Un ami m’a fait parvenir ce texte de circonstance. On est en pleine saison des sucres au Québec et j’avais envie de le partager avec vous. Voici donc la légende du sirop d’érable.
Une légende raconte qu’un petit écureuil grimpa le long d’un tronc d’arbre. Il mordit une branche et il se mit à boire. Un Amérindien, au bas de l’arbre, le regardait. Il se demandait pourquoi, puisqu’une source coulait tout près. Il imita l’écureuil en faisant une fente avec son couteau. Quelle surprise!
Jusqu’à aujourd’hui, la tribu amérindienne ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut, dont les siens souffraient souvent au printemps.
Le frère Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore Laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l’écureuil roux, l’existence du sirop et de la tire d’érable. En effet, lorsqu’une branche d’érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, le chaud soleil printanier évapore l’eau, et il ne reste finalement qu’une traînée de tire d’érable que les écureuils lèchent. Autant de tribus, autant de légendes amérindiennes, expliquent comment cela a pu se passer…
Les Micmacs
Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables. Comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu’elle plaça au-dessus de son feu. Fatiguée, elle alla s’étendre pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.
Les Algonquins
Le chef retira son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit pour cuire la viande, ce qui lui évita d’aller à la source pour chercher de l’eau. Le goût sucré et l’odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop, dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire « Tiré des Arbres ».
Les Iroquois
Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu’il devait aller à la chasse, il retira son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l’arbre mais Woksis n’y fit pas attention. Il partit chasser. Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l’érable. Goutte à goutte, la sève, qui ressemblait à de l’eau, s’écoula de l’entaille faite dans le tronc de l’érable et remplit le récipient. Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l’eau, elle s’en servit pour faire un ragoût de gibier. Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme:
– Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré.
N’y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l’après-midi. Woksis avait raison. Le ragoût était sucré. On venait de découvrir le sirop d’érable!
Un climat bénéfique
Ce climat, qui passe du chaud au froid et du froid au chaud au gré des saisons, nous fait bénéficier d’une richesse naturelle. Une eau sucrée provenant de nos érables qui subissent ces changements climatiques. Au Québec, et ailleurs en Amérique du Nord, il y a beaucoup d’érables, et certains produisent une eau sucrée qui, grâce à l’imagination de l’homme est transformée en sirop et autres produits dérivés. Quarante litres d’eau font un litre de sirop d’érable. Donc, pour produire ce sirop, on doit posséder une érablière et une cabane à sucre qu’on appelle aussi au Québec : La sucrerie.
Chaque printemps, c’est une fête pour ceux qui aiment les produits de l’érable. Il y a, un peu partout au Canada, de nombreuses parties de sucre. Ils peuvent donc savourer, à leur goût, les nombreux plats préparés avec du sirop d’érable. Les adultes et les enfants s’en donnent à cœur joie, et profitent de cette saison magnifique. Le sirop d’érable et ses dérivés font partie intégrante de la culture québécoise. Plus qu’un simple produit issu de la tradition, le sirop d’érable est l’un des éléments culturels associés aux Québécois et aux Canadiens partout dans le monde.
Les Sept Merveilles du Monde
On a demandé à un groupe d’étudiants de dresser la liste de ce qu’ils croyaient être Les Sept Merveilles du Monde de notre époque.
Il y eut quelques différences, mais voici en gros, les choses qui ont reçu le plus grand nombre de votes :
1- Les grandes pyramides d’Égypte
2- Le Taj Mahal
3- Le Grand Canyon
4- Le Canal de Panama
5- L’Empire State Building
6- La Basilique St-Pierre de Rome
7- La Grande Muraille de Chine
Pendant qu’elle compilait les votes, l’enseignante nota qu’une étudiante n’avait toujours pas remis son papier. Elle demanda alors à la jeune fille si elle avait de la difficulté à dresser sa liste. Celle-ci répondit :
– Oui, un peu. C’est difficile de décider car il y en a tellement!
