
Toute bonne chose a une fin et il faut un gagnant et un perdant. Bravo au Lightning qui compte quelques Québécois dans ses rangs et qui remporte une seconde coupe consécutive.
Nous aurons l’occasion de nous reprendre parce que nos Canadiens promettent des jours meilleurs, avec les nouveaux joueurs de cette année et ceux qui seront choisis au prochain repêchage.
Le Lightning de Tampa Bay est une équipe sans failles, ou presque. Une équipe qui a appris beaucoup de ses échecs d’un passé pas si lointain. Ils ont profité amplement de cette dernière saison ensemble puisqu’ils devront faire, comme toutes les équipes, des choix douloureux très bientôt… plafond salarial oblige et sans oublier les listes de protection en vue de garnir la nouvelle concession du Kraken de Seattle, de ses nouveaux effectifs.
LE NÉGATIF
La foule restreinte au Centre Bell. Même si j’approuve la décision de la Santé publique, l’apport total du 7e joueur aurait eu pour effet d’injecter une forte dose d’adrénaline à nos joueurs.
La brigade défensive à quatre joueurs les a probablement fatigués. Il ne faut pas perdre de vue que les 22 intenses parties ont été disputées en 48 jours. Additionné à une saison condensée, débile et éreintante entre janvier et la mi-mai, parsemée en plus d’arrêts COVID-19, il fallait beaucoup d’énergie pour passer au travers.
J’aurais aimé voir Alexander Romanov plus régulièrement en séries. C’est un jeune qui aurait pu profiter grandement de cette expérience. N’oublions pas qu’on le compare à Mikhail Sergachev, du Lightning, qui avait été échangé en retour de Jonathan Drouin, et qui performe très bien.
LE POSITIF
Avec des séries éliminatoires exceptionnelles, les Canadiens ont rassemblé tout le Québec après le confinement des derniers 15 mois. Dans tous les coins de la province, les fanions étaient bien en évidence et on ne respirait que pour la Sainte-Flanelle.
Cette équipe a qui on promettait un avenir sombre, a renversé toutes les prédictions. Négligés dans chacune des rondes, ils ont renversé la vapeur pour disposer Toronto en 7, Winnipeg en 4 et finalement Las Vegas en 6. Excellent comme performance.
La tenue magique de Carey Price qu’on soulignait à chaque rencontre. Une réplique d’un certain Jaroslav Halak en 2010 qui avait lessivé consécutivement les Penguins de Pittsburg, et les Capitals de Washington en relève de Carey Price.
L’arrivée d’un compteur exceptionnel en Cole Caufield. Une vedette en devenir possédant un mélange de Steve Shut, d’Yvan Cournoyer et de Guy Lafleur qu’on pourra admirer et applaudir pour plusieurs années. Avec Nick Suzuki, ils seront à surveiller en 2021-22.

L’expérience de cette saison, acquise par nos jeunes, qui rapportera pour le futur. N’oublions pas que Tampa Bay est devenu cette équipe redoutable à cause de l’expérience et la stabilité acquise avec le temps et avec des échecs.
Finalement, le travail de Marc Bergevin, de Dominique Ducharme et de son équipe d’entraineurs. Dominique fait partie de la nouvelle génération d’entraîneurs-chefs et le défi s’annonce palpitant. Avec les espoirs du Rocket de Laval, de la nouvelle franchise de la ECHL à Trois-Rivières, les onze choix de repêchage de cette année, l’avenir en effectifs s’annonce prometteur.
Merci à nos Canadiens qui nous auront fait vivre de belles émotions durant ces séries. Si le résultat est un peu décevant pour la coupe, il faut se dire que l’adversité nous fait grandir. Ils ont tout donné et n’ont certainement pas a avoir honte de leur magistrale performance.
Merci les guerriers…
Récemment, je publiais une invitation à signer une pétition pour que le gouvernement canadien révise sa proposition sur une éventuelle augmentation des prestations de la Sécurité de la vieillesse en créant deux classes d’aînés en fonction de leur groupe d’âge.
