La subtilité du propos…

jaime-le-francaisQuelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine? La pioche a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche!

Quelle est la différence entre un internaute et son épouse dépensière? Pendant qu’il clique, elle claque!

Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses? Les oiseaux font leurs nids, et les banquiers suisses nient leurs fonds!

Quelle est la différence entre le temps et l’éternité? Si je prenais le temps de te l’expliquer, il faudrait une éternité pour que tu la comprennes.

Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie? Paris est métropole, l’ours blanc est maître au pôle, et Virginie aimait trop Paul …

Quelle est la différence entre une girouette et un horloger? La girouette montre les vents et l’horloger vend les montres!

Quelle est la différence entre un enfant qui fait des bêtises, et un sapin de Noël? Aucune! Les deux se font enguirlander!

Quelle est la différence entre un homme, et une calculatrice? On peut toujours compter sur une calculatrice!

Quelle est la différence entre une poule, et un chapon? Une poule, cha’pond; un chapon, cha’pond pas…

Quelle est la différence entre la lettre A, et le clocher de l’église? La lettre A, c’est la voyelle et le clocher, c’est là qu’on sonne!

Quelle est la différence entre un cendrier, et une théière? Le cendrier, c’est pour des cendres, la théière, c’est pour mon thé…

Attends, et ce n’est pas tout…

Pourquoi dit-on qu’il y a «Embarras de voitures» quand il y en a trop et «Embarras d’argent» quand il n’y en a pas assez?

Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre alors qu’elle est ronde?

Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint! Quand il est mort, on l’appelle «feu»!

Pourquoi appelle-t-on «coup de grâce» le coup qui tue ?

On «remercie» un employé quand on n’est pas content de ses services!

Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux, ruiné et qui n’a même plus un lit dans lequel se coucher, qu’il est dans de «beaux draps»?

Et celui qui a des ennuis judiciaires dans de «sales draps» même si la servante les changent tous les jours…

Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois: «Je viens de louer un appartement»?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru?

Pourquoi lave-t-on une injure, et essuie-t-on un affront?

On passe souvent des nuits blanches quand on a des idées noires?

Pourquoi faut-il en mettre de l’argent de côté quand on veut en avoir devant soi?

Pourquoi dit-on que «les avis sont partagés» lorsque vous ne partagez pas l’avis d’autres personnes?

Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites!

Ah! La beauté de la langue française… À déguster sans modération.

Levez le pied… point final!

photos-radar1On apprenait, lundi dernier, combien les radars photos pouvaient être rentables au Québec. Il n’en fallait pas plus pour relancer les dénonciations des victimes et de ceux qui y voient du harcèlement de la part des autorités, et des autres qui accusent le gouvernement de s’en mettre plein les poches. C’est prouvé que ces radars améliorent le bilan routier, quoi qu’en dise leurs pseudo-détracteurs.

Qui, les radars photos dérangent le plus? Évidemment ceux et celles qui ont le pied pesant et qui font fi des limites de vitesse. Ils s’imaginent que ces mêmes limites sont appliquées pour devenir des trappes à tickets. Si ces appareils rapportent si gros, c’est justement qu’ils sont placés aux bons endroits, sinon, ils ne seraient d’aucune utilité. Malgré la signalisation qui annonce leurs présences, les automobilistes se font prendre.

On a qu’à regarder le comportement des conducteurs sur nos routes, pour se rendre compte que plusieurs se moquent carrément des limites de vitesse. Même en roulant 10 kilomètres de plus que celle affichée, on se fait dépasser par des kamikazes qui filent allègrement comme s’ils avaient le feu aux trousses. Ils ne sont pas les seuls, mais curieusement, j’ai remarqué qu’on en voit beaucoup, casquette renversée, au volant d’une Volkswagen…

Au Québec, les limites de vitesse sont appliquées en vertu de leur environnement. Les courbes sont annoncées par des panneaux qui nous suggèrent la vitesse sécuritaire à adopter pour les aborder en toute sécurité. Que faut-il demander de plus? Dans les zones de construction, elle est adaptée également au relief et aux dangers inhérents et malgré ce fait, beaucoup de conducteurs ne s’y conforment pas.

