Trois gouttes de lumière…

L’agriculteur et ses chiots

Un agriculteur avait des chiots qu’il voulait vendre. Il peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un poteau sur le côté de sa cour. Comme il plantait le dernier clou, il sentit qu’on tirait sur sa salopette. Il regarda vers le bas et rencontra les yeux d’un petit garçon.

– Monsieur, dit-il, je veux acheter un de vos chiots.

– Eh bien, dit le fermier, en essuyant la sueur à l’arrière de son cou. Ces chiots viennent de parents très racés et coûtent beaucoup d’argent.

Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément dans sa poche il sortit un peu de monnaie et la tendit à l’agriculteur.

– J’ai deux dollars. Est-ce suffisant pour en acheter un?

– Bien sûr, dit le fermier… et il siffla!

– Ici Dolly, appela-t-il!

Quittant la niche et descendant la rampe, Dolly courut suivie par quatre petites boules de fourrure. Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux dansaient de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture le petit garçon remarqua quelque chose d’autre qui remuait à l’intérieur de la niche. Lentement une autre petite boule apparut, nettement plus petite. En bas de la rampe, elle glissa. Ensuite, de manière un peu maladroite le petit chiot clopina vers les autres faisant de son mieux pour les rattraper.

– Je veux celui-là, dit le petit garçon pointant l’avorton.

L’agriculteur s’agenouilla à côté du petit garçon et lui dit :

– Mon fils, tu ne veux pas ce chiot… il ne sera jamais capable de courir et de jouer avec toi comme ces autres chiens.

Le petit garçon recula de la clôture se baissa et commença à rouler une jambe de son pantalon. Ce faisant il révéla une attelle en acier des deux côtés de la jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue. En regardant l’agriculteur, il dit :

– Vous voyez, monsieur, je ne cours pas très bien moi-même non plus et il aura besoin de quelqu’un qui le comprend.

Des larmes dans les yeux, l’agriculteur se baissa et ramassa le petit chiot. Le tenant délicatement, il le tendit au petit garçon.

– Combien? demanda le petit garçon.

– Rien, répondit le paysan, il n’y a pas de prix pour l’amour. Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu’un qui les comprenne.

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