Aujourd’hui, je vous propose la lettre ouverte de Gisèle Tassé-Goodman, Présidente du Réseau FADOQ, parue dans le journal de Montréal du 30 juin dernier, sur ce sujet d’actualité très importants pour les aînés.

UNE PRÉCARITÉ FINANCIÈRE OMNIPRÉSENTE… DÈS 65 ANS !
J’écris cette lettre ouverte pour vous transmettre des témoignages poignants que le Réseau FADOQ a reçus de la part de ses membres de 65-74 ans depuis que le gouvernement fédéral leur a refusé une bonification de 10 % des prestations de la Sécurité de la vieillesse, en avril dernier.
J’écris cette lettre ouverte pour donner une voix à ces gens. Ce sont des battants, des gens de cœur que la vie n’a pas toujours choyés. Ils ont souvent dû ramer à contre-courant, et, aujourd’hui, ils méritent d’avoir une tribune pour s’exprimer.
Parce qu’il est important qu’ils puissent donner l’heure juste sur l’état de leur situation financière. Parce qu’ils doivent pouvoir réfuter haut et fort l’argument du premier ministre Justin Trudeau selon lequel les besoins des aînés sont plus grands à partir de 75 ans.
GRANDS BESOINS
Entendons-nous bien, les personnes de 75 ans et plus ont de grands besoins qui justifient la bonification annoncée. Ce que le Réseau FADOQ ne comprend pas, c’est cet entêtement du gouvernement fédéral à vouloir créer deux catégories d’aînés, en discriminant au passage des milliers de Canadiens âgés de 65 ans et plus qui peinent à boucler leurs fins de mois. Notre organisation soutient que les gens de 65 ans ont autant besoin d’argent que ceux de 75 ans.
Je pense à Danielle, 73 ans, qui nous a confié devoir travailler environ 30 heures par semaine au comptoir d’une charcuterie pour éviter la faillite. Avec les maux de dos que ce travail physique implique. C’est la seule solution envisageable compte tenu des dettes léguées par son défunt mari.
Je pense à Christiane, 68 ans, qui, après une carrière de près de 50 ans dans le monde de la restauration, voit impuissante ses économies se dilapider à un rythme aussi fulgurant que la hausse du panier d’épicerie. La plus grande peur de cette grand-maman : être obligée de quêter pour subsister dans ce monde où tout coûte plus cher.
Je pense à Francine, 70 ans, qui a laissé sa carrière de côté pour élever ses deux enfants à la maison. Veuve depuis plus de 20 ans, elle se joint au combat que mènent tant de femmes aînées pour repousser sans relâche le spectre de la pauvreté. Pour pouvoir survivre, toute seule, avec peu.
Ces femmes ont courageusement accepté de faire partager leurs craintes, leur tristesse et leurs peurs dans le cadre du projet Visages de la précarité financière, que le Réseau FADOQ a lancé. Elles ont accepté de témoigner à visage découvert pour sensibiliser nos décideurs au fait que, derrière les statistiques qu’il évoque, il y a des êtres humains qui souffrent et qui ont besoin d’aide. Dès maintenant.
Surtout considérant que 60 % des aînés de 65 ans et plus ont des revenus de moins de 30 000 $ annuellement. Quant aux aînés qui reçoivent seulement les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti, leurs revenus sont de 3000 $ inférieurs à la mesure officielle du seuil de pauvreté.
Dans l’immédiat, le Réseau FADOQ presse le gouvernement Trudeau de bonifier les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Les montants versés par ces programmes doivent minimalement dépasser le seuil de pauvreté, qui s’établit à 21 000 $ dans la région de Montréal.
Surtout qu’à cette nécessité s’ajoute cet enjeu : l’indexation du programme de la Sécurité de la vieillesse évolue en fonction des prix à la consommation, alors que les salaires s’accroissent généralement à un rythme supérieur à l’inflation. En raison de cet écart, la pension de la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti joueront, avant longtemps, un rôle de plus en plus réduit dans le niveau de remplacement du revenu à la retraite.