L’enseignante l’encouragea :
– Dis-nous ce que tu as noté et peut-être pourrons-nous t’aider.
La jeune fille hésita, puis dit :
– Je crois que Les Sept Merveilles du Monde sont les suivantes…
2- Entendre
3- Toucher
4- Sentir
5- Courir
6- Rire
7- Aimer
La classe resta silencieuse.
Ces choses sont tellement simples et ordinaires que nous oublions à quel point elles sont merveilleuses. Souvenons-nous que les choses les plus précieuses ne peuvent pas être achetées ou construites par l’homme.

Oh je sais, avec un titre aussi évocateur, l’idée de jeter un coup d’œil au texte pique votre curiosité. Même si on associe l’orgasme à une activité sexuelle qui culmine en intensité, on peut aussi culminer de plaisir en goûtant le plus succulent des morceaux de gâteau au fromage, comme il ne s’en fait plus. C’est ce que Jean-Guy a vécu hier, dans sa chambre d’hôpital et la photo à droite en représente le prélude.
Signe qu’il va de mieux en mieux, on l’a transféré dans une chambre en le délestant de tout l’attirail des soins intensifs. Plus de tubes, plus de senseurs, il prend des couleurs. Son langage aussi est plus clair avec un débit normal. Et, un détail qui ne ment pas, il bougonne selon Francine. Il a hâte de rentrer à Pioneer Village. Aujourd’hui, il aura droit à une douche, que dis-je, une maudite bonne douche! On a bon espoir qu’il obtienne son congé demain. La douleur est moins vive, il respire beaucoup mieux et ses pas se normalisent et sont plus sûrs.

Mais pour revenir au titre de mon article, lorsqu’on lui a présenté le morceau de gâteau aguichant, il n’a pu résister à son instinct de mâle. Il a demandé d’y goûter, ne serait-ce qu’un tout petit morceau. Francine n’a pu résister avec le résultat que vous voyez sur la photo de gauche. Voilà ce que le petit morceau a provoqué; c’est l’exemple éloquent et parfait d’un orgasme alimentaire, vous ne trouvez pas?

Et oui, on dirait qu’après un certain âge, le temps file à la vitesse grand V. Il me semble qu’hier on venait d’arriver, voilà qu’on doit déjà planifier notre retour au Québec. Bon, il nous reste encore un peu plus de trois semaines, mais ça passe tellement rapidement.
Lentement mais sûrement, le voile des activités tombe sur ce magnifique séjour. Hier, à la salle communautaire, c’était notre dernier souper de la saison, celui qu’on appelle le farewell dinner ou, si vous préférez, le dîner de l’au revoir. Environ 250 convives prenaient le repas ensemble pour la dernière fois. Le temps des étreintes était là. Est-ce qu’on se reverrait en automne? Bien malin qui pouvait le certifier même si nous en sommes convaincus.
Pour l’occasion, le traditionnel spaghetti aux boulettes de viande était au menu, avec salade verte puis d’un gâteau au fromage au dessert, sans oublier les vins rouge et blanc fournis gratuitement. Seul élément triste c’est que trois convives étaient absents; Carole, Francine et Jean-Guy. Il allait donc manquer un danseur infatigable. Pierre Marcotte en a profité pour prendre le micro et demander aux gens d’avoir une pensée pour Jean-Guy et de son épreuve qu’il a surmonté avec courage durant la semaine qui s’achève. Les applaudissements étaient nourris. Une belle dose d’amour envers celui qui sourit à tout le monde. Merci Pierre pour cette délicate attention.

Côté musical, la danse était la responsabilité du duo Black Velvet qui a fait bouger la salle à s’en piler sur les pieds. Une soirée comme on les aime ici à Pioneer Village. Jumelé à une victoire de 3-1 des Canadiens sur les Sénateurs… on ne pouvait espérer pareil scénario. En prime, notre groupe avait la responsabilité des billets de tirage d’une voisine… et c’est elle qui a mis la main sur le dernier prix de 50$.
