Une Vérificatrice générale pourquoi faire?

Guylaine Leclerc, Vérificatrice générale du Québec

Pour la xième fois, le rapport de la vérificatrice générale démontrait la largesse du gouvernement québécois quand on parle de dépenses. Rapport après rapport, année après année rien ne change. C’est le même refrain qui se répète et pour ce qui est des conséquences, c’est le néant. Ça ne fait aucune espèce de différence au bout du compte.

C’est comme si ce poste était tout à fait inutile. Pourtant, l’exercice étale tout de ce que nos dirigeants politiques abusent impunément des impôts et taxes que les CONtribuables paient sans aucun recours. Nous n’avons qu’à subir sans rouspéter, parce que la Vérificatrice générale n’a aucun pouvoir. Je rêve du jour où nos politiciens seront imputables des décisions qu’ils prennent.

Jeudi dernier, dans sa chronique au Journal de Montréal, Lise Ravary en a fait son sujet que j’ai grandement apprécié. Je me permets de vous l’offrir.

Complétez cette phrase…

«On nous prend vraiment pour des…» Un autre rapport de la vérificatrice générale, une autre preuve que l’appareil gouvernemental est vicié. Et une autre démonstration qu’au Québec, on a beau dénoncer, rien ne change.

Dans son rapport du printemps, la VG, Guylaine Leclerc, nous apprend que le Fonds d’indemnisation des victimes de fraudes – vous saviez que ça existait? – a dépensé 1,2M$ en frais de gestion l’an dernier pour rembourser 50 000$ à une personne.

Neuf réclamations sur 10 sont rejetées depuis dix ans. La loi est ainsi faite que la majorité des plaignants se cognent le nez sur la porte. Dès 2002, le bureau du Vérificateur général soulignait le problème. Et encore en 2010. Qu’est-ce qui a changé? Rien. Qu’est-ce qui va changer? Rien.

LES YEUX FERMÉS

Il y a deux choses que les Québécois peinent à accepter;

1- L’État ne fait pas nécessairement mieux les choses que le privé ou que le communautaire. Par contre, l’État coûte presque toujours plus cher parce que les structures sont plus lourdes. En prime, personne n’est responsable de rien.

2- Plus on confie de mandats à l’État, plus il a besoin de notre argent, pour les remplir. Or, qu’est-ce qui attire les voleurs? Trop d’argent dans le système rend la corruption quasi inévitable.

Ceux qui, comme moi, prônent moins de gouvernement ne sont pas que des affairistes. Je crois plus aux citoyens ordinaires qu’à l’État. Je n’aurais aucun problème à confier l’application de programmes sociaux à des organismes communautaires avec un financement étatique à la mesure des vrais besoins.

Mais malgré les fiascos en santé, en éducation, en justice, en transports, pour ne nommer que ceux-là, les milliards gaspillés et la multiplication de programmes et de subventions dont personne ne connaît l’efficacité, les Québécois croient que l’État va régler leurs problèmes.

Quand apprendrons-nous?

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