La blague du lundi

Il était une fois, un gars qui prenait grand soin de son corps. Il levait des poids et haltères et courait ses 10 kilomètres tous les jours. Il mangeait bio, prenait des vitamines, se couchait tôt, ne buvait pas et ne fumait pas non plus. Bref, une belle bête…

Un beau matin, alors qu’il s’admirait nu devant son miroir, il eut un choc en réalisant qu’il était entièrement bronzé à l’exception de son pénis. Il décida de corriger cette anomalie sur le champ. Il se rendit à la plage, trouva un petit coin pas trop fréquenté et se recouvrit de sable sauf son instrument qu’il laissa découvert pour le faire bronzer.

Deux vieilles dames se promenant sur la plage remarquèrent la chose et l’une d’elles, au bord de la crise de nerfs, s’écria :

– Il n’y a vraiment pas de justice en ce bas monde!

– Que veux-tu dire? lui demande sa camarade.

– Écoute ça lui dit la première : Quand j’avais 10 ans, j’en avais peur. Quand j’avais 20 ans, j’en étais curieuse. Quand j’avais 30 ans, j’en profitais. Quand j’avais 40 ans, j’en demandais. Quand j’avais 50 ans, je payais pour en avoir. Quand j’avais 60 ans, je priais pour en avoir. Quand j’avais 70 ans, j’avais oublié que ça existait. Et maintenant que j’ai 80 ans, elles poussent à l’état sauvage!!!

Bon lundi…

Le monde à l’envers

Je ne sais pas quelle mouche a piqué nos décideurs mais, en ce qui concerne les bulletins, les notes chiffrées prennent le bord et on les remplacera par des mentions. Ce n’est pas beau ça? J’appelle ça du nivellement par le bas. Pour n’offusquer personne au pire provoquer une dépression de l’élève, on veut procéder de cette manière. La société est dangereusement malade.

Richard Martineau a publié un article sur la question, aujourd’hui dans le Journal de Montréal, et je partage complètement son opinion. Il pousse l’exercice vers l’absurde. C’est tellement farfelu qu’il l’impose dans plusieurs scénarios de notre belle société qui bientôt aura perdue tous ses repaires mathématiques. Pour les précisions, on repassera! Par contre, toutes les taxes que nous payons, conserveront leurs nombres, pour créer moins d’ambiguïté. Le voici dans son intégralité.

Un bulletin sans notes?

Après le chèque de 1000$ décerné à ceux qui nous ont fait l’immense bonheur d’étudier, de se cultiver et d’apprendre, voici qu’on songe maintenant à donner des bulletins sans notes.

Pas de pourcentages, pas de lettres, pas de couleur, rien. Juste des mentions indiquant si les objectifs ont été atteints partiellement, atteints complètement ou dépassés.

UN PEU DE CANCER

Mais quelle excellente idée! Quelle révolution, quelle audace, quelle inventivité! Tiens, on devrait faire la même chose en médecine : enlever les chiffres sur les thermomètres. Juste : «T’as pas de fièvre», «T’as un peu de fièvre» ou «T’as de la fièvre».

«T’as pas de problèmes avec ta pression», «T’as un peu de problèmes avec ta pression» ou «T’as des problèmes avec ta pression». «T’as pas le cancer», T’as un peu le cancer», T’as le cancer». Oui, mais il est à quel stade mon cancer?

– Tsss, tsss, pas besoin de t’énerver avec ça. Ça va juste te stresser. L’important est que tu saches que tu as un cancer, c’est tout, ça ne sert à rien de lui accoler un grade ou un niveau, c’est juste à titre indicatif…

– Et mes chances de guérir?

– Ah, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, comme on dit…

– Et il me reste combien de temps à vivre?

– Tsss, tsss, pas de stress, je te dis, relaxe, respire par le nez, c’est cool… De toute façon, on finit tous par mourir, hein?

Et pourquoi ne pas adopter cette méthode pour les élections?

– Les libéraux ont gagné!

– Oui, mais de combien?

