Alzheimer : la prévention notre meilleure alliée

Sachant que de saines habitudes de vie, dont l’activité physique, permettent de réduire considérablement les risques de souffrir d’Alzheimer, cette terrible maladie qui trouble la mémoire, on doit miser davantage sur la prévention, selon les experts.

Même après plus de 100 ans de recherches, il n’existe toujours pas de remède efficace contre cette maladie neurodégénérative; d’où l’importance de travailler en amont.

« Selon de récentes études, faire de l’exercice fréquemment permet de réduire de plus de 30 % les risque d’être atteint d’un trouble neurocognitif », affirme Nouha Ben Gaied, directrice de la recherche et développement et de la qualité des services à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

« C’est considérable, poursuit-elle, puisque aucun médicament ne peut en faire autant. Et lorsque l’activité physique est combinée à de la stimulation cognitive, on est en mesure de mieux contrôler l’évolution des symptômes, et ce, quels que soient l’âge de la personne ou le stade de la maladie. »

Éric Simard, docteur en biologie et chercheur dans le domaine du vieillissement, ajoute que la qualité de notre alimentation, de notre vie sociale, de notre sommeil, de même qu’un faible taux de stress et d’anxiété réduisent
aussi considérablement les risques que notre cerveau parte en vrille.

« C’est étonnant de voir que, malgré la grande importance de la prévention, personne n’en parle. C’est un reflet de notre société qui n’est pas [axée sur la] prévention. On doit mettre cela au centre de notre système de santé », estime le spécialiste.

PAS JUSTE UNE MALADIE DE « VIEUX »

Il existe deux principales formes de la maladie. D’abord, il y a celle qu’on appelle la maladie d’Alzheimer « tardive » ou « sporadique ». Il s’agit de la plus commune.

Celle-ci concerne généralement les gens qui reçoivent un diagnostic dans la soixantaine, Bien que l’affection soit fatale, le déclin des personnes atteintes de cette forme est beaucoup plus lent que dans la forme familiale.

L’espérance de vie dépasse souvent les 10 ans.

L’affection qui est dite « familiale », anciennement appelée « forme précoce de la maladie d’Alzheimer » est quant à elle beaucoup plus rare. Elle touche moins de 5 % des patients atteints.

Celle-ci se déclare chez de plus jeunes sujets, aux environs de la quarantaine. Elle est héréditaire et progresse rapidement.

UNE PANDÉMIE RAVAGEUSE

Mme Ben Gaied souligne que de nombreuses recherches montrent que les patients doivent non seulement bouger, mais également éviter de s’isoler socialement. Les experts ont d’ailleurs constaté que les périodes de confinement dues à la COVID-19 ont eu des effets néfastes sur plusieurs personnes atteintes d’Alzheimer.

Les aidants naturels sont aussi de cet avis. « Au pire de la pandémie, j’ai vu ma mère régresser, nous confie Nancy. Son état s’est très rapidement détérioré. Pour éviter qu’elle n’attrape la COVID, j’ai fait beaucoup de chose à sa place, dont toutes ses courses. Elle était donc beaucoup moins active. Elle n’a pas attrapé le virus, mais ça n’a visiblement pas aidé sa santé d’être ainsi isolée. »

POURQUOI LES CAS EXPLOSENT-ILS ?

D’après le rapport publié en 2020 par la revue médicale The Lancet intitulé Dementia
prevention,
intervention, and care : 2020 report of « The Lancet » Commission (Prévention, intervention et soins de la démence), « l’incidence de la démence selon l’âge a diminué dans de nombreux pays, probablement en raison des améliorations apportées à l’éducation, à la nutrition, aux soins de santé et aux changements de mode de vie ».

Malgré cela, la Société Alzheimer du Canada croit que le nombre de cas devrait doubler d’ici 15 ans. Pourquoi donc ? Parce que l’espérance de vie a gagné près de 15 ans au cours des 50 dernières années et que, après 65 ans, les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer doublent tous les cinq ans.

Les cas à la hausse sont également dus aux progrès en matière de diagnostic, fait de plus en plus tôt.

