Mesdames… Petit guide d’autodéfense

Si la majorité des agressions sont commises par des personnes connues des victimes, il arrive néanmoins que l’agresseur soit un inconnu que l’on croise à la mauvaise place, au mauvais moment.

Comment désamorcer ce genre de situation ? Surtout, comment s’en sortir si ça dégénère ?

Il n’existe pas de mode d’emploi officiel sur la façon de se comporter en cas d’agression. Nombre d’outils peuvent toutefois nous aider à maîtriser une telle situation et à éviter le pire, croit Beatriz Muñoz, coordonatrice et instructrice d’Action, un cours d’autodéfense pour femmes et adolescentes du Centre de prévention des agressions de Montréal.

Ici, on n’enseigne pas à se battre contre un agresseur, mais à utiliser des moyens verbaux et physiques pour mettre un frein à l’agression et s’enfuir. Les femmes apprennent aussi que, parfois, leurs doigts, leurs poings et leurs genoux sont des armes redoutables contre le nez, les oreilles, le plexus solaire d’un assaillant.

Les coups sont aussi un dernier recours pour Chantal Lepage, instructrice d’arts martiaux et d’autodéfense, et propriétaire de l’école Onnano Autodéfense. Elle convient néanmoins que la connaissance de certaines techniques physiques peut se révéler fort utile.

LES DEUX FEMMES NOUS DISENT COMMENT RÉAGIR AUX SITUATIONS SUIVANTES :

Un individu me suit et m’interpelle…

Il existe différents moyens de maîtriser la situation lorsqu’on a l’impression d’être suivie ou lorsqu’un individu nous interpelle de façon déplacée.  « Si l’on craint pour notre sécurité, on peut sortir notre cellulaire et le mettre en mode urgence pour appeler le 911, au besoin, suggère Chantal Lepage. On peut aussi faire semblant d’appeler un ami. Si l’on préfère et que cela est possible, on peut s’éloigner et entrer dans un commerce. »

Selon Beatriz Muñoz, affronter l’individu en le regardant dans les yeux est aussi une façon de désamorcer la situation si l’on se sent la force de le faire. « Lui crier laisse-moi tranquille ! par exemple, se révèle très efficace dans certains cas, assure-t-elle. Crier n’est pas toujours nécessaire, mais cela peut nous aider à attirer l’attention des gens. »

Quelqu’un tente de voler mon sac à main…

Si l’on sent la force et qu’on a la volonté de le faire, il est toujours possible de tenir tête au voleur. Par contre, plutôt que de s’engager dans un bras de fer en tirant sur notre sac, Beatriz Muñoz conseille d’utiliser notre main libre ou nos pieds pour atteindre les parties faibles de l’assaillant et l’amener à lâcher prise. « Frapper le nez, donner un coup de genou dans les parties génitales ou encore donner un coup de pied sur les tibias sont des moyens très efficaces », assure l’instructrice.

Chantal Lepage voit aussi plusieurs façons de réagir dans une pareille situation. SDi certaines demandent un peu de pratique, le simple fait de frapper énergiquement l’individu sous le menton avec la paume de la main nous aidera à le déstabiliser.

Un agresseur m’agrippe…

Si un individu nous agrippe, il faut miser sur l’effet de surprise d’une riposte, suggère Chantal Lepage. « L’agresseur ne s’attend pas à ce que l’on réagisse, et c’est ce qui nous permet de le désarçonner, explique-t-elle. Si on nous prend pas la gorge de face, par exemple, le simple fait de lever notre bras très haut et de tourner sur nous-meme nous permettra de nous dégager. »

Peu importe le type de prise, on peut riposter en utilisant les parties libres de notre corps, souligne Beatriz Muñoz. « Si un agresseur vous saisit par-derrière, on peut lui donner un coup de tête, tordre son petit doigt ou encore frapper le dessus de son pied avec notre talon, illustre-t-elle. Les possibilités sont multiples. » L’important est de se faire confiance pour prendre la décision qui nous convient selon nos besoins, notre personnalité et la situation.

Source : Revue Coup de Pouce, juin 2018, p52

Un tribunal de l’Histoire

On en parle depuis plusieurs jours; la tragédie des 215 jeunes et innocentes victimes autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique, découvertes ensevelies. On dit que ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

Dans son livre Kukum, Michel Jean consacre un chapitre à « l’enlèvement » des enfants, partis à tout jamais.

Maka Kotto propose, dans son article du Journal de Montréal d’hier, un tribunal de l’histoire qui pourrait condamner les coupables à titre posthume. Ainsi, leurs images, sculptées dans la pierre, seraient mises à jour.

Je suis entièrement d’accord avec cette proposition et c’est son article que je vous propose aujourd’hui.


215

C’est le nombre des restes d’innocentes jeunes victimes du suprémaciste britannique découverts à Kamloops, dans l’Ouest canadien. 215 preuves tangibles de ce qu’on savait déjà… irréparable.

« Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l’influence de leurs parents, et la seule manière d’y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils acquerront les habitudes et les pratiques des Blancs. » – John Alexander Macdonald (Chambre des Communes, le 9 mai 1883)

JOHN ALEXANDER MACDONALD

Né en 1815 à Glasgow, au Royaume-Uni, il était juriste de formation. Figure politique emblématique canadienne, il fut membre du Parti libéral-conservateur et le tout premier ministre du Canada, de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891.

Dans l’histoire canadienne, il est considéré comme l’un des principaux Pères de la Confédération. À la lumière des faits révélés depuis le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, il devrait également être reconnu comme sinon le Père, du moins l’un des architectes d’un génocide contre les Premiers Peuples du Canada.