FILET SOCIAL
Cet enjeu affectera considérablement le filet social des aînés ai le gouvernement fédéral ne s’y intéresse pas davantage. Dans le contexte du vieillissement accéléré de la population canadienne, il s’agit là d’une situation très préoccupante…
De grâce, Monsieur Trudeau, prenez le temps d’écouter les aînés. Au-delà des apparences et des belles promesses, ils souhaitent une écoute active de votre part. Ils sont des milliers à attendre une aide financière durable. Rassurez-les – rassurez-nous ! – en mettant en place des mesures inspirantes qui hisseront le Canada au rang des sociétés où il fera bon vieillir.
Après une vie de dur labeur, personne ne devrait être apeuré par la retraite, par l’idée de gagner en âge. C’est vrai pour les aînés d’aujourd’hui, et ce le sera aussi pour ceux de demain.
Source : Journal de Montréal, 30 juin 2021, p24
Au Canada, et au Québec, dès qu’un événement sportif a lieu, il est de mise de chanter l’hymne national, avant que la compétition débute. Par respect pour les deux langues officielles, anglophones et francophones, il a été modifié pour une version bilingue.
Ailleurs, même dans le reste du Canada, il est chanté exclusivement en anglais. Aux États-Unis, c’est identique. Pourtant, au Québec, l’hymne national américain est chanté entièrement dans sa langue d’origine. Deux poids, deux mesures.
Saviez-vous que le Ô Canada est un hymne entièrement francophone ? Dans le texte qui suit, le sociologue Mathieu Bock-Côté, nous raconte son histoire.
Ô CANADA ? C’ÉTAIT D’ABORD NOTRE HYMNE NATIONAL !

Ceux qui me lisent le savent, je ne suis pas un fervent fédéraliste.
Je considère le Canada comme un pays étranger, et même hostile au peuple québécois, qui est condamné à s’y transformer en minorité ethnique folklorique.
Mais, je vous confesserai que j’ai toujours un malaise à entendre le Ô Canada chanté exclusivement en anglais, comme c’est le cas dès que nous sortons de nos frontières.
Même au Québec, nous le chantons dans une étrange version bilingue comme des colonisés – faut-il rappeler qu’il fut composé en français par Basile Routhier, et que nous devons la musique à Calixa Lavallée ?
HISTOIRE
Faut-il rappeler aussi que cet hymne magnifique a d’abord été composé pour les Canadiens français, pour célébrer leur aventure en Amérique, avant d’être récupéré progressivement par l’État canadien, qui voulait se construire une identité symbolique.
Il suffit d’écouter ses paroles en français pour s’en rendre compte, et comprendre qu’il interpelle davantage les fils de Samuel de Champlain que ceux de Lord Durham.
D’ailleurs, les paroles anglaises de l’hymne canadien ne sont pas une traduction du français : il s’agit d’un texte très différent, comme si ce pays, dans ses deux langues officielles, ne racontait pas la même histoire.
Nous ne sommes pas faits pour vivre ensemble.
Cela nous rappelle, pour reprendre les mots de Christian Dufour, dans Le défi québécois, un des meilleurs livres parus depuis cinquante ans pour décrypter la psyché québécoise, que le Canada s’est construit par une forme de « siphonnage identitaire » du peuple québécois, au point même de nous voler notre nom.
Car l’oublions-nous ? Avant d’être Québécois, nous étions Canadiens français, et avant cela, nous étions Canadiens !
C’est d’ailleurs à cette vieille couche de notre identité que font référence les Canadiens de Montréal, et non pas au Canada postnational multiculturaliste anglophone et woke d’aujourd’hui : on pourrait parler de son noyau mythique, auquel nos grands-parents et arrière-grands-parents faisaient référence quand ils parlaient avec émotion du Canada comme s’il s’agissait de leur pays, qu’ils refusaient de céder à ceux qu’ils appelaient les « Anglais ».