L’IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE

« Près de 50 % des personnes atteintes d’un trouble cognitif – la maladie d’Alzheimer comprise – reçoivent leur diagnostic à un stade très avancé, indique Nouha Ben Gaied. Bien souvent, enchaîne-t-elle, 70 % des neurones sont déjà touchées, car la maladie avance silencieusement. Le dépistage précoce est donc la clé, parce qu’il permet de stabiliser la maladie par la pharmacologie. »

Éric Simard est d’avis que si l’on était capable de diagnostiquer l’Alzheimer très tôt, il est fort probable que les gens atteints finiraient par mourir d’autre chose.

« Un processus de dégénérescence nerveuse se met en branle chez la personne souffrant d’Alzheimer. Initialement, cependant, on remarque une accumulation de protéines, de déchets, dont le cerveau est incapable de se débarrasser, explique-t-il. Lorsque cela se produit, ces déchets se retrouvent aussi dans le sang.

J’ai espoir que, au cours des prochaines années, un test permettra de détecter ces protéines dans la circulation sanguine, ce qui serait un grand pas pour le dépistage précoce.

SEXE, ALCOOL… ET PLASTIQUE !

À l’heure actuelle, on sait que les femmes sont plus à risque de souffrir de la maladie. À preuve, juste au pays, 65 % des personnes atteintes sont de sexe féminin. L’âge influence aussi, puisque plus on vieillit, plus les risques augmentent.

Enfin, l’hérédité n’est pas à négliger. Une trentaine de facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans le développement de la maladie.

On a bien peu d’emprise sur notre sexe, notre âge ou notre génétique. En revanche, on peut s’aider en adoptant un mode de vie sain. Sur le site canadien de la Société Alzheimer, tout comme dans le rapport publié dans The Lancet en 2020, on indique que les personnes qui consomment beaucoup d’alcool – on parle ici de 21 consommations par semaine – ont un risque de maladie cognitive plus élevé par rapport à celles qui boivent modérément ou pas du tout.

De plus, les fumeurs ont 45 % plus de risques de souffrir de la maladie que ceux qui ne fument pas ou plus. L’hypertension, la mauvaise alimentation, la dépression, l’obésité et le taux de cholestérol élevé sont d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte.

« L’Alzheimer est une maladie en partie métabolique; certains l’appellent même le diabète de type 3, souligne Éric Simard. L’enchevêtrement de déchets au cerveau finit par faire mourir des cellules, mais la maladie est aussi liée à un processus inflammatoire et à une difficulté des cellules neuronales à gérer le glucose.

C’est une prise de conscience sur la façon dont on mange et l’omniprésence des sucres raffinés dans l’alimentation.

Les phtalates sont également montrés du doigt par de nombreux chercheurs, car ces composés chimiques affecteraient notre système hormonal. Les experts du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation mondiale de la santé les impliquent désormais dans le développement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

UNE PREMIÈRE EN 15 ANS

À ce jour, bien que certains médicaments atténuent les symptômes, aucun traitement curatif n’a été trouvé. Nouah Ben Gaied parle avec optimisme de la demande de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration (FDA) (le pendant américain de Santé Canada), d’un nouveau produit portant le nom d’Aducanumab : « Il n’y a pas eu de nouveau médicament pour soigner l’Alzheimer depuis 15 ans. Il s’agir vraiment d’une avancée majeure », estime-t-elle.

De son côté, Éric Simard pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. « Tout médicament capable de ralentir le processus de progression sera le bienvenu. Malheureusement, les résultats ne sont pas très concluants pour le moment, dit-il. J’espérais mieux. On ne parle que d’une réduction de 23 %. Pour obtenir l’accréditation, les chercheurs se penchent sur les effets de doses élevées, puisque les doses faibles n’ont pas fonctionné ou n’ont pas atteint le seuil d’efficacité voulu. »

Au moment d’écrire ces lignes, la FDA n’avait toujours pas statué sur l’avenir du produit.

AIDE MÉDICALE À MOURIR : UNE FENÊTRE S’OUVRE

Plusieurs personnes souffrant de troubles neurodégénératifs, et plus précisément d’Alzheimer, demandent à ce que l’aide médicale à mourir soit une option pour elles. Récemment, le tribunal leur a donné une lueur d’espoir puisque la Cour supérieure du Québec a déclaré, dans un jugement rendu à l’automne 2019, que les critères de fin de vie de la loi provinciale et ceux de mort naturelle raisonnablement prévisible de la loi fédérale étaient inconstitutionnels. Québec s’est conformé au jugement en retirant son critère de fin de vie. Ottawa, de son côté, a jusqu’au 18 décembre 2020 pour modifier le Code criminel.