Les assimiler et éradiquer leur culture : telle fut la clé de voûte de ses ambitions hégémoniques au Canada. Ainsi, s’appuyant sur les recommandations du rapport Davin, John Alexander Macdonald orchestra la mise en place d’une « machine de prédation » dont l’objectif était de « tuer l’Indien dans l’enfant ». Le système d’horreurs dit de « pensionnats indiens ».

Ceux-ci étaient opérés par des communautés religieuses et financés à même les fonds publics entre la fin du 19e siècle et 1996. Ainsi, ce sont plus de 150 000 enfants autochtones arrachés à leurs foyers qui se sont trouvés, de force, placés dans ces pensionnats. 3200 enfants y trouveront la mort.

À l’évidence, le clergé n’est pas le seul responsable.

DES INJUSTICES EN HÉRITAGE

Celles et ceux qui ont commis ces crimes n’ont eu de comptes à rendre à personne. Nous sommes aujourd’hui collectivement héritières et héritiers de leurs crimes impunis.

Objectivement, s’il y a procès, ce serait celui, dans son ensemble, d’un système colonial de prédation dont les conséquences, aujourd’hui, s’avèrent ingérables.

Rien au monde ne ramènera à la vie les 215 jeunes victimes

De Kamloops ni celles qui restent à découvrir… Même pas des milliards de dollars de réparation. Il est cependant impératif de trouver le moyen de rendre justice à leur mémoire et, par ricochet, d’apaiser les âmes des vivants et des survivants.

Alors, pour éclairer, informer et éduquer, pourquoi ne pas adopter une loi mettant sur pied un tribunal dit de l’Histoire ? Un tribunal permettant de juger des actes criminels de personnes qui ne sont physiquement plus parmi nous ?

Reconnus coupables, les « prévenus » et leurs complices seraient condamnés à titre posthume ; les statues, noms de lieux et places qui honorent leurs faits d’armes et leur mémoire, encagés et requalifiés.

C’est une des avenues que je privilégierais dans les circonstances pour dire la vérité sur l’Histoire des Premiers Peuples, et non celle, biaisée, que les suprémacistes ont écrite à notre intention ni celle des conquis-asservis.

La pénombre de nos ignorances collectives a jusqu’à présent faussé notre perception des choses et des Êtres… Notre vision du monde.

Voyager en automobile

La pandémie, depuis la dernière année, a complètement changé les habitudes de voyager des Québécois et principalement outre frontière. Après l’installation de piscines, l’achat de nouveaux vélos et d’articles de plein air et de camping, on en profite pour découvrir tous les coins et recoins du Québec pour profiter pleinement des vacances. Et juin, amène le début de ces escapades.

Plusieurs sillonnent les routes du Québec en bagnole, s’arrêtant ici et là pour admirer la nature. Ils dorment dans des gîtes et des hôtels.

Dans ce dernier cas, il faut bien se préparer. Que vous partiez une fin de semaine, deux semaines ou un mois, voici 10 conseils pour en profiter et surtout, tout prévoir afin d’éviter les surprises.

1- Apportez des collations et des boissons pour répondre aux fringales et vous hydrater de façon saine sans devoir vous arrêter.

2- Faites faire un entretien de base de votre voiture avant de partir. Vérifiez le niveau d’huile et de lave-glace ainsi que la pression des pneus.

3- Prévoyez une trousse de dépannage qui contient, par exemple, une lampe de poche, une trousse de premiers soins, des câbles pour le survoltage, une veste de signalisation et des triangles réfléchissants. Assurez-vous aussi que votre téléphone est bien chargé, en cas de besoin.

4- Évitez les autoroutes puisque la route fait partie du voyage, sélectionnez l’option « Évitez les autoroutes » sur Google maps ou votre GPS.

5- Apportez une glacière que vous pourrez remplir de glace si vous avez envie de rapporter des produits de la région.

6- Prévoyez de l’argent comptant, puisque certains commerçants n’acceptent que ce mode de paiement.

7- Adoptez une bonne position pendant la conduite. Par exemple, assurez-vous de régler votre siège en position de 90 ou 100 degrés, évitez d’avoir les bras et les jambes complètement tendus, placez vos mains sur le volant à 10h10, pensez à décrisper les épaules et les mâchoires, privilégiez les chaussures plates et fermées. Videz aussi les poches de votre pantalon pour éviter de décaler le bassin pendant la conduite.

8- Prévoyez des pauses à toutes les heures ou aux deux heures, afin de marcher, respirer, vous étirer ou faire quelques exercices de yoga.

9- Préparez de bonnes listes de lectures, tantôt dynamiques tantôt calmes, qui pourront s’adapter à l’humeur du moment.

10- Faites place à l’improvisation, parce que, cela aussi, fait partie des voyages en auto.

Bon voyage !

Source : Revue Coup de Pouce, juin 2018, p51

Le vrai du faux

Connaissez vous bien le Québec ? Voici 25 affirmations pour tester vos connaissances…

Les réponses sont à la fin de l’article.

1- Danny Laferrière est le premier Québécois, et Canadien, élu à l’Académie française.

2- Le papillon monarque est l’un des plus grands migrateurs du Québec.

3- Le lac Saint-Jean est le plus grand lac naturel du Québec.

4- À l’arrivée de Jacques Cartier, il y avait un village appelé Hochelaga sur l’île de Montréal.

5- Le Québec produit environ 70 % du sirop d’érable au monde.

6- Avant son entrée dans la Confédération en 1867, le Québec faisait partie du Canada-Uni (aussi appelé province du Canada).