Les Canadiens furent d’abord l’équipe nationale des Canadiens français. Ils ont laissé une empreinte au fond de leur âme et il suffit qu’ils traversent la première étape des séries pour qu’un mécréant du hockey comme je le suis se convertisse en partisan emporté.
L’État canadien est en carence identitaire permanente. Normal : le Canada est un pays artificiel qui doit toujours emprunter une personnalité extérieure pour exister, d’autant plus qu’il a renié, dans la deuxième moitié du XXe siècle, ses racines britanniques.
VOL
Et après avoir combattu la loi 101 et la langue française, il essaie aujourd’hui de la transformer en bibelot folklorique.
Demain matin, je ne chanterai pas le Ô Canada. Je ne me battrai pas non plus pour notre vieux nom. L’histoire a tranché. Le vol a eu lieu.
Désormais, nous sommes Québécois. Nous ne sommes plus Canadiens et nous ne le redeviendrons pas. Le Québec est notre seul pays.
Mais il importait de rappeler certaines vérités historiques à notre mémoire oublieuse.
Source : Journal de Montréal, 30 juin 2021, p9
Deux évidences sur cette génération qui se situe entre la génération silencieuse et la génération X, soit la population née en 1946 et 1964, après la Deuxième guerre mondiale; Ils sont toujours attachés à leur maison unifamiliale et ils sont moins riches au Québec que dans le reste du Canada.

Je ne prends pas une décision en matière d’immobilier sur la foi d’un résultat d’un sondage Léger mené pour le compte de Royal LePage, mais il y a des données dans cette enquête qui ne laissent pas de place à l’interprétation : on confirme le taux de propriété moins élevé au Québec
AU CANADA
Selon les données du sondage, 75 % des bébéboumeurs sont propriétaires
AU QUÉBEC ET AILLEURS
Les proportions au Québec sont de 67 % dont Montréal à 62 %. À Toronto, on parle de 74 %, alors qu’à Vancouver il se situe à 73 %.
AUTRES DONNÉES PROBANTES
Les bébéboumeurs québécois sont plus hypothéqués qu’ailleurs. Plus de 40 % n’ont pas réglé leur hypothèque, contre 34 % dans le Canada dans son ensemble.
Le fait d’être ou non propriétaire et de traîner ou non une dette hypothécaire ne rend pas quelqu’un nécessairement plus riche, mais c’est un bon indice.
Source : Daniel Germain, Journal de Montréal, 30 juin 2021, p28

En y regardant l’enseigne de plus près, j’ai remarqué que l’accent aigue n’était pas là. Depuis combien de temps ? Peut-être toujours et ça m’a beaucoup déçu. Je veux parler de l’épicerie metro, dont je suis client depuis longtemps.
Une entreprise québécoise qui sert tout le Québec, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, avec une excellente qualité de produits et est aussi propriétaire des marques Super C, Marché Adonis et Metro Richelieu entre autres.
J’ai toujours écrit Métro, parce que selon moi, c’est de cette façon qu’elle doit s’écrire, du moins au Québec. De cette même façon qu’on le prononce. C’est français !
Mais voilà que la raison sociale est metro… sans l’accent. Pourquoi ?
Pourquoi cette raison sociale prend-t-elle une forme anglaise ?
Pourquoi c’est le « é » qu’on entend dans sa phonétique?
J’aimerais bien qu’on m’explique la raison de cette calligraphie.
Au moment où les raisons sociales anglaises pullulent dans notre marché francophone, il n’était pas nécessaire d’embarquer dans la parade.
Métro est une entreprise et un fleuron québécois avec des revenus annuels de plus de 16 milliards $, 90 000 employés dans 950 succursales et un PDG francophone en la personne de Éric Richer La Flèche.
En anglicisant ses marques de commerce et maison, Selection, elle impose l’anglais canadien sans se conformer à la langue d’affichage prédominante en français, au Québec, comme l’exige la loi 101.
Les camps de vacances peuvent à nouveau accueillir des campeurs cet été ! Si votre ado a déniché un emploi dans l’un d’entre eux, voici quelques informations sur ses droits, particulièrement en lien avec sa paye.

