La désobéissance des imbéciles

Tout a été dit et redit sur les citoyens qui se foutent de tout, qui se croient invincibles et pour qui les droits et liberté sont les seules valeurs acceptables. Que font-ils des devoirs ? Du fait de vivre en communauté et de s’entraider dans les moments difficiles. Il y en aura toujours pour s’en balancer comme de l’an 40.

J’ai bien aimé l’article de Richard Martineau dans le Journal de Montréal d’hier. Une opinion que j’endosse entièrement et que je veux partager avec vous aujourd’hui. Il est grandement temps de mettre les pendules à l’heure et heureusement qu’on ne parle que d’une poignée d’imbéciles. Mais cette minorité pourrait faire des ravages en contaminant à outrance.

À QUAND UNE CHARTE DES DEVOIRS ?

Personnes âgées qui se regroupent dans des centres commerciaux. Ados qui font le party dans un sous-sol.

Fille infectée qui se promène dans les rues de Limoilou.

Croyants qui se rassemblent dans des lieux de cultes…

Dans une de ses chroniques, Mario Dumont les appelait « les têtus ».

Moi, je les appelle « les imbéciles ».

J’AI LE DROIT !

Mais que voulez-vous, ça fait des années, voire des décennies que notre société n’a qu’un mot à la bouche : les droits.

C’est tout ce qu’on demandait à nos institutions avant la crise : respectez nos droits, défendez nos droits, donnez-nous des droits.

C’est rendu qu’on défendait les droits des chiens qui avaient attaqués des enfants !

« Ce pauvre chien a le droit de vivre, il a le droit de finir ses jours dans un beau petit chenil aux États-Unis… »

On défendait les droits des chiens enragés, calvaire !

Fallait-il triper sur les droits !!!

Les droits des détenus de regarder de la porno en prison.

Le droit des tueurs de femmes de se retrouver seuls dans des chambres de motel avec une travailleuse du sexe.

Le droit des pédophiles de protéger leur anonymat.

Le droit des dévots d’élever leurs enfants dans l’ignorance.

Le droit d’une jeune mère de famille de se laisser mourir au bout de son sang dans une chambre d’hôpital, devant des travailleurs de la santé qui ne pouvaient rien faire parce qu’elle était majeure.

On n’avait jamais assez de droits.

Si on avait pu, on aurait milité pour que les virus aient des droits. Après tout, ce sont des organismes vivants, non ? Pourquoi notre vie serait-elle plus importante que la vie d’un virus ?

Non, mais tant qu’à être niaiseux, soyons-le jusqu’au bout !

LIBAAAAAARTÉ !

Bref, ça fait des années qu’on est obsédés par les droits, nos droits, mes droits.

Et là, parce qu’il y a une pandémie, il faudrait mettre certains de nos droits individuels en veilleuse pour le bien de la communauté ?

Woah, les moteurs !

J’ai le droit d’aller au Costco, OK, pis y a pas un maudit politicien qui va m’en empêcher !

Je vais y aller avec ma femme et nos six enfants !

On va chacun se prendre un panier et on va le remplir de papier de toilette !

Pis après qu’on aura stocké tout ce papier-cul dans le garage, on va appeler les voisins et organiser un gros party dans le sous-sol !

On va boire comme des trous et on va se licher la face !

Oui, monsieur !

Vous savez pourquoi ? Parce qu’on a le droit !

Parce qu’on est dans un pays libre !

On n’est pas en URSS !

MALHEUR EST BON

Si au moins les imbéciles ne mettaient que leur vie en danger…

Mais non, ils jouent à la roulette russe avec notre vie aussi.

Le jour où tout cela sera derrière nous, j’espère qu’on se regardera dans le blanc des yeux et qu’on aura une discussion franche et honnête sur cette religion des droits.

Qui sait ? Si cette crise dure assez longtemps, on finira peut-être par découvrir d’autres mots, d’autres valeurs.

Comme le sens du devoir, par exemple.

Penser aux autres, prendre ses responsabilités. Et se comporter en bon citoyen.

Une semaine déjà

Nous entrons aujourd’hui dans notre septième journée de confinement. Pas si mal finalement et à vrai dire, on n’a pas vu le temps passer. Une semaine derrière nous. Il n’en reste qu’une seule et tout va bien.

Partis précipitamment de la Floride, on avait dû enregistrer plusieurs émissions et on en a profité pour faire du rattrapage télé. Là-aussi, nous sommes à date. Ensuite, le ménage. Quoi d’autre à faire me direz-vous. Là également, c’est mission accomplie pour une bonne partie. Le reste, on attend des températures plus clémentes pour une bonne aération complète.

Pour les sorties à l’extérieur, je suis sage, me permettant d’aller porter les ordures dans le conteneur, le soir, dans le noir. Je profite de la tranquillité des lieux pour me remplir les poumons d’air froid et vivifiant. Ça fait du bien et c’est justement durant ces moments qu’on apprécie pouvoir respirer cette nature qui ne souffre pas du virus.

Les bourgeons vont naître, les arbres vont se couvrir de leurs feuillages et les oiseaux vont revenir chanter la symphonie du printemps.

Et saviez-vous la meilleure…? Le téléphone, Messenger, FaceTime, l’ordinateur et autres applications du même genre, ne peuvent transmettre le virus. C’est pas un bonne nouvelle ça ? Alors pour éviter d’avoir la voix rauque et de perdre sa langue, on communique avec les parents, la famille les amis et on cause, on rit et on se raconte toutes sortes de choses.