Un dernier souper qui a fait bien des heureux. Dès maintenant et graduellement à la façon des oiseaux migrateurs, les snowbirds, reprennent la route du nord. On pourrait dire « Partir pour mieux revenir » et ça s’appliquerait parfaitement bien.
Snowbirds, vous êtes-vous déjà posé cette question «Les Canadiens sont-ils imposés lors de gains de jeux au États-Unis»? Oui, à partir d’un certain montant. Les gains de jeux sont imposables aux États-Unis, autant pour les citoyens américains qu’étrangers. Toutefois, comme les Canadiens ne remplissent normalement pas de déclaration de revenus aux États-Unis, le gouvernement s’assure de prélever l’impôt maximal possible en déduisant automatiquement 30% à la source. Cet impôt payé n’est pratiquement jamais la somme que vous devez réellement à l’IRS.
Cet argent est-il récupérable?
Dans la grande majorité des cas, il est possible de récupérer une bonne partie ou la totalité des impôts payés sur ces gains. Cette procédure fiscale est prévue et détaillée dans la convention entre le Canada et les États-Unis d’Amérique en matière d’impôts sur le revenu.
Comment réclamer les taxes payées?
Le tout se fait via le dépôt d’un rapport d’impôt américain. Afin de pouvoir déposer une telle demande, il faut d’abord disposer d’un ITIN (Individual Taxpayer Identification Number), soit l’équivalent d’un numéro d’assurance sociale pour étranger.
Est-ce qu’il faut avoir gagné un montant minimum pour que ça vaille la peine de procéder à la récupération des taxes payées?
Pas avec les services de www.taxesdejeu.ca, à Gatineau au Québec. Cette compagnie demande un pourcentage du montant récupéré, alors il vous restera toujours la plus grande partie de la somme remboursée. De plus, leur politique est de ne rien facturer tant que le client n’encaisse pas son chèque. Il n’y aura jamais de frais à payer sans remboursement.
Comment procéder?
Il est possible de récupérer les taxes payées jusqu’à trois ans après le gain. Il suffit d’écrire au info@taxesdejeu.ca, ou de les appeler gratuitement au 1 (855) MES-TAXES ou encore de remplir le formulaire sur www.taxesdejeu.ca. Votre situation sera évaluée rapidement et gratuitement.
Source: Le Southwest Magazine – Février 2017

Une longue et dure journée pour Francine qui s’est très bien terminée; son homme est tiré d’affaire. D’abord prévue pour aujourd’hui, le téléphone a sonné tôt hier matin pour annoncer que la chirurgie de Jean-Guy était devancée à 13h00 le même jour. On s’est vite préparé pour se rendre au HealthPark Medical Center et l’accompagner.
À 10 heures nous étions sur place, avec Jean-Guy, et on voyait tour à tour défiler les différents intervenants médicaux pour compléter les derniers documents officiels, poser des questions et préparer tout ce qui entoure une chirurgie en milieu hospitalier. De l’infirmière au chirurgien, en passant par l’anesthésiste, tout ce beau monde se faisaient rassurant pour Jean-Guy et nous. Du personnel bienveillant et dévoué qui font un travail remarquable et professionnel. Un moment émouvant à passer, surtout lorsqu’on voit le lit quitter pour le bloc opératoire.
Jean-Guy était nerveux et on le comprend. Quelques médicaments pour le calmer et déjà l’effet se faisait sentir. Il était prêt, comme il disait. À 14h30 il était au bloc opératoire et la chirurgie a débuté à 15h30. Auparavant, le personnel administratif nous avait remis un téléavertisseur, comme ceux qu’on retrouve lorsqu’on attend une table dans un restaurant, et une carte qui explique les codes de couleurs correspondant à l’étape du séjour en chirurgie. On peut suivre sur les moniteurs chacune des étapes de l’opération, de l’entrée au bloc opératoire, la chirurgie elle-même jusqu’à la dernière étape qui est le réveil. On est toujours bien informé et le téléavertisseur résonne lorsque le personnel du bloc veut nous rencontrer. Un système efficace et discret.