S’il n’en tenait qu’à moi, les radars photos deviendraient les contrôleurs routiers permanents, partout où les excès de vitesse sont monnaie courante et signalées, sur tous les chantiers de construction, les zones scolaires et les endroits où la dangerosité est évidente. Les amendes devraient également être doublées, voire même triplées, pour qu’elles soient dissuasives. Cette taxe volontaire deviendrait le prix à payer pour les irresponsables du volant. Ce serait une taxe productive et qui allégerait le fardeau toujours grandissant des payeurs de taxes qui respectent les règlements de la route. Une forme d’utilisateur-payeur en quelque sorte.

Dans certains pays, les radars ne sont pas annoncés. Vous roulez trop vite, vous prenez un risque et vous en subissez les conséquences. Ici, dès qu’on parle de radars photos, on blâme les policiers d’écœurer tout le monde, et au gouvernement de s’enrichir avec leurs trappes à tickets. Grand bien leur fasse! Il n’y a qu’une seule façon de régler le problème et de reléguer aux oubliettes ces machines gobeuses de précieux dollars; levez le pied… point final!

In Memoriam – Alexina Daigneault – 35e anniversaire

croixBonjour belle-maman. Les années passent sans qu’elles n’effacent les douloureux souvenirs. Aujourd’hui nous avons une douce pensée pour vous.

Continuez de veiller sur nous et de guider chacun de nos pas.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

Clinton-Trump; du dénigrement à l’état pur

hillary-donaldLa politique c’est sale, très sale et on en a un parfait exemple aux États-Unis. Ça s’invective de tous les côtés et ça rend service aux cotes d’écoute des bulletins de nouvelles et des soirées de débats. Mis à part ces émissions, on n’apprend rien de très élégant pour deux opposants dont personne ne veut. Entre deux maux, on choisit le moindre et c’est précisément ce qui est en train de se produire.

Aujourd’hui, j’écoutais les lignes ouvertes à la radio et le sujet de l’heure était les propos scandaleux de Donald Trump, datant de 2005, contre les femmes, lors d’une conversation enregistrée dans un autobus. Sans vouloir le discriminer, j’entendais les gens se scandaliser de tels paroles, pendant que d’autres le traitaient de tous les noms très peu flatteurs. Inconsciemment ou volontairement, ils reprenaient eux-mêmes un langage injurieux.

Il me semble qu’un homme immensément riche, puissant, ambitieux et influent exerce un certain magnétisme chez des femmes qui recherchent ce genre d’individu. C’est un pouvoir de séduction indéniable et c’est monnaie courante dans la société. Par contre, ce n’est pas toujours enregistré. Des femmes ambitieuses recherchent également ce genre de séducteur, sans réserve. Que dire également des blagues grivoises racontées tous les jours et ciblant des femmes. S’en offusque-t’on? Très peu! Mais là, c’est stratégique dans une campagne électorale dénigrante et Trump est vivement dénoncé.

Avez-vous lu l’article de Richard Martineau d’aujourd’hui dans le Journal de Montréal? Le portrait qu’il dépeint d’Hillary Clinton est loin d’être flatteur. Indiscutablement, elle possède une vaste expérience politique américaine, mais son cheminement est très loin d’être exemplaire. La magouille, le mensonge et les cachoteries ne manquent pas. N’oublions pas qu’elle a pour mari, un allié qui connait le tabac. En bref, les deux antagonistes ne gagneront jamais des concours de popularité auprès de l’électorat américain. La puissance jadis légendaire chez les américains, s’effritent lentement avec des candidats de cette envergure.