Attention ! On parle de « camp de vacances » lorsque les moniteurs et les enfants dorment sur place. Si votre enfant travaille dans un camp où les moniteurs et les enfants retournent chez eux le soir, il s’agit plutôt d’un « camp de jour ». Les règles peuvent être sensiblement différentes.
SALAIRE
Votre ado a normalement droit au salaire minimum prévu par la loi, soit 13,50 $ l’heure depuis le 1er mai.
Cependant, s’il travaille dans un camp de vacances sans but lucratif, l’employeur peut lui verser un salaire moins élevé.
Pour savoir si le camp est sans but lucratif, il faut se renseigner auprès de son administration ou consulter le Registraire des entreprises du Québec.
HEURES SUPPLÉMENTAIRES
En général, les camps de vacances n’ont pas l’obligation de payer chaque heure supplémentaire à « temps et demi » (soit 50 % de plus que pour une heure régulière) même si l’employé travaille plus de 40 heures.
Même s’il travaille plus que le nombre d’heures régulières, votre ado sera donc normalement payé au même taux horaire que pour ses heures ordinaires.
FORMATION ET PÉRIODES D’ESSAI
Si votre ado doit suivre une formation obligatoire, le camp doit le payer pour ces heures.
De plus, les camps de vacances n’ont pas le droit d’imposer une période d’essai ou une période de probation sans rémunération.
Source: Éducaloi, Journal de Montréal, 28 juin 2021, p26
« On l’oublie souvent, mais la recherche, ça peut aussi faire partie de la culture d’une population. C’est pour ça que c’est important que ça puisse se faire davantage en français. »
C’est la déclaration de Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM, au journaliste Olivier Faucher du Journal de Montréal. Une autre évidence du recul de la langue française. Voici la suite de l’article.
LE FRANÇAIS EN DÉCLIN DANS LES THÈSES ET MÉMOIRES
De plus en plus d’étudiants choisissent l’anglais pour leur travail final, au Québec.

La proportion d’étudiants au doctorat qui choisissent de rédiger leur travail final en anglais a presque doublé en 15 ans dans les universités francophones du Québec.
C’est ce que révèle une étude du professeur à l’école des médias de l’UQAM Jean-Hugues Roy.
En 2006, les thèses de doctorat réalisées en anglais dans les établissements francophonesreprésentaient autour de 15 %. En 2019, cette proportion avait presque doublé.
Pour les mémoires de maîtrise, une légère hausse est observée pour la même période, pour atteindre 10 % en 2019.
« La production scientifique, ça fait partie de la culture d’une nation. […] Que la recherche se fasse en anglais, c’est aussi préoccupant que si c’était le cinéma ou la musique. Mais la recherche s’adresse aussi au monde entier et à la communauté de chercheurs », pense M. Roy.
C’est dans les sciences pures que l’anglais est le plus attractif. Les données les « plus frappantes » selon l’auteur se retrouvent d’ailleurs dans des universités spécialisées dans les sciences pures, comme l’École de technologie supérieure, où 72 % des thèses de doctorat rédigées en 2019 étaient en anglais, et HEC Montréal, où cette proportion a atteint 80 % lors de la même année.
AUSSI EN SCIENCES HUMAINES
Dans les sciences humaines, la progression est plus timide, mais tout de même présente.
« À McGill et à Concordia, il avait une tradition où on retrouvait beaucoup de thèses en français et il y a une diminution là aussi », ajoute M. Roy ».
Ces chiffres ne sont pas étonnants et concordent avec un rapport publié en début juin par l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) qui a observé une chute importante du français dans le monde de la recherche au Canada, soutient Sophie Montreuil, directrice générale de l’ACFAS.
LA LANGUE DU « PRESTIGE »
Cela est surtout lié à la course au prestige international qui s’est accélérée dans le domaine scientifique, croit Vincent Larivière, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal.