Ce n’est pas la seule difficulté que doivent affronter les gens atteints d’Alzheimer. Lorsque ceux-ci éprouvent de grandes souffrances, ils ne sont généralement plus aptes à donner leur consentement pour recevoir l’aide médicale à mourir. L’idéal, selon les patients, serait qu’ils puissent signer un consentement anticipé. Ce que la loi ne permet pas pour le moment. Le débat devrait donc se poursuivre en 2021.

LES 4 STADES DE LA MALADIE

Stade 1 : Au stade léger, les symptômes courants sont les pertes de mémoire, les difficultés à communiquer et les changements dans l’humeur et le comportement.

Stade 2 : Dès le stade modéré, on observe un déclin des facultés cognitives et fonctionnelles du patient. La personne atteinte, bien qu’encore souvent consciente de son état, a besoin de soutien quotidien pour effectuer ses tâches.

Stade 3 : Une fois au stade avancé, la personne malade devient incapable de communiquer verbalement ou de prendre soin d’elle-même.

Stade 4 : On en arrive au stade de fin de vie.

Source : Annie Turcotte, revue Coup de Pouce, janvier-février 2021, p34

Côtelettes de porc faciles

Vous raffolez des côtelettes de porc ? Vous aimez la cuisson lente à la mijoteuse ? Alors j’ai une délicieuse recette pour vous. Elle n’est pas de mon cru et je l’ai découvert sur le Web en cherchant pour cuisiner des côtelettes de porc tendres, savoureuses et se séparant à la fourchette. Il me fait plaisir de la partager avec vous.

INGRÉDIENTS (pour 6 portions)

6 côtelettes de porc désossées;

¼ de tasse de cassonade;

1 c. à thé de gingembre moulu;

½ de tasse de sauce soya;

¼ de tasse de ketchup;

2 gousses d’ail émincées;

Sel et poivre au goût.

PRÉPARATION (5 minutes)

1- Placer le porc dans le bol de la mijoteuse. Mélanger ensemble tous les autres ingrédients et verser sur les côtelettes.

2- Cuire à puissance basse (LOW) pendant 6 heures, jusqu’à ce que la température des côtelettes ait atteint 160°F (70°C).

3- Servir avec des légumes et des pommes de terre en purée.

Source : http://qc.allrecipes.ca/recette/13456/c-telettes-de-porc-faciles.aspx

Ce qu’il faut savoir au sujet de la quittance

Faites-vous partie de ceux qui afficheront bientôt la pancarte « VENDU » devant votre maison ?

Si oui, assurez-vous d’ajouter les frais et honoraires de quittance à votre budget.

C’EST QUOI, UNE QUITTANCE ?

Une quittance, c’est un acte par lequel une personne à qui vous deviez de l’argent confirme que votre dette est remboursée en totalité. En immobilier, cela implique que votre prêteur libère votre propriété.

Il renonce à la prendre en garantie et à la vendre advenant un défaut de paiement. Le prêteur est souvent votre institution financière.

Obtenir une quittance est le seul moyen de garantir à votre acheteur que sa nouvelle propriété ne sera pas saisie pour payer vos dettes.

QUI EST RESPONSABLE DE L’OBTENIR ?

Les promesses d’achats prévoient généralement que le vendeur est responsable d’obtenir la quittance auprès de votre prêteur. Il doit payer les frais et honoraires qui y sont liés, qui représentent généralement plusieurs centaines de dollars.

Même si c’est vous qui payez pour obtenir la quittance, c’est votre acheteur qui choisit le notaire qui fera l’acte de vente, l’hypothèque et votre quittance.

COMMENT OBTENIR VOTRE QUITTANCE ?

Pour obtenir une quittance, le notaire effectue plusieurs étapes :

1- Il obtient le solde de vos prêts hypothécaires auprès du prêteur.

2- Il obtient du prêteur un engagement écrit à signer l’acte de quittance lorsqu’il recevra les dernières sommes dues.

3- Il soumet un projet d’acte de quittance au prêteur une fois que tout est complètement remboursé.

4- Il fait signer l’acte par un représentant autorisé du prêteur.

5- Il fait attester la signature de l’acte par un officiel.

