Est-ce qu’on peut m’expliquer?

À la page 6 du Journal de Montréal d’hier, dans un tout petit coin, le texte suivant a attiré mon attention. Il expliquait une action discutable prise, sans vraiment évoquer des raisons autres que la tempête de neige du siècle, qui semble avoir le dos très large;

« 700 000 litres de lait jetés à cause de la tempête

AGENCE QMI | La fermeture des axes routiers liant le Bas-Saint-Laurent à l’ouest de la province, mercredi, a entraîné la perte de centaines de milliers de litres de lait.

– Les camions étaient bloqués sur les routes et incapables de ramasser le lait chez les producteurs, la fédération a dû donner le signal aux producteurs de jeter leur lait, a confirmé le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile.

Au total, c’est 570 000 litres de lait qui ont été jetés au Bas-Saint-Laurent et 700 000 litres au Québec, représentant des pertes approximatives de 500 000$ ».

Je trouve abominable de jeter autant de lait à cause d’une tempête qui a paralysé le réseau routier pour tout au plus 30 à 40 heures. On n’est pas capable de conserver une telle quantité de lait durant une si courte période? Le lait est fragile à ce point? Il n’existait vraiment aucune solution pour empêcher cette triste perte qui me semble complètement inutile? On n’était pas en pleine canicule, mais en hiver où les températures sont froides.

Tous ces litres de lait, vous savez ce que ça peut représenter pour une population, pour des familles pauvres, pour les moins nantis? J’ai de la difficulté à croire qu’on ait pu faire autrement que de tout jeter aux ordures. Il me semble que les producteurs devraient disposer de bassins ou de réservoir, comme solution d’urgence lorsque doit composer avec la nature et les éléments. Un demi-million de dollars, c’est loin d’être une somme dérisoire. Et qui va payer?

Est-ce que la Fédération des producteurs de lait n’aurait pas appuyé sur le bouton panique trop rapidement? Toutes ces questions légitimes et sans réponses me préoccupent depuis la parution de cet article. Est-ce que quelqu’un peut m’en expliquer les raisons???

Trois gouttes de lumière…

Matière à réflexion

Seul le silence est grand, tout le reste n’est que faiblesse;

La sagesse c’est d’apprendre à ne pas souffrir;

La meilleure façon d’adoucir ses peines c’est de soulager celles des autres;

Les guerres sont toujours provoquées par ceux qui nous promettent la Paix;

Tant que la couleur de la peau sera plus importante que celle des yeux il y aura des guerres;

Quand la réalité est trop difficile, ferme les yeux et continue de rêver;

Des fleurs meurent chaque jour mais où va leur parfum?

C’est dans la nuit la plus noire qu’on voit les plus belles étoiles;

Une des choses les plus tristes chez l’homme, c’est sa manière de vieillir;

Ta seule obligation en n’importe quelle vie c’est d’être vrai envers toi-même;

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme;

Personne ne peut fuir son cœur c’est pourquoi il vaut mieux l’écouter;

Regarde toujours ce qui naît et non ce qui meurt;

C’est quand on a rencontré l’essentiel et l’invisible de quelqu’un qu’on ne peut plus s’en séparer;

Il y a tant d’envies et de rêves qui peuvent naître d’une souffrance;

Nos rêves et nous, sommes les seuls à savoir ce qu’il nous en a coûté pour les rêver;

Un homme qui ne sait pas pleurer fait très peur;

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé;

Donne à ta main droite la permission d’écrire ce qui se cache dans ton âme;

Si tu ne sais pas où tu vas, retourne-toi et regarde d’où tu viens. Ensuite, poursuis ton chemin.

Un inconcevable fiasco!