On peut se parler proche, proche, proche. La distance n’a plus d’importance et Vidéotron, pour ne pas le nommer, a retiré ses limites de données pour tous, du moins jusqu’au 30 avril 2020. Alors vive les rapprochements. Vous pouvez même dîner ensemble à distance proche et causer, seul l’odorat du plat est absent. Un autre moyen de faire la grimace au Covid-19.

En y réfléchissant un peu, je me suis rappelé qu’en 2010, en Floride, nous avions connu un hiver de merde; du froid, du froid et encore du froid tout l’hiver, au point où les rues étaient désertes dès la tombée de la nuit. Quelques snowbirds avaient quitté pour rentrer au Québec plus tôt… tant qu’à geler !

Et là, en 2020, nous tombe ce parasite, cette cochonnerie qui bouleverse le monde sans précédent. On ne se souvient même plus d’un événement planétaire pareil, d’une telle envergure. Serions-nous programmés pour des cycles apocalyptiques tous les dix ans ? On verra bien en 2030.

Quoi qu’il en soit, c’est dans ces périodes qu’on voit une sincère implication des communautés. De partout, les gens affluent pour donner du bonheur à certains, par les courses à l’épicerie ou ailleurs. Il faut bien que la vie continue. Il ne faut pas oublier également tous ceux et celles qui œuvrent en santé et qui s’impliquent sans compter et souvent au risque de leur propre sécurité.

Une fois cette malédiction passée, il faudra les remercier à leur juste valeur inestimable. Depuis le temps qu’ils réclament leur juste part monétaire, ils représentent un excellent placement. Même constats chez ceux et celles qui travaillent dans les CHSLD. Ce sera le moment de reconnaître leur apport aussi indispensable.

Le Québec est chanceux d’avoir un premier ministre et une équipe dynamique qui nous montrent un sens civique hors du commun. Ils sont cités en exemple partout et ils récoltent ces honneurs bien humblement. Comme les politiciens et administrateurs durant la crise du verglas de 1998, ils se placent au même niveau que la communauté et gère au présent, au plus fort de la crise.

C’est dans ces moments tragiques et intenses que le Québécois apprécie son choix au moment de choisir ses dirigeants. Il faut continuer d’observer à la lettre leurs directives pour que la suite se déroule dans l’ordre, où le contrôle est plus facile.

Bien sûr, ce virus sera vaincu, écrasé, anéanti, pulvérisé mais malheureusement il y en aura d’autres. L’expérience présente doit nous guider pour l’avenir. Il doit nous rester ce savoir, cet acquis qui n’a pas de prix. On le voit avec l’Italie où rien n’est sous contrôle. Ça prend un plan et c’est ce que l’équipe Legault met en place lentement mais sûrement, et surtout réfléchi.

Enfin, cette deuxième semaine de quarantaine débute avec un réfrigérateur qui se vide peu à peu, mais nous expérimentons l’épicerie en ligne des marchés Métro. C’est tellement populaire et en demande, que ma livraison est prévue pour jeudi prochain, le 26 mars. On peut tenir le coup jusque là et je vous ferai part de mes commentaires suite à cette expérience. J’ai confiance !

Le poisson d’avril marquera la fin de notre confinement. Faut pas se garocher partout. On reprendra la routine lentement mais sûrement. Par contre les consignes s’appliqueront toujours jusqu’à nouvel ordre; se laver les mains à fond durant 20 secondes, éviter les attroupements et garder ses distances. Ceux et celles qui n’appliquent pas ces règles, n’attendez pas qu’on vous rappelle à l’ordre. Faites-le !

Méfiez-vous des hommes plus âgés…

En cette période de confinement, pourquoi pas en profiter pour se payer une pinte de bon sang, par le rire ? Alors allons-y gaiement !

Une femme décide de subir un lifting pour son 50e anniversaire. Elle dépense 15 000 $ et se sent plutôt bien dans les résultats. Sur le chemin du retour, elle s’arrête à un kiosque à journaux pour acheter un journal. Avant de partir, elle dit au commis :

– J’espère que cela ne vous dérange pas de demander, mais quel âge pensez-vous que j’ai ?

– Environ 32 ans, est la réponse.

– Nan ! J’ai exactement 50 ans, dit joyeusement la femme.

Un peu plus tard, elle entre dans un McDonald’s et pose la même question à la serveuse. La fille répond :

– Je devine… environ 29.

La femme répond avec un grand sourire :

– Non, j’ai 50 ans.

Maintenant, elle se sent vraiment bien dans sa peau. Elle s’arrête dans une pharmacie en descendant la rue. Elle monte au comptoir pour prendre quelques menthes et pose cette question brûlante au caissier. Le caissier répond :

– Oh, je dirais 30.

Encore une fois, elle répond fièrement :

– J’ai 50 ans, mais merci !

En attendant que le bus arrive pour se rentre chez elle, elle pose la même question à un vieil homme qui attend à côté d’elle. Il répond :

– Madame, j’ai 78 ans et ma vue va. Cependant, quand j’étais jeune, il y avait un moyen infaillible de dire quel âge avait une femme. Cela semble très avancé, mais cela vous oblige me laisser mettre mes mains sous votre soutien-gorge. Alors, et alors seulement, je pourrai vous dire exactement quel âge vous avez.

Ils attendent en silence dans la rue vide jusqu’à ce que sa curiosité l’emporte. Elle laisse finalement échapper :

– Qu’est-ce que tu fous, vas-y.