6- Il publie l’acte de quittance au registre foncier pour indiquer à tous que votre hypothèque est inactive.

De votre côté, vous n’avez rien à faire d’autre que de confier le mandat au notaire.

À retenir : même si c’est l’acheteur qui paie le notaire pour l’acte de vente, vous devrez prévoir des sommes à payer pour obtenir votre quittance.

Source : Éducaloi, Journal de Montréal, 25 janvier 2021, p24

Ygreck, et ses perles de janvier

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… voici ses perles de janvier.

Comment remplacer des ingrédients dans une recette

LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

 

Une publicité que j’adore

Les technologies d’aujourd’hui permettent de se voir vieillir, de constater de visu la transformation de notre corps. Je veux parler des publicités du Groupe Maurice qui montrent Hélène Bourgeois-Leclerc, dans une première et Jemmy Echaquan Dubé, dans la seconde, se transformer vers l’âge vénérable avec pour conclusion « Nous sommes tous l’aîné de demain ». Un message qui frappe et nous ramène à un demain pas si lointain et qui file à cent à l’heure. Une évidence pour quiconque se rend loin dans sa vie.

Je veux partager avec vous ce bel article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal du 20 janvier dernier. Peut-être l’avez-vous lu ? À tout événement, et particulièrement pour ceux et celles qui l’ont manqué, voici ce qu’il écrivait :

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LES VIEUX NE SONT PAS DES EXTRATERRESTRES

Vous avez vu la pub du Groupe Maurice, qui gère des résidences pour personnes âgées ?

On voit Hélène Bourgeois-Leclerc vieillir à vue d’œil.

Techniquement, cette pub est un tour de force (la transformation, qui fait vieillir la comédienne de 45 ans en quelques secondes, est hyper réaliste).

Mais c’est le message que cette pub transmet que je trouve particulièrement génial.

LES FANTÔMES

À une époque où la vieillesse est taboue, où les personnes âgées crèvent seules, derrière des portes closes, où l’on ne se cache même plus pour dire : « Bof, ceux qui meurent de la COVID ont déjà un pied dans la tombe », cette pub nous rappelle que les « vieux » ne sont pas des fantômes, des amas de cellules jetables.

Des êtres « passés date », qui existent mais ne vivent pas, et dont la principale activité est d’attendre la mort.

Les vieux, c’est moi, demain. Vous, après-demain.

Ce sont des gens qui ont un cœur, une mémoire, une âme.

Des hommes et des femmes qui ont aimé, ont vécu des passions, ont fait l’amour, ont bravé des interdits, ont vécu à cent à l’heure.

Avez-vous vu une photo de Brigitte Bardot, aujourd’hui ?

Difficile de croire qu’elle a déjà été BB, la femme la plus sexy au monde, celle pour qui des millions d’hommes se seraient damnés.

Pourtant, c’est la même femme.

Tout comme Hélène Bourgeois-Leclerc sera Hélène Bourgeois-Leclerc dans 45 ans, quand elle aura le visage ridé et les chairs tombantes.

SWINGUE LA BAQUAISE

On parle beaucoup de diversité, aujourd’hui.

C’est le mort à la mode.

Il faut qu’il y ait plus de personnes « racisées » à la télé pour mieux refléter la diversité, pour que les personnes non blanches puissent se reconnaître lorsqu’elles regardent des séries.

Mais qu’en est-il de la diversité d’âge ?

Vous pensez que les personnes âgées se reconnaissent quand elles regardent la télé ?

Elles ne sont nulle part !

Juste dans des documentaires sur l’Alzheimer ou la maltraitance des vieux dans les CHSLD.

Quand c’est le temps de filmer des vieux assis dans des chaises hautes avec une bavette autour du cou, là, oui, les caméras sont là.

Mais la vie ordinaire des vieux en santé ? Bof…

Pourtant… Vous avez vu le magnifique film de Louise Archambault, Il pleuvait des oiseaux ?

Il y a une superbe scène d’amour entre Andrée Lachapelle (88 ans) et Gilbert Sicotte (71).

Et pas des minouches-minouches, non. Une vraie scène de cul. Gilbert Sicotte embrasse les seins d’Andrée Lachapelle.

Eh oui, ça arrive ! Et plus souvent qu’on le pense !