Une autre tempête du siècle

Un fiasco se défini simplement et clairement comme un échec complet. Le mot qui représente à lui seul, la dernière tempête qui sévissait en milieu de semaine au Québec. Des supposés plans d’action, des mesures d’urgences, des planifications stratégiques conçues à coups de millions de dollars par des comité et sous-comités, étudiés par d’autres comités qui les énumèrent sur des centaines de pages pour aboutir à quoi? Un flop monumental! Du vent et de l’immobilisme,

Des tempêtes de neige au Québec on est habitué à ça non? On n’a rien appris des expériences du passé? Nous sommes un pays nordique où des centaines de centimètres de neige tombent chaque hiver et on n’est plus capable d’en gérer les conséquences désastreuses pour la population? Je m’excuse mais toutes les interventions de nos personnes ayant autorité ne m’ont pas impressionné. Des centaines d’automobilistes pris pendant des heures et des heures sur une autoroute urbaine, sans recevoir d’assistance, c’est insensé et ça démontre l’inactivité de nos responsables grassement payés. Elle n’est pas tombée des nues cette tempête, elle était annoncée depuis trois jours.

Le 4 mars 1971, déferlait sur la grande région montréalaise la tempête du siècle qui a laissé rapidement 50 centimètres de neige accompagné de vents violents, paralysant Montréal et sa très grande banlieue. Plus rien ne fonctionnait; les autobus, camions et des milliers d’automobiles ensevelis et embourbés. Seul le métro fonctionnait. Dans un geste de solidarité sans précédent, les motoneigistes avaient sorti leurs engins pour prêter assistance aux sinistrés, les conduisant dans des endroits sécuritaires, des hôpitaux et à leurs domiciles.

Ils étaient par centaines, à profiter de la générosité spontanée des stations de services qui leur fournissait l’essence gratuitement. Les autorités permettaient aux motoneiges de circuler dans toutes les rues. Les radios avaient interrompu leurs émissions régulières pour céder toute la place à l’événement d’urgence. C’était il y a 46 ans, sans ordinateurs, ni téléphones cellulaires, mais avec un geste collectif d’aider les autres.

Lors de la crise du verglas de janvier 1998, le gouvernement québécois, avec Lucien Bouchard, et Hydro-Québec et son président de l’époque André Caillé, intervenaient régulièrement à la télé pour renseigner la population, les guider vers des ressources disponibles. Une gestion efficace de nos dirigeants pour des milliers de sinistrés dont ceux de la région de St-Jean-sur-Richelieu qui avait été durement touchés. Ils avaient la situation d’urgence bien en main. C’était il y a 19 ans… et on n’en n’a rien retenu.

Aujourd’hui, au lendemain de cette autre tempête du siècle, on constate une gestion de crise désastreuse dont notre gouvernement doit être blâmé sévèrement. N’oublions pas qu’il y a des personnes qui y ont laissé leur vie. Conséquence directe de l’irresponsabilité de notre gouvernement. Un ministère des transports qui est une vraie tour de Babel depuis des décennies. Les ministres Lessard et Coiteux, désolants à entendre et qui devraient démissionner sur le champ. Leurs explications démontraient leur incompétence. Dans leur grande sagesse, ils ont dégommé une sous-ministre… c’est plus facile. Et Couillard qui se fond en excuses… Il va faire quoi de plus? Aux yeux du monde ils passent pour des incompétents, incapable de gérer une tempête de neige de 75cm, et de surcroît annoncée 72 heures à l’avance, dans un pays nordique où la neige est aussi normale que l’air qu’on respire.

Tous ces intervenants équipés d’appareils de transmission sophistiqués et réputés de dernière génération, n’arrivaient pas à se parler, alors que des sinistrés, séquestrés en pleine autoroute, dans une grande métropole, arrivaient à communiquer à leurs proches à l’aide de leurs cellulaires. Le monde à l’envers en 2017. C’est à n’y rien comprendre.

Coiteux, Couillard et Lessard

On parle de recours collectifs dans cette merde et il faut que l’incompétence soit sévèrement condamnée et que les têtes responsables tombent. Ces administrateurs chèrement payés pour décider, qui ne prennent pas de décisions, et qui s’en tirent trop souvent à bon compte. Mais, sincèrement, laissez-moi en douter. Nous sommes dans une société tellement individualiste, avec des droits blindés consentis par les chartes, que les responsabilités et les obligations ont foutu le camp.

Siesta Key, brrrrrrr!

Carole étant notre invitée pour la semaine, il faut choisir le bon moment pour visiter la magnifique plage Siesta Key à Sarasota. Par le fait même, nos amis Marie-Josée et Jacques sont de l’escapade puisqu’on avait dû rebrousser chemin l’hiver dernier, durant le springbreak, alors que les stationnements affichaient complet. On n’allait sûrement pas rater l’occasion cette année.

