unité.

Source : Autorité des marchés financiers JDM2155034

Nombre record de virements Interac en 2017

Si vous connaissez ou utilisez le système de virements Interac, cet article est pour vous démontrer l’importance d’un tel système dans notre société.

AGENCE QMI | Plus de 241 millions de transactions de Virement Interac ont été effectuées en 2017, ce qui représente une valeur totale de plus de 92 milliards $.

Ainsi, selon Interac Corp., les consommateurs et entreprises au pays affectionnent particulièrement ce mode de paiement. En un an, le nombre de transactions a crû de 52% et la valeur totale a augmenté de 44%.

« La croissance annuelle régulière de l’utilisation du service Virement Interac témoigne de sa commodité et de sa fiabilité auprès des consommateurs, entreprises et institutions financières canadiennes qui cherchent toujours des moyens d’envoyer, de demander et de recevoir de l’argent », a souligné dans un communiqué Debbie Gamble, vice-présidente, Produits et plateformes numériques, Interac Corp., qui exploite ce système de paiement.

La compagnie estime notamment que ce mode de paiement est apprécié parce que c’est une alternative à l’argent comptant et aux chèques.

7,4 MILLIONS D’UTILISATEURS

Plus de 255 institutions financières offrent l’accès au service Interac et les trois quarts des utilisateurs de services bancaires en ligne au pays y sont inscrits, soit l’équivalent de 7,4 millions d’utilisateurs uniques actifs chaque mois, selon Interac Corp.

« Nous sommes extrêmement fiers d’offrir aux Canadiens un service de virement de fonds numérique rapide, sécuritaire et fiable, a mentionné Mme Gamble. Les niveaux records de l’utilisation de Virement Interac renforcent la position du Canada en lui permettant d’offrir un système de paiement plus rapide et modernisé, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle internationale. »

382$ EN MOYENNE

La valeur moyenne des transactions Interac est de 382$. Aussi, il est utilisé en moyenne 660 000 fois par jour. « Les Canadiens utilisent le service pour répondre à leurs besoins quotidiens, qu’il s’agisse de rembourser un repas à un ami, de partager les frais d’un voyage ou d’envoyer et de régler des factures », a ajouté Debbie Gamble.