J’avais un cousin qui travaillait dans une résidence pour personnes âgées et il n’en revenait pas à quel point ça swinguait là-dedans.

PAR ICI LES BÉBELLES

Vous regardez la télé ? C’est plein de pubs pour de la colle à dentiers, des appareils auditifs, des machines qui massent les pieds, des bains avec des bancs…

Pourquoi ? Parce que ce sont les vieux qui regardent la télé.

Quand c’est le temps de leur vendre des bébelles, la télé est là. Mais diffuser des émissions de variétés mettant en scène des artistes avec qui ils ont grandi (Joël Denis, Shirley Théroux, Janette Bertrand) ? Parler de leur vie ?

Oubliez ça !

L’indépendance : seule porte de sortie

On aura beau dire, on aura beau faire, l’indépendance du Québec est la seule solution, comme francophones, de survivre dans ce Canada unilingue anglophone. Je suis de cette vieille garde et je souhaite en être témoin, de mon vivant.

On a qu’à constater que nos lois sont contestées jusqu’en Cour suprême : Loi 101 et récemment la loi 21 sur la laïcité dont j’ai un mauvais présage. Depuis le célèbre « Maître chez-nous » du libéral Jean Lesage, déclaré en 1960, c’est la seule ambition qui nous permettra de s’épanouir dans cette mer d’Anglos.

Joseph Facal, a écrit un article intéressant sur le sujet, dans les pages du Journal de Montréal du 19 janvier dernier. Voici son propos.

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SEULE DANS UNE CHALOUPE AU MILIEU DE L’OCÉAN

Vous êtes dans une chaloupe qui prend l’eau au beau milieu de l’océan.

Avec un seau, vous videz votre embarcation à répétition.

C’est ce qu’il faut faire, mais c’est une lutte contre la montre.

Vider la chaloupe est nécessaire mais non suffisant.

Vous lutterez tant que vous aurez de l’énergie.

La solution durable, c’est de rejoindre la terre ferme en étant secouru ou par vos propres moyens.

RECUL

Prenons maintenant la langue française chez nous.

Son recul est largement documenté, même si l’on peut débattre de l’ampleur de ce recul.

Quand même Justin Trudeau l’admet…

Nous sommes les champions du monde pour inventer des objections qui n’en sont pas.

Qui prétend sérieusement qu’il ne faut pas apprendre l’anglais ?

En quoi le fait de mieux parler le français, ce qui serait souhaitable, renverserait-il notre déclin démographique ?

Ce déclin a plusieurs causes : francisation déficiente des immigrants, volumes d’accueil trop importants pour nos capacités d’intégration, jugements des tribunaux fédéraux, négligence de nos gouvernements, indifférence individuelle et collective, etc.

On pourra discuter sans fin de l’importance relative des différentes causes.

Mais l’essentiel tient en une phrase : la loi 101 n’empêche plus l’eau de monter dans la chaloupe.

Le gouvernement Legault annoncera bientôt des mesures.

Mais, même si les mesures annoncées sont fortes, elles ne changeront rien à un fait massif, à un éléphant que nous refusons de voir et de nommer.

Cet éléphant est que le Québec demeurera une province canadienne, et que les francophones resteront une minorité au Canada.

Mettez-vous à la place d’un immigrant.

Il ne vient pas ici pour sauver le français, et il voit immédiatement qui détient le gros bout du bâton au Canada.

Pourquoi diable voudrait-il sauf exception, se joindre à une minorité ?

Comment s’étonner de sa réticence quand on veut le forcer ?

Connaissez-vous un autre pays au monde où les immigrants s’intègrent au groupe minoritaire ?

Pourquoi un immigrant qui devient citoyen canadien jugerait-il essentiel d’apprendre le français, alors que la grande majorité des citoyens canadiens ne le parle pas et n’en voit pas la nécessité ?

Pourquoi un immigrant accepterait-il de bon cœur de ne pas pouvoir inscrire ses enfants à l’école anglaise au Québec, et donc d’avoir moins de droits qu’un immigrant à Toronto ou à Vancouver ?

STATUT

Ne me comprenez pas de travers : le gouvernement Legault doit agir, et il est vrai que chacun d’entre nous pourrait faire plus et mieux.

Mais tant que nous serons une province canadienne, nous serons comme des gens qui vident la chaloupe.

Nous retardons l’échéance en y laissant nos énergies et en chialant.