« Les revues en français sont considérées moins prestigieuses, explique-t-il. Faire une carrière dans le domaine des sciences sociales et humaines en français, c’est encore possible. Dans le domaine des sciences médicales et naturelles, si vous ne publiez pas en anglais, on peut dire que vous n’existerez pas. »
« Il faut vraiment s’inquiéter de ce phénomène, pense Mme Montreuil. Les populations locales et nationales, si elles n’ont pas accès à des résultats de recherche parce qu’elles ne lisent pas la langue, c’est un frein à la diffusion de connaissances à l’échelle planétaire.
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, parues dans le Journal de Montréal.





























Il y a quarante-huit ans aujourd’hui, j’unissais mon existence à toi, la femme de ma vie. MA Loulou. Et je veux le crier sur tous les toits. Cette union, meublée de toute une kyrielle d’événements, heureux et parfois tristes n’a jamais été ébranlée, voire effritée de tout l’amour que j’ai pour toi.
« Plus qu’hier, moins que demain » voilà ce qui s’applique parfaitement à notre vie à deux. Et cette pierre fine qu’est l’améthyste reflète un violet éclatant.
Certes, nos corps se transforment, affichant le poids des années, l’automne de la vie, mais la flamme, elle, apaisante, réconfortante et vive, scintille toujours comme au premier jour.
Cet amour a produit le plus beau des fruits, notre fils, un joyau qui ne cesse de nous rendre fiers. Les petits enfants, devenus grands, nous rappellent notre jeunesse.
Quand je regarde en arrière je vois et apprécie tout le chemin parcouru en symbiose, je me retourne pour voir toute la route à perte de vue et qui s’étend devant nous. Elle s’ouvre, invitante, à poursuivre notre chemin ensemble, main dans la main.

Mon souhait le plus cher est qu’on puisse la fouler de nos pieds pour longtemps encore.
Je t’aime.
Bon anniversaire mon amour…
LA PCU A CRÉÉ UN VRAI BORDEL

La PCU de Justin a été jetée à tout vent et voilà qu’on en mesure les conséquences. En plus de la fraude qu’elle a apporté, beaucoup en ont profité pour en mettre de côté, acheter des RÉER ou engraisser leur compte en banque. Donc, il faut en déduire que ce n’était pas un montant de dernier recours, comme l’ami Justin le prétendait.
Ce fut tellement mal administré, qu’on en découvre les résultats néfastes aujourd’hui; manque flagrant de main d’œuvre partout dans des pans importants de notre société. Les commerces qui doivent fermer faute d’employés. Et contestations partout pour obtenir de meilleurs salaires. La merde est poignée pour longtemps malheureusement. Et qui va finalement payé ? Le CONtribuable !
ON VEUT ALLER TROP VITE
Les politiciens demandent haut et fort une enquête publique sur la gestion de la pandémie de COVID-19. Tout de suite ! Un moyen pour faire parler d’eux, devant un gouvernement qui a hautement la satisfaction de l’opinion publique et ses citoyens de son bord.
Du côté des autochtones, ils réclament réparation pour la découverte de leurs enfants morts et enterrés au Canada. Ils veulent condamner les coupables sur le champ. Nous ne sommes plus au lynchage et à des sentences manu militari. Dans les deux cas, il faut des enquêtes publiques pour faire la lumière sur ces événements. Pour la pandémie, pourrait-on attendre la fin de celle-ci avant d’y penser ?
Les sentiments ne doivent pas nous guider et précipiter les choses.
UNE PUBLICITÉ GRATUITE
Tous les moyens sont bons pour publiciser gratuitement la reprise des activités de son commerce. Un coup de mise en marché pour attirer la clientèle. « Pour les clients vaccinés, je vous offre un rabais de 10 % sur vos achats. En plus, je n’exige aucune preuve de vaccination », affirme Russell Hemsworth, propriétaire de la papeterie Nota Bene à Montréal. En somme, 10 % de moins c’est pour tout le monde, vacciné ou pas. Mais les mots à la mode aujourd’hui étant « pandémie » « COVID-19 » et « vaccination », sont accrocheurs et c’est un excellent moyen d’obtenir de la publicité gratuite.
