Ce soir, le vent souffle en longues rafales d’air glacé. Courbés en avant, pour mieux se protéger du vent, Jeanne et Thomas vont chercher du bois pour la cheminée. Soudain, Jeanne s’arrête et demande à son grand frère :
– Tu penses qu’il va passer cette année?
– Saint Nicolas? Mais il n’existe pas! rétorque le grand garçon. Ce sont des histoires de bébé!
– Mais si, il existe! Il a ressuscité trois petits enfants qui s’étaient perdus dans la forêt et qu’un boucher avait enfermés dans son saloir pendant sept ans! raconte Jeanne.
– Ce sont des contes pour les petits comme toi! répond Thomas. Allez, en avant maintenant!
– Eh bien, moi j’y crois! répond Jeanne d’un air buté. Et le père Fouettard, il existe, lui?
– Mais non! c’est une histoire pour nous faire peur! De toutes les façons, le père Fouettard vient pour les enfants désobéissants! Nous, on est toujours sages!
Peu à peu, la lumière du jour baise et bientôt la nuit s’installe. Au loin, les arbres noirs de la forêt dessinent des formes inquiétantes. En traversant le grand bois sombre, Jeanne serre la main de son grand frère. Soudain, derrière un buisson, elle aperçoit une espèce de grand bonhomme qui brandit un bâton menaçant. Jeanne pousse un cri et se cache derrière Thomas. L’ombre s’immobilise, semble écouter, puis s’éloigne en dressant un poing inquiétant…
– Tu penses que c’est le père Fouettard? demande Thomas tremblant de peur.
– Oui! Tu vois bien qu’il existe! dit Jeanne en claquant des dents.
Thomas attrape la main de Jeanne et vite ils courent dans la neige.
– Saint Nicolas, saint Nicolas, crie Thomas, vient nous protéger!
Au loin, une lumière brille dans la nuit. C’est la maison! Tout à coup, Thomas s’arrête net : une silhouette majestueuse approche.
– Regarde! s’écrie Jeanne, c’est saint Nicolas avec son âne!
Jeanne et Thomas n’osent plus bouger, ils sont éblouis par l’éclat lumineux du manteau en fil d’or que porte le grand saint.
– J’espère que maman a pensé au verre de lait et aux carottes pour l’âne! dit Thomas.
Lentement, le grand personnage de lumière s’éloigne dans la nuit. Les enfants s’approchent doucement de la maison et, sur le pas de leur porte, ils découvrent, oh! merveille, des sucres d’orge et des oranges que le bon saint Nicolas a déposés pour les enfants sages.
Histoire de Florence Cadier
Illustrations par Stéphane Couillerot
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Sur la grande place de la ville, des marchands venus de partout ont installé leurs échoppes de bois. Les gens se bousculent dans une joyeuse pagaille, les bras chargés de paquets. Louise vient chaque année au marché de Noël. Entre les casse-noisettes aux larges épaules, les Pères Noël en bois, les boules en verre et les guirlandes d’étoiles, Louise ne sait plus où poser le regard. Elle a emporté avec elle ses économies.
– Je ne dois pas oublier les cadeaux pour mes frères, songe-t-elle. Deux bonshommes de pain d’épice à suspendre dans l’arbre.
Devant une échoppe, elle tend la main vers une boîte à musique qui chante Mon beau sapin, puis change d’avis. Tout d’abord, elle va acheter ses pains d’épice. Louise se faufile dans la foule. Soudain, des cris éclatent au milieu du brouhaha :
– Mes pains d’épice, mes bonshommes en pain d’épice, ils ont disparu! s’affole une jeune vendeuse. Ils ne peuvent pas s’être volatilisés! Ils étaient là il y a encore dix minutes. Je me suis absentée un instant et quand je suis revenue, plus rien! Pff! envolés! Je remplace ma grand-mère qui a pris sa retraite mais, cela ne lui est jamais arrivé!
Tout le monde se met à chercher. Dans les sapins, sous les tables, derrière les échoppes, dans les cartons… rien. Louise est très déçue. Maintenant il est tard, il faut rentrer! Elle s’engage dans une petite rue étroite, quand tout à coup, elle fronce le nez : on jurerait une odeur de pain d’épice! Elle s’approche d’une petite maison éclairée.