La bonne nouvelle nous est arrivée à 17h30, lorsque le chirurgien, sourire aux lèvres est venu nous annoncer triomphalement que tout s’était bien passé, qu’il avait fait trois pontages et que le patient était en bonne condition sans aucun autre problème. C’est comme si une tonne de briques venait de tomber des épaules de Francine. Tout d’un coup, les étoiles dans les yeux, le stress est disparu dans un merveilleux sourire, s’empressant d’exprimer sa joie et sa gratitude avec un chaleureux câlin et un immense merci au chirurgien, devenu son héros. Une fois son monde avisé par téléphone, nous prenions le chemin de la maison.
Quant à Jean-Guy, il profitait de la salle de réveil… pour dormir. À 22h00, il dormait encore. Il s’était réveillé quelques instants et le personnel l’a médicamenté pour le rendormir. Ce matin, nous irons le voir et on nous a promis qu’il nous attendrait bien sagement dans sa chaise, heureux d’avoir passé au travers, tout en trouvant la vie encore plus belle. La photo qui accompagne ce billet a été prise juste avant l’opération… en fait, avant qu’il enlève ses dents, alors qu’il était plus présentable.
Encore cinq jours à passer à l’hôpital et il sera de retour à Pioneer Village auprès des parents et amis. Commencera alors le processus de guérison complète.

L’HÔPITAL
Le HealthPark Medical Center est un hôpital qui célèbre son vingtième anniversaire d’existence cette année. Dès notre arrivée sur place, on ne peut que faire des comparaisons avec nos hôpitaux du Québec sur quelques points. En premier lieu, les stationnements sont totalement gratuits, sauf le Valet parking, qui demande un pourboire à ceux qui le préfèrent. Puis, lorsqu’on franchit les portes d’entrée, on débouche sur un magnifique atrium décoré de milliers de végétaux artificiels qui sont à s’y méprendre. Tout autour, les quatre étages forment des balustrades à ciel ouvert où sont disposés des ameublements qui font office de salles d’attente devant des grandes fenêtres panoramiques. Trois ascenseurs vitrés facilitent les accès aux étages. Parmi les végétaux, on a installé un piano à queue, d’où on peut entendre la virtuosité des pianistes qui s’y produisent en séquences. La sonorité de l’immense atrium est excellente et fournie une belle ambiance de détente. On se croirait dans le hall d’entrée d’un très chic hôtel. Quelques boutiques, pharmacie, cafétéria et ensembles à dîner meublent le pourtour du parterre. Mis à part les costumes des employés, on ne se croit pas dans un hôpital.
Aux étages, les salles d’attente bien aérées et dégagées ne font pas salle comble. Il y a de l’espace. Les allées sont libres de tout chariot, civière et autre mobilier ambulant. Tout est soigneusement rangé à sa place. Dans les salles de patients en attente de soins, les espaces sont délimités par des rideaux coulissants en tissus avec des motifs et couleurs beaucoup moins austères que le beige uni qu’on retrouve chez-nous. Mais ce qui nous frappe partout, c’est la propreté des lieux. Les tissus souillés sont invisibles. Les toilettes sont impeccables. Aucun papier mouchoir, de toilette ou de sachet de fournitures médicales ne jonchent le sol. Bref, ce centre hospitalier est aussi propre que s’il avait été inauguré hier. Et ça sent bon! Quand on regarde nos hôpitaux, on aurait de sérieuses leçons à en tirer côté propreté. Comprenez-moi bien, je ne parle pas de soins, de compétences ou de dévouement, mais de tout le reste, de ce qui paraît et de ce que ça laisse comme impression. La malpropreté et le désordre n’ont pas leurs places dans un hôpital. Ici, ils l’ont compris.