Combien d’années vais-je aller en prison? «Un ti-boutte…»

Quelles sont les cotes d’écoute de mon émission? «Elle pourrait être plus écoutée, mettons…»

Combien je vais gagner par année? «Un bon montant…»

Surtout, ne pas mettre de chiffres. Car qui dit chiffres, dit hiérarchie. Et c’est mauvais, la hiérarchie. Il y a des gens en haut et des gens en bas, des gagnants et des perdants. Alors qu’avec le flou, ça donne l’agréable impression que tout le monde flotte sur le même petit nuage rose.

DE PURS ESPRITS

Tant qu’à faire, pourquoi on ne crève pas les yeux de tout le monde? Imaginez : plus de beaux, plus de laids, plus de jeunes, plus de vieux, plus de gros, plus de maigres, plus de gens bien habillés ou mal habillés, juste des individus sans corps, de purs esprits qu’on ne pourra ni distinguer, ni catégoriser, ni juger.

On va vivre dans un monde virtuel. Vous ne savez plus comment lutter contre l’échec scolaire? Simple : abolissez la notion d’échec, c’est tout!

Quelle triste époque…

Hommage aux bénévoles

Dernièrement, mon journal local Le Reflet, publiait un poème primé de Magda Farès, une résidente de Candiac, médaillée d’or de la Fondation La Mosaïque en l’honneur des bénévoles, (Québec 2010). Voici donc ce texte qui a décroché la palme.

HOMMAGE À TOI

1- Toi qui donnes sans compter;
Des bouquets de temps précieux;
Des gerbes de sourires radieux;
Et ton cœur ensoleillé.

2- Toi qui travailles avec ardeur;
Pour l’entraide communautaire;
Sans attente, sans salaire;
Tu es une source de bonheur.

3- Toi qui fais jaillir la vie;
Au cœur des fleurs abandonnées;
Parmi les jardins fanés;
Quelle merveille inouïe!

4- Toi qui fais naître l’histoire;
Sur le sentier des malaimés;
Sur le chemin des opprimés;
Tu ne cesses de m’émouvoir.

5- Toi qui rayonnes la joie;
Dans tous ces lieux de misère;
Sans éclat, sans lumière;
Que serait le monde sans toi?

6- Toi qui sèches tes pleurs;
Dans la vallée des larmes;
Sans couleur, sans charme;
Tu es un baume sur les cœurs.

7- Toi qui sèmes la tendresse;
Dans les champs, dans les déserts;
De nos paradis, de nos enfers;
Tu es un modèle de finesse.

8- Toi qui cultives l’amour;
Tu te dévoues avec courage;
À tous ces gens de tous les âges;
Aujourd’hui et chaque jour.

9- Toi qui bâtis la paix;
En plein cœur de la tempête;
Des combats, des défaites;
Serais-tu un ange ou bien fée?

10- Toi qui peines et qui penses;
Reçoit en hommage;
Ces mots en partage;
En guise de reconnaissance.

11- Toi qui t’engages dans la société;
Avec ta richesse intérieure;
Que jamais tu ne meures;
Puisses-tu rayonner pour l’éternité!

L’amour… vu par des enfants.

L’amour c’est quand une fille se met du parfum et le garçon se met de la lotion à barbe et qu’ils sortent ensemble pour se sentir.
Martin

L’amour c’est quand vous sortez manger et que votre amoureux vous donne toutes ses frites sans demander les vôtres. Manon

L’amour, c’est toujours faire dodo ensemble. Mika

L’amour c’est quand quelqu’un vous fait mal et que vous êtes fâché mais vous ne criez pas pour ne pas le faire pleurer. Matéo

L’amour c’est quand on est vieux et qu’on reste amis, même si on se connaît très bien. Tom

L’amour c’est ce qui nous fait sourire même quand on est fatigué. Mélène

L’amour c’est quand maman fait du café à papa et qu’elle y goûte avant de lui donner, pour sentir s’il est bon. Jade

Les cartes de la St-Valentin, ça sert à dire aux filles, ce qu’on n’a jamais osé dire. Enzo

L’amour c’est quand maman, pour faire plaisir à papa, lui fait des gâteaux aux «bébites» de chocolat. Ève