7- Lise Payette a été la première femme élue à l’Assemblée nationale.

8- Gilles Villeneuve est le premier Québécois à avoir remporté le championnat mondial de formule 1.

9- Refus global est le titre d’un manifeste politique qui lança le mouvement indépendantiste dans les années 1960.

10- La première tragédie aérienne criminelle en Occident a eu lieu au Québec en 1949.

11- Le pont de Québec s’est écroulé deux fois durant sa construction.

12- Le métro de Montréal a été le premier métro en Amérique roulant sur des pneumatiques.

13- Le réservoir de Manicouagan a été formé par l’impact d’une météorite.

14- Le Québec compte plus d’habitants que la république d’Irlande et l’Irlande du Nord réunies.

15- Le fleuve Saint-Laurent se jette dans les chutes du Niagara.

16- Le château Frontenac a été la dernière résidence de Louis de Buade, comte de Frontenac.

17- La communauté juive du Québec s’est formée principalement lors de la vague d’immigration qui a suivi la guerre 1939-1945.

18- Le harfang des neiges est le symbole aviaire du Québec.

19- Julie Payette a été le premier astronaute d’origine québécoise à monter à bord de la Station spatiale internationale.

20- La chute Montmorency est plus haute que les chutes du Niagara.

21- Les Amérindiens de l’Est du Québec ont fait découvrir la pomme de terre aux Européens.

22- Vers 1830, craignant la pandémie de choléra en Europe, les autorités plaçaient les immigrants en quarantaine suer l’île d’Anticosti.

23- Étienne Desmarteau est le premier Québécois à avoir remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques.

24- Le mot Québec signifie « village » en langue amérindienne.

25- Le Québec est un grand exportateur de chocolat.

Réponses : 1-Vrai, 2-Vrai, 3-Faux (lac Mistassini), 4-Vrai, 5-Vrai, 6-Vrai, 7-Faux (Claire Kirkland-Casgrain), 8-Faux (Jacques Villeneuve), 9-Faux (manifeste artistique en 1948), 10-Vrai (Sault-au-Cochon), 11-Vrai, 12-Vrai, 13-Vrai, 14-Vrai, 15-Faux (dans l’Atlantique), 16-Faux, 17-Faux (début du XX siècle), 18-Vrai, 19-Vrai, 20-Vrai, 21-Faux (autochtones d’Amérique du Sud), 22-Faux (la Grosse Île), 23-Vrai (1904), 24-Faux, 25-Vrai.

Un beau geste pour sauver une vie

Il y a de ces histoires dramatiques qui font rapidement monter les larmes. En voici une…

Une mère, avec son fils de 10 ans, déjeunaient récemment au restaurant. Par mégarde, l’enfant se met une pièce de monnaie dans la bouche et l’avale. Malchanceux, la pièce reste coincée dans sa gorge.

La mère, paniquée, se lève et essaye de lui faire cracher la pièce en lui tapant dans le dos, mais rien n’y fait.

L’enfant commence déjà à donner des signes d’asphyxie, il devient bleu et la mère, désespérée, hurle pour demander de l’aide.

Subitement, un monsieur se lève d’une table voisine, et avec un calme étonnant, sans dire un mot, baisse le pantalon du gamin, saisit fermement ses petits testicules et les tire vers le bas.

Dans un cri à fendre l’âme, l’enfant sous une douleur intense, recrache vivement la pièce au grand soulagement des clients tout autour.

Le sauveur, avec le même calme étonnant qu’il avait en arrivant, retourne à sa table sans dire un mot.

Revenue de ses émotions et de son étonnement, la mère maintenant rassurée, se lève pour remercier cet homme qui a sauvé la vie de son fils. Elle demande :

– Vous êtes sûrement un médecin, pour avoir réussi à ramener mon fils à la vie ?

– Non, madame, mais je suis un professionnel : C’est une opération que nous pratiquons tous les jours.

– Et de quelle profession nous parlons ?

– Je suis un fonctionnaire de Revenu Québec. Attraper les contribuables par les couilles jusqu’à ce qu’ils crachent leurs derniers sous, c’est notre spécialité.

Une tape sur les doigts

Quatre parties de suspension pour l’assaut grave de Mark Scheifele sur Jake Evans, lors du premier duel Montréal-Winnipeg. En temps de jeu, ça représente 60 à 80 minutes. Une aubaine. Une tape sur les doigts.  

HISTOIRE

La plus longue suspension imposée à un joueur de la LNH fut de 21 parties, à Dale Hunter, des Capitals de Washington envers Pierre Turgeon des Islanders de New York, pour une agression violente et gratuite après un but, lors des éliminatoires de la saison 1992-93. Il avait purgé sa suspension dès le début de la saison 1993-94.

Paradoxalement, aucune suspension n’a été imposée à Zedno Chara des Bruins de Boston, pour son geste violent envers Max Pacioretty des Canadiens de Montréal, le 8 mars 2011. Le pire KO en direct.

Ça démontre l’inconséquence de la LNH !

Sans surprise, la Ligue nationale a manqué de fermeté, pour enrayer définitivement ces agressions des années 70. Au minimum, Scheifele aurait dû être suspendu pour le reste de la saison.

MAUVAISE RÉPUTATION

Mais non, pas dans la LNH qui continue de traîner une mauvaise réputation au niveau de l’arbitrage et de son département de sécurité. Elle prend en considération le passé de l’agresseur, bla-bla et bla-bla-bla. Foutaise ! Scheifele a pété les plombs dans un moment de frustration intense. Après son geste, il avait le regard d’un débile, d’un frustré, d’un tueur.