Il faut mettre 65 minutes pour faire le trajet et on roule sur l’Interstate 75 dès 8h00 alors que le mercure fait 15 degrés C. La météo prévoit 40% d’averses et le ciel est nuageux avec quelques minimes éclaircies. On n’a pas le choix et nous sommes remplis d’optimisme. Chaque petite parcelle de ciel bleu nous incite à continuer même si les vents sont modérés du nord.

Une fois sur place, une poignée d’inconditionnels occupent déjà le stationnement et le choix des espaces ne pose aucun problème. On gare l’auto et nous voilà sur le sable farineux de Siesta Key jusqu’à l’emplacement choisi. On monte le « condo » (super abri de plage) et nous voilà bien installés dans nos chaises, par un vent à écorner un bœuf. On gèle et très vite on s’emmitoufle dans les serviettes de plage avec la casquette baissée jusqu’aux oreilles. On a l’air de vrais arabes. On doit bien ressentir 10-12 degrés C. avec ces forts vents, mais la confiance est toujours là. Après tout, Louise a vérifié la météo qui prévoit du soleil à midi tapant. Il est 9h30!

D’ailleurs, la photo, plus haut, est assez révélatrice du temps qu’il faisait. On se trouvait tous un peu fou de geler comme les crottes de cabot sur un trottoir mais bon, chose promise chose due et Carole qui rentre au Québec aujourd’hui… on n’a pas le choix! La prédiction de Loulou s’avère exacte et Galarneau pointe ses rayons dans un ciel bleu azur alors qu’on se déshabille un peu, on expose la peau. Les baigneurs affluent. Les vents tempérés nous accompagneront tout au long de notre visite mais au moins, le soleil nous réchauffe… avec le résultat qu’on attrape sournoisement un bon coup de soleil. Un badaud confond Carole avec un homard vivant. Cheveux blonds et visage rouge, c’est contrastant et ça porte à confusion! Avant de quitter, Carole et Marie-Josée en profitent se saucer jusqu’aux genoux à travers les fortes vagues tonitruantes, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

On quitte vers 14h00 pour rentrer à la maison et les brûlures se font sentir. Carole, dans un état comateux, fait le voyage de retour sans ouvrir l’œil jusqu’à destination. Pas besoin de vous dire que les bras de Morphée nous ont porté très tôt pour nous faire visiter le pays des rêves, la nuit venue. Entretemps, en visionnant les bulletins de nouvelles à TVA et constatant l’horreur de la « marde » blanche qui illuminait l’écran, Carole poussait un soupir de soulagement d’avoir évité la monstrueuse bordée de neige que notre Québec a subie. Quand on se compare on se console et espérons que Marc-André, en fiston responsable, aura déblayé l’entrée de sa maman.

« Je préfère l’anglais »

THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Autre raison pourquoi le français continue de perdre des plumes au Québec est cette déclaration, d’Emmanuella Lambropoulos qui a remporté l’investiture libérale dans l’ancienne circonscription de Stéphane Dion, au moment de son discours. L’article qui suit est l’analyse qu’en a fait Mathieu Bock-Côté dans les pages d’opinions du Journal de Montréal d’hier. Inutile d’ajouter que je suis du même avis et je vous invite à en prendre connaissance.

Emmanuella préfère l’anglais

Il s’est passé quelque chose, la semaine dernière, à Montréal, lors de l’investiture libérale dans Saint-Laurent, l’ancienne circonscription de Stéphane Dion. Petit rappel : Emmanuella Lambropoulos, une inconnue totale, a vaincu Yolande James, qui pensait réussir un retour facile en politique. Madame Lambropoulos a bénéficié du vote massif de la communauté grecque qui, dans un réflexe communautariste, s’est rangée derrière elle.

ANGLAIS
Mais l’essentiel était ailleurs. Lorsqu’elle a pris la parole après sa victoire, elle a commencé son discours en anglais seulement, comme si cela allait de soi. Nous sommes pourtant au Québec, où le français est la langue officielle et il est d’usage de faire au moins semblant de respecter ce principe.