Mon père et ma mère s’aiment gros comme le plus gros animal au monde… comme un rhinopopotame. Lison

Je ne sais pas si c’est pas le père Noël qui décide de marier les gens. Emanuel

Si tu veux que ta femme, elle t’aime, faut pas lui dire qu’elle est belle comme un camion. Maxime

Pour savoir si les gens sont mariés, c’est facile, ils ne sont jamais ensemble… Ninon

L’amour c’est comme à Noël, on voudrait toujours plus de cadeaux. Marie

On ne doit pas dire « Je t’aime » si ça n’est pas vrai. Mais si c’est vrai, on doit le dire beaucoup, comme ça, on l’oublie pas. Jessica

Quand ma mère n’a plus d’amour, les gouttes de pluie sortent de ses yeux. Martin

Quand mon amoureux dit mon nom, c’est pas pareil dans sa bouche. Rebecca

L’amour… ça fait du bruit dans la chambre de mes parents! Boris

Mon papa va continuer à aimer ma maman même lorsqu’elle sera vieille et qu’elle aura plein de rayons de soleil autour des yeux. Alexane

Quand ma mémé ne pouvait plus se baisser et qu’elle ne pouvait plus mettre de rouge sur ses ongles des pieds, c’est mon pépé qui le faisait pour elle et il lui en mettait partout, partout… Charles

Simple n’est-ce pas! Comme quoi l’amour est encore accessible quand on le voit avec ses yeux d’enfant… Gardez surtout votre cœur d’enfant, il vous rend capable du véritable amour.

Les taxes déguisées

Les taxes déguisées; quel titre évocateur pour dénoncer toute la magouille du gouvernement Couillard pour nous soutirer de plus en plus de taxes et continuer d’engraisser des multinationales comme Bombardier… oui oui, ces administrateurs aux appétits voraces quand vient le temps de se voter des rémunérations abusives… vous vous rappelez? Une magouille tellement compliquée que seuls les experts en la matière peuvent la vulgariser pour le CONtribuable ordinaire. C’est pour cette raison que je vous propose intégralement l’article que David Descôteaux signait dans les pages Argent du Journal de Montréal de lundi dernier. Éloquent! Bonne lecture!

Avez-vous remarqué qu’on vient chercher de l’argent dans vos poches de façon de plus en plus subtile? On dirait que le gouvernement libéral a atteint la limite des taxes et tarifs qu’il pouvait nous imposer, et qu’il use d’imagination pour trouver des «taxes déguisées», qui servent souvent à donner des subventions, elles aussi déguisées.

HYDRO

Rappelons qu’au cours des huit dernières années, Hydro-Québec a perçu 1,4 milliard $ en trop auprès des consommateurs. Les trois quarts de ce montant – quelque 200$ par client résidentiel – ont été versés au gouvernement, qui s’en est servi pour combler le déficit budgétaire.

D’ailleurs cette histoire n’est pas terminée. La Coalition avenir Québec (CAQ) a recueilli une pétition de 48 000 noms de Québécois en colère qui demandent le remboursement de cette «taxe déguisée» de 1,4 milliard $ qu’est venu chercher dans nos poches Hydro-Québec, pour le compte du gouvernement.

FONDS VERT

Vous payez en ce moment plus de 4 cents supplémentaires – et bientôt de 10 à 15 cents – pour un litre d’essence à cause du marché du carbone. Cet argent va dans le «Fonds vert». Or, les politiciens se servent de cet argent pour acheter des votes en subventionnant des entreprises et des projets dont les liens avec l’environnement sont souvent douteux.

Le gouvernement Couillard utilise notamment le Fonds vert pour aider (encore!) Bombardier, qui se partagera avec quatre autres entreprises l’argent d’un programme de 40M$. Le pire, c’est que les émissions polluantes du transport international aérien ne comptent même pas dans l’inventaire de GES du Québec et n’aideront pas le Québec à réduire ses émissions, soulignait récemment le péquiste Sylvain Gaudreault. Une autre taxe déguisée, cette fois pour donner des subventions déguisées.