C’était justement le temps de passer un message d’intolérance absolue.

Quand un joueur patine à toute vitesse sur une longueur de 180 pieds pour entrer dans un violent contact avec un joueur adverse sans avertissement et sans protection, il sait très bien ce qu’il fait. C’est volontaire et prémédité.

Si on place le même événement sur la rue ou dans un lieu public, la police intervient, procède à l’arrestation de l’agresseur et il est traduit rapidement devant les tribunaux. On parle de voies de fait avec lésions.

Sur la glace, dans le cadre d’une partie de hockey, c’est « permis ». C’est bon pour le spectacle. Insensé !

Imaginez que Jake Evans, en chutant sur la glace, se brise le cou et meurt… Qu’adviendrait-il de son agresseur ?

OSER LE CHANGEMENT

Questionnée sur la possibilité qu’une plainte de voies de fait avec lésions soit déposée à la police contre Scheifele, une procureure affirmait que c’était légitime et que le Code criminel pourrait effectivement s’appliquer.

Alors, si j’étais Jake Evans, je porterais officiellement plainte à la police de Winnipeg, avec tout ce qui s’en suit comme procédure judiciaire. Je ferais le travail que la LNH refuse de faire pour protéger ses joueurs, sous prétexte que ça nuit au spectacle.

La patinoire ne doit pas servir d’immunité à l’égard d’un geste aussi agressif et dangereux. C’est carrément s’attaquer à une personne pour la blesser, l’éliminer.

Une telle décision pourrait enfin mettre un terme à ses coups salauds qu’on voit trop souvent.

Si vous avez vu la dernière partie, sur le but d’Eric Staal, Corey Perry a reçu un vicieux coup à la tête de d’un défenseur, et sous les yeux de l’arbitre. Y aurait-il eu pénalité ? L’histoire ne le dira jamais puisqu’il y a eu but.

Encore une fois, la Ligue nationale de hockey, ne prend pas ses responsabilités. Un jour elle devra rendre des comptes.

UNE INSPIRATION POUR UN HOCKEY PLUS CIVILISÉ

Nous sommes loin de la partie enlevante et exempte de rudesse entre l’Armée rouge de Vladislav Tretiak et le Canadien de Montréal un certain 31 décembre 1975. Le talent brut s’exprimait. Ce match épique de 3 à 3 est d’ailleurs considéré par plusieurs comme le plus excitant jamais disputé.

Piger allègrement dans notre plat de bonbons

Avec les millions, excusez, les milliards, qu’on prend dans nos poches pour les distribuer aux dirigeants d’Air Canada, le gouvernement fédéral, l’ami Justin, nous prend vraiment pour des CONtribuables les poches pleines.

Allo Justin, la terre appelle la lune. Ce sont les millionnaires d’Air Canada qui fouillent allègrement dans NOTRE plat de bonbons, qui se remplissent les poches.

Pour vous faire prendre connaissance de la lapidation des fonds publics, Michel Girard a pondu un article intéressant dans le Journal de Montréal d’hier. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance.


UN HONTEUX 20 MILLIONS $ AUX PATRONS D’AIR CANADA

Le conseil d’administration d’Air Canada a décidé de récompenser ses dirigeants avec une « prime de motivation lié à la pandémie de COVID-19 » de 20 millions de dollars.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont obtenu un « rendement exceptionnel » dans le cadre du plan d’atténuation des contrecoups de la COVID-19 mis en place à la suite de la paralysie quasi-totale des activités de la société une fois les frontières fermées.

Cela étant dit, qu’ont réalisé de si « exceptionnel » les dirigeants d’Air Canada ?

1- D’avoir bouclé l’année 2020 dans le trou de 4,7 milliards de dollars ?

2- D’avoir mis à pied 20 000 employés ?

3- D’avoir refusé, jusqu’à tout récemment, de rembourser aux clients les milliards de dollars liés aux vols annulés ?

4- D’avoir réussi à soutirer du fédéral 650 millions $ en subvention salariale d’urgence pour conserver une partie des employés ?

5- D’avoir obtenu du gouvernement Trudeau une aide financière de 5,9 milliards $ ?

Voyons donc ! Quand une compagnie verse à chacun de ses hauts dirigeants des millions de dollars en rémunération, comme c’est le cas chez Air Canada, j’ose croire que ça fait partie de leur job d’avoir à cœur la survie de l’entreprise !

Quoi qu’il en soit, au bout du compte, ce ne sont pas les dirigeants qui ont sauvé la compagnie de la catastrophe financière, c’est nous, les contribuables canadiens.

Par l’entremise du gouvernement fédéral, nous avons injecté des milliards et des milliards de dollars pour aider Air Canada à survivre à la suite de la grave crise liée à la pandémie de la COVID-19.

COMPENSATION DÉGUISÉE

À vrai dire, la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions $ sert de compensation financière pour permettre aux dirigeants d’Air Canada d’éponger le manque à gagner relié à leurs habituelles primes d’intéressement à long terme, lesquelles ont vu leur valeur chuter à la suite de la déconfiture du titre d’Air Canada en Bourse.

Le conseil d’administration d’Air Canada a d’ailleurs fait usage de son « pouvoir discrétionnaire » pour retirer la catastrophique année 2020 du calcul des primes d’intéressement à long terme destinées aux cadres pour la période allant de 2017 à 2020. Rien de moins !

Les administrateurs d’Air Canada croient que la nouvelle « prime de motivation » permettra d’éviter un important problème de « maintien en poste » de ses cadres, et ce, à un moment « où nous avons plus besoin de nos talents clés pour assurer notre survie et notre redressement futur au profit » de nos actionnaires.