Même des mesures très fortes, comme l’extension de la loi 101 au cégep, serait comme vider la chaloupe avec un plus grand seau.

Ça aide, mais ce n’est pas une solution durable.

Pour que le français soit aussi en sécurité au Québec que le danois l’est au Danemark, la seule solution durable, c’est l’indépendance.

Boire du café, un peu, beaucoup, modérément

LE TEXTE DE CET ARTICLE A ÉTÉ SUPPRIMÉ À LA DEMANDE DE PROTÉGEZ-VOUS QUI EN ARRIVE À LA CONCLUSION QU’IL CONTREVIENT AUX DROITS D’AUTEURS ET CE, MÊME SI LA SOURCE ÉTAIT CLAIREMENT IDENTIFIÉE.

VOUS M’EN VOYEZ DÉSOLÉ.

 

Madame Chasse-taches à la rescousse

En 2021, économisons nos cennes. Ce sont les petits gestes du quotidien qui font la différence.

ENTRETIEN DES VËTEMENTS

Bien lire les étiquettes des vêtements pourra vous faire économiser des frais de nettoyage à sec. Si l’étiquette indique « nettoyer à sec » ou « laver à la main » et que le vêtement est de fabrication simple (par exemple sans doublure ou bordure, sans risque qu’il déteigne), il est possible de le laver à la machine au cycle délicat. Si le mot « SEULEMENT » suit l’indication « laver à la main » ou « nettoyage à sec », il est préférable de suivre les conseils du fabricant.

Traitez les taches sur les vêtements le plus rapidement possible. Vous pourrez ainsi récupérer ces vêtements que vous aimez.

Laver trop souvent les vêtements est une source d’usure prématurée.

DES ÉCONOMIES À L’ÉPICERIE

Il sera beaucoup plus économique de râper le fromage nécessaire à vos recettes que d’acheter des sacs de fromage râpé vendus en épicerie.

On oublie les vinaigrettes du commerce. Quelques secondes permettent de préparer une vinaigrette maison beaucoup plus goûteuse.

Durant la saison froide, les légumes surgelés deviennent une bonne économie à ne pas négliger. Les marques maison offrent un produit similaire aux produits que vous payez plus cher pour le nom.

ÉVITONS LE GASPILLAGE DE L’ÉLECTRICITÉ

Si votre four autonettoyant nécessite un bon récurage, profitez-en, après la cuisson d’un plat, pour démarrer le système de nettoyage automatique. Vous profiterez ainsi de la chaleur déjà accumulée et il est bon de se rappeler qu’un four propre donne son maximum d’efficacité.

Lorsque vous cuisinez, choisissez une casserole de la même dimension que l’élément chauffant. Le couvercle évite aussi la perte de chaleur.

Une bouilloire électrique vous fait économiser
du temps et consomme moins d’énergie que la cuisinière.

Actionnez le lave-vaisselle lorsqu’il est bien rempli et optez pour le cycle le plus court.

Un congélateur bien rempli donne un meilleur rendement et puisqu’il restera froid plus longtemps, il sollicitera moins d’énergie.

RECYCLER POUR ÉCONOMISER

Si vous possédez un aquarium, utilisez une partie de cette eau pour arroser vos plantes d’intérieur. Riche en algues et en micro-organismes, cette eau devient un bon engrais et les plantes apprécieront ce liquide nourricier.

Si vos enfants ont de la difficulté à se défaire de leurs draps illustrés de leurs personnages préférés, recyclez-en les morceaux moins usés. Fabriquez une pochette pour le pyjama, un sac pour le linge sale, un petit coussin, une couverture pour les peluches, etc.

DEUXIÈME VIE DE VOTRE JOURNAL

Le papier journal est fantastique pour fabriquer des allume-feux efficaces. Il suffit d’imbiber d’eau le papier journal, puis de le rouler très serré en bûches. Laissez sécher avant de les utiliser.

Cet hiver, glissez une bonne épaisseur de papier journal sous le tapis de la voiture. Le papier absorbera l’eau et les résidus de neige sale.

De plus, il élimine l’humidité des bottes de ski et des chaussures détrempées. Bourrez l’intérieur des bottes et faites sécher loin de toute source de chaleur afin de ne pas les déformer.