LA GESTION DE L’OFFRE ET LE LAIT

On pourrait aussi ajouter la gestion de l’offre – même si ce n’est pas la seule responsabilité du gouvernement Couillard – dans ce festival de taxes déguisées. Le lobby de l’UPA a réussi à faire dérailler les plans de Maxime Bernier de remporter l’investiture du Parti conservateur et d’abolir la gestion de l’offre. Grâce aux efforts du lobby, ce système où l’on fixe entre autres le prix du lait à un niveau anormalement élevé en limitant la production va perdurer, au bénéfice d’un nombre limité de producteurs et au grand dam des consommateurs.

Les produits sous gestion de l’offre (lait, œufs, volailles) font grimper les prix dans nos supermarchés. C’est une taxe régressive, qui coûte entre 300$ et 400$ par famille annuellement selon les estimations, et qui frappe plus durement les pauvres. Le gouvernement devrait l’inclure dans la colonne des subventions aux entreprises, ou de l’«aménagement du territoire», ce serait déjà plus transparent!

Nos gouvernements dépensent beaucoup d’énergie et de créativité pour nous presser davantage le citron. On aimerait qu’ils en mettent autant pour découvrir des façons de mieux gérer notre argent et moins dépenser.

Les belles histoires; une famille comblée

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. Souvent, un simple geste de générosité peut chambouler une vie au point de la rendre belle et agréable, apportant du réconfort. Donner au suivant est le geste le plus gratifiant pour le cœur, un bonheur incommensurable.

Voici la belle histoire d’une famille de la Montérégie, rapportée à la page 2 de l’édition du Journal de Montréal d’hier, que je veux partager avec vous. Bonne lecture|

Un sourire heureux

Noël à l’avance pour une famille de neuf enfants

Plusieurs donateurs leur ont offert des cadeaux après un reportage du Journal

SAINT PIE | Une famille de neuf enfants de la Montérégie a reçu beaucoup de cadeaux après que leur histoire eut touché les lecteurs du Journal le jour de la fête des Mères.

Natacha Lépine et Benoît Bates réussissent à élever leurs 9 enfants âgés de 2 à 13 ans avec un revenu annuel de 65 000$, incluant les allocations familiales. Ils ne s’en plaignent pas, mais les enfants n’ont pas souvent la chance d’avoir des jouets neufs.

Or, après un article publié dans Le Journal qui racontait leur extraordinaire histoire, plusieurs lecteurs touchés leur ont offert différents cadeaux, dont des vélos usagés, une semaine de rêve dans Portneuf et 1 000$ pour acheter des jouets.

Un des donateurs vit seul près de la Ville de Québec et n’a jamais eu d’enfants. Il a avoué avoir lu l’article à trois reprises pour finalement décider d’envoyer un chèque de 1 000$ aux parents, afin qu’ils puissent gâter leurs enfants.

«Je ne suis pas riche, mais j’ai reçu mon retour d’impôt et je souhaite le partager avec cette famille. Je n’ai jamais eu d’enfants et cet article m’a vraiment touché», a dit l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

NOËL

Dimanche soir après souper, les parents ont demandé aux enfants d’aller jouer dehors. Natacha Lépine a barré la porte-fenêtre, le temps d’apporter tous les cadeaux sur la table de cuisine. Elle n’avait pas eu le temps de les emballer. Des serviettes de bain ont donc servi de papier d’emballage.

Les parents étaient fébriles et heureux de pouvoir offrir un cadeau à leurs enfants. Ce sont les jumeaux qui ont vu leur vélo en premier. Dès qu’il a aperçu son vélo d’équilibre, Emerick Bates s’est promené partout dans la maison et sur le terrain extérieur. «Je suis contente, je le savais que je ne me tromperais pas», a dit la mère de famille en voyant le garçon sur sa bicyclette.

Puis, tout le monde a reçu un cadeau d’une valeur approximative de 100$. «La semaine dernière, je leur ai demandé ce qu’ils aimeraient recevoir si nous avions un gros montant d’argent au Noël des campeurs. C’est de cette façon que je me suis inspirée pour acheter le cadeau de chaque enfant», a expliqué Natacha Lépine.