Le conseil a également accordé aux hauts dirigeants des « droits à la plus-value d’actions », lesquels droits vont leur permettre de récupérer la portion du salaire à laquelle ils ont renoncé au début de la pandémie du coronavirus.

L’octroi de la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions de dollars aux dirigeants d’Air Canada est honteux. C’est un affront à l’ensemble des contribuables canadiens qui ont avancé depuis un an 6,5 milliards de dollars à Air Canada pour l’aider à sauver sa peau.

Les sceptiques ont été confondus-dus-dus-dus

(Paroles célèbres du Capitaine Bonhomme.)

Moi le premier, suite à cette stimulante victoire de nos Canadiens ce lundi, contre les puissants Maple Leafs de Toronto, j’étais incrédule. Les bars, sportifs et autres, les restos et terrasses, tout le monde est heureux et en liesse. Un autre baume sur la pandémie qui agonise à petits pas.

Ce qui étonne c’est l’intérêt des femmes devant cet événement qui, il faut bien l’avouer, nous manquait depuis quelques années. Sur les lignes ouvertes, elles s’expriment comme des spécialistes critiques de notre sport national. Une belle surprise. Et elles sont fanatiques.

Mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres et on ne doit pas oublier que plus on approche de l’ultime conquête, plus le chemin est ardu.

Il faut prendre les parties une à une, sans voir trop loin.

CAREY CAREY CAREY

La tenue exceptionnelle de Carey Price est, en grande partie, la raison de la performance de toute l’équipe. Quand ton gardien arrête toutes les rondelles, s’installe une confiance inébranlable qui nous porte à se surpasser.

Le message de Dominique Ducharme, passe bien. Issu de la nouvelle génération d’entraîneurs, les résultats sont de plus en plus probants. On voit combien les jeunes prennent de l’assurance. Ne sont-ils pas les vedettes de demain qui profitent de l’expérience de gars comme Corey Perry, Shea Weber et autres vétérans qui ont vu neiger, et livrer ces combats.

COREY COREY COREY

S’il est un vétéran qui mérite de rester avec l’équipe, c’est bien Corey Perry. Certes, à l’aube de ses 36 ans, son temps de glace est limité, mais combien précieux et contagieux pour nos jeunes. Il vaut son pesant d’or à un salaire plus qu’avantageux pour l’équipe. Quel bel exemple ! Il a encore quelques bonnes saisons devant lui, s’il est bien utilisé.

Se poster devant le filet pour nuire au gardien adverse, a fait sa renommée tout au long de sa carrière et sur ce point, il est toujours fidèle au poste. Un bon coup de Marc Bergevin.

LA SUITE

Bon, en conclusion, les Jets de Winnipeg sont nos prochains adversaires et il nous faut conserver le même momentum et la même concentration pour faire un pas de plus vers l’ultime exaltation.

Les supporteurs sont là !

Ygreck, et ses perles de mai

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de mai, parues dans le Journal de Montréal.





Salmigondis

UNE VÉRITÉ CRUE

Excellent commentaire d’une résidente du Plateau Mont-Royal, constatant les déchets qui jonchaient le sol du parc Jeanne-Mance, suite au rassemblement monstre de la veille : « Ç’a, c’est beaucoup de jeunes qui manifestent contre les changements climatiques, mais qui sont incapables de ramasser leurs propres vidanges. Ça me dégoute, ce n’est pas à nous de subir ça ». Très juste !

RAISON SOCIALE ANGLAISE

Alors que j’attendais pour recevoir ma deuxième dose d’AstraZeneca hier au Quartier Dix30, je regardais les enseignes commerciales pour voir si le français était prédominant dans l’affichage. Eh bien non !

Dans cette section de l’immense complexe commercial, j’en ai trouvé trois, et sans me forcer; Breakout, Joe Fresh et Jack Baloons, et il y en a d’autres, beaucoup d’autres. Le projet de loi 96 dit vouloir corriger cette situation… je l’espère bien.

ET SI LES CANADIENS CAUSAIENT LA SURPRISE ?

Je dois l’avouer, après la quatrième partie dans la série Toronto-Montréal, je ne donnais pas cher de la peau de nos Glorieux. Je ruminais mon article à en devenir sur le manque de fierté des joueurs de porter la sainte flanelle bleu-blanc-rouge.

Son manque d’effort, l’inaction des vétérans, la fougue absente des jeunes joueurs, sans oublier la direction de l’équipe. J’étais de ceux qui voulait des changements majeurs « en haut », et la possibilité de se débarrasser du bois mort, lors de la sélection du Kraken de Seattle dans quelques semaines.

Mais là, tout a changé. En quelques heures, ils ont repris vie, et les voilà, disputer ce soir une rencontre ultime contre la puissante machine offensive que sont les Maple Leafs. Espérons que le miracle se produira. Et Price qui est revenu dans mes bonnes grâces… Peu importe l’issue de cette partie, ils auront finalement tout donné dans ce surprenant retour.

Une substance produite du cannabis serait thérapeutique

CBD : NOUVEAU REMÈDE MIRACLE ?

Petit cousin du THC, le cannabidiol s’impose comme la nouvelle star montante du bien-être. Des huiles essentielles aux gélules en passant par les boissons pétillantes, les bonbons gélifiés et la nourriture pour chiens, la variété de ses déclinaisons impressionne autant que ses promesses. Qu’en est-il réellement ?