Le Devoir lui a demandé pourquoi elle avait fait son discours en anglais. Elle a répondu simplement : je préfère l’anglais. Réponse candide, mais terrible, qui nous donne peut-être un bon portrait du rapport au français chez les jeunes issus de l’immigration. Ils parlent souvent français, mais qu’on le veuille ou non, le français n’est pas chez eux une nécessité existentielle, ancrée dans une histoire, comme il l’est pour les membres de la majorité francophone.

Pour cela, il faudrait que l’intégration fonctionne vraiment. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils parlent français de bonne foi lorsque c’est nécessaire, mais ce l’est de moins en moins souvent dans une ville qui s’anglicise. Entre eux, l’anglais est souvent la norme. Le français n’est pas au cœur de leur identité. La bataille pour le français non plus.

IMMIGRATION
L’immigration massive, malgré la loi 101, contribue à l’anglicisation du Québec. À travers une telle déclaration, l’avenir du Québec se dévoile. Peu à peu, le français y deviendra une langue sur deux, celles des «anciens Québécois», à qui on accordera quelques accommodements linguistiques, mais qui devront comprendre qu’ils sont désormais presque des étrangers chez eux dans le pays qu’ils ont fondé.

Dernier tournoi de pétanque

Champions à égalité : Michel Flowers, Luc Blanchet et Jacques Bariault

Toute bonne chose a une fin et ce 13 mars mettait la saison de pétanque au repos, puisque ce quatrième tournoi était le dernier à l’affiche. Devant le temps incertain qui s’annonçait, les organisateurs avaient prévu un plan B qui n’a pas été nécessaire, puisque Dame nature était de notre bord, pour prendre une expression populaire.

Champions à égalité : Maurice Arsenault, Guy Martin et Isabelle Couturier

Pour ce dernier rendez-vous amical, seize équipes se disputaient les honneurs des trois premières positions. Sous un ciel tantôt nuageux, tantôt avec une éclaircie, la compétition allait bon train. Une température idéale en quelque sorte, pour ne pas trop suffoquer. Après trois heures de lutte, les lauréats étaient connus. Exceptionnellement, deux équipes ont terminée en tête avec une performance identique de 39-23.

Mais d’abord, la troisième position est allée à l’équipe de Richard Maltais, flanqué de Ghislain Beaulé et de Marcel Pelletier avec une performance de 2 victoires et une défaite, pour un différentiel de 4 (37-33).

Ex-aequo, en tête, les champions de ce quatrième tournoi se partageront le précieux trophée emblématique jusqu’à la reprise des activités en janvier 2018. Il s’agit de l’équipe du capitaine Luc Blanchet et ses acolytes Michel Flowers et Jacques Bariault, et la formation du capitaine Guy Martin, appuyé par Maurice Arsenault et Isabelle Couturier. C’était la seconde fois, dans l’histoire de la pétanque à Pioneer Village, que deux équipes remportaient le tournoi à égalité. Bravo pour cette performance.

Une belle façon de terminer la saison qui aura été très agréable, avec ses nouveaux visages et cette camaraderie qu’on peut sentir à chacun des événements. Bien sûr, une solide équipe de bénévoles veille au succès de ces tournois et chaque fois, ils offrent du travail de qualité, tout comme la belle équipe de cuistots qui produisent des hotdogs sublimes. Je le répète, les meilleurs des USA. Merci également à Marc Bellehumeur, le grand chef d’orchestre, qui coordonne toute cette machine.

On n’a plus qu’à se donner rendez-vous en janvier 2018 pour la suite. L’album photo ainsi que les résultats officiels de ce quatrième tournoi sont disponibles ici.

C’est la St-Patrick!

Notre table

Et oui, en fin de semaine c’était notre soirée de la St-Patrick à la salle communautaire avec 6 jours d’avance puisque, comme tout le monde le sait, c’est le 17 mars que cette fête est officiellement célébrée. Ça tombe bien parce que la visite est arrivée. Nos amis Marie-Josée et Jacques ont loué une maison sur le site depuis le 27 février, alors que Carole, notre amie et ex-compagne de travail nous rend visite depuis jeudi et jusqu’à jeudi prochain.