Il glisse ses deux mains sous son chemisier et commence à les sentir très lentement et prudemment. Il rebondit et pèse chaque sein et il pince doucement chaque mamelon. Il pousse ses seins ensemble et les frotte les uns contre les autres. Après quelques minutes, elle dit :

– D’accord, d’accord…. Quel âge ai-je ?

Il termine une dernière pression sur ses seins, retire ses mains et dit :

– Madame, vous avez 50 ans.

Abasourdie et stupéfaite, la femme dit :

C’était incroyable, comment pouvez-vous le dire ?

Le vieil homme dit :

– Promets-tu que tu ne te fâcheras pas ?

– Je promets que je ne le ferai pas, dit-elle.

– J’étais derrière toi chez McDonald’s !

Bonne quarantaine !

Notre Sodome et Gomorrhe ?

Tôt ou tard, cette crise du Coronavirus sera chose du passé. Il nous faudra cependant en tirer des conclusions pour en ressortir dans un monde meilleur. Est-ce que cette calamité serait due à nos propres comportements ? À notre insouciance face à l’environnement, à la nature ?

La Bible rapporte l’histoire légendaire de la destruction de Sodome et Gomorrhe (Genèse, XIX), dont elle fait une punition de Dieu à l’encontre des habitants de ces villes, infidèles et immoraux. « La clameur qui s’élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes… » Il anéantit les villes et toute la contrée et tous les habitants des villes et la végétation du sol. L’épouse de Lot qui avait regardé en arrière devint une colonne de sel… Il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d’une fournaise. » (Genèse, XVIII, 19.)

Vous vous souvenez de cette histoire ? Les plus jeunes non, mais ceux et celles de ma génération, oui.

C’est un peu à ce que je pensais en réfléchissant à ce qui nous arrive. Serait-ce un signal ? Un avertissement du pire ?

À tout événement, Gilles Proulx signait un article récemment dans le Journal de Montréal qui rejoignait mes pensées. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui, en cette période de confinement. Un bon moment pour y réfléchir.

LA VENGEANCE DE DAME NATURE

À force de multiplier les humanoïdes sur notre boule de terre qui sert de buffet à nos affamés du progrès, à force de tolérer un État chinois totalitaire où des marchés à la viande de tout et n’importe quoi desservent une population indigente, ça devait arriver tôt ou tard : les microbes s’avèrent plus intelligents que les bipèdes affairistes.

Évidemment que ces foires fourre-tout où l’on vend de l’ours polaire, du requin, du chien, du pangolin, de la poudre de corne de rhinocéros s’avèrent des viviers à virus !

Soudain, la marche triomphale du progrès piétine. Nous voilà forcés de payer la note pour un siècle de mégalomanie. Dame Nature se venge.

AVERTISSEMENT

Le principal avertissement venait de La guerre des mondes écrit par H. G. Wells en 1898 et adapté plus tard à la radio par Ourson Welles. Des envahisseurs extraterrestres supérieurs au point de faire une bouchée de nos armées s’arrêtent subitement de combattre et meurent comme des mouches… Car ils n’avaient pas prévu l’existence des microbes.

Dans la réalité, les terriens de La guerre des mondes, ce sont les animaux « surchassés » et les ressources naturelles surexploitées… Et les monstrueux extraterrestres tout puissants arrêtés par des micro-organismes, c’est nous !

EXPÉRIENCE INUTILE

Comme un émule d’Elvis Presley à la fin de sa vie, je suis en quasi-réclusion depuis au moins dix ans. Je ne veux pas voir le monde, je déteste l’humanoïde. Bref, terré chez moi, ma routine n’a pas vraiment changé, mais de ma fenêtre, je vois désormais une Montréal presque endormie.

La situation actuelle ne se compare à rien de ce que j’ai connu. J’espère que le régime chinois détestable et impénitent recevra une monumentale claque sur la gueule, de la part de tous les autres pays du monde, pour ce qui est la pire négligence criminelle de l’histoire de la civilisation !

Une belle réflexion sur la jeunesse récalcitrante

Malheureusement, on le constate, des jeunes se foutent des consignes de la crise du Coronavirus. Ils se sentent toujours invincibles et n’en n’ont rien à cirer des ordres des autorités. Est-ce nouveau ? Est-ce une réaction normale à l’autorité ? N’est-ce pas le portrait de la réalité de notre jeunesse comme elle a toujours été ?

Quoi qu’il en soit, Joseph Facal en a fait une excellente analogie hier dans le Journal de Montréal, que je veux partager avec vous aujourd’hui, dans cet épisode de confinement sans précédent.

QUAND J’AVAIS 20 ANS

Le premier ministre Legault s’est senti obligé d’aborder ouvertement la difficulté de convaincre les jeunes de respecter les consignes d’isolement.

Pourquoi, vous pensez ?

Parce qu’il reçoit des informations à ce sujet. Il suffit d’ailleurs de regarder autour de nous.

Conscient que le messager influence le message, positivement ou négativement, le premier ministre a même demandé de l’aide aux personnalités que les jeunes suivent plus que lui.

Certes, « les jeunes », cela n’existe pas davantage que « les vieux ».

Il y a toutes sortes de jeunes, et Dieu sait que les aînés peuvent aussi être incroyablement têtus quand ils s’imaginent qu’on veut les infantiliser.

MOI ET MOI

Comment nier cependant qu’à 20 ans, comme le dit publiquement François Legault, « on écoute moins » ?