Dans les moteurs de recherche, les trois lettres magiques (CBD) se hissent parmi les requêtes les plus populaires. Nouvel eldorado du bien-être, le marché du cannabidiol atteignait 2,8 milliards de dollars américains en 2020, avec une croissance annoncée de plus de 20 % par année jusqu’en 2028.

Martha Stewart, John Legend, Belle Thorne, Kourtney Kardashian et Mike Tyson figurant parmi ces entrepreneurs de l’extrait vedette

Le cannabidiol est une substance produite par la plante du cannabis, son deuxième ingrédient actif en importance après le THC.

Avec lui, oubliez les yeux rouges et le buzz euphorisant. Le CBD ne provoque pas d’effets psychotropes. Certains de ses disciples comparent même son action à un bain chaud ou une séance de yoga, mais les bienfaits allégués vont plus loin.

TROIS LETTRES, MILLE PROMESSES

Marily, 34 ans, a d’abord essayé le CBD pour soulager ses symptômes prémenstruels : « J’en prends sous forme d’huile, avec un vaporisateur oral, quelques jours avant que mes règles débutent. Les premières fois, j’ai rapidement vu un effet positif sur mon humeur et mon niveau de stress, alors j’ai décidé d’en consommer aussi lorsque je me sens anxieuse.

Par la suite, j’ai lu sur le Web que plusieurs utilisent le CBD lorsqu’ils ont des douleurs physiques. J’ai tenté le coup pour venir à bout des courbatures causées par le sport. Encore une fois, c’est très efficace pour moi ! »

Anxiolytique, anti-inflammatoire, analgésique, antiâge… Le CBD se présente comme un allié naturel pour soulager bon nombre de maux et inconforts.

L’insomnie hante nos nuits ? Et hop, quelques gouttes sous la langue. On souffre de rosacée, d’eczéma ? On a des rougeurs, des boutons ou simplement un teint blafard spécial confinement ? Par ici, les crèmes topiques et les sérums pour la peau. Il existe même des lubrifiants infusés au CBD pour booster la libido et décupler les plaisirs sous la couette. Peu importe le souci, le CBD vient à notre rescousse. Panacée ou mirage marketing ?

ALLIÉ DES ANXIEUX… ET DES SPORTIFS !

Sur le marché canadien, le CBD est souvent prisé pour son effet relaxant. Selon ses adeptes, il permettrait de calmer l’anxiété et de mieux dormir, sans les effets euphorisants ou intoxicants du THC.

Dominique, 36 ans, décuple les bienfaits de sa pratique de yoga avec le CBD : « Je suis naturellement anxieuse, et les derniers mois ont exacerbé le problème. Je ne voulais pas emprunter la voie de la médication, mais je cherchais tout de même une solution pour relâcher la pression. Je prends de l’huile de CBD avant mes séances de yoga, deux fois par semaine. Je ne dirais pas que tout est réglé – ce n’est pas un produit miracle –, mais je ressens un véritable effet de détente. En prime, une vieille douleur à l’épaule, que je traîne depuis des années, me semble beaucoup moins marquée. »

Professionnels ou amateurs, les sportifs vénèrent le coup de pouce du CBD. Fini les courbatures et les muscles endoloris ! Il suffit d’une recherche dans les médias sociaux pour voir les joggeurs, cyclistes et athlètes de tout acabit prendre la pause avec leur inséparable flacon. En 2019, la Fédération de triathlon des États-Unis devenait même le premier organe d’un sport olympique commandité par un producteur de CBD. Un message fort pour cette molécule retirée de la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage en 2018.

50 NUANCES DE VERT

Le Dr Didier Jutras-Aswad étudie le CBD au Centre de recherche du CHUM. Bien que certains indices alimentent les espoirs de la communauté scientifique, le médecin et chercheur se montre prudent : « À l’heure actuelle, il existe peu de données probantes sur les bienfaits du CBD. On est encore au début de l’aventure scientifique.

Oui, certaines études sur les animaux montrent que le cannabidiol contribuerait à soulager la douleur, l’anxiété et la dépression. Et chez les humains ? Impossible de tirer une conclusion claire. Idem pour la libido, les troubles alimentaires, les symptômes liés au SPM ou à la ménopause… En attendant que des études solides dégagent un verdict, les avis sont partagés.

Une certitude : plus le CBD a le vent dans les voiles, plus le besoin de données devient criant. La patience sera toutefois de mise. Les recherches portant sur le cannabidiol ne sont pas simples, même depuis la légalisation du cannabis :

« Il est plus facile pour un consommateur de se rendre à la SQDC pour acheter n’importe quel produit et le consommer chez lui, sans surveillance, que pour moi, comme chercheur, d’administrer la substance dans un cadre rigoureux et contrôlé », explique le Dr Jutras-Aswad, professeur agrégé è l’Université de Montréal.

Les nombreux modèles d’administration ajoutent à la complexité : on peut inhaler, ingérer, appliquer en crème topique… Quel est le meilleur format ? Pour quel problème médical est-il indiqué ? Et dans quel dosage ?

Même quand les résultats expérimentaux semblent prometteurs, il serait hasardeux de les transposer directement à la vie quotidienne. La concentration utilisée en laboratoire est largement supérieure au dosage des produits vendus : « Les études misent sur un CBD purifié allant jusqu’à 800 mg/ml, explique le Dr Jutras-Aswad. En comparaison, les produits du marché ont plutôt 10 ou 20 mg/ml. »

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI ?