Contrairement à ses deux derniers séjours chez nous, alors que la météo laissait à désirer, elle est heureusement choyée cette année, avec du soleil mur à mur et des mercures dépassant les 30 degrés C. De pâle qu’elle était, son teint rejoint les teintes roses puis bronzées de quelqu’un qui profite du soleil autour de l’invitante piscine. On la tient occupé avec différentes activités dont la plage farineuse de Siesta Key qu’on visitera demain.

Marie-Josée et Jacques

Pour revenir à la St-Patrick, nul besoin de préciser que le vert était à l’honneur comme le veut la coutume. Pour l’occasion, le WalMart du coin soldait ses t-shirts irlandais avec imprimés de circonstance à 4,94U$ pièce. Je me suis laissé tenter et j’ai conseillé à Jacques d’en faire autant. Ce qu’il a fait sans hésiter. Son chien qui fume la pipe a fait fureur, comme vous pouvez le voir sur la photo avec Marie-Josée, sa conjointe. Au menu, le traditionnel corned beef était à l’honneur avec ses accompagnements de choux et de légumes. Une belle soirée qui s’est terminée au son de la musique et de la danse.

Glenn Hodgins

L’occasion était également choisie pour célébrer le 65e anniversaire de mon ami Glenn Hodgins qui avait acheté un gros gâteau qu’il a partagé avec plus de 250 convives, à la pause. Un beau geste! Glenn, c’est un Ontarien qui adore les Québécois qui fréquentent le Complexe et qui gratte la guitare et le banjo, à ses heures. Chaque mercredi après-midi, il rassemble une poignée de musiciens, dont moi, pour jouer nos airs favoris sous le tiki hut. Les gens s’amènent avec leurs chaises, vélos et voiturettes de golf pour apprécier de la belle musique livrée, comme ça, sans cérémonie et dans la bonne humeur. Il a reçu une bonne dose d’amour l’ami Glenn. Bravo!

Le retour

La saison tire lentement à sa fin. Il reste le dernier souper dansant « de départ » qui se tiendra le 25 mars, avant le retour au Québec en avril, juste à temps pour les… impôts, un mal nécessaire! Certains sont déjà partis, le temps des sucres oblige, alors que d’autres arrivent pour un court séjour avant la migration vers le nord. En effet, une délégation de 22 véhicules récréatifs de la Fédération québécoise de camping caravaning (FQCC) fait halte chez nous depuis le 8 mars pour une quinzaine de jours. On voit des nouveaux visages et beaucoup de monde s’exprime en français. Bon séjour à ces gens.

Au risque de me répéter et de mémoire d’homme, on vit le plus bel hiver depuis les treize dernières années. Il ne pleut presque pas et le soleil trône en roi et maître. On n’a pas connu les longues périodes de froidure en janvier et, phénomène que je n’ai jamais vu dans le secteur jusqu’à maintenant, les feux de broussailles font rage dans la région de Naples, 60 kilomètres plus au sud. L’Interstate 75 a même été fermée quelques jours la semaine dernière, parce que la visibilité était nulle à cause de la fumée dense qui s’échappait du brasier.

Pour nous, la présente saison demeurera la plus belle. Seule ombre au tableau; le dollar canadien, après s’être maintenu dans les 76 cents depuis octobre, a dégringolé de 2 cents en une semaine. Pour votre information, ici sur la côte ouest, l’essence régulière se vend 2,17U$ le gallon, soit 77 cents CDN le litre, en appliquant le taux de change en vigueur au moment de rédiger cet article.

Rappel aux parents

Vous avez probablement déjà pris connaissance, lu ou vu le texte qui suit sur les réseaux sociaux et principalement Facebook. Mais comme ce texte m’interpellait, j’ai décidé d’en faire mon article du jour en y ajoutant mes impressions. C’est un message qui rappelle aux parents que l’éducation des enfants n’est pas réservé uniquement aux écoles et garderies. Ils en sont responsables, pour une immense part, de les préparer à affronter la société toute entière, qui a ses préceptes bien établis. En fait, enseigner la bienséance. Celle que tout parent digne de ce titre, doit inculquer à sa progéniture dès sa naissance, à la maison. L’enfant doit être prêt à affronter sa destinée de la bonne manière et avec une éducation parentale de qualité. Quant à l’école, les enseignants ont la responsabilité de l’éducation académique pour une quinzaine d’années.