– Quelle surprise, vous êtes venus! dit une petite vois frêle.
– Vous nous manquez tant, Maminette, nous avions envie de vous revoir cette année, répondent en chœur des petites voix flûtées.
Louise jette un coup d’œil par la fenêtre, elle n’en croit pas ses yeux : des bonshommes de pain d’épice dorés et moelleux sautent sur les genoux d’une vieille dame!
– C’est grâce à vous si nous existons, dit un petit ange potelé.
– Vous avez donné la recette à votre petite fille et elle sait bien nous cuisiner. Regardez comme nous sommes tendres! ajoute un Père Noël encore chaud.
– Ainsi, vous vous êtes échappés du marché de Noël! s’amuse la vieille dame.
– Oh, juste une petite minute, pour vous souhaiter joyeux Noël! explique un ours doré et dodu.
Les bonshommes de pain d’épice posent vite un baiser sur la joue de la vieille dame et filent dans la nuit rejoindre leur échoppe.
Le saint Nicolas se retourne une dernière fois en agitant la main et aperçoit Louise qui les regarde stupéfaite.
– Chut! fait-il en mettant un doigt devant sa bouche.
– Je saurai me taire, le rassure Louise, ce sera notre secret de Noël! Mais je reviendrai vous voir demain car, moi aussi, j’ai une surprise à faire à mes frères!
Histoire de Florence Cadier
Illustrations par Madeleine Brunelet
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
C’est connu et vu. Le meilleur endroit pour relever des fautes de français en quantité industrielle, c’est bien sur les réseaux sociaux et dans les messages textes. Ça me désole à chaque fois et ça ne s’améliore pas. On écrit son texte rapidement, à la volée, et surtout sans SE RELIRE. Ça ne prend que quelques secondes et les mots soulignés en rouge nous indiquent les erreurs de vocabulaire.
Simple comme bonjour, mais il faut y mettre les quelques secondes. Une application dictionnaire est indispensable dans un téléphone intelligent, une tablette et un ordinateur. Des outils qui vous donneront une belle crédibilité de la part de vos lecteurs.
Ayant constaté la même chose, l’enseignant Benoit Dumais du Cégep de Rivière-du-Loup, a eu l’excellente initiative de placarder les toilettes de son institution avec 13 affiches qui relèvent les pires règles de français qui font horriblement défaut partout sur les réseaux sociaux. Une excellente idée que je vous partagerai au cours des prochaines semaines, sur ce blogue. Vous pouvez les partager à votre guise auprès de vos communautés, en ne les modifiant pas.
Sophie et son grand frère Aliocha habitent un pays où l’hiver est si long et si froid qu’on n’a pas envie de sortir de chez soi. Mais dans leur maison de bois, Aliocha et Sophie ne se soucient guère de la neige et du froid. Ils sont en plein travail.
Avec des branches de sapin, ils tressent une couronne. Comme elle est belle, avec son ruban rouge et ses petites boules de houx! Sophie la lève au-dessus de sa tête :
– Regarde Aliocha, c’est le soleil!
Puis elle ajoute un peu inquiète :
– Crois-tu que le soleil reviendra un jour?
– Bien sûr! Le soleil reviendra quand l’hiver s’en ira, et nous pourrons à nouveau courir dans les prés!
Cela fait si longtemps que Sophie et Aliocha économisent sou par sou, pour acheter quatre belles bougies à mettre sur leur couronne de l’Avent.
– Chaque dimanche avant Noël, nous en allumerons une, et la maison sera de plus en plus belle, pleine de lumière! Explique Aliocha à sa petite sœur.
Soudain, quelqu’un frappe à la porte.
– Bonjour Yvan! dit Sophie en ouvrant.
– Ma maman est malade, dit le petit voisin tristement, et nous n’avons plus de bougies pour nous éclairer. Le marchand n’en a plus et, à cause de la neige, il ne sera pas livré avant longtemps. Pourriez-vous nous en prêter une?
Aliocha et Sophie se regardent : les seules bougies qu’ils ont sont celles de leur couronne! Sophie fait un signe de la tête. Alors Aliocha tend une bougie à Yvan :
– Tiens! elle est pour toi!