Quand j’avais 20 ans, j’avais toutes les misères du monde à m’oublier et à penser aux autres.

Quand j’avais 20 ans, je me croyais invulnérable.

Quand j’avais 20 ans, je trouvais un peu niaiseux ceux qui ne pensaient pas comme moi.

Quand j’avais 20 ans, je pensais que je savais tout ou que ce que je savais était ce qui comptait vraiment.

Quand j’avais 20 ans, je confondais le droit de chacun à son opinion avec le fait que certaines opinions sont plus solides que d’autres parce que mieux documentées.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais trouvé difficilement tolérable que mes parents me disent de rester à la maison et de téléphoner à mes amis.

Quand j’avais 20 ans, si mon père m’avait dit de m’écraser sur le divan, j’aurais pensé que je m’écraserais sur le divan au moment où je le déciderais.

Quand j’avais 20 ans, le mot « solidarité » aurait probablement provoqué un petit ricanement intérieur.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais mis en doute les informations gouvernementales.

Quand j’avais 20 ans, pour être exact, je ne prêtais pas attention aux annonces gouvernementales.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais peut-être accordé autant de crédibilité à des médias alternatifs, sauf que, oups, il n’y en avait pas.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais suspecté un grand complot ourdi par je ne sais qui pour faire de l’argent avec la crise.

LES DEUX

Quand j’avais 20 ans, si on m’avait dit qu’on peut ne rien ressentir et transmettre quand même le virus à autrui, j’aurais soupiré d’exaspération devant ce petit cours de morale.

Quand j’avais 20 ans, si on m’avait dit que parce qu’à mon âge on a la bougeotte, je suis un facteur de risque accru, j’y aurais vu une sorte d’insulte à toute ma génération.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais levé les yeux au plafond, vu de la condescendance partout et, peut-être, envoyé chier du monde.

Quand j’avais 20 ans, j’aurais trouvé que les « adultes » capotent, exagèrent, perdent leur calme et sont devenus paranos.

Quand j’avais 20 ans, j’étais à la fois très brillant et très con.

Et vous savez quoi ? Il m’a fallu près de 40 ans pour comprendre que les deux étaient compatibles.

La leçon de français (86)

NE PAS CONFONDRE : QUEL(S) QUELLE(S)QU’ELLE(S)

Règles

Quel : adjectif interrogatif ou exclamatif, peut être épithète ou attribut. Il s’accorde donc avec le nom qu’il accompagne.

Dans quel groupe êtes-vous ?
Masculin singulier

Dans quelle classe êtes-vous ?
Féminin singulier

Quels sont ces bruits ? Masculin pluriel

Quelles belles villas ! Féminin pluriel

Qu’elle(s) : contraction de « que elle(s) », un pronom relatif ou une conjonction de subordination, suivis d’un pronom personnel féminin.

La cliente est décidée, voici le modèle qu’elle a choisi.

Éléa et Maria sont satisfaites; les notes qu’elles ont obtenues sont bonnes.

Astuce ! En remplaçant le pronom personnel féminin par le pronom personnel masculin, on entend la différence.

Le client est décidé, voici le modèle qu’il a choisi.

Lucas et Peter sont satisfaits; les notes qu’ils ont obtenues sont excellentes.

Remarque ! Le pronom relatif lequel s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent.

Voici les ramequins dans lesquels le serveur apportera les hors-d’œuvre.

Exercice 1

1- Quel mot complète cette phrase ?

… que soit la valeur de cet objet, prenez-en soin.

A) Quel – B) Quelle – C) Qu’elle – D) Quels

2- Complétez la phrase comme il convient.

Nous ignorions … étaient vos intentions pour la sortie du week-end.

A) qu’elles – B) quels – C) quel – D) quelles

3- Complétez la phrase comme il convient.

Laura et Marie ne sont pas encore … ; on pense … ont été retardées;

A) la / quelles – B) là / qu’elles – C) l’a / qu’elles – D) la / quelles

4- Quels mots complètent cette phrase ?

… est le marin qui n’a jamais … le mal de mer ?

A) Quelle / eut – B) Quelle / eu – C) Quel / eu – D) Quel / eut

5- Quels mots complètent cette phrase ?

Les instructions sont … lisibles; il conviendrait … soient précisées.

A) peut / qu’elle – B) peu / qu’elles – C) peut / qu’elles – D) peu / quelles

6- Complétez la phrase comme il convient.

Pour quel … cet acteur américain a-t-il obtenu un Oscar ?

A) films – B) pièce – C) rôle – D) scènes

7- Complétez la phrase comme il convient.

Le livre … sont extraites ces citations a été … au XVIIIe siècle.

A) desquelles / écrit – B) duquel / écrit –

C) lequel / écrites – D) auxquelles / écrites

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) D** – 3) B – 4) C – 5) B – 6) C*** – 7) B****
* « Quelle » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « la valeur ».
** « Quelles » est un adjectif indéfini attribut qui s’accorde avec le sujet du verbe « vos intentions ».
*** C’est le seul nom masculin singulier.
**** RAPPEL : le pronom relatif « duquel » s’accorde en genre et en nombre avec son antécédent, ici masculin singulier.

Détails à connaître sur le Coronavirus

ON N’ARRÊTE PAS LE VIRUS AVEC LA PANIQUE, MAIS PAR L’INTELLIGENCE !