Au lieu d’expliquer clairement ce qu’ils entendent faire une fois élus, c’est une campagne de dénigrement qui se joue. On n’apprend rien des politiques à venir mais on sort les squelettes du placard pour édifier un passé trouble. Comme dirait ma grand-mère, «ça fait pas des enfants forts». Et la tendance semble se maintenir partout. Au Québec c’est identique; écoutez et regardez les débats à l’assemblée nationale et sorties publiques de nos politiciens et vous ne trouverez que des éléments médisants, calomnieux et dénigreurs envers des collègues de partis différents. C’est à la nouvelle mode. Les politiciens d’aujourd’hui ont perdu la classe de leurs prédécesseurs et le respect est rétrogradé aux calandres grecques. Pas étonnant que les hommes et femmes d’envergures n’osent plus se présenter dans cette arène de démolisseurs.

Le 8 novembre, nous serons en Floride pour prendre acte de la décision de nos voisins du sud. Quel impact en résultera-t-il? Bien candidement, je m’en fous mais une conséquence que je ne détesterais pas serait la baisse importante et rapide de la valeur du dollar américain sur l’échiquier mondial. On pourrait en profiter. D’Ici là, laissons les américains décider de leur sort. C’est LE SEUL sondage qui compte. La suite n’est que pure spéculation que les analystes politiques sauront interpréter et vulgariser.

Trois gouttes de lumière

Le compte de banque magique

tirelireImaginez que vous avec gagné le prix suivant dans une loterie. Chaque matin, on vous dépose dans votre compte en banque, la jolie somme de 86 400$ à dépenser. Cependant, vous devez respecter les règles suivantes:

1- Tout ce que vous n’aurez pas utilisé à la fin de chaque jour est perdu.

2- Vous ne pouvez pas transférer votre argent dans un autre compte.

3- Vous ne pouvez que le dépenser.

4- Chaque jour, votre compte est remis à 86 400$.

5- La banque peut fermer votre compte sans préavis en tout temps en vous disant «C’est terminé» sans aucun recours.

Alors, qu’est-ce que vous faites?

Acheter tout ce dont vous avez besoin immédiatement? Pas seulement pour vous, mais pour tous ceux que vous aimez et qui comptent pour vous. Même pour ceux que vous ne connaissez pas, parce que vous n’arrivez pas à tout dépenser, pas vrai?

Oui, dépenser le moindre sou pour éviter de le perdre à la fin de la journée!

Ce jeu existe vraiment.

Surpris? Oui!

Chacun de nous est déjà un gagnant de ce prix, mais on ne semble pas s’en rendre compte.

Ce prix, c’est le temps.

1- Chaque matin, on se lève et Dieu nous donne en cadeau 86 400 secondes.

2- Chaque soir, lorsqu’on se couche, le temps restant est perdu.

3- Ce que nous n’avons pas utilisé est perdu à jamais.

4- Hier disparaît.

5- Chaque matin, on repart à neuf, mais le banquier peut nous retirer tout n’importe quand et sans avertissement…

Alors, que ferez-vous avec ces 86 400 secondes?

Toutes ces secondes valent bien plus que le montant équivalent en argent. Pensez-y et rappelez-vous de profiter de chaque seconde de votre vie, car le temps passe bien plus vite qu’on ne le pense. Alors, prenez soin de vous, soyez heureux, appréciez profondément la vie!

Arrêtez de vous plaindre que vous vieillissez…! N’oubliez pas, d’autres n’ont plus cette chance!

Passez une bonne, agréable et belle journée. Commencez à dépenser chaque seconde.

L’aide médicale à mourir

aide-medicale-a-mourirOn en parle depuis longtemps et le gouvernement a décidé, il y a neuf mois, de le permettre, par la loi 2. Les médecins? Pour une vaste majorité ils sont contres. Ils s’y opposent ou ne l’endossent pas. C’est très triste.

J’ai un ami qui vient de demander l’aide médicale à mourir parce qu’il souffre du SLA (Sclérose Latérale Amyotrophique ou, maladie de Lou-Gehrig). Il est présentement hospitalisé et en soins palliatifs. Ses jours sont comptés et il est prêt à faire face à la mort. Quand on se voit diminué et dépendant des autres pour ses besoins essentiels, on peut comprendre cette volonté d’en finir contre ce mal incurable.