Aliocha regarde sa petite sœur en souriant :
– Tu sais, Sophie, la semaine est presque finie, on allumera la deuxième bougie la semaine prochaine!
Les jours passent et la maman d’Yvan est toujours malade. Alors Sophie et Aliocha décident de leur donner leur deuxième, puis leur troisième bougie. Et à chaque fois, Aliocha dit en riant à Sophie :
– Tu sais, Sophie, la semaine est presque finie…
Et Sophie continue…
– On allumera la suivante la semaine prochaine!
Le dernier dimanche avant Noël est arrivé.
– Demain, c’est Noël, dit Aliocha, allumons notre quatrième bougie!
– Bien sûr, dit Sophie un peu triste, mais elle éclairera moins que s’il y en avait quatre!
Mais quelle surprise! Voilà que la petite bougie se met à briller, à briller… On dirait que des milliers de petites flammes éclairent la pièce. Une douce chaleur se répand dans toute la maison, comme si la couronne était un soleil au milieu de l’hiver. Tout à coup, on entend frapper à la porte. C’est Yvan et sa maman.
– Maman est guérie! s’écrie Yvan, et nous venons réveillonner avec vous! dit-il joyeusement.
Dans la pièce toute illuminée, les amis fêtent ensemble le plus beau des Noëls!
Histoire d’Élisabeth Courtois
Illustrations par Stéphane Couillerot
Source : 24 histoires pour attendre Noël, Groupe Fleurus 2012
Quoi de mieux pour les petits et grands enfants, que de se faire raconter de jolies histoires. Dès les premières paroles, ils pénètrent dans un monde fantastique et imaginaire qui finit toujours bien. Même les adultes qui ont conservé leur cœur d’enfant, se surprennent à replonger dans leur enfance et aimer la sensation qu’elle procure à travers les souvenirs heureux qui refont surface à cette période de l’année.
Pour une neuvième saison, je vous propose 12 nouveaux contes de Noël à compter d’aujourd’hui et à tous les deux jours jusqu’à la veille de la grande Fête. Et si vous en voulez encore, les archives du blogue en contiennent près d’une centaine. Toutes des histoires fabuleuses, sans violence, racontées en douceur pour le cœur. Les parents, c’est à votre tour de vous installer confortablement dans la chaleur d’une douillette avec vos petits bouts d’choux et de leur raconter l’histoire… pour les préparer à une nuit de rêves. Vous verrez, c’est magique.
Alors, que l’aventure commence… et bonne lecture.
Bonjour maman. Six années se sont écoulées depuis ton départ vers un monde de délivrance. Si le temps arrange les choses, chaque premier jour de décembre, le souvenir de cette triste nuit occupe toujours mes pensées et mes yeux soudainement se noient.
Mes émotions sont ambivalentes, passant de la tristesse de ton départ, à la sérénité de te sentir heureuse de ta nouvelle vie absente de douleurs.
Là-haut sur ton nuage, tu n’es plus seule depuis que papa t’a maintenant rejoint. Puissiez-vous, tous les deux, continuer de veiller sur nous et guider nos pas sur le chemin qui nous est destiné.
Je t’aime…
« Une mère, c’est si beau que même Dieu en a voulu une. »
Il existe beaucoup de technique pour plier les tissus. Que ce soit de la literie, des vêtements et autres. Cependant on a développé une nouvelle manière de plier un linge à vaisselle. Une technique qui fait sourire à tout coup.
Sans autre préambule, je vous invite à cliquer ce lien, qui vous permettra de découvrir une façon agréable de plier quotidiennement ce tissu qui mettra de la joie dans votre quotidien.
Allez vite la découvrir… Âmes sensibles, s’abstenir.
On repart à neuf, point final!
Devant la désolante performance du Canadien de Montréal et l’attente d’une 25e coupe Stanley depuis 25 ans, il est temps de repartir à neuf. Nouveau directeur général, nouvelle équipe d’instructeurs et on se débarrasse du bois mort en reconstruisant, comme l’ont fait Toronto, Chicago, Pittsburgh et Los Angeles. Il n’y a pas d’autres solutions. L’ancienne dynastie n’existe plus et il faut en bâtir une autre. On oublie les dernières cinq années de rapiéçage et on construit.