NOTE : Le texte original qui suit est en italien. Il a été traduit par Amanda Castello. Cette information vient de médecins actuellement sur le front de lutte contre le virus qui peuvent aider un grand nombre de personnes. J’ai adapté quelques passages pour votre meilleure compréhension, et enlevé quelques affirmations douteuses en me référant à un article de La Presse+ du 18 mars, semant certaines faussetés sur le document original.

Voici de nouvelles informations qui proviennent d’un chercheur de Shenzhen transféré à Wuhan pour collaborer avec la task force contre l’épidémie de Coronavirus. Les informations suivantes sont claires, simples et accessibles à tous, décrivant exactement ce qu’est le virus, comment il se transmet d’une personne à l’autre et comment il est possible de le neutraliser dans la vie de tous les jours.

L’infection du Coronavirus ne se présente pas comme le rhume habituel, avec le nez qui coule ou une toux avec cathares et crachats, mais au contraire avec une toux sèche. C’est le premier signe à bien identifier.

PROFIL DU VIRUS

1) Le Coronavirus est assez grand, il a un diamètre d’environ 80 à 120 nm. Cela signifie que tout type de masque peut l’arrêter. Cette affirmation divise cependant les spécialistes. Dans la vie normale, il n’est donc pas nécessaire d’avoir des masques spéciaux. La situation est différente si vous êtes médecin ou personnel sanitaire et que vous devez être exposés à de fortes décharges du virus et dans ce cas il est indispensable d’utiliser des masques spéciaux.

Si une personne qui a été déjà infectée éternue devant vous, et qu’elle se trouve à 3 mètres de distance, cela fera tomber le virus par terre et donc l’empêchera d’arriver jusqu’à vous. C’est la raison pour laquelle une distance de sécurité est importante entre les personnes.

2) Pour l’instant, les connaissances montrent que le principal mode de transmission n’est pas le contact avec les surfaces, mais bien les gouttelettes éjectées par les gens contaminés qui toussent. Quand le virus se trouve sur des superficies métalliques, il survit pendant environ 12 heures ! Il est donc extrêmement important, quand vous touchez des surfaces métalliques comme des poignées de porte, des portes, des appareils électroménagers, des poignées de soutien sur les tramways, etc. de bien vous laver les mains et de vous désinfecter avec soin.

3) Le virus peut vivre caché dans les vêtements et sur les tissus pendant environ 6 à 12h. Les produits de lavage normaux peuvent le détruire. Pour les vêtements qui ne peuvent pas être lavés chaque jour, si vous le pouvez exposez-les au soleil ou à une source de grande chaleur ce qui tuera le virus.

COMMENT SE MANIFESTE LE VIRUS

1) Le virus s’installe tout d’abord dans la gorge, provoquant une inflammation et une sensation de gorge sèche : ce symptôme peut durer 3 à 4 jours.

2) Le virus voyage en utilisant l’humidité qui est présente dans les voies aériennes respiratoires, il descend dans la trachée et il s’installe dans les poumons en causant une pneumonie atypique. Ce passage a une durée d’environ 5 à 6 jours.

3) La pneumonie atypique se manifeste avec une fièvre élevée et des difficultés de respiration et elle ne ressemble absolument pas à un rhume ordinaire. Vous pourriez même avoir la sensation de vous noyer à cause de la difficulté respiratoire. Dans ce cas-là il est indispensable d’appeler immédiatement un service de soins d’urgence.

4) Les modèles les plus récents estiment la période d’incubation médiane à 5,1 jours, mais elle pourrait aller jusqu’à 14 jours. Rappelons aussi que 80 % des gens infectés ne présentent aucun symptôme, mais peuvent néanmoins transmettre la maladie

COMMENT ÉVITER LE VIRUS

1) La transmission du virus arrive dans la majorité des cas par contact direct, en touchant des tissus ou des matériaux sur lesquels le virus est présent : se laver les mains fréquemment est absolument fondamental. Le virus survit sur vos mains pendant environ 10 minutes, mais pendant ces 10 minutes beaucoup de choses peuvent se passer : se frotter les yeux ou se gratter le nez par exemple et permettre ainsi au virus d’entrer dans votre gorge !

Donc, pour votre bien-être et celui des autres, lavez-vous les mains le plus souvent possible et désinfectez-les !

2) Vous pouvez faire des gargarismes avec une solution désinfectante qui élimine ou réduit le quota du virus qui pourrait peut-être être entré dans votre gorge. En faisant cela, vous éliminerez le virus avant qu’il ne pénètre dans la trachée et ensuite dans vos poumons. Cependant, cette méthode ne figure nulle part sur la liste des recommendations des agences comme Santé Canada, l’Organisation mondiale de la santé ou les CDC américains.

3) Désinfectez votre clavier d’ordinateur et votre souris, sans oublier votre téléphone portable et votre téléphone fixe.

Nous devons tous avoir une grande attention et prendre soin de nous pour notre bien-être et pour celui des autres.

NDLR.: IL FAUT SUIVRE À LA LETTRE LES CONSIGNES DES AUTORITÉS GOUVERNEMENTALES

Source : Association pour la lutte contre les thromboses et les maladies cardio-vasculaires. Diffusé intensément sur Internet.

En quarantaine pour deux semaines

N’est-ce pas que ça rime en crime ? Nous sommes rendus là. Le douanier a mis 27 secondes à regarder nos passeports, nous demander la date de notre départ vers le Sud, si on avait quelque chose à déclarer et finalement nous donner une note demandant de se mettre en quarantaine, même si on n’était pas malade. Aucune attente ! On passait comme du beurre dans la poêle ! 40 minutes plus tard, La Prairie nous retrouvait. La joie était réciproque. Il était 17h00 hier.