On peut faire disparaître une odeur désagréable dans le réfrigérateur en déposant une bonne épaisseur de papier journal sur les tablettes. Laissez agir environ 48 heures avant de laver l’intérieur du frigo avec une eau tiède additionnée de bicarbonate de soude.

Source : Cahier CASA, Journal de Montréal, 16 janvier 2021, p4

Ah, les Québécois…

Les Québécois se battent pour garder leur langue mais n’en prennent pas soin. Ils la déforment et la parlent mal… La culture dépasse souvent la raison…

Le Québécois ne se trompe pas: Y se fourre.

Le Québécois n’est pas infidèle: Y saute la clôture.

Le Québécois n’est pas menteur: C’t’un bullshitter.

Le Québécois n’est pas un expert: C’t’une bolle.

Le Québécois ne s’enivre pas: Y prend une brosse.

Le Québécois ne s’étend pas: Y s’évache.

Le Québécois ne se sert pas d’un ordinateur: Y pitonne.

Le Québécois n’essaie pas de convaincre: Y vend sa salade.

Le Québécois n’embrasse pas: Y frenche.

Le Québécois ne mange pas: Y se bourre la face.

Le Québécois ne se fâche pas: Y se met en crissss.

Le Québécois ne te bat pas: Y t’en câlissss une.

Le Québécois ne manque pas son coup : Y se casse la yeule.

Le Québécois ne congédie pas: Y crisssss dewors.

Le Québécois n’a pas oublié son déodorant: Y sent le swing.

Le Québécois ne se repose pas: Y s’effoire.

… MAIS ON L’AIME BIEN MALGRÉ TOUT !

Boucar

Définitions particulières

SANS MÉCHANCETÉ AUCUNE…

Aide internationale : Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.

Autobus : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.

Blonde : Concept pour faire croire que les autres femmes sont intelligentes.

Cellulite : Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes mais emballe rarement les hommes.

Cravate : Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l’homme.

Égalité des sexes : Nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer le restaurant.

État : Système mafieux le mieux organisé de tous les temps.

Être au bout du rouleau : Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.

Femme : C’est comme le café, au début ça excite mais rapidement ça énerve.

Femme facile : Femme ayant les mêmes besoins sexuels qu’un homme.

GPS : Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.

Grand amour : Expression datant du 15ème siècle, lorsque l’espérance de vie était de 35 ans.

Homme riche : Celui qui gagne plus d’argent que ce que sa femme n’en dépense.

La beauté intérieure : Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.

Le coiffeur : Seul endroit où les Canadiens de Montréal peuvent espérer une coupe.

Les ex : C’est comme la prison, si tu y retournes c’est que tu n’as pas compris la leçon.

Masochisme : Concept proche de la politesse : frapper avant d’entrer.

Monter un meuble Ikea : Expression moderne signifiant « passer un week-end de merde ».

Orteil : Appendice servant à détecter les coins de portes.

Pharmacie : Confiserie pour vieux.

Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un coup au lieu de les perdre une par une.

Pruneau : Synonyme de personne âgée. Qui est ridé et qui fait chier.

Suppositoire : Invention qui restera dans les annales.

Taser : Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.

Voiture : Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un âne au volant.

Les cocus

Un cocu se définit par « une personne dont le conjoint est infidèle ». Pour la pandémie, transposons-la comme suit : « une personne dont son semblable est délinquant ». Ne trouvez vous pas de similitudes ?

Ce sont nous, les cocus. Enfin, tous ceux et celles qui observent religieusement les consignes. Nous sommes la majorité silencieuse dont on n’entend pas parler. Les covidiots prennent toute la place. Et on les écoute, on leur donne de l’importance. Ils deviennent « rentables ».

Depuis un bon moment, j’écoute les lignes ouvertes à la radio et les interventions ne cessent de m’étonner. Ils prennent un malin plaisir à relater leurs frasques avec fierté.

Nous sommes vraiment des cocus.

LES FÊTES

C’est fou le nombre de personnes qui ont profité du temps des Fêtes pour visiter toute la famille. Bizarrement, les animateurs ne leur demandaient pas pourquoi ils avaient fait fi des consignes.

Pas du tout !

Ils voulaient se faire raconter leur désobéissance.

Comme le disait le Docteur Marquis de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, 7 patients hospitalisés sur dix, avouaient avoir visité familles et amis durant la période des Fêtes.

Malgré les interdits.