C’est triste à dire, mais Bergevin a signé son congédiement avec les pertes de Subban, Radulov, Markov, Beaulieu et Emelin. Il a concocté la meilleure recette pour afficher le résultat qu’on connaît. Sans rien enlever à Shea Weber, P.K. Subban était la bougie d’allumage de cette équipe, celui de la nouvelle génération, l’âme de l’équipe. Il n’est plus là et curieusement, Nashville devient une puissance de la ligue. Allez Geoff… on sort le balai!
Le Kirpan est maintenant permis dans les avions au Canada
Victoire religieuse de la bande à Justin, dont un ministre Sikh le porte déjà, avec son turban. Un joli Kirpan et sa lame de 6 centimètres. Tous les Canadiens devraient se réjouir d’une telle décision. Après tout, ce sont eux qui ont élu ce « Superman ». Assumez-en les conséquences. Il peut en faire du ravage en 4 ans.
Les Américains ont leur fou-braque comme président et les Canadien un fou-fin comme premier ministre. La grande comédie humaine.
Vous vous souvenez d’une des chansons thèmes de Star Académie… à une époque pas si lointaine? Elle s’applique très bien ici; Non c’est pas fini, c’est rien qu’un début, le vrai Justin on l’a pas encore vu…
Harcèlement sexuel
Les conséquences des nombreuses plaintes de harcèlement sexuel déposées récemment frisent maintenant la psychose. Récemment, les Girl Scouts américains ont dénoncé les bisous forcés, en proposant aux parents de ne pas obliger leurs filles à étreindre un proche au moment des Fêtes.
« Avez-vous déjà insisté : – Ton oncle vient d’arriver, va vite lui faire un câlin! Ou – Tata vient de t’offrir un beau jouet, va lui faire un bisou… Si oui, vous devriez peut-être vous retenir de le faire à l’avenir », explique l’organisation, dans un message publié sur Facebook.
« Dire à votre enfant qu’elle doit une étreinte à quelqu’un, juste parce qu’elle n’a pas vu cette personne depuis longtemps ou parce qu’elle lui a fait un cadeau pourrait la pousser à se demander si elle ne doit pas une forme d’affection à quelqu’un qui l’a invitée à dîner ou a fait quelque chose de gentil pour elle plus tard dans la vie », ajoute le message.
Un banal incident de parcours
Autre preuve de l’impact très mitigé du la controverse de la boutique Adidas, envers le fait français, une foule de centaines de personnes faisaient la file pour pouvoir magasiner dans la cynique boutique. L’incident impliquant le gérant francophone donne plus véracité sur la menace de la disparition du Québec français. Je prédis depuis toujours l’année 2050 comme échéance, si rien de concret n’est fait. La maladresse est maintenant derrière eux et tout le monde est passé à autre chose. Pire encore, des gens excusent encore le geste du gérant… et le «pot» n’est pas encore légalisé. Ça promet!
Il est à espérer que le suicide du jeune Simon Dufour, la semaine dernière, sera le dernier causé par l’intimidation et que les autorités prendront des mesures drastiques pour punir sévèrement les agresseurs qui détruisent autrui, par leurs paroles et gestes désobligeants.
À écouter la famille raconter leur triste histoire, ça vient immédiatement nous chercher et on prie pour qu’un changement de comportement des intimidateurs soit mis en place par les personnes en autorité. Malheureusement, il faut toujours qu’un malheur arrive, pour faire changer les choses.
D’abord la surveillance. Est-ce qu’elle est omniprésente en milieu scolaire? C’est la première question à se poser. Si elle est adéquate et serrée, autant à l’intérieur des murs qu’à l’extérieur, l’intimidation ne peut pas s’exercée. Ayant quitté l’école depuis belle lurette, je ne peux répondre à cette question. Cependant, c’est primordial, dans une école, que les professeurs et le personnel administratif s’en occupent et prennent sérieusement des actions. Ne représentent-ils pas l’autorité absolue en milieu scolaire? Poser la question, c’est y répondre.