MERCI

«J’aimerais dire merci beaucoup au monsieur qui a envoyé l’argent», a dit Lory Ann, 12 ans, qui avait hâte d’envoyer un message texte à sa marraine avec son nouveau téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Une semaine de rêve en juillet prochain est aussi en train de s’organiser du côté de Portneuf, au Domaine Peligos. Le propriétaire, Gérald Gosselin, a lui aussi été touché par l’article et souhaite faire vivre à toute la famille une semaine remplie d’activités.

Un autre pas vers l’assimilation

La langue française continue d’en prendre un bon coup en s’engageant, lentement mais sûrement, vers l’assimilation. Le texte qui suit est l’article d’hier de Mathieu Bock-Côté dans les pages d’opinion du Journal de Montréal, et qui me rejoint beaucoup. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui. C’est une autre triste preuve du déclin de la langue française au quotidien et principalement par la génération montante pour qui l’histoire est loin d’être une priorité. Au temps de la mondialisation sous toutes ses formes, c’est notre langue qui écopera le plus. Pour moi, le mouvement est irréversible.

Le syndrome I want to pogne

En 1969, Rock et Belles Oreilles, le groupe humoristique phare de sa génération, lançait une chanson qui allait devenir un classique instantané de la culture populaire québécoise : I want to pogne.

Guy A. Lepage et sa bande s’y moquaient de ces Québécois qui se mettent à chanter maladroitement en anglais dans l’espoir de percer aux États-Unis et de conquérir le marché international. Près de 30 ans plus tard, cette chanson demeure d’une brûlante actualité. Guy A. Lepage en est certainement lui-même conscient.

ANGLICISATION

Jeudi dernier, le 1er juin, il publiait un tweet qui mérite d’être rappelé : «Sur Instagram, pourquoi des francophones, avec des abonnés francophones, écrivent leur état d’âme en anglais? Manque de vocabulaire?» Cette excellente question aurait pu s’adresser aux utilisateurs de tous les réseaux sociaux, qu’il s’agisse de Facebook ou de Twitter.

Portrait : ils sont Québécois francophones. 95% de leurs abonnés le sont aussi. Et pourtant, ils écrivent en anglais et s’écrivent en anglais. On peut croire aussi qu’ils sont atteints de la version 2017 du syndrome I want to pogne.

En s’anglicisant, ils ont l’impression de se grandir, de devenir des humains plus évolués. On avait un mot pour parler de ces gens autrefois : on le traitait de colonisés. On présentait ainsi ceux qui méprisent leur propre identité et qui croient nécessaire d’adopter cette du dominant pour se hisser socialement.

Le mot est passé de mode et on préfère croire qu’il appartient à une lointaine histoire, vieille de quelques générations. Erreur. La réalité est toujours là. Elle est partout visible, mais on ne la voit plus. Toutefois, le colonisé n’est plus moqué. Il est valorisé.

Combien sont-ils, sur Facebook, à décrire leur vie en anglais? Amazing! Enjoy! Nice! Good night! Love it! Y a-t-il une sensualité supérieure de la langue anglaise? Combien sont-ils à Montréal à frangliser de manière décomplexée, comme s’ils se hissaient ainsi à un stade supérieur d’humanité.

C’est une chose d’être bilingue. C’en est une autre d’être bilingue dans la même phrase. Quand un Touchette parle anglais à un Tremblay, il n’a pas l’air supérieurement intelligent, il a l’air ti-coune.

FACEBOOK

Il y avait autrefois une fierté québécoise. C’était celle d’un peuple qui avait résisté à l’assimilation et qui voulait désormais vivre dans sa langue et se projeter dans le monde sans renier son identité. Il y a désormais, chez les plus jeunes, une fierté à ne plus avoir l’air québécois, comme s’il s’agissait d’une identité diminuée dont on devrait s’arracher pour devenir citoyen du monde.