Dans quelle sorte de monde vivons-nous ?

Pourtant, le message du gouvernement Legault était clair et limpide : Restez chez-vous !

LES VOYAGES

Les députés sont censés être intelligents. On a eu la preuve que certains ne le sont pas ! Plus on creuse, plus on s’aperçoit que le nombre de covidiots polluait leurs rangs.

Le député de la CAQ qui a quitté le pays pour voir son amoureux est impardonnable. Je suis déçu que le chef ne l’ait pas réprimandé. L’excuse qu’il n’avait pas vu son conjoint depuis longtemps est très faible. Que fait-il des grands-parents qui n’ont pas vu leurs petits enfants depuis mars dernier ? Pas trop fort. Facetime, Zoom, Messenger, Skype, ça existe.

Même constat pour les voyageurs qui en ont profiter pour aller au soleil. Encore là, les animateurs préféraient se faire raconter leurs voyages au lieu de chercher à connaître la raison de leur je-m’en-foutisme. Pire encore, une auditrice s’est vantée d’avoir voyagé à trois reprises en ajoutant qu’elle projetait de repartir très bientôt.

Un pied de nez aux cocus !

Et Justin qui permet les voyages mais demande de les éviter ? Oups ! Il me semble qu’il y a une incompatibilité.

Ton beau-frère a laissé son auto chez toi, avec ses clés et la consigne de ne pas l’utiliser. Une fois qu’il a quitté, tu pars avec la bagnole, faire l’épicerie. Ça se ressemble pas mal. Un peu comme le plat de bonbons sur la table de cuisine devant les enfants. Quelle sera leur réaction ?

RASSEMBLEMENTS DANS LES HÖTELS

Ils sont tellement solidaires les hôteliers qu’ils ont fermé les yeux sur les rassemblements dans leurs établissements. Le fric n’a pas de conscience, il n’a qu’une couleur. Quand une personne loue 5 chambres sur le même étage et adjacentes par-dessus le marché, ça devrait allumer une lumière. Mais non ! On ferme les yeux, pendant que les cocus s’en privent. « On n’est pas des polices nous autres » qu’ils affirment pour se défendre. Désolant !

Quand ils savent qu’ils ne courent aucun risque de répression, pourquoi ne pas en profiter alors ? On s’excusera en promettant de ne pas recommencer. Fin des émissions.

QUARANTAINE OBLIGATOIRE

C’est tellement drôle que je soupçonne son concepteur de ne pas avoir terminé son secondaire. Un violent coup de mouchoir pour terroriser les voyageurs qui rentrent au pays et qui doivent, sous peine d’un autre coup de mouchoir, se mettre en quarantaine.

Les robots sont en état d’alerte. Ils vont surveiller les délinquants en appelant sur les cellulaires et se faire répondre qu’ils sont chez eux. Vous choisissez de pitonner le « 1 » et le tour est joué. Fini ! Vous pouvez être à 30 kilomètres de là, que le robot est assuré que vous êtes bien chez vous. Wow ! Ça c’est de la pogne ! Une façon musclée d’inciter les gens à ne pas voyager et d’obliger la quarantaine surveillée en broche à foin.

Les cocus ? Pas de problème, en toutou docile, ils sont toujours confinés après 10 mois.

J’PENSE À ÇA…

Ce n’est pas la fameuse semaine de relâche 2020 qui a tout déclenché ? Alors, raison de plus pour ne pas répéter la même erreur cette année. L’idée de séquestrer les voyageurs de retour au pays, dans des hôtels (pour qui ça devient alléchant pour donner un coup de pouce à leur industrie), à leurs frais est la chose à faire. La Nouvelle-Zélande l’a fait, et avec succès ! Alors, allons-y !

Malheureusement, Justin y pense, y pense encore, y pense toujours… et il va rendre publique sa décision en début de semaine. Vous pariez quoi ?

LES COCUS

Quand on regarde la situation du point de vue de ceux et celles qui respectent les consignes à la lettre, des snowbirds qui ont choisis de ne pas voyager et du personnel soignant qui ne compte plus les heures pour soigner sans discernement beaucoup de covodiots, et de toute la désobéissance étalée partout, force est d’admettre que l’appellation de cocu résume très bien le sentiment que ceux qui font l’effort depuis près d’une année. C’est plate, mais c’est ça !