Cette dernière journée sur la route avait débuté vers 7h30 sous un beau soleil mais un mercure à -2°C. Brrr… un peu frisquet mais bon, le soleil a tôt fait de nous réchauffer et nous mettre dans l’ambiance du retour. Les routes étaient passablement dégagées parce que le mot d’ordre de la quarantaine a rejoint les Américains, beaucoup comme au Québec.

Sur le New York State Thruway, dans les aires de repos, des restaurants avaient fermés leurs portes et d’autres interdisaient des sections complètes de tables, pour éviter d’avoir à les désinfecter constamment. C’est d’ailleurs dans ces endroits qu’on entend parler de Covid-19.

Dans les Adirondacks, des traces de neige sont encore visibles et les pans de roc suintent de leurs gros glaçons, signe que l’hiver n’a pas encore rendu l’âme. Une agréable nouveauté nous est apparue en direction nord sur l’Interstate 87. Une belle aire de repos qu’on a érigé récemment pour représenter les Adirondacks, son histoire et ses charmes.

Des espaces extérieurs pour que les enfants s’amusent, Un parc clôturé et dédié aux chiens pour se dégourdir, des tables de pique-nique et un immense bloc sur lequel est inscrit I Love NY, qui fera l’envie des photographes afin d’immortaliser des moments mémorables. C’est ce que j’ai fait avec ma Loulou, pour agrémenter cet article. Un très beau site pour faire une pause en nature avant de reprendre la route. Vous verrez…

Premier constat en arrivant à la maison, le mot d’ordre du gouvernement québécois de se mettre en quarantaine volontaire a été scrupuleusement respecté. C’est désert partout. Les épiceries montrent des étalages qui se vident à la vitesse de l’éclair, puis se rechargent en fin de journée, pour le lendemain.

La crise du papier de toilette est belle et bien réelle. Aucun rouleau disponible au Super C, au Maxi et au marché Métro. Même chose pour les pains et produits laitiers qui disparaissent comme par magie. J’ai pu trouver une seule boîte de riz et il m’a fallu m’agenouiller pour la découvrir dans le fond de la tablette du bas… un coup de chance.

Enfin, bref, l’important est que nous sommes maintenant de retour à la maison, avec les nôtres et heureux. Que nous réserve l’avenir ? Bien malin qui pourrait confirmer quoi que ce soit. On commence par la quarantaine et après on verra !

Redeviendrons-nous des snowbirds l’automne venue ? On l’espère mais devant une situation mondiale unique, ce ne sont que pures spéculations. Tout s’écroule et les prédictions pour l’avenir demeurent sombres. On prend ça au jour le jour avec l’espoir qu’on passe à autre chose avant longtemps.

Aujourd’hui, au Québec, on prévoit de la neige accompagnée de vents violents. Non, l’hiver n’est pas terminé ! Quoi qu’un doux 14°C, ce vendredi, nous rappellera que le printemps n’est pas bien loin. Bonne route au snowbirds qui reviennent. On vous attend !

L’exode des snowbirds

C’est maintenant le mot d’ordre; on rentre à la maison au plus sacrant ! Les snowbirds regagnent le Nord en quatrième vitesse, à la demande de leur Premier ministre. Partout, c’est le branle-bas de combat. Les stationnements d’hôtels sont tellement remplis de voitures immatriculées du Québec, qu’on se croirait dans la Belle province. On en a vu une douzaine. En tout cas, le mot d’ordre est largement observé.

En cette seconde journée du retour à la maison, notre arrêt se fait au Holiday Inn Express de Chambersburg en Pennsylvanie depuis 19h00 hier. On a rencontré un couple de Québécois qui avait quitté Fort Myers à 2 heures du matin pour rouler 17 heures avant de passer la nuit ici. Le Coronavirus est sur toutes les lèvres… mais toujours rien dans les stations d’essence et chez Applebee’s, où on a soupé, Loulou et moi.

Partis vers 8h00, en ce dimanche ensoleillé, la route n’était pas achalandée et Louise en a profité pour conduire durant six bonnes heures. Elle a fait ça comme une grande. On a tellement aimé l’expérience que lors de nos prochains voyages, nous conduirons tout à tour, trois heures chacun. Ce sera moins éreintant tout en profitant d’une pause bien méritée. On n’est plus très jeunes et il faut avoir une approche plus conviviale. On a bon espoir que ce sera la solution.

La journée s’est bien déroulée. Brouillard au départ, le soleil a rapidement pris le dessus en matinée, puis un ciel plus variable dès le midi; tantôt nuageux, tantôt percée de soleil, mais pas de pluie. Au moment de la rédaction de cet article, il fait 8°C. Finalement on a déjà 1 800 kilomètres de parcourus et on devrait rentrer à la maison en fin d’après-midi si… on ne perd pas trop de temps au poste frontalier de Lacolle. Je vais vous raconter l’expérience demain. Promis !

En tout cas, ce satané Covid-19 aura chambardé le quotidien de beaucoup d’humains. Lorsqu’on communique avec nos proches restés en Floride, on apprend que l’exode est commencé. Ceux et celles qui devaient partir tard en avril ont décidé de plier bagage rapidement. De mémoire, c’est du jamais vu. C’est fou ! Et la quarantaine qui nous attend lorsqu’on mettra les pieds dans notre appartement… Si le taux de natalité explose au temps des Fêtes, on aura la cause. Mais de grâce ne les baptisez pas Corona ou Covid, s’il-vous plaît.