Derrière cette anglomanie débilitante, il y a deux échecs référendaires. L’échec de l’indépendance a blessé intimement notre psychologie collective. Il a marqué d’un signe négatif notre identité. Les plus jeunes sont nés dans un monde où le Québec était une référence perdante et où l’on confondait l’ouverture à l’autre avec le reniement de soi. Alors ils renient joyeusement. Parce que they want to pogne.

Opération enfant soleil; une surdose de générosité et d’amour

Il était 22h00 hier et le téléthon Opération enfant soleil se terminait avec une corne d’abondance de plus de 20 000 000 $. C’est toute une preuve d’amour que les Québécois ont offert, pour une trentième année, aux enfants malades. Ces enfants qui n’ont rien demandé mais qui ont souffert et souffrent encore. Dès le saut du lit, la télé s’ouvrait sur cette émission où l’amour et les émotions nous rejoignent au plus profond de nos entrailles. Les larmes incontrôlables en témoignent.

C’est hallucinant combien de maladies affectent ces petites créatures. Année après année, on trouve de nouvelles pathologies. Les enfants y font face avec beaucoup de sérénité au point où ils nous donnent de sérieuses leçons de vie. La maladie fait augmenter le degré de maturité de ces petites personnes et on se surprend à constater toute la sérénité qui se dégage dès qu’ils ouvrent la bouche. À se comparer, on se plaint souvent de nos petits bobos pour rien et on devrait plus souvent s’inspirer de ces enfants, de ce qu’ils véhiculent comme vérité dans toute leur candeur.

En regardant les artistes défiler à l’écran, tous dégagent le plaisir d’être là parce que plusieurs d’entre eux ont des enfants et se considèrent très chanceux de les avoir en pleine santé. Que dire également des animateurs et animatrices qui s’impliquent durant toute l’année dans des activités de levées de fonds. Ils accompagnent les petits malades pour partager leur quotidien, les réconforter, les encourager avec toute l’immense dose d’amour que des gestes semblables peuvent procurer. Quelquefois ça frise l’euphorie.

Une telle organisation demande des milliers de bénévoles qui, toute l’année durant, organisent des milliers d’activités dans un seul but; amasser le plus d’argent possible pour cette formidable cause de guérir les enfants malades. Certains sont encore là pour une trentième année consécutive. Donner sous quelque forme que ce soit n’a pas de prix. Durant le téléthon, ils défilent les uns après les autres pour livrer le résultat de leur dévouement. Leurs yeux scintillent au moment de dévoiler les fruits de leur labeur. Du plus petit don au plus gros, tous sont d’une importance capitale dans la recherche.

J’ai pris le téléphone pour faire ma part, pour donner, pour faire une différence dans la vie des enfants qui ne demande que ça; vivre et s’amuser. La recherche fait des pas de géant avec les technologies d’aujourd’hui et les maladies, jadis incurables, sont vaincues. On sauve beaucoup de vies et il faut continuer en ce sens et donner des millions pour y parvenir. Le téléthon enfant soleil doit continuer sans relâche parce que la surdose d’amour et de générosité qui s’y dégage est ce qu’il y a de plus stimulant. Bravo à toute l’immense équipe de cette trentième édition.

Trois gouttes de lumière…

L’agriculteur et ses chiots

Un agriculteur avait des chiots qu’il voulait vendre. Il peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un poteau sur le côté de sa cour. Comme il plantait le dernier clou, il sentit qu’on tirait sur sa salopette. Il regarda vers le bas et rencontra les yeux d’un petit garçon.

– Monsieur, dit-il, je veux acheter un de vos chiots.

– Eh bien, dit le fermier, en essuyant la sueur à l’arrière de son cou. Ces chiots viennent de parents très racés et coûtent beaucoup d’argent.

Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément dans sa poche il sortit un peu de monnaie et la tendit à l’agriculteur.

– J’ai deux dollars. Est-ce suffisant pour en acheter un?

– Bien sûr, dit le fermier… et il siffla!

– Ici Dolly, appela-t-il!