CÉLÉBRER DANS LE CAHOS
C’est triste de constater toute la casse et les méfaits occasionnés par quelques agitateurs lors d’un événement heureux comme la victoire des Canadiens, vendredi dernier. Tous s’accordent pour dénoncer ces gestes barbares et c’est heureux que ce ne soit qu’une poignée d’abrutis qui agissent de la sorte. Mais, justement, ce sont eux qui jettent une grosse douche d’eau froide sur cette belle victoire qui permet au club de passer en finale pour la coupe Stanley.
Pour détruire des véhicules de patrouille, mettre le feu aux poubelles et déplacer des cônes, ça prend des cervelles détraquées et le pire, ils n’ont aucune raison pour agir de la sorte. Bravo aux équipes d’intervention qui ont tout de même empêché de causer plus de dommage.
UNE MAUDITE BONNE IDÉE
Les autorités birmanes ont fait brûler récemment pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police. À Rangoun, les journalistes ont pu voir un tas énorme de sacs de cannabis, à côté d’autres remplis de petites pilules roses, et de tables pleines d’héroïne et autres drogues diverses, avant que les autorités n’y mettent le feu. Des opérations similaires ont eu lieu aussi dans les villes da Mandalay et Taunggyi, brûlant pour 668 millions de dollars de drogues. Pas de niaisage !

Nous sommes en plein milieu de nos deux fêtes nationales dont, il faut bien se l’avouer, la composition des fêtards est on ne peut plus cosmopolite. Au fil des générations, le petit enfant aux cheveux bouclés et ses moutons est disparu. Le petit Saint-Jean Baptiste de mon enfance avec ses parades gigantesques a laissé la place aux spectacles sur scène qui a laissé aussi tomber les traditions pour faire place aux refrains internationaux.
On parle de fête nationale. Le peuple a changé, la diversité s’est amenée. Il est maintenant ouvert sur le monde et leurs cultures.
Au Canada, j’ai toujours vu l’événement comme un congé férié de plus. Ma graine de souverainiste fait que je ne me reconnais plus dans ce pays qui continue de nous en faire baver.
Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 26 juin, Joseph Facal s’interrogeait sur ce qu’on a fait de ces fêtes maintenant. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
QUI FÊTE QUOI ET POURQUOI ?
Une petite semaine sépare la fête nationale du Québec et la fête nationale du Canada. Regardons autour de nous, regardons pour vrai, et soyons honnêtes.
Ceux pour qui le 24 juin est important voient le 1er juillet comme une simple journée fériée.
RÉALITÉ
Je dis « simple journée fériée ». En fait, non, pas vraiment…
Ceux pour qui le 24 juin est important sont souvent agacés par ce 1er juillet qui célèbre un Canada qui se prétend l’avant-garde des bons sentiments postmodernes.
Ceux pour qui le 1er juillet est leur journée nationale voient les célébrations du 24 juin comme une survivance folklorique, une journée où la tribu locale se donne le droit de fêter ses penchants pour la nostalgie, le repli sur soi ou pire.
Hormis pour des nuances, montrez-moi que j’ai tort.
Pourtant, c’est la même population qui est invitée à fêter ces deux journées.
Vous aurez noté que je dis « population » et non peuple ou nation.
C’est justement parce que, bien que nous soyons les champions du monde pour nous raconter des histoires, il y a, chez une frange de notre population, un rejet hargneux de l’affirmation culturelle et politique du Québec.
Chaque année, les organisateurs du 24 juin font des pieds et des mains pour qu’il y ait des artistes de toutes les origines.
Ils font, ce n’est pas un reproche, les génuflexions requises devant l’idéologie officielle de la diversité.
Ils sont sans doute aussi sincères, mais si on a deux sous de lucidité, on voit bien que le 24 juin, c’est la bonne vieille Saint-Jean, mise au goût du jour, qui rassemble, pour l’essentiel, les Québécois de souche et leurs trop rares compagnons de route venus d’ailleurs.