Malheureusement, si un texte semblable circule à travers la planète, c’est qu’il y a des manquements à ces énoncés qui demeurent la base de la vie en société. C’est à lire et à y réfléchir pour donner toutes les chances à nos enfants.

C’est à la maison que leur enfant doit apprendre les mots magiques;

  • Bonjour,
  • Bonsoir,
  • S’il vous plaît,
  • Est-ce que je peux,
  • Pardon,
  • Merci beaucoup.

C’est aussi à la maison qu’il doit apprendre;

  • À être honnête,
  • À ne pas mentir,
  • À être correct,
  • À être ponctuel,
  • À ne pas dire de gros mots,
  • À faire preuve de solidarité,
  • À respecter ses amis. Les personnes âgées et les professeurs.

C’est toujours à la maison qu’il doit apprendre;

  • À être propre,
  • À ne pas parler la bouche pleine,
  • À ne pas jeter les déchets par terre.

C’est encore à la maison qu’il doit apprendre;

  • À être organisé,
  • À prendre soin de ses affaires et à ne pas toucher celles des autres.

Parce qu’ici, à l’école, nous lui apprenons;

  • Les mathématiques,
  • Les sciences,
  • La géographie,
  • L’histoire,
  • Les langues,
  • L’éducation physique,
  • Et nous ne faisons que renforcer l’éducation que votre enfant a reçue à la maison.

Salmigondis

La SAQ revient sur sa décision
Décidément, l’opinion publique aura eu raison de la décision de la Société des Alcool du Québec de retirer le drapeau québécois de la façade de ses succursales. Elle a fait volteface et continuera d’observer la loi et de continuer l’entretien de ses fleurdelisés en les exposant bien en évidence à l’extérieur de ses magasins. Preuve qu’il ne faut pas plier devant de telles décisions arbitraires et continuer de dénoncer des actions insensées de la part d’administrations d’État.

Le ministre Barrette essaie de se justifier
Assez choquant le reportage de J.E. de cette semaine sur le gaspillage d’équipement médical, jeté directement aux ordures ou envoyé au Honduras. Et qui paie pour cette mauvaise gestion? Le CONtribuable! On ne contrôle rien et le gouvernement abuse de nos bontés. Quand il nous dit qu’il y a des machines tellement vieilles qu’on ne peut plus trouver de pièces, à quoi ça peut servir ailleurs si les pièces n’existent plus. Pour les seringues et aiguilles si la péremption protège la stérilité, pourquoi on doit en jeter des quantités industrielles. Peut-être qu’à quelque part, on en commande trop! Parce que c’est du matériel périssable, on devrait en commander moins à la fois et être plus rationnel. Finalement, les chaises roulantes et les marchettes pourraient trouver preneurs chez-nous, dans notre propre cour, avant de se retrouver à l’autre bout du monde. Comme on dit, « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

L’éducation sexuelle de retour à l’école bientôt?
(AGENCE QMI) La fédération autonome de l’enseignement (FAE), un regroupement syndical qui représente 34 000 enseignants, demande à Québec le retour des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles afin de contrer la violence sexuelle. La FAE a choisi de faire cette demande le 8 mars dernier, Journée internationale des femmes. « L’éducation nous apparaît comme la solution durable » à ce « fléau en amont », a expliqué Joanne Bertrand, responsable de la condition des femmes à la FAE. Même si le regroupement reconnaît l’effort gouvernemental à certains égards, il croit qu’il faut maintenant « faire plus que se donner bonne conscience ». « Une fois l’attention médiatique passée, il existe une banalisation des délits sexuels à l’égard des femmes », affirme également Madame Bertrand.

Agressions sexuelles par des personnes ayant autorité
Que se passe-t-il avec certains enseignants et personnes ayant autorité qui abusent sexuellement de leurs élèves et protégés. Au Québec on apprend les «déguelasseries» de Bertrand Charest, entraîneur de ski, qui subit actuellement son procès pour des agressions sexuelles envers les skieuses qu’il entraînait au milieu des années 1990. Il avait tellement d’emprises sur elles, que certaines en étaient devenues amoureuses. Les gestes obscènes qu’il a posé sur ses victimes, dont quelques-unes mineures, sont indignes de son travail. Il fait face à 57 chefs de contacts sexuels et d’agressions sexuelles sur 12 jeunes skieuses âgées de 12 à 19 ans.