Cette maladie se définie par la paralysie évolutive des muscles volontaires touchés, entraînant une perte de mobilité, une atteinte de la fonction respiratoire, de la difficulté à manger et à boire, ainsi que des problèmes d’élocution; empâtement de la parole et voix affaiblie. En général, cette maladie incurable est mortelle dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic.

Je ne suis pas médecin et je comprends très mal leur majoritaire réticence à appliquer cette aide médicale à mourir. Heureusement, il y a des exceptions et le Journal de Montréal, sous la plume de Johanne Roy dans son édition d’hier, traçait le portrait d’un médecin dévoué, le Dr Alain Naud, dans le cadre des entrevues du samedi. Ce praticien représente ce que devrait être le travail de tous les médecins versus l’aide médicale à mourir.

C’est en pensant à mon ami que je me suis rendu compte de la grandeur d’âme et de la mission de ce toubib, me disant qu’une réelle compassion existe chez certains médecins. Avez-vous pris connaissance de cette entrevue? La voici intégralement.

dr-alain-naud
Photo Journal de Montréal

Médecin de famille dévoué et discret, le Dr Alain Naud de Québec accompagne depuis 30 ans des patients en fin de vie et leurs familles. C’est pour eux qu’il a pris son bâton de pèlerin afin de pourfendre les opposants à l’aide médicale à mourir et de montrer à quel point celle-ci se révèle libératrice lorsque la souffrance devient insoutenable.

Q- Neuf mois après l’entrée en vigueur de la loi 2, en quoi le CHU de Québec se démarque-t-il en ce qui a trait à l’accessibilité à l’aide médicale à mourir?

R- À Québec, nous sommes privilégiés. En toute humilité, on est un modèle pour le reste de la province. Nous avons des équipes dédiées en soins palliatifs et des médecins prêts à s’engager qui viennent de différentes spécialités, chirurgie générale, anesthésiologie, neurologie et même ophtalmologie. Une collègue m’a confié en être ressortie transformée par l’intensité émotionnelle vécue avec le malade et la famille.

Q- Vous vous investissez sans compter dans cette cause. Qu’est-ce qui vous motive?

R- Dans les derniers mois, j’y ai passé tous mes soirs, mes jours de congé et mes fins de semaine parce que les malades en ont énormément besoin. Au CHU de Québec, 2% à 3% des patients décèdent avec l’aide médicale à mourir. Cela demeure une procédure exceptionnelle, mais, pour eux, le monde entier est dans cette demande.

Q- Qui sont ces malades en fin de vie qui souhaitent recourir à l’aide médicale à mourir?

R- La plupart sont en phase terminale d’un cancer, alors que 10% sont atteints d’une maladie dégénérative, comme la sclérose latérale amyotrophique. Ils éprouvent une souffrance psychologique immense et une souffrance psychologique dans la majorité des cas. Totalement dépendants des autres, ils se regardent dans le miroir et ne se reconnaissent plus. Le moteur chez tous ces malades est que la fin s’en vient et le temps qui reste ne fait aucun sens pour eux. Certains se sont battus contre le cancer durant des années. Leur réflexion est faite; ils veulent juste que leur souffrance s’arrête le plus vite possible.

Q- Comment réagissent ces personnes à qui on accordera l’aide médicale à mourir?

R- Une petite dame de 92 ans, aveugle et ayant de la difficulté à parler, a avancé ses deux mains vers moi en me disant: «Venez, il faut que je vous embrasse!»

Une autre malade a appelé la maison funéraire: «Vous viendrez chercher mon corps demain après-midi parce que je serai morte.»

Il faut les rencontrer, ces malades-là qui n’en peuvent plus. Ils voient ce moment comme une délivrance. Ils sont sereins. On a ramené une portion d’humanité avec ce soin.