Si vous passez par là, arrêtez-vous et allez y faire un tour… vous n’en reviendrez tout simplement pas. La photo à gauche a été prise du troisième étage. Comme introduction, c’est assez saisissant.
Depuis un certain temps, plus rien ne se passe de constructif au Québec, la société change et certainement pas de la bonne manière. En ce qui me concerne, celle-ci a débuté au temps de Duplessis, passé par la révolution tranquille où tous les espoirs étaient permis. Puis les grandes réalisations du Maire Drapeau qui portait Montréal sur la scène mondiale.
Selon moi, l’époque de René Lévesque et son Parti québécois s’annonçait tellement prometteur que le monde pouvait s’ouvrir à nous. On avait la chance de réaliser l’ambition de Jean Lesage, « Maître chez nous ». Par la suite, le 21e siècle était à nos portes, apportant la morosité de nos politiciens et des institutions en général. Le déclin s’installe au Québec. On ne voit rien, on s’en fout!
Mardi dernier j’ai adoré le papier de Richard Martineau, dans les pages du Journal de Montréal, où il décrivait le déclin de la société québécoise et je dois dire que son évaluation est extrêmement juste. Quand il fait référence à Denys Arcand, il frappe dans le mille. Ses oeuvres cinématographiques visionnaires annonçaient ce que nous vivons présentement. Si ce n’est déjà fait, je vous propose de le lire ce bijou ci-après.
Nous vivons dans un film de Denys Arcand
Connaissez-vous le terme «déliquescence» ?
De tous les mots du dictionnaire, c’est celui qui représente le mieux le Québec d’aujourd’hui. Ce n’est pas une implosion ou une explosion, non. Rien de dramatique ou de spectaculaire. Juste une dérive, une lente dérive, une sorte de décomposition graduelle de la société. Une décadence douce, confortable et indifférente, pour reprendre la célèbre formule de Denys Arcand.
Je pensais à ça, l’autre jour, en regardant l’excellente adaptation théâtrale du Déclin de l’empire américain que nous présente l’Espace Go jusqu’au 1er avril. Si vous ne l’avez pas vue, courez-y. L’œuvre d’Arcand, intelligemment adapté par Alain Farah et le metteur en scène Patrice Dubois, remporte un tel succès qu’on a même ajouté des supplémentaires en… octobre 2018.
Trente ans (déjà!) après la sortie du film en salles, le scénario d’Arcand est toujours aussi actuel, aussi pertinent, aussi douloureusement d’actualité Nous vivons dans Le déclin. Et dans Les invasions barbares et dans L’âge des ténèbres. Arcand a tout vu, tout prévu. Tout est là.
Rarement un créateur a tendu un tel miroir à son peuple. C’est aussi fort que Robert Musil, que Stefan Zweig, que Michel Houellebecq. C’est le Québec dans toute sa déliquescence. Le Québec sombre, mais on s’en fout. Pourvu que les dépanneurs puissent vendre de la bière 24 heures sur 24, qu’on puisse accélérer notre mort en toute dignité et qu’on installe des toilettes pour transgenres dans toutes les écoles du Québec.
L’ÂGE DES TÉNÈBRES
Regardez autour de vous. Le cynisme envers les institutions, l’inhumanité de la bureaucratie, l’impuissance du politique, la victoire de la petitesse sur la grandeur et du divertissement sur l’art… Les trois quarts des émissions culturelles parlent de cuisine, on s’intéresse plus aux carottes et aux courgettes qu’au théâtre ou à la littérature, les partis souverainistes se disputent pour savoir lequel construira le plus de pistes cyclables…
Nos vieux macèrent dans leur merde, des gens crèvent asphyxiés dans leur auto, nous ne sommes même plus capables de gérer une tempête de neige, des fonctionnaires sont payés à ne rien faire… Nous donnons des amendes à des parents qui veulent repeindre bénévolement ne école ou à des automobilistes pris dans la neige, mais nous libérons des bandits sur des points de droits obscurs…
Et qu’est-ce qu’on fait devant de telles absurdités? On hausse les épaules et on rit. C’est le ricanement perpétuel. Le Québec est le paradis des humoristes et des caricaturistes. C’est le foutu bordel, mais qu’est-ce qu’on rigole! Rire pour mourir.