En terminant, un petit mot sur les Holiday Inn Express et Suites. Avec notre Next Exit tout près de nous dans l’auto, cette chaîne est notre référence recherchée pour trouver où dormir en fin de journée. Nous l’avons adopté depuis plusieurs années et nous ne sommes jamais déçus de leur qualité. En fait, c’était jadis sur la recommandation de nos amis Hélène et Charles qui nous avaient vanté l’établissement au Lake George… Nous sommes devenus accros depuis !

Les prix sont abordables et comme gens du troisième âge on peut bénéficier de rabais appréciables. C’est encore plus avantageux si vous possédez la carte IHG gratuite, qui vous permet d’accumuler des points bonis pouvant servir à diminuer les tarifs de location. Il suffit de la demander. Les lits sont impeccables et ça respire la propreté. Les déjeuners sont toujours copieux, et les choix pour l’agrémenter me manquent pas.

N’ayez crainte, ils ne m’ont pas demandé de les promouvoir. Je voulais simplement vous partager nos impressions. Il y en a certes d’autres comparables, mais cette chaîne-là, c’est définitivement notre coup de cœur.

Voilà !

Des motos par centaines

Déjà une première étape de complétée. Mon article vous provient de notre chambre d’hôtel à Hardeeville en Caroline du Sud, après 811 kilomètres de routes impeccables, comme un tapis de billard. J’ai pris quelques secondes pour rêver d’un sort identique pour le Québec. Et ne sortez pas l’argument du climat… les Adirondacks subissent la même météo que notre belle province et on les envie beaucoup. Parti de North Fort Myers à 10h15, le soleil nous a accompagné toute la journée, avec un mercure À 33°C pour descendre à 24°C en Caroline du Sud.

Vers 14h15, Louise propose de casser la croûte à Daytona Beach… pourquoi pas, on est dans le coin. Le Love’s est tout à côté et on en profitera pour faire le plein d’essence. Mais voilà qu’en abordant la sortie, ce sont des centaines de motos, des Harleys il va s’en dire, qui occupent tout le stationnement du commerce. Ça vibre de partout ! Juste à côté de nous, aux feux de circulation, un mec et sa douce attendent le feu vert et on peut voir, serré sur les guidons de son bike, son cellulaire dans un support prévu à cet effet. La moto vibre tellement que le téléphone en tremble au point où il me semblait que le chanteur bégayait… j’exagère un brin, mais bon !

Ça n’avance pas. C’est la clôture du Bike Week à Daytona. Un événement très couru par les Américains qui capotent aux pétarades des motos. D’ailleurs, la photo qui meuble cet article démontre une infime partie des motards qui s’y trouvaient. En remontant vers le Nord, on pouvait voir plusieurs motocyclistes regagner leur bercail, sans compter les nombreuses remorques qui en dissimulaient d’autres.

Un fait inusité a attiré mon attention. Alors que je dépassais un groupe de motards sur l’Interstate 95, j’ai pu en voir un qui portait un revolver 9 mm à la ceinture et on pouvait le voir descendre sur sa cuisse. C’est comme ça dans bien des états, au pays de l’Oncle Sam.

Autre observation, beaucoup d’Ontariens et de Québécois regagnaient également le Nord. Était-ce dû au Coronavirus ? Bien malin qui pourrait l’affirmer parce que tout au long de notre route, les Flying J et Love’s qu’on a fréquenté n’affichaient rien en ce sens, si ce n’est qu’ils ne remplissaient pas les verres déjà utilisés. Ils recommandaient à leurs clients d’en prendre un neuf à chaque fois.

Pas d’avis ou de notes apposés dans les vitrines ou portes d’entrée, rien ! Rien non plus dans les toilettes. À l’hôtel également, aucune mention. Pourtant, en ouvrant la télévision dans notre chambre, ils ne parlaient que de ça. Trump ravalait ses anciennes paroles et affirmations erronées d’un coup monté des démocrates. Il s’est finalement rendu à l’évidence.

Ah oui, j’oubliais ! Un transporteur de voitures avait parmi ses véhicules, une Volkswagen Beetle multicolore, à l’étage supérieure, qui arborait un immense virus mauve sur sa toiture. On n’a malheureusement pu le photographier. C’est arriveé trop vite. Peut être qu’il sera immortalisé sur Facebook ???

On a eu vent que le premier ministre Legault suggérait fortement aux snowbirds québécois de plus de 70 ans, de revenir au pays rapidement, à cause de leur vulnérabilité. Il appert que ce mot d’ordre soit suivi. C’est l’écho que nous en avons. C’est triste qu’une si belle saison se termine sur cette note. Un tout petit micro-organisme, qu’on ne peut observer qu’au microscope, puisse causer pareil chaos. Et dire que les puissances mondiales font provision d’armes de destruction massive pour anéantir quoi… un germe pathogène ! C’est assez paradoxal.

Au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons à notre deuxième journée vers notre quarantaine volontaire fortement suggérée. Pourquoi pas ! 14 jours pour aider à enrayer la propagation de ce tueur, c’est bien peu. Il ne faut pas oublier que l’homme est capable de tout, même de finalement en venir à bout et principalement avec toute la technologie dont il dispose. Je demeure confiant ! Et si ça peut rapprocher les peuples dans un mouvement de solidarité planétaire, les consignes auront été bénéfiques.