Q- À ce jour, au-delà de 40 procédures ont été administrées au CHU de Québec. Comment cela se passe-t-il?

R- L’aide médicale à mourir, c’est tout sauf une injection létale. C’est un accompagnement de fin de vie dans le respect et l’écoute, qui repose sur un protocole d’évaluation strict. La procédure dure neuf minutes, mais on passe neuf heures autour du malade et de ses proches. La personne part tout doucement, sans incontinence et dans la dignité. Les familles nous remercient. Ce sont des expériences qui nous font grandir. Il y a des malades qui vont rester dans mon cœur, que je n’oublie pas.

Q- Vous dénoncez vertement le fait que les membres de la Commission sur les soins de fin de vie soient des opposants notoires à l’aide médicale à mourir. Qu’est-ce qui vous heurte?

R- Personne au sein de cette Commission n’a rencontré un seul malade en fin de vie. Assises devant un café, ces personnes remettent en question les décisions rigoureuses d’équipes de professionnels qui gravitent autour de ces demandes. On assiste à une chasse aux sorcières de docteurs qui font un travail exemplaire. Des médecins remarquables ont laissé tomber à cause de cela. C’est malheureux. Je ne fais pas la promotion de l’aide médicale à mourir. La seule bonne décision est celle en accord avec les valeurs du malade.

27% des diplômés universitaires sont des analphabètes fonctionnels

analphabeteUn désastre! Comment, en 2016, en est-on arrivé à une pareille statistique? Et on parle de personnes qui ont un bagage académique important. Le ministère de l’éducation a manqué à sa mission depuis longtemps et le problème perdure. Lorsque je me promène sur les réseaux sociaux, j’ai bien remarqué à regret la piètre qualité du français écrit, mais constater que des universitaires peuvent lire un texte sans arriver à le comprendre… Je tombe en bas de ma chaise. 27%, c’est légèrement plus élevé que 1 sur 4. Qu’est-ce que ça donne comme société?

Hier, Richard Martineau en a fait l’objet de sa chronique, dans les pages du Journal de Montréal et il a très bien vulgarisé le sujet. Je le rejoins dans son analyse et je me permets de le partager avec vous.

Patiner sur la bottine

Le chiffre est hallucinant; 27% des diplômés universitaires sont des analphabètes fonctionnels. Ces individus pourraient lire cette chronique, mais ne comprendraient pas grand-chose. Plus d’un sur quatre!

REPOUSSER LE PROBLÈME
Les gens qui vont à l’université sont censés représenter la crème de la crème, l’élite. Si ça, c’est la crème, vous imaginez les fromages qu’on retrouve au cégep et au secondaire? Comment des universités peuvent-elles accepter des analphabètes dans leurs rangs? Une équipe de la LNH accepterait-elle un joueur qui patine sur la bottine? Une firme de comptables accepterait-elle des employés qui ne connaissent pas leurs règles de multiplication?

C’est quoi, ce laisser-aller? Comment en sommes-nous arrivés là? «Il est en sixième année et ne sait pas lire, mais ça ne fait rien, on va le récupérer au secondaire.»

«Il est en secondaire 5 et ne sait pas lire, mais ça ne fait rien, on va le récupérer au cégep.» «Il est en dernière année de cégep et ne sait pas lire, mais ça ne fait rien, on va le récupérer à l’université.» Et c’est ainsi que les cancres passent à travers les mailles du filet et se retrouvent à faire partie de «l’élite». Un bac en poche, et c’est tout juste s’ils peuvent lire une recette de Ricardo.

FULL GENRE
L’autre jour, j’écoutais deux universitaires parler.

– Ouan, il était fru, genre full fru, t’sé, comme, genre, fru à l’os, tsé…

Ces filles ne se parlaient pas, elles se textaient en utilisant leur bouche. Mais que ces analphabètes se rassurent: même si elles massacrent leur langue, elles n’ont rien à craindre. En effet, au lieu de les encourager à se dépasser pour rejoindre le niveau qu’elles sont censées atteindre à l’université, on va baisser le niveau pour qu’elles puissent passer et, ainsi, se sentir valorisées.