Une bonne nouvelle : si l’OMS ne recommande pas encore l’usage du cannabidiol à des fins médicales, il certifie toutefois que la substance ne présente aucun risque pour la santé ni potentiel d’abus ou de dépendance. « Même à fort dosage, le CBD est très bien toléré, ce qui explique l’intérêt scientifique pour la molécule, confirme le Dr Jutras-Aswad. Les effets secondaires sont bénins, le plus commun étant la diarrhée, parfois la sédation. »

Le véritable danger se cacherait plutôt dans certaines allégations exagérées, voire carrément frauduleuses. Des vendeurs de rêves se faufilent habilement dans cette brèche qui sépare les espoirs potentiels et les zones d’ombre qu’il reste à élucider. Consommer du CBD pour soulager son stress, apaiser ses douleurs ou améliorer la qualité de son sommeil, c’est une chose. Interrompre ses traitements pour une maladie grave ou un cancer, c’est une tout autre histoire.

LES BONS RÉFLEXES

Si on a un symptôme ou un ennui de santé pour lequel on envisage le CBD, on consulte d’abord un professionnel de la santé. Il pourra s’assurer que le problème a été bien cerné, et il évaluera avec nous les différentes options. « On a un bon système au Canada qui nous donne accès à des produits pharmaceutiques de qualité », assure le Dr Didier Jutras-Aswad.

« J’ai toujours fumé du THC pour mon anxiété et ma concentration, témoigne Simon, atteint d’un TDAH. Un jour, l’arthrite s’est mise de la partie, au point de m’empêcher de fermer et d’ouvrir les mains. J’ai utilisé des crèmes et des huiles de CBD faites par une amie. Elles ont super bien fonctionné !

J’en ai parlé à mon médecin. Elle était réticente au départ, mais on a conclu une entente. J’ai suivi son protocole de médicaments, puis on a réévalué la situation. Son traitement ne marchait pas vraiment mieux que le cannabis pour mon arthrite, tout en étant plus coûteux. Elle a bien vu les effets (des crèmes et des huiles), et elle m’a donné mon ordonnance. Je crois même qu’elle en prescrit à d’autres patients maintenant. »

On veut essayer le CBD à des fins non médicales ? On s’approvisionne dans des points de vente réglementés, soit la SQDC au Québec. On aura ainsi des produits de meilleure qualité et on saura exactement ce qu’on achète et dans quelle concentration on le fait. Comme pour tout nouveau produit, on commence avec la plus petite dose.

Les espoirs et les essais sont permis, mais dans l’attente de données scientifiques qui confirment les bienfaits réels au-delà des rumeurs, mieux vaut user de prudence. D’autres études seront nécessaires pour continuer à départager les situations dans lesquelles le CBD peut être utile ou pas.

POUDRE, BONBONS ET COMPAGNIE

Consommé sous forme de gélule, d’huile, de poudre ou même de cocktail, le cannabidiol se présente aussi avec différents degrés de concentration. Il peut être ingéré, inhalé, ou absorbé par la peau. Pour démocratiser le CBD et recruter de nouveaux clients encore réfractaires, les fabricants et entreprises rivalisent d’ingéniosité.

Quelques exemples :

– Vendus dans les magasins de nutrition américains, les bonbons gélifiés de Martha Stewart s’inspirent des confiseries françaises aux arômes raffinés. Airelle, fruits de la passion, kumquat, calamondin… Faites vos choix !

– L’arsenal de Martha Stewart comprend également une gamme de produits CBD pour chiens. Biscuits au bacon fumé et CBD, huile aromatisée au poulet et CBD… Tout est mis en œuvre pour réduire le stress de notre fidèle compagnon.

– À Los Angeles, le spa du Ritz Carlton offre des massages spécial CBD (250 $ les 50 minutes). On nous propose quelques gouttes de la substance sous la langue en début de traitement, une exfoliation du corps avec une huile infusée au CBD et même un timbre transdermique au CBD pour la maison, afin d’éviter les courbatures postmassages. Pour les budgets plus modestes, on offre également la pédicure CBD (120 $ les 50 minutes).

– Calyx, une compagnie canadienne, vend des bombes de bain contenant 100 mg d’extrait de CBD. Tantôt revigorantes lorsque mariées à la menthe poivrée, tantôt apaisante avec l’huile de lavande, ces bombes nous promettent de propulser au niveau supérieur le traditionnel bain relaxant (16,99 $).

LE VRAI DU FAUX

LE CBD…

… est efficace contre les convulsions épileptiques.

Vrai. Administré sous forme orale, le CBD peut diminuer les crises de convulsions dans certaines formes d’épilepsie, souvent chez les enfants pour qui les autres traitements ne sont pas efficaces. Il s’agit de sa propriété la mieux étudiée.

… est un anti-douleur.

Ça augure bien. Selon une étude publiée par l’Université McGill, le cannabidiol pourrait soulager la douleur chronique de façon sécuritaire. Une option au THC ? Peut-être, mais les données restent limitées. D’autres recherches seront nécessaires.

… est un anti-inflammatoire.

Peut-être. Même si le CBD semble posséder certaines propriétés anti-inflammatoires intéressantes, on ne dispose pas encore de preuves scientifiques pour l’affirmer avec certitude.

… est un anxiolytique naturel.

C’est possible. Son efficacité a été prouvée sur les animaux. Chez les humains, quelques études ont montré que le CBD pouvait réduire l’anxiété, mais elles comportaient peu de participants. On est encore loin de la quantité de données qui existent pour les autres traitements de l’anxiété.

… est un ingrédient de choix pour les soins de la peau.