C’est la journée de ceux qui disent : voici au moins une journée où nous dirons haut et fort que nous sommes encore ici chez nous.
Inversement, qui seront les plus fervents célébrants du 1er juillet ?
Ceux qui, souvent nés ailleurs, voient la Canada comme un phare moral, si ce n’était que ces francophones obtus, et qui, brandissent des pancartes en anglais, trouvent la laïcité raciste, la loi 101 raciste, Legault raciste, le PQ raciste et fascisant, et l’indépendance un crime contre l’humanité.
C’est la journée de ceux qui pensent que ces Québécois attardés et xénophobes sont irrécupérables ou devraient rejoindre la modernité au plus vite.
Ceux-là rejettent agressivement l’idée même qu’il puisse y avoir ici une nation autre que le buffet canadien.
Ceux-là fêteront aussi, souvent, la fête nationale… du pays qu’ils ont quitté.
ANORMAL
Deux fêtes « nationales » chacune sa mythologie, sa rhétorique, ses porte-étendards, son système de valeurs.
Vous tenterez d’expliquer cela, le 4 juillet, à un Américain.
Hormis l’indépendance, l’intégration est le plus grand échec du Québec moderne. Les deux sont indissolublement liées.
Notre condition est absurde depuis si longtemps que beaucoup finissent par la trouver normale.
Non, elle n’est pas normale.

La dernière semaine de juin et la première de juillet, c’est la grosse période où les nombreux déménagements provoquent l’achat de Voltaren, d’Antiphlogistine, et de crèmes du genre pour détendre et soulager les muscles endoloris. Eh oui, c’est la période des déménagements. Une grosse corvée en somme.
Mais, y a-t-il des lois qui régissent certaines obligations à observer lors d’un déménagement ? À cet effet, éducaloi y va d’un aide-mémoire pratique pour s’y conformer, le cas échéant, et le faire dans l’ordre.
CINQ CHOSES À NE PAS OUBLIER AU MOMENT D’UN DÉMÉNAGEMENT
Faites-vous partie des milliers de Québécois qui profiteront de l’été pour s’installer dans un nouveau logement ? Voici un aide-mémoire à garder près de vous pour déménager l’esprit tranquille.
1- AVERTISSEZ L’AUTRE PARENT
Vous avez eu des enfants avec un ex-conjoint avec lequel vous étiez marié ? Vous devez généralement lui envoyer un avis écrit au moins 60 jours avant tout déménagement important. Votre ex aura ensuite 30 jours pour s’y opposer. Vous pourrez alors recourir à la médiation familiale pour vous entendre.
2- RÉSERVEZ VOTRE DÉMÉNAGEUR
Si vous faites appel à des professionnels, signez à l’avance un contrat avec eux. En cas de conflit, vous aurez ainsi une preuve écrite des détails de votre entente, comme la date du déménagement et le coût estimé.
3- EFFECTUEZ VOTRE CHANGEMENT D’ADRESSE
Prévenez les différents organismes susceptibles de vous écrire (par exemple, Hydro-Québec). Ça pourrait vous éviter de payer des factures en retard ! Utilisez le Service québécois de changement d’adresse afin d’informer sept ministères à la fois. Puis, faites réacheminer le courrier à votre nouvelle adresse à l’aide de Postes Canada.
4- ANNULEZ VOS ABONNEMENTS
Vous étiez abonné au gym ou à une autre activité dans votre région ? Vous pouvez annuler le contrat sans frais ni pénalité si vous n’avez pas eu accès aux services ou à l’équipement offert. Dans le cas contraire, des frais s’appliqueront probablement
5- CÉDEZ OU ENCORE SOUS-LOUEZ VOTRE BAIL
Envisagez la cession ou la sous-location si vous devez déménager avant la fin du bail. Vous devez d’abord envoyer un avis écrit à votre propriétaire. Ce dernier aura 15 jours à compter du moment où il reçoit cet avis pour y répondre. Il ne peut pas refuser la sous-location ou la cession de bail sans motif sérieux.