C’est ce qu’on a fait avec l’orthographe. Les gens ont de la difficulté à écrire «oignon»? on va accepter «ognon». Et si le niveau continue de baisser au cours des prochaines années (ce qu’il fera, soyez-en sûrs), on va accepter «onion».

Verrait-on ce genre de nivellement par le bas en mathématiques? «6 X 7 = 42 est trop dur? OK, on va accepter 6 X 7 = un nombre entre 40 et 50.» Bien sûr que non! Mais le français, bof, on s’en fout, l’important est qu’on se comprenne, non?

LES INTELLOS
Pendant ce temps-là, on dit que nous sommes à l’ère de l’économie du savoir. Quel savoirs? Savoir écrire «Wikipédia» dans son moteur de recherche? Nos jeunes peinent à lire et à écrire, mais on prend 10 ans de leur précieux temps pour leur enseigner le récit de Glouskap et la naissance du Guru Nanak.

Pourquoi mieux enseigner le français quand on peut donner des cours d’Éthique et de culture religieuse? C’est tellement important, le vivre-ensemble! La situation est telle que nous tombons en pâmoison quand nous voyons un jeune lire Harry Potter. Un gros livre! Sans image! Qui a été écrit en Angleterre! Ça doit être un intellectuel…

Trois gouttes de lumière…

Leçon de vie

Pas croyable !!!

Nous nous plaignons des croix que nous avons à porter, mais ne réalisons pas qu’elles nous préparent pour les travers de la route que Dieu voit et que nous ne voyons pas!

Quelle que soit votre croix, quelle que soit votre souffrance, il y aura toujours du soleil après la pluie…

Les enfants-adultes

la-voix-juniorMoi je suis contre l’exploitation des enfants. Par conséquent, les émissions comme La Voix Junior et La Relève n’ont aucun autre intérêt que de mousser des cotes d’écoutes auprès des diffuseurs. J’admets qu’il n’y a pas plus agréable à regarder que la candeur de ces petits, mais la question n’est pas là. Pour les plus vieux, on est très loin des Jeunes Talents Catelli.

Pourquoi plonger des enfants entre 7 et 14 ans dans un monde d’adultes et créer de faux espoirs dans ce monde artificiel pour eux? On devrait réserver ce genre de compétition pour des adultes, mieux préparés à faire face à de telles situations. Les jeunes de cet âge doivent s’amuser, grandir et découvrir. Pas s’imposer une pression de toujours être à la hauteur. Pas étonnant qu’ils arrivent dans le monde adulte avec une prescriptions de médicaments longue comme le bras. On leur vole leur enfance. Expliquez à un jeune de 7 ans que les juges ne se sont même pas retournés pour le retenir. Quel impact ce rejet lui laisse dans sa tête, à 7 ans?

Au Québec, c’est fou le nombre d’artistes qu’on produit; des humoristes à ne plus savoir quoi en faire et des chanteurs francophones pour qui la gloire ne dure que le temps des compétitions. Je vous défie de nommer comme ça, une poignée de chanteurs et chanteuses issus de Star Académie et de La Voix, qui vivent de ce rêve. Pas facile hein? Sitôt l’euphorie passée, ils sont retournés à leur petite vie normale, mais à quel prix psychologique? Le Centre Bell à 7 ans et comme performer ça donne quoi exactement? Un buzz très éphémère pour la plupart.

Le Québec est un petit marché et ça, les concepteurs et les diffuseurs s’en moquent, pourvu que les cotes d’écoutes soient là, que les commanditaires aussi, et que le cash rentre. L’industrie se plaint de la faible vente de ses albums. La mondialisation, le streaming et tout le tralala, font en sorte que les acheteurs téléchargent ce qui les intéressent.