TOUT VA BIEN
The Globe and Mail, le plus gros journal du pays, a fermé son bureau à l’Assemblée nationale parce qu’il juge que rien de très intéressant ne se passe ici. Notre poids démographique fond comme neige au soleil, nous sommes officiellement la province la plus pauvre du pays, notre dette est de 280 milliards de dollars. Mais bof…
Pourvu que le Canadien fasse les séries et que Metallica revienne au Festival d’été de Québec, tout va bien. On est insatisfait de Couillard, mais devinez pour qui on va voter? Couillard. «Les signes du déclin sont partout», disait Dominique Michel dans le film. Il suffit d’ouvrir les yeux.
En fin d’après-midi, Jean-Guy a été transféré au centre hospitalier désigné pour sa chirurgie, à Fort Myers. Il devrait subir son opération vendredi en matinée. Ma prochaine mise-à-jour sera en ligne après la chirurgie, pour vous informer des développements.
Dans son cas on parle de pontages et de vérifier une valve. La chirurgie devrait durer 3 heures environ. Son moral est bon, quoiqu’un peu nerveux. Il bouffe très bien et son sommeil est réparateur. Quant à Francine, elle tient le coup, ne dort pas beaucoup mais on peut facilement la comprendre.
Jean-Guy a pris connaissance de vos nombreux commentaires et on peut dire que c’est fantastique pour le moral. Je viens justement de converser avec lui via internet et il a très bonne mine. Je lui ai dit de prendre bien soin du body, parce qu’on voulait le garder encore longtemps.
Fait assez cocasse, il nous a dit qu’il viendrait nous voir en vélo, Louise et moi, après sa sortie de l’hôpital… On verra ce que les médecins en diront et je doute qu’ils acquiescent à cette demande farfelue. Pour ceux et celles qui le connaissent, je pense que ça ne vous surprend probablement pas. Il en existe seulement une copie d’un Jean-Guy comme celui-là… une chance!

Il y a de ces personnes impliquées et disponibles à aider les autres, à faire toujours un peu plus pour la communauté et hier, en début de soirée, on a voulu rendre un hommage sincère à un homme qui se dévoue pour la communauté francophone de Pioneer Village; je veux bien sûr parler de Guy Martin.
Guy, c’est le type qui rend des services depuis quelques années, sans rien demander en retour. Chaque semaine, il publie un calendrier des activités à l’attention des francophones du Complexe. Il profite de ce média pour faire quelques annonces et nous informer des événements spéciaux ou ponctuels qui se déroulent aux alentours. Une initiative qui est appréciée par les Snowbirds.
Ce ne sont pas tous les francophones qui peuvent converser en anglais. Un renseignement important qu’on cherche à comprendre, une assistance au bureau de l’administration pour un problème à régler ou, ce que plusieurs redoutent, avoir à se rendre dans un hôpital pour recevoir des soins d’urgence… Guy est disponible comme traducteur, avec d’autres bénévoles de son équipe. Ça devient très rassurant pour toute la communauté.

Pour toutes ces raisons, Pierre Marcotte, l’instigateur de cette rencontre, a pensé lui rendre hommage et souligner son implication et sa disponibilité. C’est ce qu’il a fait, sous le Tiki, à la tombée du jour, en rassemblant tout le monde. Guy ne s’y attendait pas et la surprise fut totale. Une bourse récoltée auprès de la communauté francophone, lui a été remise dans une « enveloppe brune légale », pour le remercier.