On ne le sait pas exactement. Des études cliniques sur des cellules humaines suggèrent que le CBD pourrait avoir un effet anti-inflammatoire intéressant dans le cas cde certains soucis dermatologiques, comme l’acné. Même si le CBD est peu susceptible d’être nocif pour notre peau, la plupart des dermatologues s’entendent pour dire qu’il existe d’autres traitements, efficaces et plus sûrs, à l’heure actuelle.

… aide à prévenir les troubles de toxicomanie.

Ça dépend. Il semble que le CBD est utile pour traiter les dépendances aux opioïdes ou au cannabis, mais les données restent préliminaires. On sait toutefois qu’il ne permet pas de traiter efficacement la dépendance à la cocaïne.

… sert de bouclier protecteur contre les effets délétères du THC.

Plutôt faux. Selon le Dr Didier Jutras-Aswad, il s’agit d’une surinterprétation des données scientifiques existantes. Dans certains cas, oui, mais dans d’autres, non. Tout dépend du dosage, du moment, de la voie d’administration… Plusieurs paramètres devront être analysés avant que l’on puisse faire une telle affirmation.

Source : Julie Champagne, revue Coup de Pouce, juin 2021, p44

Vivre avec une personne handicapée

Touchant ce matin, l’article de Josée Legault, elle-même proche aidante de sa sœur, dans les pages du Journal de Montréal d’hier, sur l’histoire fictive d’une famille qui vit son quotidien avec un fils et un frère lourdement handicapé, à travers un livre de Jean-Paul Eid intitulé « Le petit astronaute ».

Vivre avec une personne handicapée, c’est la mission totale d’une vie. C’est le don de soi pour le bien-être de ceux et celles qui nous en donnent beaucoup en retour, comme leçon de vie. Je regarde vivre la famille de ma sœur, son conjoint et ses deux filles, dont l’une est aussi handicapée, et je peux témoigner de l’immense dose d’amour qu’elle reçoit.

Je suis de ceux qui pensent que le Créateur choisi les bonnes personnes pour leur dévouement sans réserve envers ces êtres humain différents, mais amoureux, qui mordent dans la vie, à leur manière.

 C’est cette histoire que je vous propose aujourd’hui.


POUR TOUS LES PETITS ASTRONAUTES PARMI NOUS

Lumineux et enveloppant, ce livre est un véritable baume pour l’âme et le cœur. On en sort bouleversé, éclairé et meilleur. Le petit astronaute de Jean-Paul Eid, bédéiste renommé, est l’histoire d’une famille soudée et courageuse, dont on ne sort pas indemne.

Ce livre est à la fois son œuvre la plus personnelle et la plus universelle. Inspirée de ses deux enfants adorés l’unissant à sa compagne Marie, c’est l’histoire fictive de Tom, dit le petit astronaute, et de sa grande sœur Juliette. Un duo d’inséparables, à la vie à la mort.

Tom est un enfant pas tout à fait comme les autres. Il est, comme on dit, lourdement handicapé. Atteint de paralysie cérébrale, il ne parle pas, ne marche pas.

Qu’à cela ne tienne, son bonheur de vivre est irrépressible et contagieux. Pour ses parents, sa sœur Juliette et tous ceux qu’il croisera, sans le savoir, Tom est un redoutable éclaireur.

Par son existence même, il leur ouvre tout grand le chemin. Non pas vers une simple « tolérance », mais vers l’acceptation, pleine et entière, de toutes les différences. En cela, Le petit astronaute est un livre à méditer et à partager.

D’une très grande beauté, les illustrations sont aussi un ravissement pour les yeux. N’ayons pas peur des mots, ce livre est une pure merveille.

CHAVIRÉE

Sur un plan plus personnel, il m’a chavirée. Comme Juliette, je suis la « grande » sœur de ma « petite » sœur Manon, née avec une déficience intellectuelle. Il y a 58 ans déjà…

Le choix audacieux de Jean-Paul Eid de raconter l’histoire de Tom à travers le regard de Juliette, braque les projecteurs sur l’univers souvent caché de la fratrie lorsqu’un enfant « pas comme les autres » s’ajoute à la famille.

Juliette doit en effet naviguer fort entre son puissant besoin de protéger son petit frère, son sentiment d’impuissance face au réel et son inquiétude pour l’avenir de Tom.

Avec une délicatesse extrême, Jean-Paul Eid nous montre également la réalité brutale du choc encaissé par les parents et Juliette lorsqu’on apprend que Tom ne sera jamais comme les autres.

Puis, viennent les hospitalisations, la médication, la réadaptation, des médecins pas toujours à la hauteur, des garderies qui n’en veulent pas. Etc.

En même temps, la famille s’adapte. Elle vit, tout simplement et, peu à peu, elle trouve son équilibre.

AMI POUR TOUJOURS

Puis, apparaît la directrice d’un CPE prête à accueillir Tom à bras et à cœur ouverts. Les autres enfants, eux, non handicapés et de toutes les origines, imperméables aux différences, en feront leur ami pour toujours.

Il y aurait encore long à dire sur Le petit astronaute. Pour ma part, j’y ai retrouvé des traces de mon enfance avec Manon. Le rappel de l’amour, immense, de notre maman, déterminée à tout donner pour que ma sœur ait droit à sa vie et son bonheur.

J’ai aussi beaucoup pensé à tous ces frères et sœurs adultes qui, un jour, prennent la relève de leurs parents, comme je l’ai fait auprès de Manon. J’ai pensé entre autres à Francine, Céline, Margaret.

En parlant de sa propre fille, Jean-Paul Eid le résume avec tendresse. Ce livre, écrit-il, « est dédié à Mathilde, la grande sœur qu’espèrent tous les petits frères quand ils viennent au monde ».