Et on en remet. Les enfants sont rendus en cuisine de compétition, avec La Relève, qui prend l’antenne cette semaine. Bah! Les adultes y sont alors pourquoi pas les enfants. Serait-ce que les adultes ne cuisinent plus? Pourtant les restaurants n’ont jamais été aussi remplis. Dorénavant, dans nos maisons, les mousses vont cuisiner. Et qui en a décidé ainsi? Des adultes.

Lorsqu’on est enfant, on a tout à apprendre de la vie. On ne connaît même pas la valeur de l’argent. On est sur les bancs d’école pour justement se préparer à entrer dans le monde des grands. Mais pour y parvenir, ça demande du temps, des sacrifices, des expériences de vie et ça se poursuit même dans l’âge adulte pour plusieurs.

C’est là que je suis d’avis que les enfants ne devraient pas participer à ce genre de compétitions. Comme pour le hockey à cet âge, les parents semblent se fondre dans ce petit corps pour assouvir leurs propres intérêts. Ils se voient tellement dans leurs enfants, qu’ils leur imposent leurs viscérales ambitions. Au bout du compte, on en fera des adultes fuckés qui n’auront jamais exploités à fond le plus beau temps de leur vie, celui de l’enfance avec tout ce que cela comporte.

Comme une profession ou un travail demande un long apprentissage, passer à l’âge adulte prend 18 ans à atteindre, et parfois plus. Mais cette longue expérience nous aide à faire face aux embuches d’une vie et de prendre les bonnes décisions. Est-ce que ce genre d’émissions atteint cet objectif? Je ne le crois pas!

La caverne d’Alibaba

2016-10-01-037Samedi dernier, c’était la sortie grand-papa petit-fils, pour aller voir les super bolides au Stade olympique de Montréal, dans le cadre de l’Autorama qui s’y déroulait pour la fin de semaine.

Les passionnés d’automobiles s’étaient donnés rendez-vous pour montrer aux visiteurs plus de 250 hot-rods, muscle cars, voitures classiques, modifiées, voitures de courses, exotiques, sans oublier les motos, camions et même des vélos chromés à outrance.

Une vrai caverne d’Alibaba où les centaines de milliers de dollars investis révélaient au grand jour leurs parures des plus scintillantes. Une orgie de chrome éclatant avec toutes sortes de gadgets. Une voiture était même équipée de 14 téléviseurs, dispersés un peu partout; sur le capot, la console centrale, les bas de porte jusque dans le coffre.

D’autres dont la partie moteur était totalement illuminée par des lumières LED, piquaient la curiosité. On pouvait voir une réplique de la Hornet du film Cars, ainsi que la DeLorean, vedette de Back To The Future. Des autos qui dansent, des carrosseries surbaissées, des couleurs vives, on avait l’embarras du choix. Pierre-Olivier n’avait pas les yeux assez grands pour tout voir. Je venais de l’initier au monde fascinant des voitures modifiées.

2016-10-01-019En fait, l’idée d’aller visiter cette foire a été proposée par Pierre Béchard, un voisin de camping, qui exposait sa bagnole, une magnifique Ford 1930 (photo), dont il n’est pas peu fier. En passant, les juges lui ont décerné la seconde place dans sa catégorie. Félicitations Pierre et tu peux maintenant commencer ta collection de trophées.

Dès qu’on parle de vieilles voitures, Pierre devient très volubile et on voit bien qu’il est passionné. On a fait un bout de chemin avec lui, nous servant de guide.

Mais la surprise fut lorsque nous nous sommes dirigés vers les pony cars, alors qu’une superbe Javelin AMX 1973 est apparue devant nous. Soudainement, c’est moi qui devenait verbomoteur. La voiture peinte en bleu, blanc et rouge, était identique à la mienne que j’avais possédé durant les années 1970, alors que les courses de la série Trans-Am étaient populaires au Québec et aux États-Unis.