Pendant ce temps-là, en Ontario, une enseignante, Jaclyn McLaren, plaidait coupable à plusieurs chefs d’accusations en lien avec des agressions sexuelles sur certains de ses élèves. L’enseignante en français langue seconde était accusée d’avoir échangé des messages à caractère sexuel avec huit adolescents dont six ont été ses élèves. En plus du sexe oral qu’elle pratiquait avec certains d’entre-eux, elle a aussi plaidé coupable à des chefs d’exploitation sexuelle, de leurre d’enfants, de possession de pornographie juvénile, d’agression sexuelle, et d’avoir rendu disponible du matériel explicite.

Et on en entend parler de plus en plus de ce genre de cas.

Il fera clair plus tard
N’oubliez pas d’avancer montres et horloges avant d’aller au lit ce soir, À exactement 2h00 dans la prochaine nuit, on passera officiellement à l’heure d’été. Plus de luminosité en fin de journée nous rappellera que le printemps sera officiellement à nos portes dans une dizaine de jours. Ne l’oubliez pas!

Et pour la fin…
En lisant l’article de Michel Beaudry dans l’édition du Journal de Montréal du 9 mars, j’ai découvert deux petites phrases courtes mais pleines de sens profond. J’ai alors pris la peine de les noter dans mon calepin pour les conserver précieusement, et je m’empresse de les partager avec vous. N’hésitez pas à vous en servir lorsque vos proches et amis accusent le poids des années pour se morfondre de vieillir; « Ne regrettez pas de vieillir. C’est un privilège refusé à plusieurs ».

Regard d’un enfant sur la retraite en Floride

Vous savez comme les enfants peuvent être perspicaces parfois. Sans comprendre vraiment le comportement des grands, ils les observent et décrivent dans leurs mots et avec leur compréhension, ce qu’ils ressentent. Le résultat souvent nous fait sourire, comme dans l’histoire qui suit. Pour vous mettre en contexte, après le congé de Noël, une maîtresse de maternelle a demandé à ses élèves comment ils avaient passé leurs vacances. Sans hésiter, un petit garçon leva la main et raconta…

« Autrefois, on passait Noël chez les grands-parents qui demeuraient ici, dans une grande maison de briques rouges. Mais grand-père a été retraité et ils sont déménagés en Floride. Ils demeurent dans un endroit où se trouvent beaucoup de gens retraités. Ils habitent tous dans des maisons de tôles. Beaucoup se promènent dans des chaises qui roulent, car ils sont trop fatigués pour marcher. Ils jouent des jeux et font des exercices, mais ils ne jouent pas très bien.

Autrefois, mon grand-père avait des chevaux. Je crois qu’il s’en ennuie, car il joue avec les pattes des chevaux. Il appelle cela des fers. S’il réussit à le lancer dans un poteau, lui et un autre retraité sautent les bras en l’air et crient. Les deux autres retraités ne rient pas. Je crois qu’ils boudent. Ma grand-mère joue avec une petite boule rouge qu’elle lance, et les autres retraités lancent une grosse balle dessus pour essayer de la frapper. Ma grand-mère dit que, si elle réussit, elle gagne 25 sous. Pauvre grand-mère, je vais lui envoyer les sous que j’ai dans ma banque. Près du centre de loisirs, il y a une piscine où les retraités se tiennent debout, chapeau sur la tête comme des statues. Je suppose qu’ils ne savent pas nager.

Autrefois, grand-mère faisait toujours des tartes et des gâteaux quand on allait la visiter, mais plus maintenant. Je crois qu’elle a oublié comment faire, car personne ne cuisine là-bas. Tout le monde mange au casse-croûte. À l’entrée du parc, il y a une petite maison dans laquelle se tient un garde. Il surveille jour et nuit afin que personne ne puisse sortir sans qu’il ne le sache. Tout le monde porte des macarons sur lesquels est inscrit leur nom. Ma grand-mère m’a dit qu’il y a des retraités qui oublient parfois leur nom. Avec cela, ils ne sont pas obligés de dire leur nom.