Invité à prendre la parole, Guy s’est empressé d’affirmer, avec modestie et humilité, que pour lui, son implication à aider les autres était un don inné qu’il possède depuis toujours et qu’il adorait, en ajoutant sa fierté de rendre la vie des francophones de
Pioneer Village, moins soucieuse et plus agréable. La réponse ne s’est pas fait attendre et c’est un tonnerre d’applaudissements qu’il a reçu en guise d’appréciation..
Il faut rendre à César ce qui appartient à César et cet hommage à Guy Matin était pleinement mérité. Merci Guy pour ton implication indéfectible envers tes concitoyens, parce qu’en bout de ligne c’est toute la communauté francophone du Complexe qui en bénéficie. C’est une mission qui t’honore.
De nouveaux développements dans l’hospitalisation de Jean-Guy viennent de m’être confirmés ; il sera opéré ici, à Fort Myers demain, 22 mars, et il sera hospitalisé durant les cinq jours suivants.
Plus tôt aujourd’hui, il a passé une échographie cardiaque, se nourri très bien et conserve le moral. Quant à Francine, elle l’accompagne et a pris connaissance des nombreux messages d’encouragements mis en ligne sur ce blogue et sur Facebook.
Je vous remercie en leurs noms et je vous tiens informé des développements à venir.
Mon beau-frère Jean-Guy Geoffrion, alias « Boum Boum », a subi une importante crise cardiaque, hier matin, alors qu’il s’adonnait à sa passion quotidienne, le vélo, dans les environs de ses quartiers d’hiver à North Fort Myers.
Parti avec son groupe de cyclistes comme à l’habitude, il a dû s’arrêter à deux reprises à cause de malaises persistants. Une fois sa conjointe Francine avisée, ils ont pris le chemin de l’hôpital, où les médecins ont confirmé la crise cardiaque. Selon ces derniers, trois de ses artères seraient durement bloquées et une intervention chirurgicale est imminente. Il est cependant hors de danger pour le moment et se repose aux soins intensifs, sous bonne garde.
Son assureur et les médecins sont en étroite communication avec leurs homologues du Québec, afin de déterminer où la chirurgie aura lieu. Une décision sera prise en matinée pour un transport aérien vers le Québec, si cette décision est retenue. Dans ce cas, Francine fera le voyage avec Jean-Guy. Dans le cas contraire, il sera opéré rapidement ici, à Fort Myers.
Détail encourageant; il s’est nourri un peu en soirée hier et affichait un sourire malgré les circonstances. Tout ce qu’on peut souhaiter c’est un retour rapide à la santé et toutes les pensées positives que vous pouvez lui envoyer le rassureront et lui seront d’un chaleureux réconfort.
Bonne chance et bon courage le beau-frère dans cette épreuve et je suis certain que tu en ressortiras en pleine forme pour continuer de profiter de la belle vie qu’est la vôtre, Francine et toi. C’est un accident de parcours qui te permet de mordre à belles dents dans cette chance qui t’est donnée de continuer.
Surveillez ce blogue, car je donnerai des nouvelles de Jean-Guy, le cas échéant.

C’est aujourd’hui la Journée internationale de la francophonie. Et pour souligner cette journée spéciale, je vous offre ce billet d’humour de Jean Lefèvre d’Ormesson (parfois surnommé Jean d’O), né le 16 juin 1925 dans le 7e arrondissement de Paris, qui est un écrivain, chroniqueur, journaliste, acteur et philosophe français. Il est également membre de l’Académie française depuis 1973.
Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l’autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous
Fier comme un paon
Et frais comme un gardon
Et là … Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l’a certifié
Cette poule a du chien
Une vraie panthère !
C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu’une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez
Mais vous sautez du coq à l’âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L’envie vous prend de pleurer comme un veau
(ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C’est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d’ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie
Et puis, ç’aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L’envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.