Elles regroupaient les Mustang, Firebird, Camaro et Javelin de l’époque. Mon AMX était de l’année 1972 et la raison de cette peinture était que je vouais une admiration sans borne à Mark Donohue, qui pilotait la même bagnole. Alors je voulais lui rendre hommage. Oui, ce bolide faisait tourner les têtes. Avec ses silencieux Big Daddy de l’époque, je ne passais pas inaperçu.

Autre coïncidence, le propriétaire de cette Javelin AMX, se nommait également Nantel. Alors là, devant mon excitation et mon enthousiasme, la charmante dame du kiosque me proposa de faire une photo avec mon petit-fils au volant. Elle n’a pas eu à le répéter deux fois. Pierre-Olivier, tout sourire a pris une pose tout à fait naturelle et symbolique. C’est la photo que vous pouvez admirer au début de l’article.

Oui, une très belle journée, grâce à Pierre et croyez-moi, le petit a découvert le monde fascinant de l’automobile sous une autre forme. Il va s’en souvenir.

Méchante… mais drôle

humour6Pierre achète sa nouvelle voiture Ford Fusion. Le vendeur lui indique que ce véhicule est équipé d’une radio à commande vocale de nouvelle génération, puis lui fait une démonstration.

– Choisissez un chanteur, demande-t-il au client.

– Lapointe! Dit l’acheteur.

La radio intelligente répond :

– Jean ou Éric?

Pierre, interloqué répond :

– Éric! Et la radio diffuse «Mon Ange».

Pierre demande alors au vendeur s’il peut faire un nouveau test. Celui-ci est d’accord et lui dit :

– Vous allez voir, la radio répond à tous les coups.

Pierre lance :

– Iglésias!

La radio ajoute :

– Julio ou Enrique?

Pierre en reste ébahi et dit :

– Julio… Et la radio joue «Je n’ai pas changé».

Enchanté, Pierre prend la voiture, sort du garage et se fait couper la route par un abruti qui manque de l’accrocher. Pierre crie au chauffard :

– Enculé, connard, trou de cul !!!

Et la radio demande :

– Couillard, Barrette, Trump ou Trudeau?

– Tabarnak, dit Pierre, il y a même la mise à jour!

On nous prend vraiment pour des idiots

Parents, rebiffer-vous parce qu’on vous prend vraiment pour des idiots, incapables de faire les bons choix alimentaires pour votre progéniture. Les jouets, affiches et personnages à l’intention des enfants sur les emballages de produits alimentaires sont nocifs pour ces petits chérubins.

Telle en a décidé la sénatrice de la Colombie-Britannique Nancy Greene-Raine, ex-skieuse olympique dont les aînés se rappelleront sûrement.

Il faut trouver le temps long pour pondre pareil projet de loi. Autre preuve que sénat rime avec sénile. Est-ce que les enfants peuvent vivre dans leur monde à eux, c’est-à-dire un monde de découvertes, de magie, de couleur et de personnages attachants? L’enfance ne dure qu’un temps qui passe très vite et on veut déjà en faire des adultes à l’âge préscolaire.

Il me semble que les parents sont assez responsables pour faire la part des choses et être capable de faire les bons choix alimentaires sans qu’une sénatrice vienne se mêler de ce qui ne la regarde pas. Mettre la raison sur le sucre des bonbons c’est un peu noyer le poisson puisqu’en général, des enfants ça bouge. Demandez aux parents!

Bien sûr, certains organismes comme la Coalition poids et autres de mêmes acabits sont favorables à ce projet de loi parce qu’il faut bien qu’ils servent à quelque chose… Mais le législateur s’immisce dans la famille parce qu’il la croît incapable de prendre ses responsabilités et craint qu’un monstre de deux ans fasse la tranche de bacon en plein supermarché pour obtenir son beurre d’arachides avec des mignons oursons sur l’étiquette. Je ne dis pas qu’il n’y en n’a pas à l’occasion, mais c’est très loin d’être la norme.

Allez Madame Greene… un peu de sérieux s’il vous plaît.

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