Grand-mère dit que grand-père a travaillé très fort toute sa vie afin d’être retraité. J’aimerais bien qu’ils reviennent habiter ici, mais je suppose que le garde ne les laissera jamais partir. Alors, j’ai décidé que je ne travaillerais pas fort dans ma vie! Oh! Non! Car je ne veux pas devenir retraité. »

Les apparences sont souvent trompeuses

Il semblerait que ce récit soit celui d’une histoire vraie. À tout événement, force est d’admettre qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences et surtout, porter un jugement complètement hors de la réalité.

Une femme prend le vol Seattle – San Francisco. Suite à un incident en cours de route, l’avion est détourné vers Sacramento. Le commandant de bord explique qu’il y aura un arrêt, et si des passagers voulaient descendre de l’avion, ils pourront remonter à bord dans 50 minutes… Tout le monde descend de l’avion, sauf une dame qui est aveugle. Un des pilotes l’avait remarquée parce que son chien-guide se reposait tranquillement sous le siège en face d’elle pendant tout le vol. Le pilote s’approcha d’elle, et l’appelant par son prénom, lui demanda :

– Kathy, nous sommes à Sacramento pendant presque une heure. Voulez-vous descendre et vous dégourdir les jambes ???

La dame aveugle répondit :

– Non merci! Mais peut-être que Fido voudrait se dégourdir les pattes.

Imaginez le tableau : Toutes les personnes dans la zone d’embarquement s’arrêtèrent subitement quand, en tournant la tête, ils virent le pilote sortir de l’avion avec un chien-guide d’aveugle… Le pire, le pilote portait des lunettes de soleil!

Les passagers se sont éparpillés. Certains ont essayé de changer d’avion, d’autres de compagnie aérienne…

Le drapeau; une question de fierté

Il y a de ces décisions prises par les administrateurs de certaines sociétés d’état et sur lesquelles on peut s’interroger. La dernière en lice, la Société des alcools du Québec (SAQ) qui a décidé de déplacer le drapeau du Québec à l’intérieur de ses établissements, sous prétexte que l’entretien en serait simplifié. La directrice des Affaires publiques de la SAQ, Anne-Sophie Hamel-Longtin, explique que le climat québécois endommage « très rapidement » les drapeaux. « Pour les conserver intacts, nous préférons ne plus les exposer aux éléments météorologiques ». Par contre, elle est incapable de chiffrer les économies réalisables. Plus absurde que ça, tu meurs. La SAQ et son monopole, fait assez de profits pour entretenir ses drapeaux.

Pourtant, le drapeau est un signe de fierté qui doit être vu partout et de loin. Il permet d’identifier sans équivoque, un service gouvernemental. Mieux encore, selon la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, le drapeau doit être déployé sur les édifices des organismes dont l’Assemblée nationale nomme les membres et sur les édifices des personnes nommées par celle-ci. Pourquoi on cache toujours nos symboles? C’est devenu une maladie contagieuse? Tantôt c’était le crucifix, maintenant c’est le drapeau, pour faire des supposées économies de bout de chandelle.

Voyez-vous, c’est tout le contraire qui se passe aux États-Unis. Tous les citoyens, et pas seulement les édifices gouvernementaux, se font une immense fierté d’exhiber le drapeau américain. On le vénère, on l’adore. On en voit partout; sur les autos, voiturettes de golf, maisons, et de toutes les dimensions. J’en ai vu un, l’autre jour, flotter en plein milieu d’un terrain du commerce Camping World, pour ne pas le nommer, un immense drapeau qui devait faire 20 pieds par 60. Il était visible à des milles à la ronde. Le jour de l’Armistice, les Américains se prosternent devant leur drapeau. C’est la fierté d’un peuple qui s’exprime. C’est toute l’histoire affichée dans un symbole puissant d’identité collective. Vous n’en trouverez aucun effiloché.

Finalement et en boutade, la température hivernale au nord-est des États-Unis est certainement comparable avec celle du Québec. Et les drapeaux y sont bien en évidence et très bien entretenus. Notre gouvernement se doit de rappeler la SAQ à l’ordre, jeter au panier cette stupide décision et d’imposer le respect de sa loi.