Ensuite, dès qu’on est en présence d’un acte d’intimidation, il faut dénoncer immédiatement et celle-ci doit être prise en charge par les autorités compétentes, dont les policiers. Il faut agir rapidement et la victime doit obtenir aussi rapidement un support psychologique au même titre que lorsqu’un événement violent survient dans une école ou dans un endroit fortement fréquenté. La justice doit traiter ces incidents avec diligence et punir sévèrement l’agresseur et lui enlever toute envie de récidive.
Finalement, l’intervention auprès de la victime et de l’agresseur doit se faire rapidement, fermement et sans attendre au lendemain. Il faut que les écoles dressent un plan d’intervention qui doit être divulgué et expliqué aux étudiants, avec l’accès aux ressources disponibles. Si on se fie à ce qui est véhiculé dans son triste dossier, Simon Dufour subissait l’intimidation depuis ses études primaires, sans arrêt, jusqu’au moment de son acte irréversible. On semble ne pas l’avoir pris au sérieux!
Personne ne peut raconter ce qu’il ressent comme victime sans l’avoir vécu. On peut porter tous les jugements qu’on veut, avoir sa propre théorie, sa version et son explication, il reste que se faire intimider, dévaloriser, et rejeter à répétition durant des années c’est franchir la limite du tolérable. Quand l’idée de mettre fin à ses jours devient la SEULE solution, c’est qu’au fond, notre société est passée à côté de l’essentiel; le respect, l’amour et la valorisation de la personne humaine, quel qu’elle soit.
Une dame est en train de se faire coiffer. Pour passer le temps pendant la coupe, la coiffeuse entame la conversation :
– Vous avez prévu quelque chose pour les vacances?
– Oui, on part à Rome avec mon mari.
– Quelle idée! C’est sale, ça pue, c’est moche! Et vous y allez comment?
– En avion avec ALITALIA!
– Quelle idée! Ils sont toujours en retard, le service est minable, il y a une hôtesse pour 100 passagers… Et vous descendez où?
– À l’hôtel Astoria!
– Quelle idée! Le service n’est plus ce qu’il était, c’est hors de prix, ça sent le moisi, le personnel est nul. Et vous avez prévu quoi?
– On va visiter la ville Éternelle, puis surtout le Vatican.
– Quelle idée! Vous verrez le palais, certes, mais c’est un miracle si vous apercevez le Pape à son balcon, vous verrez une tache blanche dans le meilleur des cas…
Le mois suivant, la dame retourne faire rafraîchir sa coupe. La coiffeuse qui la reconnaît entame la conversation :
– C’est bien vous qui êtes allée à Rome?
– Oui!
– Alors, c’était comment? Pas trop déçue?
– Franchement non! Bien au contraire!
– Ah bon?
– Déjà, l’avion : service parfait, personnel aux petits soins: on n’a pas senti qu’on décollait, ni même qu’on atterrissait, on y était déjà.
– Ça alors… Et l’hôtel?
– Fabuleux : il venait d’être refait à neuf, le personnel était charmant, et pour fêter la rénovation ils nous ont offert 2 jours de plus!
– Eh bien, vous avez eu de la chance! Et le Vatican?
– On a eu droit via l’hôtel à une visite de l’intérieur du Palais.
– Ben, vous êtes chanceux, vous! Et le Pape au balcon, vous l’avez aperçu?
– Mieux encore! À la fin de la visite, son secrétaire personnel nous a interpellés, mon mari et moi, nous a dit que Sa Sainteté avait décidé de proposer un entretien privé à un couple chaque jour. C’est sur nous que c’est tombé!
– Incroyable, et comment ça s’est passé?
– On a eu un entretien privé de 30 minutes en tête à tête. Je me suis agenouillée pour lui baiser la main selon le protocole…
– Ça alors! Et ensuite?
– Il m’a gentiment passé la main sur la tête.
– Et que vous a-t-il dit?
– Il a justement dit : Mais qui vous a fait cette coupe de cheveux de merde???
Vous avez probablement déjà lu le texte qui suit via Facebook. Tout en offrant mes sincères condoléances à cette famille durement éprouvée, j’exprime sa volonté de partager cette lettre qui se veut un puissant cri du cœur contre l’intimidation. Si elle peut éviter l’irréparable, elle aura atteint son but.