Quittant la niche et descendant la rampe, Dolly courut suivie par quatre petites boules de fourrure. Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux dansaient de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture le petit garçon remarqua quelque chose d’autre qui remuait à l’intérieur de la niche. Lentement une autre petite boule apparut, nettement plus petite. En bas de la rampe, elle glissa. Ensuite, de manière un peu maladroite le petit chiot clopina vers les autres faisant de son mieux pour les rattraper.

– Je veux celui-là, dit le petit garçon pointant l’avorton.

L’agriculteur s’agenouilla à côté du petit garçon et lui dit :

– Mon fils, tu ne veux pas ce chiot… il ne sera jamais capable de courir et de jouer avec toi comme ces autres chiens.

Le petit garçon recula de la clôture se baissa et commença à rouler une jambe de son pantalon. Ce faisant il révéla une attelle en acier des deux côtés de la jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue. En regardant l’agriculteur, il dit :

– Vous voyez, monsieur, je ne cours pas très bien moi-même non plus et il aura besoin de quelqu’un qui le comprend.

Des larmes dans les yeux, l’agriculteur se baissa et ramassa le petit chiot. Le tenant délicatement, il le tendit au petit garçon.

– Combien? demanda le petit garçon.

– Rien, répondit le paysan, il n’y a pas de prix pour l’amour. Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu’un qui les comprenne.

Une Vérificatrice générale pourquoi faire?

Guylaine Leclerc, Vérificatrice générale du Québec

Pour la xième fois, le rapport de la vérificatrice générale démontrait la largesse du gouvernement québécois quand on parle de dépenses. Rapport après rapport, année après année rien ne change. C’est le même refrain qui se répète et pour ce qui est des conséquences, c’est le néant. Ça ne fait aucune espèce de différence au bout du compte.

C’est comme si ce poste était tout à fait inutile. Pourtant, l’exercice étale tout de ce que nos dirigeants politiques abusent impunément des impôts et taxes que les CONtribuables paient sans aucun recours. Nous n’avons qu’à subir sans rouspéter, parce que la Vérificatrice générale n’a aucun pouvoir. Je rêve du jour où nos politiciens seront imputables des décisions qu’ils prennent.

Jeudi dernier, dans sa chronique au Journal de Montréal, Lise Ravary en a fait son sujet que j’ai grandement apprécié. Je me permets de vous l’offrir.

Complétez cette phrase…

«On nous prend vraiment pour des…» Un autre rapport de la vérificatrice générale, une autre preuve que l’appareil gouvernemental est vicié. Et une autre démonstration qu’au Québec, on a beau dénoncer, rien ne change.

Dans son rapport du printemps, la VG, Guylaine Leclerc, nous apprend que le Fonds d’indemnisation des victimes de fraudes – vous saviez que ça existait? – a dépensé 1,2M$ en frais de gestion l’an dernier pour rembourser 50 000$ à une personne.

Neuf réclamations sur 10 sont rejetées depuis dix ans. La loi est ainsi faite que la majorité des plaignants se cognent le nez sur la porte. Dès 2002, le bureau du Vérificateur général soulignait le problème. Et encore en 2010. Qu’est-ce qui a changé? Rien. Qu’est-ce qui va changer? Rien.

LES YEUX FERMÉS

Il y a deux choses que les Québécois peinent à accepter;

1- L’État ne fait pas nécessairement mieux les choses que le privé ou que le communautaire. Par contre, l’État coûte presque toujours plus cher parce que les structures sont plus lourdes. En prime, personne n’est responsable de rien.

2- Plus on confie de mandats à l’État, plus il a besoin de notre argent, pour les remplir. Or, qu’est-ce qui attire les voleurs? Trop d’argent dans le système rend la corruption quasi inévitable.

Ceux qui, comme moi, prônent moins de gouvernement ne sont pas que des affairistes. Je crois plus aux citoyens ordinaires qu’à l’État. Je n’aurais aucun problème à confier l’application de programmes sociaux à des organismes communautaires avec un financement étatique à la mesure des vrais besoins.

Mais malgré les fiascos en santé, en éducation, en justice, en transports, pour ne nommer que ceux-là, les milliards gaspillés et la multiplication de programmes et de subventions dont personne ne connaît l’efficacité, les Québécois croient que l’État va régler leurs problèmes.