À demain…

La dernière scène

Avec tout ce qui se dit et redit au sujet de ce satané Coronavirus ou COVID-19, appelez-le comme vous voulez, nous voilà réuni avec nos amis pour un dernier repas de groupe. Notre dernière scène à nous. Et c’est notre amie Carole qui en a décidé ainsi; nous recevoir pour partager un repas avant notre départ. En fait, ce sont deux délicieux repas, en deux jours consécutifs, que Carole nous réservait avec ses disciples; Carole, Marcel, Roger, Jean-Guy, Francine et ma Loulou, autour d’une même table.

Un geste très apprécié puisqu’il nous permettait d’échanger tous ensemble avant le départ aujourd’hui vers le Québec. C’est sur le coup de 9h00 qu’on met le cap au Nord.

La journée d’hier a servi à faire l’inventaire de ce qu’on rapporte à la maison et de ce qu’on doit laisser dans la caravane à sellette. Savez-vous que l’opération demande du temps et de l’organisation ? Alors on y a mis le temps et l’énergie pour passer au travers, avec de l’aide par moment. La bagnole est pleine à craquer, les pneus sont à la bonne pression et nous voilà parti, non sans avoir pris le petit déjeuner au McDonald du coin. Un bon œuf McMuffin avec patate hachée brune et un bon café chaud, histoire de quitter le ventre plein.

Finalement, on quitte deux semaines d’avance mais on ne perdra rien des activités, puisque la direction de notre parc a décidé de suivre la tendance internationale de mettre fin à toutes les activités regroupant plus de 10 personnes. En conséquence, le souper de la St-Patrick et celui de la clôture de la saison sont annulés. Les tournois de pétanque et autres événements sportifs sont aussi mis en quarantaine.

Seule ombre au tableau, le dernier tournoi de pétanque, ce 16 mars, devait souligner l’implication de Charles Morier dans cette activité, tout au long de ses séjours à Pioneer Village et dans ses sorties de camping du Québec depuis des années. Malheureusement, le satané Coronavirus en aura décidé autrement. En plus, c’était sa dernière visite ici puisque lui et sa charmante Hélène ne reviendront pas. J’en profite pour souligner son implication sans relâche pour populariser le sport de la pétanque tout au long de ses escapades de camping.

Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, la pétanque demeure l’activité la plus courue ici à Pioneer Village. Il a su également préparer sa relève et aujourd’hui, c’est Pierre Destrempes et sa formidable équipe qui porte le flambeau bien haut. Longue vie à Charles Morier. Tu resteras toujours une légende vivante dans ce joli coin du pays de l’Oncle Sam. C’est pourquoi, dorénavant, on pourrait en profiter pour nommer le dernier tournoi de la saison du nom de Charles Morier et ainsi immortaliser son œuvre. J’en fais une suggestion aux nouveaux organisateurs.

Alors, sans plus tarder, on met ça sur le « D » et en avant, direction la belle province… On s’en reparle plus tard.

Fin de séjour abrupte

Eh oui ! La mauvaise nouvelle tant redoutée nous est tombée comme un coup de masse. Nous devons rentrer au Québec ! Les répercussions de ma récente hospitalisation ont fait pencher la balance pour une fin abrupte de notre séjour. Le coronavirus n’y est pour rien.

Notre assurance-voyage nous oblige à revenir à la maison dans les plus brefs délais. Selon eux, il y a risque de récidive et ils ne veulent prendre aucune chance d’avoir à défrayer d’autres frais médicaux, déjà que la facture dépasse les 30 000 $. On n’a pas le choix et je comprends parfaitement leur décision.

En contrepartie, il semble que notre retour comme snowbird l’automne prochain ne puisse être compromis. Quoi qu’il en soit, nous quitterons notre paradis hivernal samedi en matinée, en pleine période d’instabilité mondiale que provoque le COVID-19. C’est du jamais vu ! Partout, les attroupements sont interdits. La consigne demeure la quarantaine personnelle pour rétablir une stabilité.

Comment va se dérouler notre route ? Sera-t-on soumis à des contrôles au poste frontalier ? Aurons-nous l’obligation de se placer en quarantaine volontaire une fois rentré au pays ? C’est loin d’être clair et concis.

Hier, je discutais au téléphone avec ma sœur et elle me disait que nous devrions observer quatorze jours de quarantaine, une fois rendu à destination… on verra bien. Partout c’est l’incertitude et ce coronavirus est sur toutes les lèvres. Ici, en Floride, bien des Québécois s’interrogent, s’inquiètent de l’avenir. Avec tous ces événements qui sont annulés un peu partout, ça frise la panique chez certaines personnes. C’est une situation d’urgence planétaire. C’est une pandémie.

De tels chambardements auront un impact évident sur l’économie. Les bourses accusent de fortes baisses. Du côté des événements sportifs professionnels, il y a des suspensions et des annulations de parties. Du jamais vu, même en temps de guerre.

Que dire également des écoles, casinos, bibliothèques et événements culturels de masse fermés et annulés. Il faut être attentif aux messages des autorités. Au Québec, le gouvernement y va de conférences de presse journalières, montrant l’urgence de bien informer la population. Les experts prédisent des mois d’incertitudes.

C’est donc dans cette ambiance et cette perplexité que nous remontons vers le nord. Nous arriverons assurément d’un pays étranger, même si ce sont les États-Unis. Dans les jours qui suivront je vous ferai part de nos observations et nos découvertes via ce blogue. Venez y faire un tour pour en prendre connaissance.