Le 23 novembre 2017 aux alentours de 6h15, un train de banlieue de la ligne Mont-Saint-Hilaire en direction de Montréal a heurté quelqu’un dans la ville de Saint-Bruno. La victime est Simon Dufour, un jeune garçon de 15 ans. Ce garçon s’est enlevé la vie ce matin-là. Pourquoi? Parce qu’il se faisait intimider. Pourquoi il se faisait intimider? J’aimerais bien le savoir moi aussi.
Simon c’est mon frère!
Simon, c’était un grand gars hyper énergique, qui s’embarquait dans plein de projets. Il étudiait à l’école secondaire André-Laurendeau en programme Jazz-Pop. Il prévoyait poursuivre des études en musique et voir où ça le mènerait. Toujours en train de faire des blagues, de jouer aux jeux vidéo ou de faire de la musique. Il n’arrêtait jamais. Sauf ce matin-là. Il a décidé que c’était assez. Que c’était trop. Tellement trop qu’il ne savait pas l’exprimer à sa famille.
J’aimerais que ce message se propage; qu’il soit lu d’un bout à l’autre par le plus de gens possible. Pourquoi? Parce que l’intimidation c’est non.
Voici ce que vous devez comprendre de cet évènement crève-cœur:
1. Si vous êtes victime d’intimidation ou que vous avez des idées noires, PARLEZ EN! À tout le monde jusqu’à ce que quelqu’un vous prenne au sérieux et vous aide. Il y aura toujours quelqu’un quelque part pour vous aider.
2. Si un de vos amis vous dit qu’il a des idées noires, même si ça a l’air d’être une blague, PARLEZ EN! Agissez vite, parlez à vos parents, vos profs, la direction, la famille de la personne… jusqu’à ce que quelqu’un vous écoute. Plusieurs suicides par année pourraient être évités si on ne banalisait pas la chose.
3. Si vous êtes témoins de cas d’intimidation, AGISSEZ! Dites à l’intimidateur de cesser son comportement et allez dénoncer cette personne. Des fois on se dit « ben là il lui a juste dit qu’il était con », mais savez-vous si c’est la première fois ou la centième fois que cette personne agit ainsi? Ne prenez pas de chance et agissez.
4. Si vous êtes parent, SENSIBILISEZ vos enfants. Dites-leur que si jamais ils sont témoins, victimes ou qu’ils entendent quelqu’un en détresse, de parler avec vous. Les adultes sont souvent plus à l’aise d’intervenir dans ces situations et vous arriverez à faire une différence. Montrez-leur que c’est grave, expliquez-leur les conséquences de l’intimidation.
5. C’est quoi un intimidateur? C’est quelqu’un qui insulte, qui rit de quelqu’un ou qui le pousse et/ou frappe. Vous vous dites sûrement « ah voyons c’était une joke » NON! Une joke c’est drôle et les gens vont rire. Et vous savez quoi? La personne va peut-être vous dire qu’elle s’en fout… CE N’EST PAS VRAI! En vous disant qu’ils s’en foutent, ils espèrent que ça va vous convaincre d’arrêter votre comportement inacceptable. CESSEZ VOS GESTES. Votre parole a dépassé votre pensée? Excusez-vous et trouvez des moyens pour que ces comportements cessent.
6. Si vous êtes le parent d’un intimidateur, INTERVENEZ. Une suspension de l’école ce n’est pas suffisant. Outillez votre enfant pour qu’il cesse ses agissements. Punissez-le, montrez-lui les conséquences de l’intimidation, affichez que vous n’acceptez pas ce comportement nulle part.
Si les gens étaient plus conscients de tout ceci, l’histoire de Simon n’aurait probablement jamais eu lieu.
Simon ne méritait pas cela du tout. Il n’aurait pas dû avoir besoin de se rendre là pour que les gens comprennent.
Cette publication est publique, partagez-la s’il vous plaît pour qu’au moins Simon puisse faire une différence une dernière fois.
Vous serez informés des informations pour les obsèques lorsque ce sera confirmé.
Je t’aime Simon, tu me manques terriblement…
Karine