Quand apprendrons-nous?

Histoires de couples

Les couples! Quel sujet fascinant et inépuisable, pour faire déclencher un sourire. En voilà quelques exemples qui atteindront sûrement cet objectif…

Main dans la main
Nous nous tenons toujours la main : si je la lâche, elle fait du magasinage.

Différence à nu
À part pour le physique, comment différencie-t-on un homme et une femme nus?
L’homme a encore ses chaussettes.

Les hommes et l’orientation
Pourquoi faut-il des millions de spermatozoïdes pour fertiliser un seul ovule?
Parce que les spermatozoïdes sont masculins et refusent de demander leur chemin.

Mariage ou mirage?
Le mariage est comme un mirage dans le désert : palais, cocotiers et oasis.
Soudain, tout disparaît, et il ne reste que le chameau.

Bibliothèque
Un homme entre dans une bibliothèque et demande à la préposée :
– Madame, pouvez- vous m’aider à chercher un livre?
– Certainement Monsieur, lequel?
– Le titre est « L’homme, le sexe fort ».
La préposée répond :
– Les livres de science-fiction sont au sous-sol, Monsieur.

Et pour terminer…

Les enfants questionnent… et ne lâchent pas

Aujourd’hui partout dans le monde, du moins je l’espère, on célèbre la journée des enfants. Pour l’occasion, je vous ai déniché quelques perles de ces chérubins qui n’hésitent jamais à exprimer spontanément leurs réflexions. Avec toute leur candeur, la réponse spontanée ne peut que déclencher un fou-rire immédiat. Ah ce qu’il peut s’en passer des choses dans cette matière grise qui veut tout apprendre et tout connaître du monde des grands… parce qu’ils le deviendront un jour. Bonne lecture!

– Avec quelle main tu dessines à l’école?
– Avec ma mienne.
Clara 3 ans

– Dis, papa, quel travail il faisait Joseph?
– Il était charpentier.
– Et Marie, elle travaillait?
– Non, elle s’occupait du petit Jésus.
– Alors, pourquoi le petit Jésus, il était à la crèche?
Cédric 6 ans

Maman:
– Manon, si tu n’écoutes pas, je vais demander au Père Noël de t’apporter de nouvelles oreilles à la place des jouets.
Manon:
– Demande-lui alors des oreilles avec des boucles d’oreilles.
Manon 4 ans

La grand-mère vient de mourir et tout le monde est triste. Claire va voir son grand-père avec un grand sourire et lui dit :
– T’as de la chance toi! T’es si vieux que tu vas mourir bientôt et tu seras le premier à la revoir.
Claire 5 ans

– Où j’étais quand j’étais pas né? demande Paul à sa maman
– Tu étais dans mon ventre.
– Et où j’étais avant d’être dans ton ventre?
– Eh bien tu étais dans ma tête.
– Et tu pouvais réfléchir quand même?
Paul 4 ans

– S’il te plaît, maman, je voudrais une petite sœur.
– Mais, chérie, papa ne veut pas maintenant.
– On n’a qu’à lui faire la surprise…
Doriane 6 ans

Guillaume dit à son Papa :
– Papa, quand je vais être grand, je veux te ressembler, mais avec des muscles.
Guillaume 3 ans

Maman :
– Va te laver les dents, elles sont sales.
Jérémy :
– Mais je ne mange que des choses propres!
Jérémy 4 ans

À QUI EST L’ENFANT?
Au cours d’un jugement pour divorce, le couple se dispute la garde du fils unique. La mère, très émue, se défend :
– Monsieur le juge… Cet enfant a été conçu en moi… Cet enfant est sorti de mon ventre. Donc je mérite de le garder!
Le juge, tout aussi ému et presque convaincu, laisse la parole au futur ex-mari. Celui-ci utilise son côté pragmatique :
– Monsieur le juge, je n’aurai qu’une question : Quand j’introduis ma pièce de monnaie dans la fente d’un distributeur, la canette qui en sort, elle est à moi ou à la machine?