Les « snowbirds » se questionnent

Peut-être aux Fêtes, en janvier, en février et même en mars. Pour trois mois, deux mois, un mois, trois semaines, dès l’ouverture des frontières, les snowbirds, du moins ceux qui restent au Québec et même au Canada, prendront la route du Sud, pour oublier ce triste hiver confiné. Ne serait-ce que pour quelques petites semaines, le soleil l’emportera sur la neige.

Certains ont dû délier les cordons de leur bourse pour faire transporter leurs « gréements » et prendre l’avion pour s’y rendre au péril de leur santé.

Je vous propose cet article du 1er décembre, paru dans la revue Protégez-Vous, sur le Web, sous la plume d’Alain McKenna.

BIEN DES « SNOWBIRDS » NE VEULENT PAS SE FAIRE COUPER LES AILES

Les Canadiens qui ont l’habitude de passer l’hiver aux États-Unis ou au Mexique font face à un dilemme de taille cette année avec la fermeture de la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis. Mais, comme les déplacements non essentiels en avion ne sont pas interdits, plusieurs y voient une invitation à partir vers le sud.

En septembre dernier, juste avant l’éclosion de la deuxième vague de COVID-19, Voyages CAA Québec a effectué un sondage sur les intentions de voyage de ses clients qui se considèrent comme des snowbirds. À ce moment-là, environ la moitié d’entre eux espérait toujours pouvoir passer l’hiver dans le Sud, mais le quart seulement y songeait assez sérieusement pour le faire malgré la pandémie en cours. On a toujours le choix.

La seconde vague a forcé une partie d’entre eux à changer leurs plans. Les gens qui ont une location à temps partagé ont dû se faire à l’idée qu’ils devront assumer les frais d’entretien. Certains ont pu récupérer une partie du montant de location, mais, comme pour les chaînes hôtelières, les conditions de remboursement et d’annulation diffèrent d’une propriété à l’autre.

SE RELOGER AU QUÉBEC

Les snowbirds qui ont préféré rester au pays n’ont pas tous des conditions de logement appropriées pour l’hiver. Les campings où des sites quatre saisons étaient encore disponibles ont rapidement fait le plein. À Drummondville, l’hôtel Le Dauphin a voulu dépanner avec des séjours de longue durée conçus exprès pour ces voyageurs. Il propose même un service d’entreposage pour leur véhicule récréatif.

DE BONNES ASSURANCES… ET DU JUGEMENT

Pour ceux qui comptent tout de même partir en véhicule récréatif, des services de contournement se sont rapidement mis en place. Par exemple, moyennant 1000 $ pour un véhicule récréatif et 500 $ par personne, la société KMC Transport offre d’acheminer votre véhicule récréatif jusqu’à Plattsburgh, et de vous y déposer grâce à un vol nolisé partant de l’aéroport de Saint-Hubert.

Comme pour tous les autres types de voyage, il faut s’assurer d’avoir une police d’assurance qui couvre tous les risques habituels, en plus des risques de santé liés à la COVID-19. Comme la maladie est déjà connue, les annulations ou les interruptions de services ne sont toutefois pas couvertes par ces polices, qui ne remboursent que les imprévus réellement… imprévus.

En revanche, les frais médicaux sont couverts, mais, aux États-Unis, ils grimpent rapidement. La limite de la couverture peut être rapidement dépassée.

Les mesures sanitaires ne sont pas les mêmes d’un État à l’autre. Par exemple, en Floride, le masque est obligatoire dans les commerces, mais pas sur la plage. Dans ces endroits, c’est aux voyageurs de faire preuve de jugement et de prendre soin de respecter les meilleures mesures pour éviter d’attraper ou de propager le coronavirus.

Car, évidemment, la meilleure police d’assurance voyage est la police qu’on n’aura pas à utiliser…

UN RISQUE DE MAUVAISES NOUVELLES

La recherche sur les vaccins avance vite et, déjà, on parle d’un déconfinement progressif dès le printemps prochain entre le Canada et les États-Unis. Pourtant, en Europe, on se prépare à une troisième vague…

Comme le veut l’adage, aussi bien se préparer au pire tout en espérant le meilleur: le gouvernement a déjà déclaré qu’il n’y aura pas d’aide au rapatriement des Canadiens coincés aux États-Unis si la situation sanitaire se détériore à nouveau. Le fait de devoir prolonger indéfiniment son séjour à l’extérieur doit donc être pris en compte.

Entre-temps, il faut aussi prévoir que la quarantaine de 14 jours présentement imposée aux gens qui reviennent au pays sera encore là au printemps. Il faudra donc planifier un endroit sûr où passer ces deux semaines, puis en communiquer les détails aux autorités via le site ArriveCAN, dont la consultation est obligatoire pour toute personne qui rentre au Canada en cette période.

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